Note moyenne
3,1
1649 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
22 critiques
4
39 critiques
3
30 critiques
2
27 critiques
1
8 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
On le sait, le road-movie est souvent une ode à la liberté, et n'a pas attendu Thelma et Louise pour le devenir. On comprend alors pourquoi c'est un parfait terrain d'expression pour la mise en scène de psychopathes libérés de tout carcan émotionnel ou éthique (Malick l'avait compris dans Badlands, Tony Scott dans son chef-d'oeuvre True Romance, ainsi entre autres qu'Oliver Stone le comprendra par la suite pour Natural Born Killers). D'autant que d'un point de vue purement pragmatique, le déplacement incessant des meurtriers du road-movie permet de retarder l'échéance de leur capture ou de leur mort. Voilà qui permet souvent de réussir ces odyssées sanglantes, qu'elles deviennent polémistes ou romanesques, comme les films précédemment cités, humanistes comme par exemple le Monde parfait d'Eastwood, ou au contraire, plus philosophique comme ce Kalifornia. L'entreprise s'avère ici d'un pessimisme très marqué, dans sa volonté de casser les codes de pensée rassurants qui font du psychopathe un sujet non seulement différent et perçu comme tel, mais également pourvu d'une logique peut-être impossible à déchiffrer, mais dont on peut déterminer le point de départ et comprendre ainsi les causes de ses déviances. Kalifornia fait ainsi de l'humanité un ensemble incohérent et dé-solidaire, qui rend illusoires une compréhension poussée et sure de l'autre, ainsi que des repères stables sur l'Homme et son comportement. Voilà qui rend son dû à l'immense et indépassable solitude morale qui est notre lot commun, ce qui s'apparente assez à mes idées du moment et a donc logiquement trouvé un écho en moi. C'est peut-être de son propos et dans l'incapacité du public à se l'approprier que réside la tiédeur des avis concernant Kalifornia, peut-être aussi à cause du manque d'inspiration des dialogues, qui se veulent sans doute trop clairs pour surprendre, ou encore de son manque de virulence, très gênant après un départ plutôt acide, servi en ce sens par un montage nerveux et d'excellentes idées de mise en scène. Je retiens notamment les scènes d'ouverture, très verticales, parfaites retranscriptions du détachement émotionnel de Early Grace, aka Brad Pitt. Parlons donc des acteurs, à présent, et commençons par l'ami Brad, que l'envie de voir dans un rôle de cinglé m'a poussé à découvrir Kalifornia. Choix judicieux car même à l'époque, celui qui cherche ici à détruire son image de sex-symbol, était impressionnant. Sale, insaisissable et aussi dérangeant que dérangé, il est la parfaite image du déséquilibré incompréhensible voulu par le message de Kalifornia. Il couple toutes les formes de jeu (corporel, facial, vocal) pour dessiner un personnage inoubliable et dont les apparitions ne manquent pas d'apporter le surplus d'âme qu'un autre n'aurait pas su amener. Un de ses tout meilleurs rôles, avec Snatch, Jesse James et And a river runs through it. On ne peut pas dire autant de bien de David Duchovny, assez fade en contrepoint effacé et pas assez désabusé lorsque ses illusions s'envolent. Michelle Forbes est quant à elle plutôt juste, et remplit honorablement sa part du marché. Enfin, la jeune Juliette Lewis (20 ans seulement) semble s'échauffer pour Tueurs nés, sorti un an après de manière bien plus bruyante (bien que je n'ai personnellement pas adhéré au film d'Oliver Stone) et dans lequel elle jouera à nouveau la compagne d'un tueur en cavale. Son surjeu, dans ce rôle de femme stupide et soumise pas émergée de l'enfance, est insupportable, et plombe le métrage à chacune ses apparitions. Un casting inégal mais globalement très marquant, au contraire du récit, classique et trop balisé. La mise en scène de Dominic Senna, est en revanche très bien maîtrisée et même exemplaire si l'on tient compte du fait que Kalifornia est la première réalisation de l'américain. La photographie apporte elle aussi sa pierre à un édifice équilibré, qui sait se redonner de l'air par de jolis plans larges typiques du genre quand le besoin s'en fait sentir. Bref, Kalifornia est peut-être trop conventionnel ou trop appuyé sur le jeu de Brad Pitt, mais pas désagréable pour autant, et on peut autant saluer le parti pris que sa mise en images. Je m'étais dit que Brad Pitt s'était à ses débuts assez souvent englué dans des navets dont Kalifornia faisait partie ; et bien c'est faux !
Kalifornia est le premier long-métrage du réalisateur Américain Dominic Sena. Deux étudiants donc l’un d’entre eux est passionné par les sérials killers vont faire un road movie afin de découvrir les scènes de crimes les plus connus des Etats Unis. Ayant peu d’argent, ils ont l’idée de faire du covoiturage et là, ils vont tomber sur un homme violent et totalement imprévisible. Je pense que Brad Pitt en avait marre des rôles de beau gosse et voulait démontrer qu’il pouvait aussi jouer des rôles différents. Et là, on peut dire que c’est réussi, il est vraiment crédible en homme dégoutant, agressif et surtout dangereux. Par contre, j’ai trouvé Adèle (incarnée par Juliette Lewis) insupportable tout au long du film et le jeu de David Duchovy est médiocre. La mise en scène est sympa ainsi que les décors. Kalifornia est un film moyen sauvé par la prestation de Brad Pitt. Il est méconnaissable avec sa barbe et ces cheveux gras. Un road movie sanglant sans prétention.
Film crasseux, une sorte de road-movie avec un casting de rêve. Brad Pitt y tient un de ses meilleurs rôles, l'épopée est violente, voire drôle par moments, du bon cinéma.
12/20 : Brad Pitt excelle dans le rôle d’Early Grayce, un homme vulgaire et violent, dénué de tout savoir vivre (il rote à table, ose prononcer des obscénités sur Carrie - la femme de Brian - devant celui-ci, reluque en toute indiscrétion Carrie lorsque celle-ci sort de la douche…). Michelle Forbes, qui incarne Carrie Laughlin est convaincante dans ce rôle auquel nous les femmes, pouvons avec facilité nous identifier, puisque celle-ci (contrairement à son mari Brian) est consciente qu’Early fait preuve d’un comportement suspicieux et que celui-ci pourrait les mettre en danger. Contrairement à Carrie, qui est doté d’un fort caractère, Adèle Corners interprétée par la talentueuse Juliette Lewis est un personnage extrêmement naïf et totalement soumis à son compagnon Early. Quant à David Duchovny (Brian), celui-ci est un peu plus effacé que ses partenaires.
Le film nous tient en haleine jusqu’au bout et nous avons apprécié la façon dont s’achève KALIFORNIA où Brian conclut de toute cette mésaventure : « Je ne sais pas ce qui a motivé Early à devenir un meurtrier. Quand j’ai regardé ses yeux, je n’ai rien ressenti du tout. Ce jour là j’ai compris que nous sommes tous capable de tuer. Et j’ai aussi compris qu’il existait une différence entre eux et nous. Nous, nous éprouvons du remord, nous avons un sentiment de culpabilité, nous sommes confrontés à notre conscience. Early n’a jamais rien ressenti de tel. »
Cependant, il faut reconnaitre que KALIFORNIA a un peu vieilli en ce qui concerne la bande son utilisée. De plus, vers la fin, nous avons affaire à une séquence un peu convenue et prévisible (mort d’Early Grayce) manquant de crédibilité : Brian est victime d’un accident de voiture assez brutal (sa chance de survie était minime), mais celui-ci en ressort quasi indemne.
KALIFORNIA est un film prenant, mené par des acteurs convaincants où il est amusant de voir un Brad Pitt bourru au langage de charretier (malgré cela, il reste toujours aussi excitant).
VOUS AIMEZ LE CINEMA ? ALLER SUR ARTEMISA POUR DECOUVRIR DES CRITIQUES, DES NEWS ET DES MONTAGES VIDEO ! BONNE VISITE ! Voir le lien ci-dessous :
Le film nous tient en haleine jusqu’au bout et nous avons apprécié la façon dont s’achève KALIFORNIA où Brian conclut de toute cette mésaventure : « Je ne sais pas ce qui a motivé Early à devenir un meurtrier. Quand j’ai regardé ses yeux, je n’ai rien ressenti du tout. Ce jour là j’ai compris que nous sommes tous capable de tuer. Et j’ai aussi compris qu’il existait une différence entre eux et nous. Nous, nous éprouvons du remord, nous avons un sentiment de culpabilité, nous sommes confrontés à notre conscience. Early n’a jamais rien ressenti de tel. »
Cependant, il faut reconnaitre que KALIFORNIA a un peu vieilli en ce qui concerne la bande son utilisée. De plus, vers la fin, nous avons affaire à une séquence un peu convenue et prévisible (mort d’Early Grayce) manquant de crédibilité : Brian est victime d’un accident de voiture assez brutal (sa chance de survie était minime), mais celui-ci en ressort quasi indemne.
KALIFORNIA est un film prenant, mené par des acteurs convaincants où il est amusant de voir un Brad Pitt bourru au langage de charretier (malgré cela, il reste toujours aussi excitant).
VOUS AIMEZ LE CINEMA ? ALLER SUR ARTEMISA POUR DECOUVRIR DES CRITIQUES, DES NEWS ET DES MONTAGES VIDEO ! BONNE VISITE ! Voir le lien ci-dessous :
En voulant casser son image de sec symbol, Brad Pitt prouve, alors qu'il n'est alors qu'au début de sa carrière, qu'il peut tout jouer! Un excellent acteur qui, depuis, n'a cesser de prouver son talent de comédien. Juliette Lewis, quant a elle, était dans sa décennie de succès ( Les Nerfs a vif, Tueurs Nés..). Michelle Forbes, dont ce sera le rôle le plus connu sur grand écran, livre également une honnête prestation, contrairement a un David Duchovny monolithique.. Un Road movie intéressant, pas exceptionnel, loin de la, mais a découvrir pour ceux ne le connaissant pas.
Le film est pas mal porté surtout par un très bon quatuor et surtout Brad Pitt et Juliette Lewis qui sont vraiment excellent, pour le reste l'histoire est sympa même si le rythme est un peu lent.
Un road movie efficace avec des acteurs très convaincants.
« Kalifornia » est un road-movie brutal, mais dénué totalement de sens. Le pitch est pourtant assez attrayant. Bien que simple, il promettait quelque chose de grandiose, de marquant. C’est souvent le contraire quand on regarde le film. « Kalifornia » bénéficie pourtant d’un excellent casting, en grande partie grâce à Brad Pitt et Juliette Lewis, deux stars montantes du cinéma au début des années 1990. La première partie des années 90 est une aubaine pour Lewis, elle joue dans plusieurs films souvent excellents (« Les Nerfs à Vif » avec Robert de Niro, «Gilbert Grape » avec Johnny Depp et « Tueurs Nés » en particulier). « Kalifornia » entre elle dans cette sorte de carré magique ? Malheureusement non. Sa performance reste bonne, certes, son rôle de fille amoureuse et un peu délurée sur les bords qui se cache les yeux pour ne jamais voir la réalité est intéressant et bien exploité. Mais, Juliette Lewis tombe trop souvent dans le too much, elle finit par devenir très énervante.
C’est tout le contraire pour Brad Pitt. Ce dernier signe sa meilleure performance au cinéma, il n’hésite pas une seconde à se métamorphoser en un pouilleux psychopathe complètement déconnecté de la réalité. Il en devient quasiment fascinant, on dirait un dieu sombre. On ne peut que l’admirer, à chaque fois qu’il parle, on est comme captivé. Malgré ses gestes, on s’attache très vite à son personnage, il représente tout ce que l’Homme a de mal en lui. Son humour noir, sa violence continuelle, ses montées de colère sont superbes, Pitt se démène comme un beau diable pour apporter une dimension inédite et particulière à son personnage, un autre acteur aurait sans doute fait tâche (quoique, Woody Harrelson…). Il donne toute la folie nécessaire à son personnage, son regard fait froid dans le dos, tout comme ses grognements d’animal.
David Duchovny et Michelle Forbes sont les deux autres acteurs principaux. Et là, c’est un peu la catastrophe. Même si ils sont bons, leurs personnages ne sont pas assez approfondis. Celui de Duchovny surtout, il est censé être celui qui prend de plein fouet l’apparition d’Early Grace (Brad Pitt) mais il ne fait que survoler son personnage. Quant à Michelle Forbes, elle est en raccord avec son personnage. Par contre, elle devient gonflante en fin de film.
Mis à part les acteurs, le gros défaut de « Kalifornia » reste son but et son rythme. Quel est le but de « Kalifornia », franchement ? Montrer le parcours d’un cinglé ? Brad Pitt a beau être excellent, le film tourne en rond et n’arrive à rien en fin de compte. Pour couronner le tout, il se veut moraliste ! C’est le bouquet, tiens. Le rythme est en dent de scie, certaines scènes sont jouissantes (quand Brad Pitt est présent, en fait) mais d’autres sont racoleuses et ennuyeuses (les discussions, surtout). La fin est assez décevante, on se doute bien de ce qu’il va arriver, mais ça part en couilles. La violence est usée à tort et à travers. C’est dommage car le film ne tombait pas dans ce défaut, avant. Tout était parfaitement maîtriser. Le film se veut être une critique, mais malheureusement, il s’enlise dans quelque chose de mauvais.
« Kalifornia » n’est pas mauvais, il est juste bâclé sur certains points. Plutôt bon dans son ensemble, il vaut surtout pour l’incroyable performance de Brad Pitt. Sinon… passez votre chemin !
C’est tout le contraire pour Brad Pitt. Ce dernier signe sa meilleure performance au cinéma, il n’hésite pas une seconde à se métamorphoser en un pouilleux psychopathe complètement déconnecté de la réalité. Il en devient quasiment fascinant, on dirait un dieu sombre. On ne peut que l’admirer, à chaque fois qu’il parle, on est comme captivé. Malgré ses gestes, on s’attache très vite à son personnage, il représente tout ce que l’Homme a de mal en lui. Son humour noir, sa violence continuelle, ses montées de colère sont superbes, Pitt se démène comme un beau diable pour apporter une dimension inédite et particulière à son personnage, un autre acteur aurait sans doute fait tâche (quoique, Woody Harrelson…). Il donne toute la folie nécessaire à son personnage, son regard fait froid dans le dos, tout comme ses grognements d’animal.
David Duchovny et Michelle Forbes sont les deux autres acteurs principaux. Et là, c’est un peu la catastrophe. Même si ils sont bons, leurs personnages ne sont pas assez approfondis. Celui de Duchovny surtout, il est censé être celui qui prend de plein fouet l’apparition d’Early Grace (Brad Pitt) mais il ne fait que survoler son personnage. Quant à Michelle Forbes, elle est en raccord avec son personnage. Par contre, elle devient gonflante en fin de film.
Mis à part les acteurs, le gros défaut de « Kalifornia » reste son but et son rythme. Quel est le but de « Kalifornia », franchement ? Montrer le parcours d’un cinglé ? Brad Pitt a beau être excellent, le film tourne en rond et n’arrive à rien en fin de compte. Pour couronner le tout, il se veut moraliste ! C’est le bouquet, tiens. Le rythme est en dent de scie, certaines scènes sont jouissantes (quand Brad Pitt est présent, en fait) mais d’autres sont racoleuses et ennuyeuses (les discussions, surtout). La fin est assez décevante, on se doute bien de ce qu’il va arriver, mais ça part en couilles. La violence est usée à tort et à travers. C’est dommage car le film ne tombait pas dans ce défaut, avant. Tout était parfaitement maîtriser. Le film se veut être une critique, mais malheureusement, il s’enlise dans quelque chose de mauvais.
« Kalifornia » n’est pas mauvais, il est juste bâclé sur certains points. Plutôt bon dans son ensemble, il vaut surtout pour l’incroyable performance de Brad Pitt. Sinon… passez votre chemin !
Film étonnant et détonnant... Un Brad Pitt méconnaissable mais peut être dans l'une de ses meilleures performances...
une aventure qui manque d'intensité, Brad Pitt excellent dans ce rôle, mais peu crédible aux yeux du public !!!
Très bon film, un sénario convenable et de très bon acteurs !
Brad Pitt est méconaissable dans ce rôle de psychopathe finis et le rôle de Juliette Lewis ui convient parfaitement.
Film à voir au moins une fois
Brad Pitt est méconaissable dans ce rôle de psychopathe finis et le rôle de Juliette Lewis ui convient parfaitement.
Film à voir au moins une fois
Kalifornia est un film qui m'a beaucoup plu. La relation entre duchovny et Brad Pitt est assez surprenante, un mélange de crainte et de fascination qui est vraiment bien retranscrit. Brad Pitt est vraiment méconnaissable dans ce rôle de psychopathe complètement taré. Le scénario est est très intéressant. La mise en scène et aussi très bonne. pour Juliette Lewis elle a toujours le même rôle de fille complètement paumé que ce soit là ou dans les nerfs a vif ou encore tueurs nés. Au final c'est un très bon film qui se laisse bien suivre
Surpris de voir un Brad Pitt comme ça, Juliette Lewis joue un peu le même rôle que dans tueurs née, un film comment on n'en voit pas souvent à voir au moins une fois.
A la vue de ce road-movie criminel, on se demande rapidement ce qui est le moins crédible, le pitch de départ ou ce personnage de Brad Pitt barbu. Alors que les alarmistes écologistes nous prônent l’usage du covoiturage, Dominic Sena vient nous annoncer que même un soi-disant étudiant spécialisé dans la psychologie des serial-killers peut faire des kilomètres de route avec l’un d’eux sans s’en rendre compte, d’autant que celui-ci est incarné par Pitt qui venait juste de faire ses débuts sur grand écran grâce à "Thelma et Louise". Ici il est affublé d’une barbe et d’une coupe de cheveux pouilleuses ainsi que d’un accent du sud à couper au couteau qui semblent empêcher le tueur d’être pris au sérieux. Les autres personnages ne sont pas non plus très profonds, David Duchovny étant impassible du début à la fin et celle de Juliette Lewis, malgré un bon jeu, n’est qu’une greluche détestable. Le scénario suit son cours de manière ultra-conventionnée et sans réel suspense, on n’en vient donc à espérer une tuerie violente pour mettre fin à cette petite balade en couples.
Ce thriller « road movie » propose un scénario plutôt malin et violent, mais on s’ennuie vite par son manque d’intensité et de réelles surprises. Décevant.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse