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Alex Motamots
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5,0
Publiée le 22 janvier 2024
J'ai aimé les mains crochues de Norma, comme si elle voulait s'accrocher à son ancienne carrière jusque dans ses ongles. J’ai aimé les portes sans serrures. J’ai adoré la chambre de Norma pleine de fanfreluches. Le personnage de Joe m'a paru plus fade à côté, qui se laisse attraper par l'argent facile. Mais j'ai aimé qu'il laisse libre la jeune femme du studio. J'ai aimé l'homme à tout faire Max, à l'accent étranger, un peu énigmatique. J'ai aimé que la maison de Norma revienne à la vie grâce à l'amour. J’ai aimé la dernière adresse au "publique dans le noir" de Norma. Mon moment préféré : quand elle descend son escalier sous le projecteurs, dans son monde qu'elle n'a jamais quitté.
Avant de voir le sublime Boulevard du crépuscule je connaissais surtout Billy Wilder pour ses comédies et là je découvre un maître du film noir avec cette histoire terrible et des acteurs prodigieux. Un film noir et cruel que l'on savoure du début à la fin tant il est mis en scène avec raffinement, intelligence et éclat. Le cinéma hollywoodien dans toute sa grâce et sa splendeur.
Une photographie magnifiques, un scénario grouillant d'idées qui s'expriment de la manière la plus délicate, et tout ceci est réalisé sous la forme d'un divertissement. Du grand cinéma
Voici seulement le quatrième film que je vois de la part du metteur en scène Billy Wilder. Les trois précédents films avaient été Sept Ans de Rfléxion ( excellent ), Témoin a Charge ( très bon ) et la Vie Privée de Sherlock Holmes ( très bon aussi ). Dans Boulevard du crépuscule, le réalisateur nous propose véritablement un très beau moment de cinéma. L'histoire est racontée par William Holden alors qu'on le retrouve mort dès le début du film dans une piscine. Ce film est tout du long un véritable flashbach pendant plus d'une heure quarante. Les interprètes sont tous excellents notamment le duo William Holden - Gloria Swanson qui est exceptionnelle. A noter la présence d'Erich Von Stroheim dans le rôle du majordome et du mythique Cecil B De Mille dans son propre rôle. La musique de Franz Waxman est très jolie. Il s'agit en tout cas d'un très beau film même si il existe quelques longueurs a certains endroits. Les autres atouts du film sont les beaux décors de Hans Drier, John Meehan, Sam Cormer et Ray Moyer ainsi que les magnifiques costumes de Edith Head. A noter également que le directeur de la photographie, John F. Seitz avait fait du très bon boulot sur ce film. Voilà en tout les cas une oeuvre que tous le monde se doit de visionner, moi j'ai vraiment passer un bon moment.
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4,5
Publiée le 28 octobre 2021
Parfois la vie nous met sur le bon chemin, c'est ce qu'à dû se dire Joe Gillis, un scénariste raté et fauché, lorsqu'il s'est retrouvé sur la propriété de Norma Desmond, ancienne grande star du cinéma muet, en fuyant les huissiers venus saisir sa voiture. Après avoir dissipé le malentendu sur sa présence ici, elle lui propose de travailler sur son scénario écrit pour marquer son grand retour au cinéma. Joe Gillis accepte un peu à contrecœur et sans savoir tout ce que cela implique... Le film de Billy Wilder est une critique cinglante de Hollywood, une industrie qui vous broie jusqu'à ce qu'il n'y a plus rien à tirer de vous puis vous met de côté comme si vous n'aviez jamais existé. Le film n'a pas pris une ride puisque ce milieu n'a pas changé depuis les années et que ce qui est montré est toujours valable aujourd'hui. Gloria Swanson, dont la performance est absolument remarquable même lorsqu'elle en fait trop, joue quasiment son propre rôle puisqu'elle a connu la même gloire et l'oublie après l’arrivée du cinéma parlant. Si tout ce qui se passe est la conséquence de cette machine à broyer, "Sunset Blvd." est également un film qui montre parfaitement la folie, l'obsession, le besoin d'attention et la peur de ne plus être après avoir été. Une histoire de déchéance comme je les aime qui donne un excellent film remarquablement incarné et parfaitement mis en scène.
En 1948, Billy Wilder est installé depuis douze ans à Hollywood où il a d’abord œuvré comme scénariste pour la Paramount en association avec Charles Brackett scénariste maison depuis 1926 et devenu producteur pour le studio en 1943. Les deux hommes ont notamment collaboré pour « La huitième femme de Barbe Bleue » (1938) et « Ninotchka » (1939) deux énormes succès d’Ernst Lubitsch. Après avoir participé à l’écriture de 28 longs métrages (dont 14 en Allemagne), Wilder obtient à 36 ans du producteur Arthur Hornlow Jr. la possibilité de réaliser son premier film, une comédie (« Uniformes et jupons courts ») qui sera un honnête succès. S’ensuivent cinq films dont « Assurance sur la mort » en 1944 qui est immédiatement reconnu comme un classique du film noir. Le film est nommé pour sept Oscars. Un an plus tard ce sera « Le poison » qui achèvera d’asseoir la réputation de Billy Wilder avec quatre Oscars majeurs à la clef et une Palme d’or à Cannes. Hormis pour « Assurance sur la mort » où l’écrivain Raymond Chandler participait au scénario, le tandem constitué avec Charles Brackett est constamment à l’œuvre. Devenu résident fortuné sur les hauteurs de Los Angeles, Wilder remarque les villas somptueuses qui font la spécificité de Sunset Boulevard. Les plus pompeuses et ostentatoires sont celles des grandes stars du muet devenues immensément riches dont la plupart ne travaillent plus depuis l’arrivée du parlant qui remonte désormais à près de vingt ans. Très intrigué, Wilder devenu à son tour une célébrité, s’interroge sur la manière dont ces acteurs pionniers autrefois adulés vivent sur le long terme leur retombée dans l’anonymat. Ce qui fut un choc frontal et très soudain peut être comparé métaphoriquement à la disparition des dinosaures qui à la suite de la chute d’un météore géant 66 millions d’années avant notre ère, furent incapables de s’adapter à leur nouvel environnement. L’idée d’un film germe très vite dans l’esprit de Wilder et de Brackett. La plupart des carrières ont été brutalement stoppées par l’arrivée du parlant notamment celles de grandes stars comme Marion Davies, John Gilbert, John Barrymore, Pola Negri ou encore Clara Bow qui sont justement celles auxquelles pense Wilder. Les patrons des grands studios toujours en place ayant traité cette mutation sans ménagement quand ce ne fut pas avec cynisme, Wilder et Brackett producteur sont bien conscients que leur projet ne va pas susciter l’enthousiasme. Ils travaillent donc un certain temps dans l’ombre sans trop dévoiler les contours précis de l’intrigue. Plutôt que de situer l’action en plein cœur de la tourmente de cette transition difficile et parfois tragique (John Gilbert, Douglas Fairbanks…), ils décident d’opter pour un drame contemporain confrontant, une star féminine oubliée vivant recluse dans une villa en semi-décomposition de Sunset Boulevard et un jeune candidat scénariste plein d’ambition un peu à la dérive. Pour la crédibilité de l’histoire Wilder sait qu’il lui faudra convaincre une ancienne déesse de l’écran de quasiment revivre à l’écran sa propre déchéance professionnelle. Greta Garbo ayant pris sa retraite depuis 1941 parait idéale pour le rôle mais fidèle à sa décision, l’actrice refuse la proposition. Mae West, Mary Pickford et Pola Negri pour différentes raisons ne feront pas l’affaire. C’est George Cukor qui lors d’un dîner évoque le nom de Gloria Swanson, archétype de la star glamour et égérie sensuelle de Cecil B. DeMille au début des années 1920. Si elle n’a pas réussi sa transition vers le parlant n’ayant tourné que cinq films depuis 1931, l’actrice n’est pas restée inactive ajoutant à sa palette radio, télévision puis activisme politique. La star reconvertie hésite d’autant plus que Wilder veut lui faire passer une audition. Mais Cukor lui assure que ce film au sujet inédit et provocateur dirigé par un réalisateur talentueux la fera passer à la postérité. Gloria Swanson sera donc une Norma Desmond inoubliable chargée de tout le passé glorieux de son interprète. Le rôle de Joe Gillis jeune scénariste arrogant et arriviste initialement prévu pour Montgomery Clift qui renonce échoit finalement à William Holden un peu en déshérence depuis sa percée en 1939 dans « L’esclave aux mains d’or » de Rouben Mamoulian. Fait partie de la distribution Erich Von Stroheim, réalisateur et acteur prestigieux du muet qui monnaye désormais son talent dans des seconds rôles tout d’abord à Hollywood avant de s’envoler définitivement pour la France juste après « Sunset Boulevard ». Il est accompagné pour des figurations pleines de sens de Buster Keaton, . Warner, Anna Q. Nilsson et de Cecil B. DeMille qui pour une courte apparition interprète son propre rôle, saisi en plein tournage de « Samson et Dalila ». Gloria Swanson est en terrain connu qui connait très bien DeMille et Von Stroheim qu’elle a accompagné sur « Queen Kelly » (1929), le film qui mit un terme à sa carrière de réalisateur reconnu. A ce sujet on notera la mise en abyme un peu cruelle pensée par un Wilder toujours cinglant qui fait de Max Von Mayerling, le majordome de Norma Desmond interprété par un Erich Von Stroheim émouvant, un réalisateur célèbre qui fut autrefois le premier mari de la jeune actrice qu’il avait lui-même fabriquée avant de se faire rejeter par Hollywood. Le tournage commence au début du mois de mai 1949 alors que seulement un tiers du scénario est achevé et que Wilder hésite encore sur l’issue qu’il veut donner à l’intrigue. « Sunset Boulevard » sera le premier film mettant l’industrie du cinéma hollywoodien face à un miroir lui renvoyant une image assez peu reluisante consécutive à la manière dont les « moguls » traitent ceux qui contribuent à son succès. En premier lieu bien sûr les acteurs qui étant les plus exposés sont les plus fragiles mais aussi les réalisateurs et les scénaristes souvent considérés comme de simples exécutants. Entouré de John F. Steiz à la photographie, déjà présent sur « Assurance sur la mort », de Franz Waxman (oscarisé pour le film) à la composition musicale, de sa costumière habituelle Edith Head (huit Oscars sur l’ensemble de sa carrière), et de Doan Harrison et Arthur P. Schmidt au montage, Billy Wilder livre un chef d’œuvre absolu du cinéma qui nous parle encore aujourd’hui, les mœurs d’Hollywood si elles se sont sophistiquées n’ayant pas franchement évolué sur le fond. Le tour de force admirablement réussi par Wilder à son sommet est de mêler étroitement une dénonciation impitoyable insérée dans un drame bouleversant prenant parfois des allures de film noir tout en distillant avec parcimonie quelques instants comiques ou le grotesque se mêle au pathétique. Le tout nimbé de références esthétiques à l’expressionnisme d’un Murnau ou d’un Fritz Lang que Wilder côtoie à Hollywood. La voix-off envoûtante du jeune scénariste qui emmène le spectateur dans cette immense villa en voie de délabrement (qui était en réalité située sur Wilshire Blvd, ancienne demeure de la femme de J. Paul Getty construite dans les années 1920) expose avec une certaine ironie le rapport vicié et destructeur qui se tisse entre celui qui veut « devenir » et celle qui veut « revenir ». A travers cette union « tarifée » toxique, le film évoque les relations de pouvoir, la gestion parfois névrotique de l’oubli, le refus de vieillir, le regard impitoyable et ingrat des générations montantes parfois prêtes à tout pour se faire leur place. Des questions vieilles comme l’humanité mais forcément portées à leur paroxysme quand il s’agit de l’accession à la célébrité et à la richesse qui en découle. spoiler: Mu par des motivations différentes liées à leur âge, leur passé et leur statut, chacun des protagonistes dévoile progressivement ses faiblesses et ses névroses avec à leur tête une femme parfois manipulatrice dont l’équilibre mental est sur le point de basculer confrontée depuis trop longtemps à une blessure narcissique jamais refermée. Comme en apesanteur, Billy Wilder dirige à la perfection ses acteurs notamment Gloria Swanson et William Holden qui forment à leur manière un couple inoubliable dont le sort tragique était d’emblée scellé par les trajectoires incompatibles de deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer. George Cukor avait raison, le visage de Gloria Swanson est désormais connu de tous les cinéphiles et sa prestation inoubliable parvenant à rendre émouvante cette femme devenue tyrannique reste dans tous les esprits alors que sans doute peu d’entre eux ont vu un film de Greta Garbo qui demeure paradoxalement une icône pour avoir elle-même provoqué sa plongée dans l’oubli qui fit beaucoup pour sa légende ("A la recherche de Garbo" de Sydney Lumet en 1984). William Holden pour sa part verra sa carrière relancée mais devra attendre d’avoir atteint l’âge de Norma Desmond pour s’accomplir pleinement auprès de Sam Peckinpah dans « La Horde Sauvage » (1970), Blake Edwards dans « Deux hommes dans l‘Ouest » (1971) , Clint Eastwood dans « Breezy » (1973), Sydney Lumet dans « Network : main basse sur la télévision » (1976) et enfin lors de retrouvailles magiques avec Billy Wilder pour « Fedora » en 1978 où il interprètespoiler: un scénariste sur le déclin sorte de prolongement du parcours d’un Joe Gillis qui n’aurait pas achevé prématurément sa carrière au fond d’une piscine . La boucle était bouclée et William Holden pouvait rejoindre les étoiles trois ans plus tard. Malgré les 75 ans qui se sont écoulés depuis la sortie de « Sunset Boulevard », le film de Billy Wilder était encore classé en 16ème position dans le Top 100 de l’American Institute Film en 2007. Les très grands films sont éternels !
Grand classique du cinéma que j'ai tardé à visionner. Erreur rattrapée et je ne fus pas déçu.
Billy Wilder nous offre un grand film avec, comme figure centrale, une ancienne star de cinéma s’accrochant à sa gloire passée. Une bien triste histoire. Violente et sombre aussi. Wilder en profite pour critiquer la superficialité du monde du cinéma.
On est pris par l’atmosphère particulière du film. Tout en tensions et en attente avec cette mélancolie persistante. La partition des acteurs est impeccable tout comme la mise en scène et la belle photographie en noir et blanc.
Très bon long métrage dont les rides ne lui apportent que plus de charme.
Sorte de tragédie moderne où l'on suit les déboires d'une ancienne gloire du muet jusqu'à sa chute devenue inévitable. Pas si incroyable que ça finalement.
Classique parmi les classiques, Boulevard du Crépuscule a t-il bien vieilli? L'histoire garde sa charge dramatique, Billy Wilder a la bonne idée de convoquer quelques figures de l'âge d'or du cinéma muet pour y parvenir. Ils portent sur leurs visages les stigmates du changement. Changement qui s'est fait parfois sans eux, les renvoyant à leurs fragilité qu'ils ne peuvent accepter. Par contre l'histoire est sans surprise aucune, en tout cas pour le spectateur d'aujourd'hui. Ce défaut empêche le spectateur de plonger tout entier dans l'histoire.
Hollywood est une usine à rêve mais également une industrie d’une grande cruauté. Le passage du muet au parlant en a été l’exemple le plus flagrant. Billy Wilder, ayant débuté sa carrière lors de ce moment marquant de l’Histoire du cinéma (certes en Allemagne), a dû être marqué par cette constatation. C’est donc avec une certaine connaissance de son sujet qu’il peut traiter un film comme Boulevard du crépuscule puisque celui-ci parle d’une star du muet déchue à cause du parlant. C’est donc avec une sincérité très visible qu’il traite cette fiction (jouant avec des codes (comme la voix-off ou le flashback) issus du film noir, un genre dans lequel Wilder avait excellé avec Assurance sur la mort, même si l’intrigue est loin d’appartenir à, ce registre) s’inspirant grandement de la réalité. En effet, il choisit d’offrir le rôle de l’actrice oubliée à une véritable ancienne vedette de cette époque : Gloria Swanson qui offre une composition extraordinaire de sincérité. Celle-ci avait été révélée par Cecil B. De Mille. Qu’à cela ne tienne : Wilder choisit d’appeler ce dernier pour jouer son propre rôle et en faire pour le personnage de Norma Desmond l’équivalent de ce qu’il a pu être dans la réalité pour Swanson. De même, il choisit de prendre dans le rôle du majordome de l’ex-gloirespoiler: (qui se révélera être le premier mari et ancien réalisateur de cette dernière) rien moins qu’Erich von Stroheim dont la marquante carrière de cinéaste s’écroulera avec le passage au parlant et surtout à cause du tournage chaotique de La Reine Kelly interprétée par… Gloria Swanson ! Si cela n’était pas suffisant, Wilder offre également de brèves apparitions dans leurs propres rôles à la journaliste Hedda Hopper, aux pianistes Ray Evans et Jay Livingston et surtout aux anciennes stars du muets . Warner, Anna Q. Nilsson et le grand Buster Keaton. Il est dès lors clair que Billy Wilder jette un regard désabusé sur Hollywood, la célébrité et son aspect éphémère. L’usine à rêve est représentée comme un lieu rempli d’individus près à tout pour réussir quitte à être sans pitié ou à renoncer à leur dignitéspoiler: (Joe acceptant de servir Norma et de lui faire croire qu’il l’aime uniquement pour devenir riche) . Et quand ce succès est terminé, ceux-ci ne l’acceptent jamaisspoiler: (Norma disant qu’elle est toujours grande et que c’est le cinéma qui est devenu petit ou repoussant, dans la séquence du studio de tournage, le micro passant à côté d’elle pour signifier son rejet du cinéma parlant qui lui a coûté sa gloire) . Wilder et ses coscénaristes Charles Brackett et . Marshman Jr. livrent une intrigue passionnante de bout en bout et se permettent même de s’offrir une audace narrative très amusante puisqu’on sait dès le départ que le film est un flashback raconté par… un mort ! Si on ajoute à cela une sublime photographie en noir et blanc de John F. Seitz, des costumes signés Edith Head et une musique composée par Franz Waxmanspoiler: (à l’intérieur de laquelle détail ironique pour les francophones, on entend des musiciens jouer Ce n’est qu’un au revoir quand Joe comprend qu’il ne pourra pas quitter Norma) , on comprend que Boulevard du crépuscule touche à l’excellence dans tous les domaines. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que le film ait marqué les générations de cinéastes suivantes (David Lynch, grand fan, nommera son personnage dans Twin Peaks Gordon Cole en y reprenant celui d’un personnage secondaire). Ainsi, Boulevard du crépuscule est clairement un des plus grands films traitant d’Hollywood et une œuvre incontournable du cinéma.
Encore une fois Billy Wilder nous propose une histoire pas banale. Il développe la thématique de la déchéance des anciennes gloires du cinéma qui rappelle le très bon film de 1962 de Robert Aldrich "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", mais pas seulement. Les relations pas très morales entre le scénariste, l'actrice et le major d'homme sont surprenantes pour un film de 1950, mais c'est une habitude chez Billy Wilder. Les acteurs sont excellents, en particulier Gloria Swanson, elle même ancienne gloire déchue du cinéma muet. Il n'y a que la voie off et le spoil dès l'introduction que je trouve un peu regrettables, mais c'est des détails parce que le film est remarquable.