Boulevard du crépuscule
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soniadidierkmurgia

1 460 abonnés 4 369 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
En 1948, Billy Wilder est installé depuis douze ans à Hollywood où il a d’abord œuvré comme scénariste pour la Paramount en association avec Charles Brackett scénariste maison depuis 1926 et devenu producteur pour le studio en 1943. Les deux hommes ont notamment collaboré pour « La huitième femme de Barbe Bleue » (1938) et « Ninotchka » (1939) deux énormes succès d’Ernst Lubitsch. Après avoir participé à l’écriture de 28 longs métrages (dont 14 en Allemagne), Wilder obtient à 36 ans du producteur Arthur Hornlow Jr. la possibilité de réaliser son premier film, une comédie (« Uniformes et jupons courts ») qui sera un honnête succès.
S’ensuivent cinq films dont « Assurance sur la mort » en 1944 qui est immédiatement reconnu comme un classique du film noir. Le film est nommé pour sept Oscars. Un an plus tard ce sera « Le poison » qui achèvera d’asseoir la réputation de Billy Wilder avec quatre Oscars majeurs à la clef et une Palme d’or à Cannes. Hormis pour « Assurance sur la mort » où l’écrivain Raymond Chandler participait au scénario, le tandem constitué avec Charles Brackett est constamment à l’œuvre.
Devenu résident fortuné sur les hauteurs de Los Angeles, Wilder remarque les villas somptueuses qui font la spécificité de Sunset Boulevard. Les plus pompeuses et ostentatoires sont celles des grandes stars du muet devenues immensément riches dont la plupart ne travaillent plus depuis l’arrivée du parlant qui remonte désormais à près de vingt ans. Très intrigué, Wilder devenu à son tour une célébrité, s’interroge sur la manière dont ces acteurs pionniers autrefois adulés vivent sur le long terme leur retombée dans l’anonymat. Ce qui fut un choc frontal et très soudain peut être comparé métaphoriquement à la disparition des dinosaures qui à la suite de la chute d’un météore géant 66 millions d’années avant notre ère, furent incapables de s’adapter à leur nouvel environnement.
L’idée d’un film germe très vite dans l’esprit de Wilder et de Brackett. La plupart des carrières ont été brutalement stoppées par l’arrivée du parlant notamment celles de grandes stars comme Marion Davies, John Gilbert, John Barrymore, Pola Negri ou encore Clara Bow qui sont justement celles auxquelles pense Wilder. Les patrons des grands studios toujours en place ayant traité cette mutation sans ménagement quand ce ne fut pas avec cynisme, Wilder et Brackett producteur sont bien conscients que leur projet ne va pas susciter l’enthousiasme. Ils travaillent donc un certain temps dans l’ombre sans trop dévoiler les contours précis de l’intrigue.
Plutôt que de situer l’action en plein cœur de la tourmente de cette transition difficile et parfois tragique (John Gilbert, Douglas Fairbanks…), ils décident d’opter pour un drame contemporain confrontant, une star féminine oubliée vivant recluse dans une villa en semi-décomposition de Sunset Boulevard et un jeune candidat scénariste plein d’ambition un peu à la dérive. Pour la crédibilité de l’histoire Wilder sait qu’il lui faudra convaincre une ancienne déesse de l’écran de quasiment revivre à l’écran sa propre déchéance professionnelle. Greta Garbo ayant pris sa retraite depuis 1941 parait idéale pour le rôle mais fidèle à sa décision, l’actrice refuse la proposition. Mae West, Mary Pickford et Pola Negri pour différentes raisons ne feront pas l’affaire.
C’est George Cukor qui lors d’un dîner évoque le nom de Gloria Swanson, archétype de la star glamour et égérie sensuelle de Cecil B. DeMille au début des années 1920. Si elle n’a pas réussi sa transition vers le parlant n’ayant tourné que cinq films depuis 1931, l’actrice n’est pas restée inactive ajoutant à sa palette radio, télévision puis activisme politique. La star reconvertie hésite d’autant plus que Wilder veut lui faire passer une audition. Mais Cukor lui assure que ce film au sujet inédit et provocateur dirigé par un réalisateur talentueux la fera passer à la postérité. Gloria Swanson sera donc une Norma Desmond inoubliable chargée de tout le passé glorieux de son interprète. Le rôle de Joe Gillis jeune scénariste arrogant et arriviste initialement prévu pour Montgomery Clift qui renonce échoit finalement à William Holden un peu en déshérence depuis sa percée en 1939 dans « L’esclave aux mains d’or » de Rouben Mamoulian. Fait partie de la distribution Erich Von Stroheim, réalisateur et acteur prestigieux du muet qui monnaye désormais son talent dans des seconds rôles tout d’abord à Hollywood avant de s’envoler définitivement pour la France juste après « Sunset Boulevard ». Il est accompagné pour des figurations pleines de sens de Buster Keaton, . Warner, Anna Q. Nilsson et de Cecil B. DeMille qui pour une courte apparition interprète son propre rôle, saisi en plein tournage de « Samson et Dalila ». Gloria Swanson est en terrain connu qui connait très bien DeMille et Von Stroheim qu’elle a accompagné sur « Queen Kelly » (1929), le film qui mit un terme à sa carrière de réalisateur reconnu. A ce sujet on notera la mise en abyme un peu cruelle pensée par un Wilder toujours cinglant qui fait de Max Von Mayerling, le majordome de Norma Desmond interprété par un Erich Von Stroheim émouvant, un réalisateur célèbre qui fut autrefois le premier mari de la jeune actrice qu’il avait lui-même fabriquée avant de se faire rejeter par Hollywood.
Le tournage commence au début du mois de mai 1949 alors que seulement un tiers du scénario est achevé et que Wilder hésite encore sur l’issue qu’il veut donner à l’intrigue. « Sunset Boulevard » sera le premier film mettant l’industrie du cinéma hollywoodien face à un miroir lui renvoyant une image assez peu reluisante consécutive à la manière dont les « moguls » traitent ceux qui contribuent à son succès. En premier lieu bien sûr les acteurs qui étant les plus exposés sont les plus fragiles mais aussi les réalisateurs et les scénaristes souvent considérés comme de simples exécutants. Entouré de John F. Steiz à la photographie, déjà présent sur « Assurance sur la mort », de Franz Waxman (oscarisé pour le film) à la composition musicale, de sa costumière habituelle Edith Head (huit Oscars sur l’ensemble de sa carrière), et de Doan Harrison et Arthur P. Schmidt au montage, Billy Wilder livre un chef d’œuvre absolu du cinéma qui nous parle encore aujourd’hui, les mœurs d’Hollywood si elles se sont sophistiquées n’ayant pas franchement évolué sur le fond.
Le tour de force admirablement réussi par Wilder à son sommet est de mêler étroitement une dénonciation impitoyable insérée dans un drame bouleversant prenant parfois des allures de film noir tout en distillant avec parcimonie quelques instants comiques ou le grotesque se mêle au pathétique. Le tout nimbé de références esthétiques à l’expressionnisme d’un Murnau ou d’un Fritz Lang que Wilder côtoie à Hollywood. La voix-off envoûtante du jeune scénariste qui emmène le spectateur dans cette immense villa en voie de délabrement (qui était en réalité située sur Wilshire Blvd, ancienne demeure de la femme de J. Paul Getty construite dans les années 1920) expose avec une certaine ironie le rapport vicié et destructeur qui se tisse entre celui qui veut « devenir » et celle qui veut « revenir ».
A travers cette union « tarifée » toxique, le film évoque les relations de pouvoir, la gestion parfois névrotique de l’oubli, le refus de vieillir, le regard impitoyable et ingrat des générations montantes parfois prêtes à tout pour se faire leur place. Des questions vieilles comme l’humanité mais forcément portées à leur paroxysme quand il s’agit de l’accession à la célébrité et à la richesse qui en découle. spoiler: Mu par des motivations différentes liées à leur âge, leur passé et leur statut, chacun des protagonistes dévoile progressivement ses faiblesses et ses névroses avec à leur tête une femme parfois manipulatrice dont l’équilibre mental est sur le point de basculer confrontée depuis trop longtemps à une blessure narcissique jamais refermée.
Comme en apesanteur, Billy Wilder dirige à la perfection ses acteurs notamment Gloria Swanson et William Holden qui forment à leur manière un couple inoubliable dont le sort tragique était d’emblée scellé par les trajectoires incompatibles de deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer.
George Cukor avait raison, le visage de Gloria Swanson est désormais connu de tous les cinéphiles et sa prestation inoubliable parvenant à rendre émouvante cette femme devenue tyrannique reste dans tous les esprits alors que sans doute peu d’entre eux ont vu un film de Greta Garbo qui demeure paradoxalement une icône pour avoir elle-même provoqué sa plongée dans l’oubli qui fit beaucoup pour sa légende ("A la recherche de Garbo" de Sydney Lumet en 1984). William Holden pour sa part verra sa carrière relancée mais devra attendre d’avoir atteint l’âge de Norma Desmond pour s’accomplir pleinement auprès de Sam Peckinpah dans « La Horde Sauvage » (1970), Blake Edwards dans « Deux hommes dans l‘Ouest » (1971) , Clint Eastwood dans « Breezy » (1973), Sydney Lumet dans « Network : main basse sur la télévision » (1976) et enfin lors de retrouvailles magiques avec Billy Wilder pour « Fedora » en 1978 où il interprète spoiler: un scénariste sur le déclin sorte de prolongement du parcours d’un Joe Gillis qui n’aurait pas achevé prématurément sa carrière au fond d’une piscine
. La boucle était bouclée et William Holden pouvait rejoindre les étoiles trois ans plus tard.
Malgré les 75 ans qui se sont écoulés depuis la sortie de « Sunset Boulevard », le film de Billy Wilder était encore classé en 16ème position dans le Top 100 de l’American Institute Film en 2007. Les très grands films sont éternels !
HUGOCRITIQUE@!
HUGOCRITIQUE@!

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2025
Une très belle découverte !
Boulevard du crépuscule raconte l’histoire d’un scénariste painant à vendre son scénario qui fait la rencontre d’une actrice oublié tombant dans la folie.
Billy Wilder nous propose une œuvre fascinante et captivante par sa narration et ses personnages magnifiquement interprétés par William Holden et Gloria Swanson (qui est dérangeante et impressionnante dans le rôle de Norma Desmond). Un film intense avec un scénario parfaitement maîtrisé.
Un grand moment de cinéma.
Un grand moment de cinéma !
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

11 abonnés 1 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Un chef-d’œuvre du film noir hollywoodien, mêlant cynisme, tragédie et satire du système hollywoodien. La mise en scène de Billy Wilder est magistrale, et Gloria Swanson livre une performance inoubliable.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2026
Crépusculaire et venimeux, Boulevard du crépuscule dissèque Hollywood avec une cruauté fascinante, comme si l’industrie elle-même contemplait son reflet dans un miroir fissuré. Avec une ironie funèbre, Billy Wilder transforme cette histoire de scénariste déchu en élégie macabre sur les illusions du cinéma. La présence spectrale de Gloria Swanson hante littéralement le film : Norma Desmond n’est plus une star, mais le fantôme démesuré d’un âge d’or incapable d’accepter sa disparition. Face à elle, William Holden incarne un cynisme fatigué, lucide trop tard sur le piège qui se referme. De ce mélange d’humour noir, de tragédie et de lucidité naît un chef-d’œuvre d’une modernité stupéfiante, où Hollywood se met lui-même en scène comme une fabrique de rêves déjà morts.
o'bar
o'bar

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2025
Entre 3,5 et 4 étoiles. Du vrai, du bon cinéma hollywoodien d’après guerre. Belle navigation entre humour noir, argent, cynisme, nostalgie et roman d'amour. Assez virtuose et intemporel.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2025
Super film assez drôle sur le passage au cinéma parlant et les stars aux ego surdimensionnés. C’est une œuvre au rythme imparfait portée par son casting, sa direction artistique et ses personnages vraiment fascinants et très bien écrits.
kibruk
kibruk

199 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2024
Encore une fois Billy Wilder nous propose une histoire pas banale. Il développe la thématique de la déchéance des anciennes gloires du cinéma qui rappelle le très bon film de 1962 de Robert Aldrich "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", mais pas seulement. Les relations pas très morales entre le scénariste, l'actrice et le major d'homme sont surprenantes pour un film de 1950, mais c'est une habitude chez Billy Wilder. Les acteurs sont excellents, en particulier Gloria Swanson, elle même ancienne gloire déchue du cinéma muet. Il n'y a que la voie off et le spoil dès l'introduction que je trouve un peu regrettables, mais c'est des détails parce que le film est remarquable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Un autre ange échoué dans la cité du vice et du paraitre se brisera les ailes contre le miroir des vanités l'illusion d'un amour équivoque.
Albert
Albert

16 abonnés 444 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 août 2024
Je ne sais pas si on peut plus faire plus générique comme film, un exploit ! Tout ça pour ça.. Une honte.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 août 2024
En 1950, Wilder critiquait déjà l'industrie carnassière d'Hollywood. Son film conserve sa modernité : logique lucrative, productivisme, clonage filmique, harcèlement, surmenage… Un guêpier géant auquel on pourrait greffer, aujourd'hui, la menace – ou l'ouverture– artistique apportée par l'intelligence artificielle.

D'abord à travers Joe, scénariste en herbe, puis à travers Norma, star déchue du cinéma muet, on découvre les rouages élitistes du cinéma américain. Dans une recherche absolue du profit, aux dépens d'une créativité ou d'un message fort, les producteurs – actionnaires de l'audiovisuel – s'arrogent la faisabilité technique d'un projet, mais aussi le cadre artistique dans lequel il doit rentrer.

Beaucoup de conséquences négatives découlent de cette rapacité. Boulevard du crépuscule s'intéresse à la chape de plomb qui pèse sur les artistes, tantôt utiles pour standardiser une production, tantôt jetés à la poubelle lorsque leur registre dévie les tendances, ou que la vieillesse les rattrape.

Malheureusement, ce diagnostic est desservi, en partie, par la grandiloquence de ses personnages, et d'un manque d'inspiration scénaristique dans sa transversalité : une contre-romance, mêlée aux ambitions de succès d'un quidam, se terminant, sur une note de thriller, via spoiler: le crime passionnel
montré en introduction.
Fabios Om
Fabios Om

73 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2024
« Boulevard du Crépuscule  » grand film de Billy Wilder . Il nous narre une histoire sombre et cruel . Le réalisateur Billy Wilder a fait appelle à plusieurs grand nom du cinéma comme le réalisateur Cécile B. De Mille qui jouent donc leurs propre rôle dans ce film pour rendre le film plus authentique et vrai . Le réalisateur Billy Wilder livre avec ce film une véritable critique très sombre sur le monde cruel que peut être le cinéma qui est merveilleux à l’écran mais qui peu être terrible dans les coulisses et nottament sur ses artistes déchu qui ont connu la gloire , qui ont été adulé et qui du jour au lendemain ont vu leurs carrière s’arrêter net comme ses stars du cinéma muet qui ont été jeté par l’industrie du cinéma car il ne correspondaient plus à la tendance du moment celle du cinéma parlant et qu’il étaient désormais juger dépasser et ringard . Et que dire de ce sublime dernier plan, véritable antithèse au surnom de la ville de L.A: ici ce ne sont pas les anges qui trouvent la lumière, mais des spectres qui pensent enfin que leur rêve s'accomplit.
ManoCornuta

371 abonnés 3 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2024
A mi-chemin entre le film noir et la comédie grinçante, ce Boulevard du Crépuscule est avant tout un miroir tendu à la face de Hollywood, critiquant aussi bien la maltraitance des scénaristes que sa mémoire oublieuse. Le personnage de William Holden (impeccablement joué) navigue entre les fantômes de l'ancien Âge d'Or, pris au piège d'une romance improbable dans laquelle Gloria Swanson se pose en amoureuse aux accents démoniaques. Photographie remarquable et sens du symbolisme exacerbé, le film de Billy Wilder s'avère impressionnant de maîtrise formelle.
Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 878 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2024
Un des films les plus cultes du cinéma Hollywoodien ! Sunset Boulevard est mythique, rien que pour la performance XXL de Gloria Swanson, qui incarne à la perfection, cette star déchue. Entre empathie et colère, elle nous fait passer par toutes les émotions. De plus, c est un film qui rend hommage, à sa manière, au cinéma muet ! Un grand film !
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

110 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Boulevard du crépuscule, ou Sunset boulevard dans sa version originale, fait partie des plus grands films de Billy Wilder et probablement l’un des plus connu et reconnu tant de la critique que du grand public. Ce constat est pleinement justifié par les qualités intrinsèques du film : un scénario solide divulgué à travers une narration sans faille maîtrisée de bout en bout, une belle qualité d’interprétation fournie par un casting très homogène, une mise en scène certes sans éclat particulier mais là encore parfaitement maîtrisée et équilibrée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#BC
Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2024
J'ai aimé les mains crochues de Norma, comme si elle voulait s'accrocher à son ancienne carrière jusque dans ses ongles.
J’ai aimé les portes sans serrures.
J’ai adoré la chambre de Norma pleine de fanfreluches.
Le personnage de Joe m'a paru plus fade à côté, qui se laisse attraper par l'argent facile. Mais j'ai aimé qu'il laisse libre la jeune femme du studio.
J'ai aimé l'homme à tout faire Max, à l'accent étranger, un peu énigmatique.
J'ai aimé que la maison de Norma revienne à la vie grâce à l'amour.
J’ai aimé la dernière adresse au "publique dans le noir" de Norma.
Mon moment préféré : quand elle descend son escalier sous le projecteurs, dans son monde qu'elle n'a jamais quitté.
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