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Lucas Bachelier
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4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Un chef-d’œuvre du film noir hollywoodien, mêlant cynisme, tragédie et satire du système hollywoodien. La mise en scène de Billy Wilder est magistrale, et Gloria Swanson livre une performance inoubliable.
Crépusculaire et venimeux, Boulevard du crépuscule dissèque Hollywood avec une cruauté fascinante, comme si l’industrie elle-même contemplait son reflet dans un miroir fissuré. Avec une ironie funèbre, Billy Wilder transforme cette histoire de scénariste déchu en élégie macabre sur les illusions du cinéma. La présence spectrale de Gloria Swanson hante littéralement le film : Norma Desmond n’est plus une star, mais le fantôme démesuré d’un âge d’or incapable d’accepter sa disparition. Face à elle, William Holden incarne un cynisme fatigué, lucide trop tard sur le piège qui se referme. De ce mélange d’humour noir, de tragédie et de lucidité naît un chef-d’œuvre d’une modernité stupéfiante, où Hollywood se met lui-même en scène comme une fabrique de rêves déjà morts.
Entre 3,5 et 4 étoiles. Du vrai, du bon cinéma hollywoodien d’après guerre. Belle navigation entre humour noir, argent, cynisme, nostalgie et roman d'amour. Assez virtuose et intemporel.
Super film assez drôle sur le passage au cinéma parlant et les stars aux ego surdimensionnés. C’est une œuvre au rythme imparfait portée par son casting, sa direction artistique et ses personnages vraiment fascinants et très bien écrits.
Encore une fois Billy Wilder nous propose une histoire pas banale. Il développe la thématique de la déchéance des anciennes gloires du cinéma qui rappelle le très bon film de 1962 de Robert Aldrich "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", mais pas seulement. Les relations pas très morales entre le scénariste, l'actrice et le major d'homme sont surprenantes pour un film de 1950, mais c'est une habitude chez Billy Wilder. Les acteurs sont excellents, en particulier Gloria Swanson, elle même ancienne gloire déchue du cinéma muet. Il n'y a que la voie off et le spoil dès l'introduction que je trouve un peu regrettables, mais c'est des détails parce que le film est remarquable.
En 1950, Wilder critiquait déjà l'industrie carnassière d'Hollywood. Son film conserve sa modernité : logique lucrative, productivisme, clonage filmique, harcèlement, surmenage… Un guêpier géant auquel on pourrait greffer, aujourd'hui, la menace – ou l'ouverture– artistique apportée par l'intelligence artificielle.
D'abord à travers Joe, scénariste en herbe, puis à travers Norma, star déchue du cinéma muet, on découvre les rouages élitistes du cinéma américain. Dans une recherche absolue du profit, aux dépens d'une créativité ou d'un message fort, les producteurs – actionnaires de l'audiovisuel – s'arrogent la faisabilité technique d'un projet, mais aussi le cadre artistique dans lequel il doit rentrer.
Beaucoup de conséquences négatives découlent de cette rapacité. Boulevard du crépuscule s'intéresse à la chape de plomb qui pèse sur les artistes, tantôt utiles pour standardiser une production, tantôt jetés à la poubelle lorsque leur registre dévie les tendances, ou que la vieillesse les rattrape.
Malheureusement, ce diagnostic est desservi, en partie, par la grandiloquence de ses personnages, et d'un manque d'inspiration scénaristique dans sa transversalité : une contre-romance, mêlée aux ambitions de succès d'un quidam, se terminant, sur une note de thriller, via spoiler: le crime passionnel montré en introduction.
« Boulevard du Crépuscule » grand film de Billy Wilder . Il nous narre une histoire sombre et cruel . Le réalisateur Billy Wilder a fait appelle à plusieurs grand nom du cinéma comme le réalisateur Cécile B. De Mille qui jouent donc leurs propre rôle dans ce film pour rendre le film plus authentique et vrai . Le réalisateur Billy Wilder livre avec ce film une véritable critique très sombre sur le monde cruel que peut être le cinéma qui est merveilleux à l’écran mais qui peu être terrible dans les coulisses et nottament sur ses artistes déchu qui ont connu la gloire , qui ont été adulé et qui du jour au lendemain ont vu leurs carrière s’arrêter net comme ses stars du cinéma muet qui ont été jeté par l’industrie du cinéma car il ne correspondaient plus à la tendance du moment celle du cinéma parlant et qu’il étaient désormais juger dépasser et ringard . Et que dire de ce sublime dernier plan, véritable antithèse au surnom de la ville de L.A: ici ce ne sont pas les anges qui trouvent la lumière, mais des spectres qui pensent enfin que leur rêve s'accomplit.
A mi-chemin entre le film noir et la comédie grinçante, ce Boulevard du Crépuscule est avant tout un miroir tendu à la face de Hollywood, critiquant aussi bien la maltraitance des scénaristes que sa mémoire oublieuse. Le personnage de William Holden (impeccablement joué) navigue entre les fantômes de l'ancien Âge d'Or, pris au piège d'une romance improbable dans laquelle Gloria Swanson se pose en amoureuse aux accents démoniaques. Photographie remarquable et sens du symbolisme exacerbé, le film de Billy Wilder s'avère impressionnant de maîtrise formelle.
Un des films les plus cultes du cinéma Hollywoodien ! Sunset Boulevard est mythique, rien que pour la performance XXL de Gloria Swanson, qui incarne à la perfection, cette star déchue. Entre empathie et colère, elle nous fait passer par toutes les émotions. De plus, c est un film qui rend hommage, à sa manière, au cinéma muet ! Un grand film !
Boulevard du crépuscule, ou Sunset boulevard dans sa version originale, fait partie des plus grands films de Billy Wilder et probablement l’un des plus connu et reconnu tant de la critique que du grand public. Ce constat est pleinement justifié par les qualités intrinsèques du film : un scénario solide divulgué à travers une narration sans faille maîtrisée de bout en bout, une belle qualité d’interprétation fournie par un casting très homogène, une mise en scène certes sans éclat particulier mais là encore parfaitement maîtrisée et équilibrée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#BC
J'ai aimé les mains crochues de Norma, comme si elle voulait s'accrocher à son ancienne carrière jusque dans ses ongles. J’ai aimé les portes sans serrures. J’ai adoré la chambre de Norma pleine de fanfreluches. Le personnage de Joe m'a paru plus fade à côté, qui se laisse attraper par l'argent facile. Mais j'ai aimé qu'il laisse libre la jeune femme du studio. J'ai aimé l'homme à tout faire Max, à l'accent étranger, un peu énigmatique. J'ai aimé que la maison de Norma revienne à la vie grâce à l'amour. J’ai aimé la dernière adresse au "publique dans le noir" de Norma. Mon moment préféré : quand elle descend son escalier sous le projecteurs, dans son monde qu'elle n'a jamais quitté.
Une merveille! Boulevard du crépuscule est un film extraordinaire, avant gardiste, mélange de film noir, de drame, de comédie et de description d un univers, ici Hollywood et le star system. Billy Wilder très inspiré dans sa mise en scène met en valeur un scénario nous décrivant avec lucidité et cruauté, le sombre destin d une actrice autrefois star mondiale et tombée dans l oubli car ayant visiblement atteint sa date limite de présentation. L écho que peut encore avoir ce film à ce sujet est un de ses tours de force. Bien interprété, bénéficiant pour ses seconds rôles de plusieurs grandes stars du Hollywood passé je ne lui reprocherai qu un aspect pour le coup vieux jeu sur les relations entre le personnage principale et celui de la jeune scénariste. Un film qui semble annoncer la fin de Hollywood il y a plus de 70 ans et qui montre en même temps qu il se renouvelle sans cesse et laisse dans l oubli ceux qui ne suivent pas le mouvement.
En 1950, Billy Wilder signe un grand classique du septième art. En livrant dès le début du film la clé de l’intrigue, le réalisateur prend un sacré pari. Pourtant, son histoire reste passionnante jusqu’à la fin en raison d’une atmosphère glaçante saupoudrée d’humour noir. La rencontre de ce jeune scénariste ambitieux (William Holden) avec une star déchue du cinéma muet (Gloria Swanson) permet de brosser le portrait de personnages fascinants, modelés par la lâcheté et l’ambition. « Sunset boulevard » constitue à la fois un hommage à Hollywood (l’apparition des figures de cire dont Buster Keaton) mais aussi une critique cynique de cet univers industriel sans pitié. Bref, une œuvre savoureuse.