Boulevard du crépuscule
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259 critiques spectateurs

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Nicolas
Nicolas

1 abonné 92 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2026
J’ai regardé Boulevard du crépuscule parce qu’il s’agit d’un grand classique du cinéma qui m’avait également été recommandé.

Pourtant, contrairement à 12 Hommes en colère, un autre film en noir et blanc auquel j’avais vraiment accroché, celui-ci m’a laissé perplexe.

L’histoire est intéressante et j’imagine que, pour l’époque, le jeu des acteurs était remarquable. Le film possède certainement de grandes qualités qui expliquent sa réputation et sa place dans l’histoire du cinéma.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à être véritablement

embarqué. Je ne me suis pas ennuyé à proprement parler, mais je me suis plutôt laissé porter par le film, en attendant ce fameux moment où j’allais comprendre ce qui le rendait si exceptionnel.

Au final, je comprends qu’il puisse être considéré comme un classique, mais il n’aura malheureusement pas produit sur moi l’effet escompté. Comme quoi, même les films les plus réputés ne font pas forcément mouche auprès de tout le monde.

ma note : 13/20
CrystalEagle
CrystalEagle

6 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2026
Hollywood aime se filmer en train de rêver mais déteste qu'on la surprenne en train de compter ses morts. Rien ici ne sonne fabriqué, tant le film troue son propre vernis de fiction. Gloria Swanson incarne une actrice déchue du muet qu'elle a réellement été, éclipsée seize ans avant ce rôle qui la renvoie presque cruellement à son reflet. Erich von Stroheim joue le majordome d'une femme qu'il a réellement dirigée et épousée à l'écran, dans une autre vie de pellicule. Peu de films ont poussé aussi loin ce vertige entre l'acteur et le rôle, et c'est cette porosité qui donne au récit une gravité que la satire seule n'aurait jamais atteinte.

Hollywood n'aime ses enfants que le temps qu'ils rapportent, avant de les oublier vivants, et ici l'usine à rêves montre enfin ses rebuts, dont Norma reste le plus somptueux. Wilder distille ce venin comme un mythe d'Icare étiré sur des décennies, où l'on continue de voler vers le soleil même quand la cire fond, par pur déni. Norma Desmond dépasse la caricature, adorée sans mesure hier, jetée sans ménagement aujourd'hui, sans qu'aucun filet n'existe pour amortir la chute. Sa réplique la plus célèbre résume tout : ce ne sont pas les stars qui ont rétréci, ce sont les films devenus trop petits pour elles. Joe veut exister dans un monde qui n'a plus besoin de lui, Norma veut y revenir dans un monde qui l'a déjà remplacée, et tous deux courent vers la même lumière depuis deux directions opposées, jusqu'à ce que le temps, qui ne pardonne rien, les rattrape.

Le scénario prévient dès la première image qu'aucune fuite vers un happy end n'est possible, et le procédé du mort narrant sa propre histoire, révolutionnaire à l'époque, se lit aujourd'hui comme une évidence bien écrite plutôt qu'un coup de génie. Le rythme traîne par endroits, la voix off est un peu trop bavarde, et la romance annexe entre Joe et Betty Schaefer reste bâclée. Mais la mise en scène rattrape tout, Wilder bâtit un piège architectural dans l'esprit du manoir vivant de Rebecca chez Hitchcock, où le salon de Norma ressemble davantage à une tombe qu'à une pièce habitée. Ce décor, entre manoir en ruine et mausolée personnel, vibre sous la musique de Franz Waxman, un tango lancinant qui bascule dans la dissonance dès que la folie affleure. J'ai vraiment aimé la descente du grand escalier final qui reste le sommet visuel et émotionnel du film, l'instant où le piège se referme enfin.

Le jeu de Swanson paraît d'abord excessif, avant qu'on comprenne que cette démesure est précisément ce qui rend la folie de Norma crédible. William Holden, souvent éclipsé par elle dans les discussions, porte lui tout le poids d'un cynisme fatigué et d'une lâcheté assumée, faute de mieux. L'émotion la plus pure vient pourtant de von Stroheim, performance trop sous-estimée, dans la peau d'un Max qui écrit lui-même les fausses lettres de fans pour maintenir en vie l'illusion de celle qu'il aime en silence. Je retiens un huis clos magnifique, une plongée dans le miroir brisé d'Hollywood ; quelques longueurs le retiennent au seuil du chef-d'œuvre absolu, mais ce qu'il dit du prix que la célébrité fait payer à un esprit n'a rien perdu de sa force. Depuis Norma Desmond, rien n'a été résolu, tout a été démultiplié par les réseaux sociaux. Aujourd'hui, elle serait sans doute toujours devant son smartphone, persuadée que les projecteurs sont pour elle.
cloviiiiiiiiiistr
cloviiiiiiiiiistr

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2026
Un film qui me paraissait être grandiose pour ses critiques et son appréciation pour les cinéphiles, l'histoire est plutôt intrigante au long du film, je ne me suis pas ennuyé du tout. Mais je ne m'y suis absolument pas connecté émotionnellement, c'est juste là. Car d'après moi l'acting a l'ancienne est cohérent au personnage de Gloria Swanson, mais pour le reste du casting cela empêche toute émotion, ni empathie ni tristesse ni peur. De plus je ne l'ai pas trouvé révolutionnaire pour l'époque du tout ce qui me fait me questionner sur sa survie aux yeux du publique au fil des décennies, là où un Citizen Kane m'a bel et bien ébloui (Absolument aucun "Wow c'est dingue ce qu'ils ont réussi à faire pour cette époque !")
Dora M.
Dora M.

81 abonnés 548 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2026
Joe (William Holden), scénariste fauché, tombe un jour par hasard sur la maison de Norma Desmond (Glora Swanson), ancienne actrice du muet qui vit avec son majordome dans le souvenir de sa gloire passée. Il s’installe chez elle pour travailler sur le scénario qu’elle a écrit et qui, elle l’espère, pourra la faire revenir au sommet.
L’histoire est très originale et osée sur le cinéma et son fonctionnement. Le mode de narration est très immersif, on est de suite dans l’ambiance. Les acteurs sont parfaits dans ces personnages aux fortes personnalités. On est tenu en haleine, c’est beau et moderne niveau image.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 303 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Un film indémodable. La chute d'une actrice du cinéma muet qui ne s'adapte pas à ce nouveau cinéma. Un réalisateur Orson Welles qui conduit ce film de mains de maître. Des actrices et acteurs incarnés monumentaux par leurs prestations. On suit avec délectation ce film en forme d'entennoir qui conduit à une impasse à une mort certaine. A voir pour les cinéphiles et les non cinéphiles pour cette beauté du Cinéma.
Martin P
Martin P

11 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Billy Wilder est sans doute le plus grand cinéaste de comédie intelligente et populaire et pourtant il s'est aussi illustré dans des films dramatiques et narrativement impressionnant comme ce célèbre Boulevard du crépuscule. Un film à voir et à étudier. Comme toute l'œuvre de Billy Wilder.
jldee
jldee

10 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2026
UN CLASSIQUE DU CINÉMA.
Toujours aussi captivant, une réalisation et des acteurs à leur TOP à voir et revoir
Alain D.

752 abonnés 3 451 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film sur le cinéma, coécrit et magistralement mis en scène par Billy Wilder.
Joe Gillis, scénariste dans le besoin, arrive par hasard chez Norma Desmond, la grande star du muet qui a tourné il y a 20 ans avec Cecil B. DeMille. Elle va l'héberger et lui demander de l'aider à finaliser le scénario de son prochain film.
Ce Drame Romantique est magnifiquement interprété par les acteurs de grand talent que sont William Holden dans rôle du scénariste, Gloria Swanson dans celui de Norma Desmond et Erich Von Stroheim le majordome de Norma.
Armand Hennon
Armand Hennon

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2026
Revu en version restaurée sur grand écran. Le choc est toujours là . Ce film est envoûtant , sa distribution prodigieuse et sa mise en scène sont parfaits. William Holden fut vraiment un acteur puissant et sensible à la fois. Le personnage de Stroheim est déchirant et Swanson une Norma Desmond grandiose. Plusieurs scènes d'anthologie comme le retour de Norma aux studios Paramount et le final époustouflant. L'intimité étouffante des personnages et les états d'âme de Joe (Holden) en font le plus grand film de Wilder. Pour les fans de ce film et de Wilder il faut évidemment voir Fedora (1978),qui est en est une sorte de prolongement. Et lire le roman de Jonathan Coe "Billy Wilder et moi"
golum2310
golum2310

16 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2025
Un classique ayant à la fois le charme du suranné et d'une modernité bluffante. Un jeu de dupe malsain, dont la fin tragique est connue d'avance. Une dissection du Hollywood des 50' déguisée en film noir, ancré dans la réalité de son temps. Sunset Boulevard joue avec la réalité, faisant revenir les étoiles palies du cinéma muet dans leur propre rôle, et faisant de Gloria Swanson un nom qui marquera Hollywood à jamais.
Albertb
Albertb

19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2025
Boulevard du crépuscule, réalisé par Billy Wilder en 1950, est un chef-d’oeuvre intemporel du cinéma noir. Le film met en scène William Holden dans le rôle de Joe Gillis, un scénariste sans le sou, qui trouve refuge chez Norma Desmond, une ancienne star du cinéma muet recluse dans sa somptueuse villa de Beverly Hills. Norma, fascinée par sa propre gloire passée, rêve d’un retour à l’écran, et Joe se retrouve pris dans le tourbillon de ses illusions.

Ce qui rend ce film inoubliable, c’est avant tout la performance magistrale de Gloria Swanson. Norma Desmond est à la fois tragique et fascinante : fragile, démesurée, presque folle, elle incarne à la perfection la solitude et la déchéance d’une star oubliée. Le scénario mêle habilement tension dramatique et humour noir, avec des dialogues cyniques qui soulignent la cruauté du monde hollywoodien, mais aussi son charme théâtral.

La mise en scène et la photographie sont elles aussi exceptionnelles. Wilder joue avec les ombres et les lumières, les décors imposants et les cadrages dramatiques pour créer une atmosphère unique, à la fois réaliste et magnifiquement stylisée. La musique de Franz Waxman renforce l’émotion, soulignant le tragique de la situation tout en accentuant la théâtralité du récit.

Mais Boulevard du crépuscule ne se limite pas à une belle esthétique : c’est une critique intemporelle d’Hollywood, où le glamour cache souvent la solitude et la vanité du succès. Le film explore la mémoire, le temps qui passe et la désillusion du rêve hollywoodien, des thèmes qui résonnent encore aujourd’hui.

En somme, Boulevard du crépuscule est un incontournable. Que vous découvriez le cinéma classique ou que vous soyez un cinéphile averti, ce film vous captivera par sa puissance dramatique, son humour noir et ses personnages inoubliables. Ce film grandiose est une expérience cinématographique qui touche profondément, fait réfléchir et marque durablement.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2025
Il était temps de s'intéresser à une oeuvre unique du 7eme art, j'ai nommé "Sunset Boulevard" de l'incroyable Billy Wilder.

Tout d'abord j'avais conscience de sa réputation et de son adoration, je m'attendais donc à quelque chose de spécial, ajouté à cela m'on adoration de deux de ses autres oeuvres ; "La Garconnière", "Poison".

Cependant je ne peux pas dire que ce film m'ai particulièrement fait de l'effet, certes comme toujours dans les films de Billy, la morale et le message est fort et puissant. Hélas, avec ce film je n'ai réussi à ressentir ces messages, ces émotions de la même intensité qu'avec ces autres oeuvres. Je trouve que le film est finalement relativement long, on attend la fin avec impatience et pourtant elle m'a déçu, un simple meurtre passionnel. J'aime les films où la fin me secoue, m'intrigue, m'interroge, or ici je m'attendais à une fin et je l'ai eu. En bref ce film est beau et réussi notamment grâce aux acteurs William Holden et Gloria Swanson mais j'ai du mal a trouver une perfection ou une particularité.
Ricco92
Ricco92

297 abonnés 2 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2025
Hollywood est une usine à rêve mais également une industrie d’une grande cruauté. Le passage du muet au parlant en a été l’exemple le plus flagrant. Billy Wilder, ayant débuté sa carrière lors de ce moment marquant de l’Histoire du cinéma (certes en Allemagne), a dû être marqué par cette constatation. C’est donc avec une certaine connaissance de son sujet qu’il peut traiter un film comme Boulevard du crépuscule puisque celui-ci parle d’une star du muet déchue à cause du parlant.
C’est donc avec une sincérité très visible qu’il traite cette fiction (jouant avec des codes (comme la voix-off ou le flashback) issus du film noir, un genre dans lequel Wilder avait excellé avec Assurance sur la mort, même si l’intrigue est loin d’appartenir à, ce registre) s’inspirant grandement de la réalité. En effet, il choisit d’offrir le rôle de l’actrice oubliée à une véritable ancienne vedette de cette époque : Gloria Swanson qui offre une composition extraordinaire de sincérité. Celle-ci avait été révélée par Cecil B. De Mille. Qu’à cela ne tienne : Wilder choisit d’appeler ce dernier pour jouer son propre rôle et en faire pour le personnage de Norma Desmond l’équivalent de ce qu’il a pu être dans la réalité pour Swanson. De même, il choisit de prendre dans le rôle du majordome de l’ex-gloire spoiler: (qui se révélera être le premier mari et ancien réalisateur de cette dernière)
rien moins qu’Erich von Stroheim dont la marquante carrière de cinéaste s’écroulera avec le passage au parlant et surtout à cause du tournage chaotique de La Reine Kelly interprétée par… Gloria Swanson ! Si cela n’était pas suffisant, Wilder offre également de brèves apparitions dans leurs propres rôles à la journaliste Hedda Hopper, aux pianistes Ray Evans et Jay Livingston et surtout aux anciennes stars du muets . Warner, Anna Q. Nilsson et le grand Buster Keaton.
Il est dès lors clair que Billy Wilder jette un regard désabusé sur Hollywood, la célébrité et son aspect éphémère. L’usine à rêve est représentée comme un lieu rempli d’individus près à tout pour réussir quitte à être sans pitié ou à renoncer à leur dignité spoiler: (Joe acceptant de servir Norma et de lui faire croire qu’il l’aime uniquement pour devenir riche)
. Et quand ce succès est terminé, ceux-ci ne l’acceptent jamais spoiler: (Norma disant qu’elle est toujours grande et que c’est le cinéma qui est devenu petit ou repoussant, dans la séquence du studio de tournage, le micro passant à côté d’elle pour signifier son rejet du cinéma parlant qui lui a coûté sa gloire)
.
Wilder et ses coscénaristes Charles Brackett et . Marshman Jr. livrent une intrigue passionnante de bout en bout et se permettent même de s’offrir une audace narrative très amusante puisqu’on sait dès le départ que le film est un flashback raconté par… un mort !
Si on ajoute à cela une sublime photographie en noir et blanc de John F. Seitz, des costumes signés Edith Head et une musique composée par Franz Waxman spoiler: (à l’intérieur de laquelle détail ironique pour les francophones, on entend des musiciens jouer Ce n’est qu’un au revoir quand Joe comprend qu’il ne pourra pas quitter Norma)
, on comprend que Boulevard du crépuscule touche à l’excellence dans tous les domaines. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que le film ait marqué les générations de cinéastes suivantes (David Lynch, grand fan, nommera son personnage dans Twin Peaks Gordon Cole en y reprenant celui d’un personnage secondaire).
Ainsi, Boulevard du crépuscule est clairement un des plus grands films traitant d’Hollywood et une œuvre incontournable du cinéma.
pierrre s.

571 abonnés 3 448 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2025
Sorte de tragédie moderne où l'on suit les déboires d'une ancienne gloire du muet jusqu'à sa chute devenue inévitable. Pas si incroyable que ça finalement.
Kouto
Kouto

35 abonnés 4 845 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2025
Grand classique du cinéma « Sunset Boulevard » est un chef-d’œuvre d’une part pour l’audace narrative et la qualité de l’interprétation dont il fait preuve mais surtout d’autre part pour sa capacité à exposer la chute d’un cinéma et sa cruauté pour ceux incapables de s’acclimater aux changements. Cynique pour ne pas dire cruel le film de Billy Wilder atteint des sommets dans la qualité de ses dialogues et un sens du cadrage remarquable.
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