Si l'on s'en tient à son unique qualité cinématographique, on peut à coup sûr estimer que "Les sept mercenaires" occupe une place flatteuse dans toutes les anthologies du western qui le citent systématiquement comme une référence. Cette aura tient sans doute plus au succès phénoménal du film et au pont qu'avec Sam Peckinpah et Robert Aldrich, John Sturges tend entre le western classique des grands anciens (Walsh, Ford, Hawks, Mann, Daves ou Boetticher) et le western spaghetti de Sergio Leone et de ses nombreuses émules. La légende qui l'accompagne désormais entretenue par deux suites et de nombreuses diffusions télévisées, continue de nourrir le mythe. Vaguement inspiré du film d'Akira Kurosawa, "Les sept samouraïs" (1954), lui-même né de l'admiration de maitre japonais pour les westerns de John Ford, le film a connu une production assez mouvementée, parsemée de déchirements autour de la paternité du projet et de la distribution des rôles. Si un temps Anthony Quinn, Clark Gable, Stewart Granger, Glenn Ford ou Anthony Franciosa ont été envisagés pour le rôle principal c'est Yul Brynner devant initialement diriger le film qui sera choisi. John Sturges déjà rodé au western arrivera sur le projet après que Martin Ritt a jeté l'éponge, décrochant par là même le titre de producteur aux côtés de Walter Mirisch. La présence roborative des sept mercenaires et d'un méchant caricatural de choix (Eli Wallach) pour se démarquer du film de Kurosawa, permet de réunir autour de Brynner star confirmée, toute une pléiade de jeunes pousses qui vont se faire connaître grâce au film après s'être "tiré la bourre" sur le tournage. On sait notamment que Steve Mac Queen fera tout pour voler un maximum de plans à Yul Brynner comme le confirme les gesticulations du héros ambitieux de la série "Au nom de la loi" en arrière plan de l'acteur chauve qui prit assez mal la chose. Le scénario écrit à trois mains (William Roberts, Walter Newman, Walter Bernstein) montre aujourd'hui ses faiblesses narratives et ses carences quant à l'approche psychologique des personnages dont les dialogues sont aussi pauvres qu'ils sont rares. Chacun enfermé dans un stéréotype semble jouer sa partition de son côté comme si John Sturges tout à son rôle de producteur n'avait pas vraiment voulu prêter attention à la directeur d'acteurs. La fluidité narrative ajoutée à quelques incohérences scénaristiques n'est donc pas au rendez-vous. Comment expliquer alors le succès du film à sa sortie et son aura encore bien réelle alors que les critiques en ont depuis longtemps exposé les faiblesses ? Sans doute parce que dans les années 60 le public du western était en partie composé d'enfants de sexe masculin. Et il faut bien admettre que si le jeu hiératique des Coburn, MacQueen, Bronson ou Brynner peut paraitre outré et sans nuances à un public adulte, il en va tout autrement pour de jeunes garçons qui n'ont qu'une hâte de rejoindre leur copains à la fin du film pour reproduire certaines des scènes de bravoure. C'est sans aucun doute ce qui peut rendre "Les sept mercenaires" sympathique si l'on veut bien le regarder avec un brin de nostalgie. Le film tire alors paradoxalement toute sa force de ses faiblesses. Toujours dans l'esprit de cette vision enfantine, on peut se féliciter de la morale pacifiste prônée par Sturges qui souligne via chacun des sept mercenaires la vacuité de cette vie sans attache passée à tuer des hommes pour de l'argent qui vous oblige rapidement à toujours regarder derrière vous si un jeune ambitieux n'en veut pas à votre réputation (personnage interprété par Robert Vaughn très symptomatique à ce sujet). Pas certain que de nos jours tant de précautions soient prises par les scénaristes dans les films à effets spéciaux qui visent essentiellement le public préadolescent. "Les sept mercenaires" occupe donc une place bien à part qui lui a permis à une période où le western se mourrait à Hollywood d'offrir une synthèse à grand spectacle, certes un peu grossière et naïve mais aussi très rafraîchissante de tout ce qui avait pu ravir les spectateurs des petits westerns de série B des années 30 à 50.
Un western indémodable de l ' époque où ça passait le dimanche soir à la télé et qu' on se glissait dans le couloir pour voir le film en douce puisqu on avait pas le droit de rester tard devant le film ...il y avait école le lendemain . Yul Bruyner et Steeve Mc Queen en vengeurs aux grands coeurs ....une musique d ' antologie qui reste dans la tête. C ' était vraiment bien !
"Les sept mercenaires" est un western culte qui tiendra la route aussi bien sur le fond que sur la forme. "Les sept mercenaires" agit comme remake à la sauce US du film "Les sept samouraïs", et ne manquera pas de se faire remarquer par son scénario, sa réalisation et son casting, pour en faire un western à retenir. Un digne et remarquable combat orchestré par les talentueux McQueen, Brynner, Bronson & Buchholz.
Les Sept Mercenaires est un très bon remake. Les Sept Samouraïs (d'Akira Kurosawa) était très bien, et il faut admettre que ce western ne souffre pas du tout de la comparaison avec l'original. L'histoire est simple et efficace. Après, il faut admettre qu'une fois le travail de retranscription de l'univers des samouraïs vers celui des cow-boys, le film suit exactement le même fil narratif (à la virgule près) que le film japonais. Le scénario est un peu fainéant sur ce plan-là. Les scènes de fusillades sont brillamment réalisées, pleine de tension et d'action. Les personnages sont très sympathiques, et le film réussit le pari (pourtant très difficile) de rendre chacun des sept mercenaires et le vilain du film (Calvera) très intéressant, chacun des personnages ayant au moins un trait de personnalité marquant ainsi qu'une relation particulière avec le village et ses habitants. Le film bénéficie d'un casting cinq étoiles : Yul Brynner, Eli Wallach, Steve McQueen, Charles Bronson, James Coburn, …. Il n'y a aucune erreurs dans le casting. La bande originale d'Elmer Bernstein est pas mal. Un classique du western qui mérite son statut de classique.
Remake exceptionnel des 7 samouraïs, le chef-d’œuvre d'Akira Kurosawa. Les acteurs sont fantastiques, la musique jubilatoire, le scénario parfait, les dialogues percutants. Attention film culte !
Avec un argument légèrement inspiré des Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa (des mercenaires au service de paysans à la merci de pillards), Les Sept Mercenaires est un western splendide, cocktail réjouissant d'humour, d'émotion, d'action et de mythologie. Une mythologie qui est notamment due à une pléiade d'acteurs légendaires. John Sturges, après avoir notamment dirigé Spencer Tracy, Robert Taylor, Burt Lancester ou encore Kirk Douglas, confirme donc son sens aigu du casting, en rassemblant ici Yul Brynner, mythique de pied en cap avec son crâne chauve et son regard d'airain; Steve Mac Queen dans un rôle joyeusement décalé (alignant les répliques déjantées: "C'est la première fois que je monte dans un corbillard avec un revolver", "Un jour, j'ai croisé un type qui s'était couché tout nu dans un cactus. Je lui ai demandé pourquoi il avait fait ça. Il m'a répondu que l'idée l'avait tenté"); Charles Bronson avec sa gueule inimitable; James Coburn dans le rôle d'un virtuose du lancer de couteau parcimonieux en paroles; Eli Wallach, la Brute chez Leone, qui se révèle une fois de plus irrésistible dans le rôle d'un méchant; ou encore Horst Buchholz, le "James Dean allemand", qui impose ici sa fougue et son impulsivité (il veut à tout prix être l'égal de ses maîtres - Chris, Vin, Britt, et les autres; il joue au toreador avec un taureau sur les bords d'un rivage; ou bien réprimande les paysans peureux à l'arrivée des mercenaires pour imposer son autorité)...
Plus encore que les westerns de Sergio Leone; qui malgré leur indéniable virtuosité font preuve d'une certaine froideur qui éloigne le spectateur des personnages et de l'histoire; ce Magnificent Seven de John Sturges se révèle plein de chaleur, de relief, de coloris. Sans temps morts, avec humanité (le mercenaire joué par Charles Bronson qui dit à un paysan auquel il a pour charge d'apprendre le tir au fusil que c'est comme "traire une vache" ), et une morale au bout néanmoins dénuée de tout pathos ("Seuls les fermiers ont gagnés. Nous on perd toujours."); le film oscille efficacement entre charme (répliques déjantées; capital attractif; sens du pittoresque et de la couleur locale dans la restitution d'une fête de village costumée; amourette entre Chico et une jeune mexicaine, Petra) et mythe (ces 7 mercenaires totalement légendaires; Yul Brynner/Chris qui reste totalement impassible pendant plusieurs minutes, alors que Chico/ Horst Buchholz agite son revolver devant lui, avec énervement; parfait timing des scènes)... Pour moi, le plus beau des westerns.
Un vieux classique qui reste techniquement un modèle du genre ! Plusieurs vedettes d'antan attrayantes, du style et des règlements de comptes pas déshonorants malgré le coup de vieux. En fait, le vrai problème du film (outre son coup de vieux et son scénario pas assez travaillé) reste sa niaiserie qui rend le film trop naïf malgré le sérieux du sujet. Bref un western davantage adapté pour un jeune public que pour des adultes ! Une légende un peu exagérée mais pas volée !
Fortement inspiré des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, Les Sept Mercenaires est un western réalisé par John Sturges (La grande évasion, Joe Kidd) racontant l’histoire de paysans mexicains malmenés par une bande de pilleurs, allant chercher de l’aide aux États-Unis auprès d’une fine gâchette avec laquelle ils vont recruter six autres mercenaires ayant chacun leur propre sens de l’honneur. Ils sont menés par Yul Brynner (Les dix commandements, Le retour des Sept), accompagné de Steve McQueen (Au nom de la loi, La grande évasion, Papillon) qui signe ici son premier film d’importance. On trouve également le jeune Horst Buchholz (La vie est belle), Charles Bronson (La grande évasion, Il était une fois dans l’Ouest), Robert Vaughn (Superman III, Renegade), James Coburn (Il était une fois la Révolution, Pat Garrett et Billy le Kid) et Brad Dexter. Les fauteurs de trouble sont dirigés par un certain Calvera, interprété par Eli Wallach, surtout connu pour ses rôles dans La conquête de l’ouest, mais surtout Le bon, la brute et le truand, et accessoirement Mr. Freeze dans la série Batman.
Rythmé avec peu de scènes d’action comme de nombreux films des années 1960, le film s’en sort grâce à des acteurs charismatiques, une superbe musique d’introduction, des scènes marquantes comme celle où James Coburn lance son couteau et des réflexions intéressantes, comme la bravoure qui selon Charles Bronson revient davantage aux paysans qui travaillent physiquement tous les jours sans savoir si ça en vaut la peine, plutôt qu’aux mercenaires qui ne savent que se servir de leurs armes, sans famille à nourrir. Le film comporte cependant pas mal de longueurs, la faute à un rythme vieillissant et à trop peu d’action dans l’ensemble. Calvera se fait d’ailleurs avoir un peu trop facilement, alors qu’il les tenait à sa merci juste avant. Un bon classique qui connaîtra trois suites, et un remake très réussi de nombreuses années après.
Considéré souvent comme un chef-d’œuvre du genre, je n’ai pourtant pas été outre mesure enthousiasmé par ce western très propre, mais pas irréprochable ! C’est évident, le casting a énormément joué dans la célébrité du film ! Dur de réunir davantage de stars de toutes générations d’ailleurs, avec Horst Buchholz, vraiment très à l’aise, Eli Wallach, et en accumulant les légendaires Brynner, McQueen, Bronson, Coburn, Vaughn…Casting incroyable, pas forcément exploité de façon égale (Vaughn par exemple parait clairement sous-utilisé), mais qui s’avère une attraction à lui tout seul ! Brynner est vraiment très bon, épaulé par un McQueen plutôt à l’aise lui aussi, tandis que Bronson séduit dans un rôle de cow-boy gentiment bourru ! Reste que celui qui m’a le plus séduit, c’est Eli Wallach, qui campe un méchant légendaire. L’introduction est un moment anthologique auquel il apporte toute la qualité de son jeu ! Doté d’un solide casting, les 7 mercenaires proposent une histoire simple et carrée. Des méchants, un village de paysan, une défense nécessaire emmenée par 7 mercenaires qui ont tous plus ou moins des raisons pécuniaires d’être là ! A mon sens j’ai été un peu déçu de voir un film assez artificiel. Ok c’est divertissant, surtout d’ailleurs grâce à une petite pointe d’humour bienvenue, il y a des scènes fortes… mais aussi des facilités ! Je suis désolé mais le passage des discussions qui s’enchainent entre les mercenaires et divers villageois casse le rythme et c’est très artificiel ! Pareil, sans dévoiler la fin mais il y a une succession de trucs improbables alors qu’il aurait été tellement plus simple d’exploiter toute la longueur de l’épilogue pour distribuer un poil plus judicieusement les moments forts de la conclusion ! Du coup les 7 mercenaires recèle des moments plutôt lourds, que je ne caractériserai pas de désagréables, car on sent des dialogues bien écrits, mais qui affadissent à l’évidence le déroulé du film. La réalisation est signée d’un performant John Sturges, qui fait le boulot. Les 7 mercenaires n’impressionnent pas spécialement, mais c’est du western solidement emballé. De l’action propre, des décors convaincants, des paysages corrects, il n’y a rien d’exceptionnel, mais c’est soigné, performant, et efficace ! On reste loin du western magnifique à la André de Toth ou à la Fritz Lang, avec une photographie technicolor hypnotisante et des paysages incroyables, par contre on gagne en authenticité, dans un style qui, par moment, m’a rappelé le western spaghetti. A souligner une bande son de qualité en revanche, bienvenue pour rythmer les scènes d’action notamment ! Les 7 mercenaires n’est donc pas une légende du western, du moins à mon sens ! C’est du western efficace et bien huilé mais à la narration lourde, parfois artificielle avec un côté trop fabriqué. Finalement, sans le défendre puisque ne l’ayant pas vu, peut-être que le remake de Fuqua apportera ces éléments manquants, parvenant à mêler de façon plus attractive la profondeur des personnages au plaisir de l’action.
Ce film d'anthologie revu en 2016, n'a pas pris une ride. Tous les ingrédients du bon western y sont rassemblés : des bons aux motivations diverses et des méchants. Servi par une pléiade d'acteurs célèbres, les défenseurs du pauvre viendront à bout, au prix de leur sang des sanguinaires pillards qui ont mis un village mexicain en coupe réglée. Un vrai plaisir de revoir Yul Brynner et Steeve Mac Quenn
Je n'ai pas vu les 7 samouraïs mais je dois dire que les 7 mercenaires tiré de ce film est plutôt très bien réussi. D’emblée dès le début, on assiste à un générique typiquement western mais c'est surtout cette musique qui nous enchante. Ensuite on nous projette directement au premier combat avec cette arrivée fracassante des bandits dans ce villages mexicains et qui sèment la terreur aux villageois en les pillant. Dirigé d'une mains de fer par le fameux Calvera, spoiler: cette scène se traduira déjà par la mort d'un villageois . Excédés, la habitants demande de l'aide à un certains Chris. Lui même va recruter 6 six hommes et les dirigera pour tenter de régner l’ordre dans ce village.
J'ai beaucoup aimé le recrutement dans ce bar et leur tactique contre ces apaches, plutôt intelligent. Un beau décor, une belle mise en scène Mexicaine, un cadrage sur les personnages superbe et une musique qui nous transporte.
Des acteurs sublimes et à belles tronches qui nous déçoivent pas. Horst Buccholtz, le gamin qui joue parfaitement son rôle et apporte une bonne dose d'humour au film ou encore Yul Brynner qui dirige droitement son équipe excepté Robert Vaughn que je n'ai pas trouvé trop concluant dans son rôle. Des scènes mémorables spoiler: comme celle du tir à longue porté de Vin et qui selon lui n'est pas son meilleur tir et il voulait visé le cheval ou encore celle ou les hommes se battent avec des chaises, des fous rires assurés. Les courses folles et les combats sont nombreux aussi, bref pas mal d'action et de violence malgré des moments un peu surjoué mais qui reste excellents.
La fin de la bataille fini tragiquement pour beaucoup d'entre eux mais elle restait prévisible quand à la scène finale des retrouvaille entre le gamin et cette femme conclue par une touche sentimentale et poétique au film.
Une superbe adaptation des "7 samouraïs" dans le contexte du Mexique au temps des pistoleros. Les séquences sont amenées avec beaucoup d'intelligence et si les dialogues ou bien l'action semblent s'étirer en longueur pour les speedés aux CGI, ils apportent à l'histoire et aux personnages une solidité et une consistance étonnantes. Quand on regarde de près la distribution on en reste sur les fesses, une telle brochette de vedettes ne pouvaient que réussir dans un tel film dirigé par un John Sturges au plus haut de sa forme. Un classique parmi les grands westerns du genre..
J'en gardais un bien meilleur souvenir... C'est lent, c'est bourré de longueurs amères, il y a très peu d'action et de dialogues mémorables... Seule la scène d'ouverture avec le cimetière est à retenir.
J'adore ce western, un grand film, une musique enivrante et quels acteurs. Je l'ai regardé en 2016 avec mon fils qui a adoré, un signe que ça n'a pas vieillit.
« Les 7 mercenaires » est un western ultra classique, impeccablement réalisé en 1961 par le grand John Sturges (« La grande évasion », « Règlement de comptes à OK Corral » etc...). En fin spécialiste du genre, il choisit quelques-uns des plus grands acteurs de l'époque pour incarner ses personnages principaux. Ainsi des noms comme Yul Brynner, Charles Bronson, Steve McQueen ou encore James Coburn figurent à l'affiche de son film ce qui suffit déjà à en faire un événement. L'histoire, adaptée des célèbres « 7 samouraïs » de Kurosawa, raconte comment quelques professionnels de la gâchette décident de venir en aide à un village Mexicain tombé sous la coupe d'un petit dictateur régional. Le concept est simple et a déjà été utilisé maintes fois dans l'histoire du western : Les gentils sont retranchés et doivent résister aux assauts répétés des méchants, très supérieurs en nombre et bien décidés à tuer tout le monde. Aucune surprise donc, en ce qui concerne le scénario. Pour autant, rares sont les films de l'époque qui proposent des scènes de combat d'une telle violence et d'une telle qualité. Le résultat est très immersif et on prend vite fait et cause pour les pauvres assiégés. Évidemment, il serait vain de cacher que les gentils gagnent à la fin... Les codes du western se doivent d'être respectés et celui-ci s'inscrit largement parmi les meilleurs du genre.