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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2015
Les bas- fonds de Londres vus par un réalisateur inspiré. Des dialogues, des vrais et une interprétation magistrale de David Thewlis. Une vraie bonne surprise à savourer dans la langue de Shakespeare pour prendre toute la mesure du talent de Thewlis.
Ce film est selon moi d'une puissance rare, il distille un spleen constructif et réfléchi. Je ne comprends pas pourquoi il est si méconnu, peut être est-ce sa cruauté rebutante qui a forgée son désintérêt. Il doit être abordé comme un récit fabulé (dans l'antichambre des stéréotypes), où la marginalité déviante des protagonistes n'est que le support d'une critique de société individualiste et ostracisante.
Un scénario un peu déjanté à l'image du personnage de Johnny (interpréter magistralement par un David Thewlis au meilleur de sa forme). Johnny erre dans les rues, se cherche un but dans la vie, tente de comprendre pourquoi il se lève tous les matins et finalement il s'autodétruit et donne à ceux qu'il rencontre un sens à leurs vies tout en restant lui-même malheureux, à côté de la plaque... C'est un très beau scènario et une histoire originale comme Mike Leigh les aime.
Magnifique ! Je conseille a tous de le voire en v.o car la v.f est assez lamentable. A noter, l' apparition de spud de trainspotting au milieu du film dans un role de déjanté écossais (comme quoi). Un beau film qui reflete l' incompréhension entre les humains, les amours sans suite, et les désillusions, et le temps qui passe, etc,etc,etc...
Terrible déception que ce film glauque, sordide gratuitement, pour moi qui avait tellement apprécié « Secrets & Lies », sa finesse , sa justesse et sa sensibilité, film anglais majeur. Ici on est dans du lourd : un zonard, un peu dingo, on ne sait pas pourquoi, qui débarque à Londres , pour retrouver une ex copine ,dans des bas-fonds sordides , des drogués , des zonards . Le héros est un peu dérangé, quelques relations sexuelles hard , mi-SM, des filles paumées. La rencontre avec un vielleur de nuit qui le recueille, du blablabla , du verbiage sur l’évolution des espèces et l’univers, long, prétentieux et ridicule . L’image est noire, crade, sale à l’image du scénario. Mais on se demande surtout tout cela pourquoi ? Une charge contre le capitalisme, bof, très lourd et on ne voit pas en quoi le héros , un peu frapadingue , serait un justicier social. Une scène avec une sorte de Yuppie , qui n’a rien à voir avec le scénario viendra agressée la copine de Zonard, scène gratuite , violente , presque insoutenable, grotesque . Quel sens ?. Une chronique glauque et bien triste .
Un des sommets de la filmographie de Leigh, dont un des mérites est de suivre sans le juger un personnage souvent toxique, parfois attachant, d'un nihilisme assumé. C'est dans les pores de cet être complexe que le cinéma de l'auteur britannique trouve matière à déployer son humanisme discret, au contact de femmes plus ou moins fortes qui persistent à tracer leur route, aussi sinueuse soit-elle. A ce titre, le personnage de Louise représente l'héroïne leighienne par excellence : résiliente et persévérante, généreuse et déterminée, elle garde espoir et nous entraine avec elle.