Naked
Note moyenne
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S M.
S M.

42 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2014
"Naked" est une comédie dramatique noire anglaise. Un véritable film choc aux dialogues intelligents et percutants. On suit les dérives d'un homme dépressif, frustré et poisseux pendant 2h. Une oeuvre philosophique et bavarde à l'ambiance sombre et triste dans ce Londres sinistre. A ne pas mettre entre toutes les mains.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

46 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2014
Un film marquant et très prenant car ses personnages sont intéressant, le jeu d'acteurs est très juste et les dialogues sont de haut niveau.
J'ai beaucoup aimé chaque scène de ce film qui nous plonge dans une Londres sinistre et froide.
Si ça peut pousser certains a voir le film, l'acteur principal est David Thewlis, celui qui a incarné le prisonnier d'Azkaban dans Harry Potter.
Il vaut vraiment le coup d'oeil, de mon point de vue c'est le meilleur film de Mike Leigh.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 décembre 2013
Il faut l'avouer, le film vaut le détour uniquement pour l'interprétation David Thewlis, qui campe ici un personnage ouvertement nihiliste et antipathique. Mike Leigh nous amène dans un Londres assez sordide par le biai d'une mise en scène assez bien pensée. Séduit par le discours de Johnny, hipster avant l'heure, on suit ses pérégrinations dans Londres. On ne sait s'il se cherche ou s'il cherche les autres. Cependant, terriblement arrogant et détestable au début du film, Johnny se montre petit à petit sous son vrai jour, nu, désoeuvré, perdu dans des élucubrations qui donnent un sens illusoire à son existence. Il rêve de l'Apocalypse et de la fin de l'humanité, et ne sort de son circuit fermé que lorsque le sort lui rappelle sa douloureuse condition d'homme. Il est rejeté pas tous ceux qu'il approche tant il est détestable. Après des rencontres de plus en plus courtes, un groupe de jeune le frappe. Aussi, ce passage à tabac semble lui ouvre les yeux. Il recherche alors un brin de stabilité avec son ancienne compagne, Louise. La fin, pessimiste devant l'éternel, nous montre un Johnny boiteux, qui fuit le peu de stabilité qu'il était parvenu à retrouver. Reste l'énigmatique personnage de l'homme à la Porsche. Que fait-il là, pourquoi ? Vient-il en contrepoint, ébranler le personnage de Johnny par sa prétention et sa bêtise ? On ne sait pas. Naked semble finalement être un film sur l'absolue inutilité de la vie et son manque de but. Etre nu devant l'existence c'est se mettre à nu, accepter notre condition d'animal, repousser les discours (le verbiage de Johnny). C'est peut-être sur ce point que se rejoignent Johnny et l'homme à la Porsche : ils partent tous deux dans une direction, comme ils sont venus.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

96 abonnés 915 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 octobre 2013
Dans une Londres terne, glaciale, miteuse, Mike Leigh nous offre une suite décousue de rencontres dont on n'arrive pas à saisir l'essence et dont rien, ou quasi rien ne ressort. À la manière du personnage principal, on erre dans un ensemble d'idées brutes qui pour certaines sont incroyablement sous-exploitées, tels que le passé de Johnny et sa santé mentale et physique, et qui pour d'autres sont assez irréalistes, comme le comportement féminin en général. Paradoxalement, le film est à la fois très bavard, en théories philosophiques et autres tirades mystiques, et vide de sens. Sans compter qu'avec une durée légèrement supérieure à deux heures, on ne peut pas dire qu'il soit très digeste.
Quel était donc le but du film ? Quels thèmes le réalisateur anglais voulait-il aborder ? Quel était le message qu'il voulait faire passer ? Tant de questions, essentielles, qui restent sans réponses.
Hotinhere

806 abonnés 5 531 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2013
Les errances nocturnes dans un Londres pauvre d’un jeune marginal philosophant avec cynisme (immense David Thewlis, primé à Cannes) au gré de ses rencontres. Une fable sociale pessimiste à l’humour burlesque.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 novembre 2012
Film remarquable. Il est vrai que la version originale est meilleure notamment pour le frustré sexuel du film Jérémy Ox( je repense ici à la réplique qu'il envoie à Louise sur le sida qu'il serait souhaitable de répandre " afin d 'élaguer" remplacé par un médiocre " faire un p'tit peu de déblayage" dans la traduction française...) les dialogues restent cependant très au-dessus de la masse des films qui peuvent être produits ces dernières années. Un film résolument engagé qui n'est ni complaisant, ni paresseux ni ennuyant. a voir et revoir parce qu'il a la profondeur des bons livres dont on ne se lasse et lassera jamais. une oeuvre écrite pour la postérité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mars 2013
Grosse claque. Je ne connaissais pas les films de Mike Leigh j'ai été servis.

Une atmosphère pesante rôde sur ce film et cela le rend limite mystique.
Quel acteur ce David Thewlis, un génie déchu obligé d'aller se prostituer auprès d'Harry Potter, quel gâchis.
Enfin revenont au film, il ne repose sur un personnage hyper charismatique avec une répartie incroyable et une vision nihiliste de la vie, qui rencontre des personnages aussi variés que pittoresques. Et le talent de Mike Leigh opère en nous servant des dialogues chocs et percutants. On retrouve même dans ce film quelques morceaux de dialogues que plus tard va reprendre brillamment David Fincher pour son culte Fight Club.

En Gros un véritable chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 juillet 2012
Un film très dur, parfois insoutenable. Mais un film excellent, parfait même. Les interprétations des acteurs, sont - comme d'habitude dans les films de Mike Leigh - parfaite, juste parfaites. David Thewlis est magnifique, fascinant, autant beau et attirant qu'effrayant. La scène du monologue avec Brian est stupéfiante! Vraiment, il est naturel, David est Johnny, c'est ça aussi qui peut paraître glauque.
L'analyse du film par Sebastien Ors dans les compléments du DVD et l'interview de Mike Leigh sont passionnant et vraiment intéressant quand on cherche à vraiment comprendre le film et ce qui se joue pendant ces 127 minutes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mai 2012
Magnifique ! Je conseille a tous de le voire en v.o car la v.f est assez lamentable. A noter, l' apparition de spud de trainspotting au milieu du film dans un role de déjanté écossais (comme quoi).
Un beau film qui reflete l' incompréhension entre les humains, les amours sans suite, et les désillusions, et le temps qui passe, etc,etc,etc...
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2012
Qu’on le considère comme un fou nihiliste ou comme le plus illuminé des philosophes, on ne peut pas rester de marbre dans la vision du monde que Johnny donne à ces compatriotes londoniens tout au long des ces errances nocturnes. Véritable incarnation du cynisme, il est pour tous ceux qui vont croiser sa route, comme pour le public, un miroir leur reflétant leur misère, les poussant vers une perte certaine de leurs illusions et donc vers la dépression. C’est en effet bien la misère humaine que Mike Leigh réussit avec brio à faire ressortir de cette peinture terriblement glauque des rues de Londres, puisque sa mise en scène très sordide parvient à insuffler autant de fatalisme que les élucubrations de son personnage.
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2012
D'après ce que j'ai compris Mike Leigh a voulu parler des maux de la société, de la misère, enfin bien sûr un peu au sens financier du terme mais surtout au sens spirituel, etc etc... Il y a certains moments qui arrivent à happer quelques instants comme les dialogues du personnage principal sur l'Apocalypse. On sent que le cinéaste veut y aller à fond dans le glauque et de la noirceur. Mais, et je voudrais par avance m'excuser de la platitude totale de mon argumentation : je me suis surtout emmerder devant ce film où il ne passe pratiquement rien et où les personnages ne sont nullement attachants qu'on les prenne d'une manière ou d'une autre.
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2012
Quand il filme "Naked", Mike Leigh est un metteur en scène de télévision reconnu en Grande Bretagne. Cannes en récompensant son film du prix de la mise en scène et de la palme du meilleur acteur le propulse brutalement en haut de l'affiche . Depuis lors, Mike Leigh accumule les récompenses et sa réputation est désormais établie auprès de la critique européenne. "Naked" décrit l'errance d'un marginal dont Mike Leigh laisse volontairement l'identité réelle et la nature profonde dans le flou pour montrer que l'attitude qui est la sienne peut prendre naissance à différentes sources. Johnny est-il un violeur en fuite comme peuvent le laisser penser les premières images, est-il atteint du sida comme il le sous-entend dans une de ses répliques à Sophie (Katrin Cartlidge) ? La première partie du film montre un personnage pour le moins odieux qui s'immisce de manière brutale dans la vie de son ancienne compagne Louise en brutalisant au passage sa fragile colocataire. Au bout de vingt minutes le bonhomme ne tenant pas en place et passant son temps à éructer finit pas agacer et on se demande si Mike Leigh va nous infliger ce spectacle éreintant pendant tout son film. C'est dans l'espace confiné de l'appartement des deux jeunes femmes que le malaise existentiel de Johnny se matérialise le plus douloureusement. Quand n'en pouvant plus il va se retrouver dans la rue pour une longue nuit d'errance son goût de la rhétorique va s'exprimer de manière jubilatoire face à des quidams rencontrés au hasard des rues. Johnny tout d'abord antipathique va progressivement nous apprivoiser en nous amenant à lui, comme si Mike Leigh voulait nous montrer par ce portrait tout en contraste que chacun est plusieurs faces d'une même pièce. Dans le cas de Johnny c'est peut-être le fruit d'une enfance chaotique qui a généré son 'incapacité à nouer des relations durables préférant se livrer face à des inconnus devenus les intimes d'un moment comme ce gardien de bureau philosophe joué par un excellent Peter Wight. Au fur et à mesure de ses rencontres plus ou moins drolatiques Johnny fait état d'une culture quasi encyclopédique qui démontre sa parfaite conscience des conséquences de son choix de vie. C'est à ce moment que Mike Leigh choisit d'introduire Archie situé à l'opposé de l'échelle sociale qui pratique un hédonisme cynique teinté de sadisme et complètement décomplexé. Lui et Archie semeurs de troubles et perturbateurs sont aux antipodes et c'est cette dualité qui intéresse Leigh pour éclairer d'un autre jour la personnalité de Johnny que l'on aurait pu rejeter suite à une analyse trop rapide. A côté des personnages masculins les trois jeunes femmes paraissent en attente d'une vie rangée qu'elles ont du mal à s'approprier. Louise croira un instant, après qu'il se soit fait tabasser dans la rue, récupérer Johnny pour enfin prendre un nouveau départ en retournant à Manchester, berceau de leur origine commune. C'est mal connaître, Johnny qui ne peut trouver un semblant de reconnaissance que dans la rue lors de ses rencontres éphémères où il peut soliloquer sans fin sur l'origine des choses. Un film unique sur la difficulté à vivre pour certains dans une société qui laisse peu d'espace aux êtres fragilisés par un mauvais départ ou les circonstances de la vie. A noter la présence pathétique dans un de ses premiers rôles de la regrettée Katrin Cartlidge. Saluons au passage le travail sublime de Dick Pope à la photographie qui lorgne de temps à autre vers l'expressionnisme allemand de "M le Maudit" en nous offrant un Londres crépusculaire très adapté à ce film d'une noirceur extrême.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 janvier 2012
Un scénario un peu déjanté à l'image du personnage de Johnny (interpréter magistralement par un David Thewlis au meilleur de sa forme). Johnny erre dans les rues, se cherche un but dans la vie, tente de comprendre pourquoi il se lève tous les matins et finalement il s'autodetruit et donne à ceux qu'il rencontre un sens à leurs vies tout en restant lui-même malheureux, à coté de la plaque... C'est un très beau scènario et une histoire originale comme Mike Leigh les aime.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2011
Quatrième film de Mike Leigh que je vois et première vraie déception. Ce qui est paradoxal c'est que pourtant ce Mike Leigh a bonne réputation, qu'il est bien mis en scène mais disons que ce n'est vraiment pas trop ce que j'aime. J'ai trouvé que ça tentait de vouloir créer quelque chose sans vraiment pouvoir y arriver. C'est un peu vain tout ça, ça se voudrait intelligent mais je ne trouve pas que ça le soit vraiment. Après c'est pas nul, comme j'ai dis y a du travail dans la mise en scène, sur les cadrages, le scénario est original mais je n'ai pas plus accroché que ça.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2010
Un film trés dur, gris mais avec des personnages charismatiques et qui nous offre une vision de la vie assez chaotique. Un vagabond qui a un passé assez riche revient de Manchester pour revoir une ancienne connaissance à Londres, partout ou il va il bouleverse la vie des gens, il ère sans véritable but mais avec une vraie philosophie. Rien n'a vraiment d'importance dans sa vie, il se permet alors de s'imposer dans la vie des autres et de leur donner un sens. Je ne sais pas si il y a un message. Le résumé au dos du DVD parle de pauvreté sociale, je ne crois pas que ce soit le sujet du film. C'est plus l'histoire d'un homme qui nous oblige à nous poser des tas de questions.
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