Naked
Note moyenne
3,7
380 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

37 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
16 critiques
3
11 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Patjob
Patjob

45 abonnés 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2026
Un film choc, avec des situations crues et des dialogues incisifs, mêlant cynisme et humour. On se souviendra longtemps de ce portrait de (dixit Télérama) ce « clochard céleste ».
ferdinand75

740 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juillet 2026
Terrible déception que ce film glauque, sordide gratuitement, pour moi qui avait tellement apprécié « Secrets & Lies », sa finesse , sa justesse et sa sensibilité, film anglais majeur.
Ici on est dans du lourd : un zonard, un peu dingo, on ne sait pas pourquoi, qui débarque à Londres , pour retrouver une ex copine ,dans des bas-fonds sordides , des drogués , des zonards . Le héros est un peu dérangé, quelques relations sexuelles hard , mi-SM, des filles paumées. La rencontre avec un vielleur de nuit qui le recueille, du blablabla , du verbiage sur l’évolution des espèces et l’univers, long, prétentieux et ridicule .
L’image est noire, crade, sale à l’image du scénario. Mais on se demande surtout tout cela pourquoi ? Une charge contre le capitalisme, bof, très lourd et on ne voit pas en quoi le héros , un peu frapadingue , serait un justicier social. Une scène avec une sorte de Yuppie , qui n’a rien à voir avec le scénario viendra agressée la copine de Zonard, scène gratuite , violente , presque insoutenable, grotesque . Quel sens ?. Une chronique glauque et bien triste .
kingbee49
kingbee49

56 abonnés 659 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2026
Un aller simple pour une sordide expérience existentielle ou la noirceur n'a d'égal que le cynisme, dans un environnement urbain sale et crépusculaire, qui distribue dans une même scène des gens paumés entre prédation de l'autre et désespoir moral. En termes de projet de mise en scène et d'uppercut social, on peut dire que Mike Leigh frappe très fort. Johnny, le fil conducteur de cette histoire, parade en une sorte de philosophe punk sans crète et n'en finit pas de provoquer son monde avec ses réparties verbales mais aussi ses bas instincts violents... Là, ou le film dérange, c'est par le fait que la plupart des personnages féminins sont dans l'impossibilité d'être mis en valeur, stagnant dans une sorte d'impuissance face à la crudité morale de Johnny ou à l'emprise du personnage d'Archie. Et la scène d'ouverture (un viol ?) laisse plus que perplexe sur le conditionnement du personnage de Johnny dont la culture sidère mais dont certains choix révulsent. C'était sans doute le but Mike Leigh : ne pas avoir d'empathie pour Johnny, même si on sent qu'il a bon fond. Car le projet réel du film réside dans une édifiante cartographie des contradictions de la nature humaine. En cela, "Naked" est absolument réussi. Pour autant le film interroge mais ne fait pas semblant. C'est noir, décalé, déroutant, réflexif, perturbant. Formellement, l'image est réaliste et les scènes nocturnes (entre ombres et néons...) sont superbes. La direction d'acteur est mémorable et David Thwelis n'a pas volé son prix d'interprétation à Cannes.
soulman
soulman

141 abonnés 1 437 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2026
Un des sommets de la filmographie de Leigh, dont un des mérites est de suivre sans le juger un personnage souvent toxique, parfois attachant, d'un nihilisme assumé. C'est dans les pores de cet être complexe que le cinéma de l'auteur britannique trouve matière à déployer son humanisme discret, au contact de femmes plus ou moins fortes qui persistent à tracer leur route, aussi sinueuse soit-elle. A ce titre, le personnage de Louise représente l'héroïne leighienne par excellence : résiliente et persévérante, généreuse et déterminée, elle garde espoir et nous entraine avec elle.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 950 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
Terriblement terne, désenchanté, pessimiste, ce drame dépeint des êtres désorientés, esseulés, frustrés, les rendant plus ou moins dépressifs, plus ou moins fous, plus ou moins violents. Ainsi les deux sexes sont-ils dégoutés l'un de l'autre mais se cherchent constamment, les femmes semblant espérer encore un prince charmant, les hommes ne voulant qu'une compagne soumise, les unes blasées par la brutalité, les autres incapables d'empathie, les premières éteintes par des vies piteuses, les seconds irrités par des existences vaines - quoi que certains manifestent des fulgurances vitales. Au sein de cette médiocrité intellectuelle, cette misère spirituelle, cette pauvreté économique, le héros (saisissant David Thewlis) promène sa silhouette malade au gré de rencontres improbables, porté par des lectures, des pensées, des expériences renforçant sa désespérance, sa désillusion, sa douleur - sans le mener au point de non-retour du sadique squatteur. Un tableau sans concession...
Martin P
Martin P

11 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Film dont on m'a souvent parlé et que j'ai eu l'occasion de découvrir grâce à se ressortie. D'une justesse et d'une profondeur folle. Et une révélation l'acteur David Thewlis que je connais, mais je ne l'avais pas découvert à ce moment-là. Grand film, âpre, certes, mais fort.
Loïck G.

397 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2026
Après la décennie thatchérienne, que reste-t-il de cette Angleterre exsangue se demande Mike Leigh en accompagnant son héros dans les rues, la nuit à Londres, peuplées de junkies, de paumés, ou d’individus en quête eux-mêmes d’une quelconque issue ? Le cas du gardien de nuit qui n’a rien à garder est exemplaire, significatif du délabrement social et intellectuel dans lequel patauge Johnny Fletcher, à son tour imbriqué dans un système de violence et d’abandon. Toujours au bord du cauchemar, du suicide, de la violence extrême, il prédit la fin de l’humanité qu’il ne respecte déjà plus. Ses références bibliques semblent lui éviter l’ultime passage à l’acte, récusé par la gente féminine qu’il a si souvent maltraité’au point de non-retour. Johnny Fletcher devra alors se réveiller, et se réconcilier avec lui-même. Une porte de sortie honorable selon Mike Leigh qui jusque là était bigrement pessimiste
Pour en savoir plus :
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2025
Mike Leigh film toujours aussi bien la vie qu’elle soit tragique, cruelle ou drôle.
Super prestation de David Thewlis
Super musique originale
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 510 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Le film de Mike Leigh est un film noir, très noir, dans lequel chacun des personnages témoigne d'une ostensible misère morale née, non pas de la crise économique anglaise à laquelle le cinéaste ne fait même pas allusion, mais d'une désespérante solitude. Ce marasme affectif, loin de rapprocher ces déshérités du coeur, entache leur relation par le dépit et la brutalité que leur vie médiocre a engendrés en chacun d'eux. D'où viennent-ils? Où vont-ils? Mike Leigh ne le dit pas. Il met en scène des personnages à l'état brut avec une acuité et une rudesse déprimantes.
Au coeur de ce dispositif pathétique, un jeune homme en voie de clochardisation promène sa silhouette dégingandée de rencontres en rencontres où il professe sa philosophie désabusée, une culture étonnante et son cynisme. Son ironie grinçante témoigne que l'humour noir est la politesse du désespoir.
La caméra de Leigh colle aux personnages, comme pour un exercice de cinéma-vérité, et découvre pour chacun d'eux la grossièreté, la violence ou un regard triste. La ville est laide, sale et les couleurs sont grises. Et le réalisateur sait nous toucher parce que ses figures sont justes, drôles (si, si), émouvantes. De fait, la dimension et la portée du film sont humaines plus que sociales.
Fêtons le cinéma

862 abonnés 3 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2024
Un paradoxe malheureux définit Naked : offrir à ses comédiens des espaces d’improvisation tout en les enfermant dans des personnages à la caractérisation symbolique immuable. Les rencontres successives que fait Johnny, si elles cartographient la marginalité de Londres, échouent à remettre en cause ses certitudes, à ébranler son monde intérieur dans la mesure où il existe par seule antithèse de Jeremy, prédateur qui dévore les autres en leur opposant son corps là où celui-ci leur oppose son verbe. Quelques belles séquences émaillent un récit programmatique, à l’instar de la prise en charge d’un spoiler: jeune couple dont les membres sont séparés et qui errent dans les rues en quête de l’autre
, ou du dialogue avec un gardien de nuit spoiler: qui se voit réduire à la fonction machinale qu’il accomplit toutes les deux heures
. Si elle peut compter sur le talent du photographe Dick Pope pour composer une ambiance évolutive – la rue londonienne se teinte des néons des devantures, les friches industrielles rendent les égarés quasi abstraits –, la caméra de Mike Leigh tend sinon à se complaire dans un misérabilisme dommageable, que nous retrouvons aussi dans la direction d’acteurs, visiblement tournée vers l’accomplissement de performances.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 524 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2022
Présenté à Cannes en 1993, "naked" obtint le prix de la mise en scène ainsi que le prix d'interprétation attribué à David Thewlis. Grâce à ce film, Mike Leigh se hissa à une reconnaissance internationale.

Le film se propose de nous brosser un regard désenchanté sur la société britannique de l'après Tatcher, au travers de l'errance d'un marginal cultivé, lucide mais aussi déjanté. Construit sur une suite de rencontres, il nous donne à voir une galerie de personnages qui vont mal et trainent une tristesse qui paraît sans espoir. En le voyant presque trente ans après sa réalisation on peut affirmer que sur ce point il semble plus que jamais d'actualité et n'a pas pris une ride.

Le film est réputé comme une des meilleures réussites de son réalisateur qui remporta la palme d'or pour son film suivant :"secrets et mensonges", selon moi son chef-d'oeuvre. A titre personnel, si "naked" est excellent dans sa première demi heure, il me semble qu'il perd ensuite en intensité. Les dialogues ne sont pas, selon moi, si profonds, ni si bien écrits que je l'ai lu. Certes, le film ne comprend aucune rupture de rythme, mais son scénario finit par tourner en rond. David Thewlis porte le film sur ses épaules et domine une distribution de qualité.

A titre personnel, je préfère de très loin la filmographie de Kenneth Loach à celle de Mike Leigh et cet opus de ce dernier n'est pas pour me faire changer d'avis. Au spectateur qui voudrait découvrir la filmographie de Leigh, je recommande plutôt "secrets et mensonges" et " be happy" qui me paraissent plus accomplis que "naked , Ce dernier mérite d'être vu, même si je le considère légèrement surcoté.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2019
Dans 'Naked', Mike Leigh met à nu de façon glaçante la société britannique de la fin du 20e siècle : c'est un principe de prédation qui régit tous les rapports humains, et ce sont les femmes qui en sont les premières victimes.
Si la démonstration est finalement plutôt convaincante, elle met un peu trop de temps à prendre forme, diluée par plusieurs scènes gratuites où la verve shakespearienne de Johnny finit par ennuyer. La fascination avec laquelle Leigh représente son personnage est d'ailleurs trop appuyée et tire même vers l'abject - car il est en réalité un salaud au même titre que le personnage de Sebastian, ce qui, de manière significative, est souligné dans aucun des synopsis du film que j'ai pu lire.
Tout aussi problématique est à mon sens la caractérisation des personnages féminins, dans la mesure où celles-là sont systématiquement malmenées, violentées, sans presque aucun moment de répit qui pourrait laisser entrevoir pour elles un autre statut que celui de victime. Cela fait donc de 'Naked' un film dérangeant, ambigu, et potentiellement contestable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2019
Dans ce film de 1993, Mike Leigh nous embarquait dans les bas-fonds de Londres à travers une virée sombre et désespérée de son personnage principal, un vagabond violent, tourmenté et cultivé. Portrait noir du Royaume-Uni des années 90, Naked, qui n’est pas sans évoquer le cinéma d’un Ken Loach, nous dépeint une société rongée par la pauvreté et la brutalité, où les échanges humains ne peuvent se concevoir autrement que comme des rapports de force. Un très beau jeu d’acteurs et une superbe musique signée Andrew Dickson. Fascinant de désolation.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 octobre 2015
Les bas- fonds de Londres vus par un réalisateur inspiré. Des dialogues, des vrais et une interprétation magistrale de David Thewlis. Une vraie bonne surprise à savourer dans la langue de Shakespeare pour prendre toute la mesure du talent de Thewlis.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 octobre 2014
Un scénario un peu déjanté à l'image du personnage de Johnny (interpréter magistralement par un David Thewlis au meilleur de sa forme). Johnny erre dans les rues, se cherche un but dans la vie, tente de comprendre pourquoi il se lève tous les matins et finalement il s'autodétruit et donne à ceux qu'il rencontre un sens à leurs vies tout en restant lui-même malheureux, à côté de la plaque... C'est un très beau scènario et une histoire originale comme Mike Leigh les aime.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse