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soulman
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4,0
Publiée le 6 juin 2024
Un modèle du film noir à la française, entre Jacques Becker et Melville. Pas l'once d'un bout de gras dans ce récit tiré au cordeau, formidablement interprété. Le cinéaste conservera la même exigence avec les deux polars qu'il réalisera par la suite, en fondant davantage "Max et les Ferrailleurs" dans l'univers choral auquel il s'attachera.
Un bon polar bien franchouillard en noir et blanc comme avant. À voir rien que pour les débuts du jeune Belmondo avec l'expérimenté Ventura. Malheureusement terminé en queue de poisson, comme si le scénariste était à bout de souffle...
Plus psychologique et philosophique que nerveux et musclé, ce film noir signé Claude Sautet impose un rythme singulier mais efficace, avec Ventura dans une panoplie un peu différente de l'habitude (un peu plus de sensibilité et de failles) en gangster mal dans sa peau, entouré de seconds rôles de choix, y compris un certain Belmondo à l'orée de sa gloire. Le film n'est pas taillé pour donner dans le spectacle et la tension permanente, mais bien pour creuser les cœurs et la fidélité élastique des malfrats. On y trouve ce côté désillusionné qui sera fréquent chez Sautet, et une mise en scène déjà brillante.
Belle affiche un réalisateur de référence et un casting de première classe, néanmoins ce polar semble un cran en-dessous de son potentiel, souffre t il du nombre des années ? Il reste un beau plongeon dans le désespoir d un gangster qui s enlise comme celui qui visionne
Un film qui vaut davantage par la prestation du duo Ventura/Belmondo, les images N&B nostalgiques de la France et notamment Nice et Paris en 1960 que par le scénario à la fois bien sombre et pervers . En effet, par l'amour qu'il porte à ses enfants et sa volonté de les protéger, Claude Sautet nous conduirait presque à se prendre d'affection pour ce malfrat en fuite qui n'hésite pas à tuer, que ce soit des douaniers ou ses anciens amis qu'il juge pas assez disposés à l'aider
Du bon, du beau, du Belmondo ! Dans un rôle équilibré entre masculinité non toxique, sensibilité, charme, valeurs d'amitié. Claude Sautet nous a mis en boîte une époque qui s'éveille à la modernité et que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître.
Réalisation correcte, belle photo, assez bonne direction d'acteurs,( on y reviendra). Mais le souci c'est le scénario qui peine à tenir debout. Le début était très bien, spoiler: casse à Milan, fusillade à Menton. Ventura a un plan pour rentrer à Paris, se faire passer pour un blessée en ambulance, ses amis parisiens lui envoient donc Belmondo pour le conduire. Et là ça commence à déconner, on voit Belmondo se lier d'amitié avec Ventura qui n'a pourtant pas l'aspect d'un saint, il lui rend tout un tas de service sans demander de contrepartie. C'est bisounours chez le tueur ! Mais ce n'est pas tout, on s'aperçoit ensuite que ses "amis" vont essayer de le tuer ? pourquoi ? Ils étaient en contentieux ? Mais à ce moment là pourquoi l'avoir aidé à regagner Paris ? Ça n'a aucun sens.! Et passons sur l'amourette invraisemblable entre Belmondo et Milo. Parlons de l'interprétation. Le film voulait présenter Ventura comme une espèce d'ordure mais soucieux du destin de ses gosses (comme Goebbels, quoi !), un chalenge difficile au résultat forcément décevant. Quant à Belmondo son personnage est tellement improbable (pour info, la même année il jouait "A bout de souffle", c'est quand même autre chose) Bref tout cela est bien décevant.
Une histoire de trahison dans le milieu de la pègre au début des années 1960. Lino Ventura est en cavale en Italie et doit rejoindre la France et ses anciens collaborateurs. L'ont-ils un peu oublié ? La remontée n'est pas simple et les frontières sont très surveillées. D'autant plus qu'il n'existe pas d'autoroute à l'époque. C'est toute une époque. On voit les gens, les manières de s'habiller, de marcher, de conduire. Le monde dans les rues, beaucoup de scènes dans la ville. Et les deux enfants de Lino qui suivent et sont déjà très autonome. Impossible aujourd'hui de voir un enfant aller faire les courses tout seul. Et Belmondo va lui venir en aide, lui qui ne le connaît pas, sera un bien meilleur allié que ses comparses. Et dans ce milieu, la trahison ça se paye cher.
J’ai eu la chance de le regarder et franchement à cette époque on savait écrire des excellents scénarios. Bien sûr le braquage a pris un coup de vieux. Les acteurs sont excellents . Bon visionnage .
J’étais étonné de la part de Sautet de voir un film de gangster à l’ancienne mais force est de constater que le résultat est de très bonne facture. Lino évidemment on ne peut rien à avoir à redire. Il passe de victime à bourreau par la force tragique du destin. Il y a la vengeance certes mais le dégoût de voir ce qu’il accomplit et le jeune Belmondo qui traverse, solaire, impunément jeune et audacieux. Ce sera les derniers mots de Ventura. De protéger la jeunesse en essayant même , sans vraiment y croire, qu’il retourne dans le droit chemin.
Avec José Giovanni l ancien prisonnier a l écriture et Claude Sautet à réalisation « Classe tous risques » est un film de gangsters crédible qui se concentre plus sur les personnages, leurs interactions et leurs ressentis que sur l action. Il dépeint un monde où les paroles ont tendance à s envoler et ou l amitié s efface quand les galères s accumulent. Le duo Belmondo Ventura fonctionne à merveille et Sautet crée de nombreux plans de toute beauté. Un classique du polar à la française.
Ressortie en salles du premier long métrage de Claude Sautet, polar tiré d'un roman de José Giovanni. Le personnage principal interprété par Lino Ventura est inspiré de celui d'un truand collaborateur membre de " la carlingue" ( gestapo française de la rue Lauriston).
En fuite avec sa famille, Abel Davos tente de quitter l'Italie pour rejoindre la France. Mais ses anciens amis ne s'avèrent pas dignes de confiance.
Bertrand Tavernier a dit beaucoup de bien de ce titre, à raison. Sautet ici n'est pas éloigné de l'univers du polar de Jean-Pierre Melville dont il s'éloignera définitivement après l'échec commercial de son film suivant " l'arme à gauche".
La présence de Belmondo renforce l'intérêt du film qui est devenu avec le temps un classique du cinéma d'auteur et du genre de la période.
Le casting est uniformement formidable jusque dans tous les seconds rôles.
Excellent film noir français avec Lino Ventura dans un rôle similaire au "Deuxième souffle" 6 ans plus tard. Le duo avec Belmondo est sympathique et on ne s'ennuie pas, avec le plaisir de revoir Paris dans son charme suranné et classe des années 60.
Un film de l'âge d'or du Cinéma Français! Lino Ventura face à Belmondo avant qu'il devient le vulgaire Bebel... Un film noir typique de l'époque, Davos joué par Ventura, un malfrat qui laisse sa femme pour faire un nouveau coup.. seulement après le coup, il faut fuir d'Italie... voir les anciens potes en France.... qui eux, se sont embourgeoisés, et ne sont pas très contents d'être mêlés à une nouvelle affaire avec cet encombrant fuyard... ils lui envoient un jeune pour éviter a confrontation.... sauf que tout ne se passe pas comme ils l'ont prévu... Davos est un dur... et le jeune envoyé à sa rencontre... n'agit pas comme prévu... un scénario orignal même si on retrouve quelque grands clichés des polars de l'époque comme la bonne mère de famille résignée qui subit la situation... C'est l'histoire d'un homme traqué avec ses deux enfants...
Claude Sautet réalise ce bon petit polar noir de manière très conventionnelle et laisse la vedette à ses acteurs et son histoire. Lino Ventura, acteur déjà aguerri, campe magnifiquement son personnage de voyou solitaire qui tente coute que coute de trouver un moyen de sauver sa famille. Belmondo qui n'est pas encore une star s'en sort aussi très bien même si son amourette avec une femme victime d'un mari violent ralenti peut-être un peu le rythme de l'intrigue principal.