L'Année des treize lunes
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Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2026
Dans L'année des treize lunes, Elvira, qui vient d'être quittée par son compagnon, revient sur son enfance, son couple de jeunesse avec Irène, et sur les raisons qui l'ont poussée à changer de sexe -- spoiler: son amour pour Anton
. Plutôt que de raconter cette histoire de façon chronologique, Fassbinder fait le choix d'un traitement fiévreux, halluciné, qui fait la part belle aux figures d'illuminés, aux symboles ésotériques, et à quelques scènes crues et violentes. Le dispositif de Fassbinder semble ainsi vouloir rappeler la psychanalyse. Cela donne lieu à quelques moments vraiment réussis, mais aussi à beaucoup d'autres confus, à l'esthétique et aux dialogues boursouflés. La thématique centrale -- la transformation, la tentation de la mort et les origines de celle-ci -- a ainsi du mal à émerger clairement, ce qui empêche la conclusion d'être véritablement bouleversante. Je dirais qu'en cela L'année des treize lunes est assez emblématique de la filmographie de Fassbinder, qui est aussi fascinante qu'inégale, aussi intellectuellement stimulante qu'agaçante. 
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2022
Dans un premier temps j’ai été happé et bluffé par ce film du fait de sa mise en scène virtuose et millimétrée. Malheureusement passé le verni il n’y a pas grand chose à retirer et le film raconte de moins en moins de chose et devient bavard. C’est un film qui s’écroule sous lui même et ce qui est prenant dans l’ouverture fini par être agaçant. La mise en scène passe pour du maniérisme, on tombe dans des long tunnels de dialogues qui ne racontent plus rien. La nuit des 13 lunes démarre avec une grande force et se termine comme une caricature de film d’auteur qui se regarde filmer et qui s’écoute parler.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 avril 2020
Il faut s’accrocher ! Un univers à la Kafka/Beckett/Strindberg, un traitement très auteur/expérimental, très statique, très bavard, en longs tableaux très théâtraux.. J’aime plutôt bien Fassbinder, et celui-ci est visuellement très beau, très léché, mais j’ai quand même vite décroché.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2020
Un insupportable film d'auteur, long, prétentieux et incompréhensible. Du blabla pendant deux heures, sur un sujet mystérieusement opaque. Parabole ? manifeste ? drame psychologique ? impossible à déterminer. J'ai passé mon temps à attendre le générique de fin dans une salle bondée et abrutie. Mais de quoi parle ce film ? pourquoi cette atmosphère sinistre ?
Les vingt dernières minutes donnent l'impression d'assister à une parodie de film d'auteur force 10 sur l'échelle de l'ennui. Horrible.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2019
Ce qui m'a le plus bluffé, c'est à quel point on peut vouloir tout pardonner à un film sous prétexte qu'il soit d'auteur... Mais le film commet de réelles erreurs ! Par exemple, combler l'absence de choses à montrer durant un dialogue important par des images de chaines d'abattage d'animaux, c'est une mauvais idée. Ce fameux dialogue place une bonne part de contexte, mais le film perd toute notre attention, parce que forcément c'est un peu fascinant à voir, et que le dialogue passe presque comme fond sonore. Bref, je vais pas m'attarder sur chaque scène, parce que finalement des scènes défectueuses comme celle là, y en a à la pelle. C'est dommage, parce que certains dialogues étaient intéressants et proposaient de bonnes idées. Mais la piètre qualité de la forme prend le dessus sur le fond, les acteurs n'y croient même pas,... Bon en gros je le déconseille.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2018
Oeuvre parmi les plus radicales et les plus difficiles d'accès du cinéaste, "L'année des 13 lunes" est vraisemblablement aussi un de ses films les plus personnels. Parcouru de moments de bravoure (la scène à l'abattoir, la tentative de retour d'Elvira auprès de sa femme et de sa fille), ce long-métrage fait aussi la part belle à des séquences très étirées, qui servent de thérapie au personnage et déroutent le plus souvent le spectateur (au couvent, dans les bureaux de l'ex-amant, etc.).
Dans le rôle principal, Volker Spengler est bouleversant.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2017
C'est du cinéma intellectuel, comme pourrait en faire Rohmer par exemple. Mais si on arrive à rentrer dedans, on trouve une ambiance tragi-comique unique, et une histoire bouleversante. Une grande réussite, mais loin d'être tout public.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2014
Film bouleversant qui défie toute critique. Mélo? Drame? Comédie ironique? On ne sait guère trancher. Peu importe. Peu de films tapent dans cette zone.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2013
Premier film de Fassbinder que je vois et apparemment, je ne commence pas par le plus "évident". En effet, je crois qu'il est assez difficile de rentrer dans "L'année des treize lunes", film assez complexe aux dialogues profonds et philosophiques et à l'ambiance plutôt morose. Les acteurs sont très bons et dirigés de mains de maître. La mise en scène, la lumière ou encore les plans sont d'autant de bons points qui rappellent d'autres grands auteurs et placent Fassbinder parmi les meilleurs.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2013
Une année aux treize lunes, en l'occurrence celle du film, 1978, est toujours une année de grands bouleversements émotionnels, explique-t-on dès le générique. La suite en est une illustration douloureuse. Des émotions, le personnage d'Elvira en connaît beaucoup. Mais le spectateur, peu. Car Fassbinder traite se mélodrame échevelé avec une distanciation froide qui élimine tout pathos. En la matière (histoire abracadabrante autour de la transsexualité), Almodóvar prendra le parti inverse, celui du lyrisme (Tout sur ma mère, La piel que habito...). Ici ressort surtout une dimension scabreuse, glauque et rude, qui peut rebuter ; la violence crue de certaines séquences (l'abattoir) s'allie à un pessimisme profond. Et pour casser totalement la dynamique du mélodrame classique, le réalisateur opte pour une narration déstructurée, fragmentaire, un collage de scènes parfois surréalistes ou absurdes. Outre l'histoire d'Elvira/Erwin (et l'enjeu de savoir pourquoi elle a changé de sexe), Fassbinder raconte d'autres petites histoires, symboliques. Histoires entrecoupées d'actualités télévisées, de théorisations en tout genre, de références joyeuses à Schopenhauer... Cela donne une trame décousue, bavarde, parfois lassante, qui témoigne du trouble de l'auteur à cette époque. Le suicide d'un ancien amant l'avait en effet plongé dans une grande dépression. Le film s'en fait l'écho. Aux dépens, hélas, du spectateur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 août 2012
Comme souvent chez Fassbinder s'est assez difficile de rentrer dans le film. Des dialogues profonds mais une ambiance morose. Beaucoup de séquences superflues mais une histoire intéressante lorsqu'on prend la peine d'y regarder de plus près.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2012
Si Jean-Luc Godard, Michelangelo Antonioni ou encore Eric Rohmer avaient réalisé chacun un film ayant pour sujet la vie et les traumatismes d'un transsexuel, ils n'auraient pas réussi à faire plus ennuyeux que Fassbinder avec cette oeuvre-là. Rainer Werner Fassbinder pouvait être un excellent cinéaste quand il se laissait aller à la simplicité, en témoignent "Tous les autres s'appellent Ali", "Le Droit du plus fort" ou encore "Le Mariage de Maria Braun" ; mais quand il se laissait aller à la prétention...phfffffffff... "L'Année des treize lunes" est une oeuvre lourde, appuyée au niveau de la description des personnages et des situations où le réalisateur fait absolument n'importe quoi avec son histoire et ses acteurs, le ou la protagoniste notamment faisant ressentir plus l'envie de donner des baffes que de la sympathie, le tout sur un rythme ronflant. Les somnifères allemands savent être efficaces.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2012
Un chef-d’œuvre où la forme rejoint le fond pour donner une réflexion vertigineuse sur la condition humaine à travers l’errance d’un transsexuel « d’occasion », qui parcourt une sorte de calvaire dans un monde qui lui est définitivement étranger et fermé. Jamais sans doute Fassbinder n’a été aussi loin dans l’étude de l’âme humaine et jamais il n’a mieux maîtrisé son sujet. Une construction parfaite, alternant des dialogues philosophiques (les références à Schopenhauer sont explicites) et des images de virtuose faites de longs plans où les corps sont montrés dans leur simplicité la plus absolue, sans aucun artifice. C’est beau, c’est inspiré, c’est empli d’un souffle qui rappelle les plus grands créateurs du septième art, Murnau, Von Stroheim ou encore Bergman… C’est du très grand cinéma d’un très grand auteur.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2011
Ma deuxième incursion chez Fassbinder après Tous les autres s'appellent Ali et dieu que ce fut rude. Pas mauvais hein, loin de là, c'est même un bon film mais alors il faut s'accrocher car c'est assez éreintant, du moins pour ma part.
Ereintant de par son propos et sa mise en scène, Fassbinder ne nous ménage pas avec ce film très personnel et très dur racontant l'histoire de cette transexuelle en proie à l'abandon et en quête de son passé pour mieux se reconstruire par l'avenir. Ce film comporte en fait une succession de passages assez longs, il n'y aura pas ou peu d'incursions très brèves dans un lieu, chez un personnage, au contraire le cinéaste prend le temps de s'attarder sur une séquence ce qui m'a à vrai dire le plus rebuté dans ce film, je l'ai trouvé vraiment long, ce qui impacte directement mon appréciation, c'est vraiment le seul gros défaut que je trouve.
Car pour le reste tout est vraiment bon. C'est bien mis en scène tout en restant intelligemment pensé, certaines scènes nous plongent vraiment dans le malaise. La séquence de l'abattoir est vraiment marquante et crue, surtout quand on associe les images à la parole d'Elvira nous narrant une partie de sa vie passé, c'est alors un malaise multiple qui transpire de l'écran et ça ne me laisse pas indifférent.

Mais les passages marquants ne s'arrêtent pas là, la rencontre avec Anton Saitz, celle avec l'homme suicidaire, avec le cancéreux dans la rue... Nous ne sommes vraiment pas ménagés car on passe par plusieurs étapes, l'illustration d'un malaise social, d'un malaise personnel et parfois on vire même dans le surréalisme. Il serait intéressant d'analyser toutes les scènes qui composent le film car il y en a des choses à dire et le film est riche, il aborde ce sujet délicat du changement de sexe, d'une personnalité prisonnière d'un corps différent. Et c'est un plaidoyer pour la tolérance, le procédé peut paraître lourd mais ça reste intelligent et nuancé.
L'année des treize lunes est bouleversant, osé, personnel, c'est un cri de détresse et c'est vraiment très pessimiste. Ce qui est sûr c'est qu'il ne faut pas le voir pendant une dépression mais en tout cas c'est un bon film avec quelques maladresses mais de bonnes intentions, tout en étant plutôt riche.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2011
Ça a les mêmes défauts que l'autre film de Fassbinder que j'ai vu (Tous les autres s'appellent Ali), c'est vraiment très (trop pour moi) lourd. C'est un film qui tombe souvent dans l'excès, rien que dans le jeu des acteurs, c'est particulièrement excessif, ça peut plaire à certains, mais pas à moi. Le scénario va dans ce sens, en proposant vraiment des situations volontairement appuyées, qui ne cherchent pas à faire dans la subtilité. Et c'est bizarre car parfois la mise en scène de Fassbinder est plus intéressante que ça.
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