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Cajun
17 critiques
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3,5
Publiée le 14 août 2026
Inferno, le film le plus difficile d accès du maître romain car si c est bien la suite de suspiria et que les couleurs et la photo et décors sont remarquables alors que font ces nombreuses incohérences et ce manque de ligne conductrice ? Il a perdu beaucoup de spectateurs et de producteurs a cause de cela. Je lui vante tous les mérites pourtant, l ambiance, les meurtres, les méandres de l'hôtel de l'enfer ça fonctionne mais c est vraiment kitchissime. Le jeu des acteurs ou la spontanéité de jeu manque a l'appel c est assez aléatoire, les scènes se suivent mais sans trop de cohérence, Land n est bâclée, cela aurait pu être mieux par contre ce métrage est fascinant, plusieurs visionnages suffisent à lâcher les armes . Je le conseille maisce n' est pas le 1 er de Dario argento a voir ni le 4 ème , c est a voir en 7 ème position après suspiria, ténèbres, profonde Rosso, phénomèna, opéra, le sang des innocents
Film tourné après le génial Suspiria, j’ai commencé par celui-ci et j’ai adoré sa trilogie animalière. Je craignais le pire. Des exemples comme Carpenter nous montrent à quel point le cinéma de genre de série B peut avoir des éclairs de génie, tout comme tomber dans le réellement mauvais.
Le film commence avec Rose, une jeune poétesse new-yorkaise qui tombe sur un livre écrit par un ancien alchimiste qui aurait construit trois demeures pour trois sorcières (trois Tristesses : Mater Lacrimarum (Notre-Dame des Larmes), Mater Suspiriorum (Notre-Dame des Soupirs) et Mater Tenebrarum (Notre-Dame des Ténèbres)) : une à New York, l’autre à Rome et la troisième en Allemagne. Après avoir lu le livre, elle commence à penser que son étrange résidence new-yorkaise pourrait être l’une d’elles. Elle écrit une lettre à son frère Mark, étudiant en musique à Rome, pour lui demander de venir chez elle, mais cette lettre tombe d’abord sous les yeux d’une amie de Mark, qui s’en inquiète. Elle appelle son frère pour lui remettre la lettre qui lui revient, mais…
La première chose qui marque dans ce film, ce sont les couleurs. En effet, elles dominent tout le film, que ce soit pour les éclairages bleus et rouges et pour la fabuleuse architecture de l’hôtel particulier, fait de briques assez classiques à l’extérieur, mais incroyablement oppressant à l’intérieur, avec essentiellement du rouge, argenté et du noir pour les parties communes et du jaune à l’intérieur.
Les plans également, comme celui de la baignoire, sont vraiment bien trouvés et donnent une forte dimension ésotérique à ce dernier. C’est d’ailleurs ce qui traverse le film : rien n’est réel, on semble vraiment dans une dimension parallèle. Les enchaînements sont troubles, assez incompréhensibles. On sent qu’il y a autre chose que ce que l’on voit à l’écran, sans parvenir à le déchiffrer. J’ai aussi l’impression que La Neuvième Porte s’en est beaucoup inspiré pour l’ambiance et la thématique. La présence de faux livres ésotériques rappelle H. P. Lovecraft dans son fonctionnement littéraire. Ici, la sexualité est un peu plus suggérée.
Deux choses m’ont rappelé des acteurs connus : Rose ressemble à Sarah Michelle Gellar et Mark ressemble à Dewaere. Mais qu’en penser ? Je ne sais pas trop. C’est toujours aussi « agréable » à regarder, mais l’ambiance confuse et décousue du récit provoque un trouble aussi grand que le fait que rien ne semble avoir de prise sur cette maison. Aucune autorité ne peut enquêter et c’est rapidement évacué, peut-être de manière un peu facile. À aucun moment la police n’intervient alors que les morts tombent de partout. C’était d’ailleurs un des aspects des gialli : la police arrive mais ne comprend rien, et c’est souvent un journaliste qui mène l’enquête. Je pense qu’il faut le voir plusieurs fois et enquêter dessus pour y voir plus clair !
"Inferno" est un film aussi fascinant qu’imparfait, mais son pouvoir d’envoûtement est indéniable. Argento y déploie une esthétique hypnotique : les couleurs saturées, presque magiques, rappellent l’univers de Suspiria et donnent au film un style baroque absolument superbe. J’ai particulièrement aimé le côté “Alice au pays des merveilles”, notamment avec la scène du passage aquatique qui marque l’entrée dans un monde étrange, surréel, presque merveilleux. Chaque séquence ressemble à un tableau, où la logique s’efface derrière l’atmosphère. Le film souffre d’une narration parfois confuse, mais son imaginaire, ses images et son ambiance unique en font une expérience singulière et ensorcelante.
malheureusement je ne serais pas très objectif car je viens de voir ce film récemment et le constat est triste mais il a très mal vieilli .On a du mal a comprendre l'histoire que veut nous raconter Dario Argento , les musiques semblent complément hors sujet avec les images que nous voyons .Reste le style visuel qui est la spécialité d Argento , des jolis plans , jolis cadres ,jolies couleurs .La forme reste très appréciable malheureusement le fond nous fait complètement décroché ...
Inferno est un petit chef-d'œuvre au niveau de la colorimétrie déjà expérimenté dans Suspiria . des lumières et des décors magnifiques donnant un ton irréel et des allures cauchemardesques au film. Mais malgré tout son talent, Argento ne fera pas mieux que Suspiria car malgré une très bonne réalisation, on décroche trop souvent par rapport à certaines scènes incompréhensibles et sa finition un peu bâclée Mais malgré ça, c'est un film que je vous conseille
Il y a des films qui brûlent d’un feu glacé, des œuvres qui avancent masquées, oscillant entre la splendeur et la perplexité. Inferno appartient à cette catégorie : fascinant sans être envoûtant, étrange sans être dérangeant, ambitieux sans être tout à fait accompli. Second chapitre de la trilogie des Trois Mères, amorcée par Suspiria, ce film ne poursuit pas tant une histoire qu’un état d’âme — une plongée lente et esthétique dans un mysticisme décadent, hanté par l'idée du Mal comme principe architectural.
Le plus grand triomphe d’Inferno est sans doute formel. Dario Argento compose ici une symphonie visuelle d’une précision artisanale, aidé par le savoir-faire de Mario et Lamberto Bava. Chaque plan est un tableau. Les jeux de lumière saturée, les décors stylisés jusqu’à l’abstraction, les couleurs primaires qui semblent saigner l’écran : tout cela compose un théâtre du cauchemar d’une puissance évocatrice indéniable. On est souvent suspendu à l’image, happé par sa beauté glacée. Le film n’est jamais banal — il est trop singulier pour cela.
Mais à mesure que l’on s’enfonce dans ses couloirs tapissés de rouge et ses sous-sols inondés, une autre sensation s’impose : celle d’un vertige scénaristique. Inferno ne raconte pas — il suggère, il fragmente, il disperse. L’intrigue, labyrinthique à dessein, déroute plus qu’elle ne captive. Les personnages disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent, souvent sans que leur destin n’ait de retentissement émotionnel. Cette volonté de briser la logique classique aurait pu être libératrice ; elle finit par créer une distance, un flou constant entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent.
Cela ne signifie pas que le film échoue à provoquer des moments de grâce. Au contraire : certaines scènes, prises isolément, sont d’une efficacité viscérale. spoiler: L’ouverture aquatique dans l’appartement submergé est une leçon de cinéma sensoriel. Le meurtre au milieu des félins hystériques ou la séquence de Kazanian dévoré par des rats frôle le grotesque, mais laisse une empreinte marquante, ne serait-ce que par leur démesure. C’est justement là que réside l’ambiguïté du film : chaque scène semble conçue comme un sommet visuel, mais le tout ne s’assemble jamais vraiment en une œuvre organique.
On sent pourtant une réelle volonté d’explorer un autre langage cinématographique, plus symboliste, plus onirique. Argento ne triche pas. Il tente quelque chose de sincère, d’inspiré, de dangereux même : faire du cinéma comme on compose une musique d’ombres. La bande-son de Keith Emerson, audacieuse mais inégale, illustre bien cette tension entre la fulgurance et la maladresse. Par moments, elle amplifie l’étrangeté du film ; à d’autres, elle la dilue.
Le casting, quant à lui, participe sans doute à cette sensation diffuse : il soutient l’ambiance, mais ne l’incarne jamais vraiment. Peu de personnages s’imposent dans la mémoire, spoiler: hormis peut-être Veronica Lazar, étrange et impassible, incarnation finale de la Mater Tenebrarum. Le reste semble parfois naviguer sans boussole dans ce labyrinthe gothique, victimes d’un monde dont ils ne sont que des figurants.
Inferno n’est donc ni un échec, ni un chef-d’œuvre. C’est une curiosité somptueuse, une œuvre inclassable qui tient davantage de l’incantation que du récit. Le film ne parvient pas toujours à transmuter son ambition en puissance dramatique, mais il propose suffisamment de visions fortes, d’instants suspendus, d’éclats de pure terreur esthétique pour mériter l’attention. C’est une traversée imparfaite, mais habitée, hantée, portée par une audace formelle que peu de cinéastes oseraient encore revendiquer.
Un film de déséquilibres et de vertiges. Et si tout n'y brûle pas avec la même intensité, il laisse dans son sillage une cendre étrange, un parfum d’oubli et de rêve inabouti.
Inferno séduit par sa photographie spectaculaire et ses couleurs vives, créant une ambiance intense et onirique. Cependant, l'intrigue reste confuse et décousue, avec un développement des personnages limité, ce qui nuit à l'engagement émotionnel. Un film visuellement impressionnant, mais narrativement faible.
Un peu déçu malgré l'image soignée de Argento, l'ambiance surnaturelle mise en valeur et certaines scènes de meurtres plutôt bien maîtrisées, le film souffre du poids des ans et on a tendance à lâché le fil au fur et à mesure du film. La fin n'arrange pas du tout avec une tendance bâclée.
Voilà enfin un bon film d'Argento ! Il y en a peu donc il faut en profiter. Il reste tout de même en-dessous de Suspiria mais ça reste un excellent slasher et puis il s'agit tout de même du deuxième film de la trilogie des "trois mères". La photo est ici de très bonne facture et même si le film part un peu dans tous les sens, on en a pour son argent. Cerise sur le gâteau, la VF et la VA sont toutes les deux de qualité (ce qui est quasi improbable dans les productions d'Argento qui sont bien souvent quasi nanardes). Contente également de retrouver Daria Nicolodi qui nous a quitté en 2020. Le seul perso qui me semble un peu à la ramasse est Mark. L'acteur semble complètement déconnecté du métrage et Inferno n’est malheureusement pas angoissant du tout ce qui faisait (aussi) la grande force de Suspiria.
Second volet de la Trilogie des trois mères "Inferno" se situe dans la droite ligne de son prédécesseur, le visuellement sublime "Suspiria". Tout comme ce dernier, il convoque la même violence graphique, des subtilités photographiques identiques, ainsi que le même onirisme déviant. Mais plus encore, "Inferno" se montre comme un assemblage de séquences surréalistes faisant intervenir les divers protagonistes dans des situations où se mêlent constamment l'inexplicable et un danger permanent. Qu'importe alors la faiblesse globale de l'interprétation, tout comme la minceur du scénario et l’incohérence des actions des personnages, car ce film de Dario Argento est un véritable ballet horrifique mettant en images la descente aux enfers de ses protagonistes pris dans les filets d'une histoire qui les dépasse. Onirisme, couleurs chatoyantes et partition musicale anxiogène sont au rendez-vous de cette œuvre comportant quelques instants d’anthologie qui resteront dans les annales du cinéma d’horreur, comme la beauté des intérieurs et extérieurs des immeubles sis à Rome ou New York ou bien encore la superbe représentation de certaines mises à mort. Un classique du genre, qui a tout de même un peu vieilli si on veut être honnête !
Second volet de la trilogie des enfers de Dario Argento. Inferno est surement encore plus réussi que "Suspirira" en terme d'image, lumière. L'esthétique est vraiment réussi. Les personnages sont bien caractérisés dans l'ensemble. En revanche, le film manque de rythme et la direction d'acteur est franchement moyenne. L'ensemble devient alors un brin ennuyeux. Cela dit, c'est un film d'horreur de bonne facture.
Cette suite indirecte de "Suspiria", qui constitue également le deuxième volet de la Trilogie des Enfers de Dario Argento, réalisé donc par ce dernier et sorti en 1980, n'est pas mal du tout ! C'est ici l'histoire de Rose qui tombe sur un livre étrange décrivant trois établissements construits pour les trois mères et elle croit habiter dans l'un d'eux à New-York. Elle appelle son frère, étudiant en musicologie à Rome, et lui fait part de ses inquiétudes. Si le scénario à l'air plutôt simple au premier abord, il s'avère être en fait très compliqué. Ce n'est que le second film film que je vois du réalisateur, je n'ai donc pas vraiment beaucoup de points de comparaison, mais j'ai l'impression que nous sommes ici dans l'un de ses films les plus personnel. Même si "Suspiria" était déjà assez étrange et complexe, dans la manière de traiter l'histoire, les personnages etc., nous sommes ici au plus profond de son délire, tout ce qui faisait le charme et la particularité de "Suspiria" ont été ici amplifiés, ce qui nous donne quelque chose de bien particulier. Ainsi, même en étant bien concentré, nous avons un peu de mal à réellement rentrer dans l'histoire et à tout suivre. Nous sommes en fait transportés comme dans un rêve, celui du réalisateur. À la fois dans l'histoire et la mise en scène, le film projette en effet le spectateur dans quelque chose de très onirique, à la fois fabuleux et horrible. Je pense notamment à la scène dans laquelle Rose est dans une pièce remplie d'eau, pour chercher ses clefs, qui est du surcroit irréaliste, et qui mélange très bien cette opposition entre fabuleux et horrible. Ainsi, tout le reste du film fonctionne sur cette opposition et c'est au spectateur d'adhérer ou non à tout ce délire. Je dois dire que même si je n'en suis personnellement pas fan, je trouve le sujet intéressant et ça fait du bien de voir des films qui sortent des sentiers battus en nous proposant quelque chose d'original et de jamais vu. On retrouve également bien le style du réalisateur, notamment dans les décors architecturaux, la ville sous la pluie et le jeu avec les couleurs, notamment le rouge et le bleu, très marqués. "Inferno" est donc un film particulier mais néanmoins intéressant !
Après Suspiria hier soir, je continue mon voyage dans l'horreur à l'italienne avec l'Inferno non pas de Dante Alighieri mais du sublimissime Dario Argento . Et c'est encore un incroyable film psychédélique qui vous plonge de façon onctueuse dans une horreur abyssale . Argento est un vrai sadique envers non seulement ses personnages mais les spectateurs . Ce film est une ode macabre, un labyrinthe de terreur brute jusqu'à l'explosion finale avec cette musique incroyable "Mater tenebrarum" qui même dans ce feu ardent vous glace le sang . Le travail des couleurs et de la géométrie est tout aussi extraordinaire que pour Suspiria, ajouté à cela une bande son qui vous terrorise et vous immobilise sur votre fauteuil et vous avez un cocktail détonnant . Et puis on a toujours cette distorsion de l'image et du son sublime, surtout le passage ou il y a cette coupure de courant, la musique à l'image de notre coeur en devient saccadé et terrifiante . Bref c'est une véritable oeuvre d'art ce film . Alors certes, j'ai été un tout petit peu moins emporté que pour Suspiria, mais bon hier c'était un vrai dépucellage, la grande découverte de ce réalisateur . Par contre et de façon objective, ce film est mieux que Suspiria, mieux équilibré et même si j'aime bien l'ambiance à la Goblin, les musiques d'Inferno sont pour moi plus efficace . En conclusion c'est un pure chef d'oeuvre .