"Aussi profond que l’océan" a la bonne idée de balayer très vite l’enquête et les doutes quant à l’identité de l’enfant pour s’intéresser davantage à sa reconstruction et s’interroger sur ce qui constitue les liens familiaux. Ce n’est pas un film des plus subtils mais il est suffisamment bien interprété pour être émouvant.
Un film bien plus profond qu'il n'y paraît au premier abord. L'amour d'un parent est-il égoïste au point de rendre aveugle sur le bonheur de leur enfant ?
Il faut bien admettre que le point de départ de ce mélodrame est légèrement capillotracté. Une famille voit son enfant de 3 ans enlevé sans raison. 9 ans plus tard, alors qu’ils se sont reconstruits, ils le retrouvent totalement par hasard, heureux et intégré dans un nouveau foyer. Comment tout ceci va-t-il se remettre en place ? Mais une fois que l’on a assimilé le pitch, « The Deep End of the Ocean » est plutôt intéressant. Si la mise en scène est anecdotique, à deux doigts du téléfilm, le scénario est bien écrit, évoquant progressivement les diverses phases par lesquelles vont passer la famille de protagonistes. Il pose nombre de questions intéressantes sur le deuil, la parentalité ou l’éducation. Si bien que c’est évidemment le genre de film que l’on apprécie davantage en étant soi-même parent… Par ailleurs, Michelle Pfeiffer porte le film avec une certaine intensité, en mère de famille passant par une série d’étapes de deuil… pour revenir en arrière. Le personnage de Treat Williams étant plus en retrait.
Une belle histoire invraisemblable mais qui reste très crédible. Le traitement du celle ci tout comme sa mise en scène sont très bon. Les comédiens sont très juste et touchants notamment la maman et “Ben”… cela prend bien en compte la dimension humaine des dommages collatéraux de ce fait dramatique et des bouleversements qui en résultent à commencer par la victime elle même
Voilà un petit film mélodramatique qui se laisse regarder, mais du genre vite vu, vite oublié. Car si le sujet -la disparition d'un enfant, qui se volatilise au milieu de la foule, et le cataclysme familial qui en découle- est incontestablement porteur, le résultat, par manque de profondeur, justement, n'est guère convaincant. Et un peu trop larmoyant. En adaptant le roman best-seller de Jacquelyn Mitchard, Ulu Grosbard échoue à nous faire entrer dans la peau des personnages. On aurait aimé entrer en empathie avec la famille Cappadora, ressentir leurs tourments, vibrer à l'unisson. Hélas, faute de tension dramatique, on reste tout au long du film simple spectateur. Bonne interprétation cependant de Michelle Pfeiffer, fragile, sensible, lumineuse, et de Whoopi Goldberg, toujours talentueuse, ici dans le rôle de la policière Candice Bise.
Un scénario qui tourne malheureusement vite en rond et dont l attrait principal reste surtout les comédiens. Sans doute avec un autre angle de vue le film fonctionnerait mieux mais la force vient de l interprétation.
Un film qui nous montre l'inquiétude et la tristesse d'une mère qui a perdu son fils. L'intrigue est bien construite et nous plonge dans le rôle d'une mère désemparée. Quelques scènes un peu longue mais cela reste un bon film.
Mélo pas très original, trop long à mon goût, et qui se veut larmoyant comme beaucoup de films américains de l'époque. Michelle Pfeiffer est crédible comme toujours, mais n'arrive pas à sauver ce film qui est plutôt de genre téléfilm. Passez votre chemin !
Un mélo finalement assez conventionnel mais émouvant et bien interprété. Une mère de famille cherche éperdument, pendant des mois, des années, son fils perdu dans une bousculade. Elle croit l'avoir retrouvé, mais agit-elle par déni ou par certitude ? Michelle Pfeiffer incarne avec force conviction cette mère aux réactions irrationnelles. La première partie est excellente, la seconde perd en intensité. Le plus inquiétant, c'est que la situation du film n'est pas franchement surréaliste, ce genre de drame arrivant malheureusement de temps en temps.
Critique de "Aussi profond que l'océan". Le synopsis laisse présager un film intéressant. Mais il est bâclé à un niveau impressionnant. Au début on est touché par l'histoire de cette famille, surtout la mère du petit dont le gosse disparaît. On a envie de savoir, qui a enlevé le gosse, le pourquoi. Commence alors un suspense dramatique. Mais voilà un problème majeur du film, il contient un nombre de scènes sans intérêt , comme pour le faire durer plus longtemps. Après le bond temporel de neuf ans le film perd en intensité,je dirais même que cette seconde partie est soporifique tant il n'y a plus grand enjeu. 2/5
Il y a une bonne intrigue. La disparition d'un enfant de 3 ans et son improbable réapparition 10 ans plus tard. Il a vécu tout ce temps à quelques maisons de chez sa mère biologique. Cette dernière a délaissé sa famille et surtout l'éducation et l'amour que réclamait Vincent, son fils aîné tombé dans le deal et la rancune. Un drame bien porté par Michelle Pfeiffer et Treat Williams en couple de parents déchirés qui essaie de se reconstruire. Idem pour les deux frères qui forment une vraie relation fraternelle avec ses hauts, ses bas et ses jalousies. La morale finale est bonne, on apprend ce qu'il s'est passé et qui est vraiment "Sam".