Trois couleurs - Blanc
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Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2022
Moins beau et plus froid que l’épisode précédent, la splendeur bleutée laisse place au gris du décors polonais post-soviétique. Kieslowski y dépeint une relation ambivalente faite d’amour, de haine et de désir de vengeance.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2016
Second volet de la trilogie de Kieślowski sur les valeurs de la devise de la République française, Trois couleurs : Blanc est très différent de Bleu en ce qui concerne la forme. En effet, il est beaucoup plus narratif et moins esthétisant que ce premier film. Ici, nous suivons les aventures d’un Polonais se retrouvant dans la misère suite à son divorce avec une Française et la manière dont il remonte la pente et arrive à un point d’égalité avec elle. L’illustration du thème que le film est sensé illustrer apparait essentiellement dans les dernières séquences et apporte une forme de morale au tout. D’un point de vue esthétique, le film est réussi, même si cela se fait de manière plus discrète que pour Bleu, et mise beaucoup sur la performance de ses comédiens et en particulier de Zbigniew Zamachowski, plein d’humanité et d’ambigüité dans les dernières séquences. La musique de Zbigniew Preisner se fait également plus sobre mais n’en reste pas moins belle. Un film formellement plus discret que le premier volet mais toutefois très réussi.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2013
Tout le monde t'a vu, Juliette Binoche, en train d'essayer de rentrer dans la salle de Tribunal ! Et toi, Krzysztof, fais pas le malin à essayer d'établir des liens symboliques entre tes films : tiens, par exemple, la petite vieille qui n'arrive pas à mettre sa bouteille dans la poubelle pour verres (quelle ironie quand il nous montre son personnage, pourtant à la rue et sans argent, se moquer de la vieille et ne pas songer à l'aider)...
Bleu = Égalité. Un vaste sujet : on peut à peu près parler de tout. "La seule égalité possible se trouve dans l'esclavage". Ou la plus grande pauvreté, ce qui revient au même. On a donc un certain Karol, Polonais échoué en France on ne sait trop comment, qui se retrouve à la rue avec une simple malle, dont le contenu ne nous sera jamais révélé, par manque d'intérêt sans aucun doute. C'est un minable, un habitué de la malchance : la fiente de pigeon qui tombe sur la veste en dit très long. Il accumule sottises et maladresses, la plupart du temps injustement, et surtout une poisse incroyable. De désespoir, il retourne en Pologne. Et là s'opère une totale conversion : avec une malignité infaillible et un sens aigu des affaires, il devient rapidement un riche homme d'affaires (n'oublions pas le contexte : fin de l'URSS, naissance d'un capitalisme en Europe de l'Est et tout les débordements qu'entraîne une transition rapide et incontrôlée).
On évoque pour décrire les actions de Karol une soif de vengeance pour son ex-femme Julie Delpy. Mais peut-être qu'il s'agit au contraire de son amour pour elle, qui agit comme un stimulant de son action : dopé par le désir de la revoir, comblé de richesses et lui mettant plein la vue, il fait donc le maximum et écarte tout scrupule qu'il aurait eu auparavant.
Dans plusieurs de ses films, Kieslowski laisse entendre qu'il voit dans la France une ouverture pour les artistes et tous ceux qui cherchent à faire fortune. Dans La Double vie de Véronique, la Weronika polonaise est sacrifiée au profit de la Véronique française. Bleu clame un amour pour une Europe, lien culturel entre les pays, et Blanc une sorte de retournement du rêve français (sic). L'égalité n'est plus un but, c'est un frein à la réussite, et si la couleur blanc est présente dans chacune des scènes du film (seul le tapis de neige de la terre polonaise est évident), Kieslowski parle de ce principe utopique avec ironie et amertume.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 juillet 2008
Après sa formidable fresque bleuâtre sur le rapport entre l'homme et l'Art, Krzysztof Kieslowski s'attaque cette fois à la fausse candeur de l'être humain. Et comme son prédécesseur, il s'y affronte avec ironie mordante, jouissive de bout en bout. Mais malheureusement, ce second membre de cette trilogie s'essouffle par moments. Et on le regrette fortement. Effectivement, le premier opus se concentrait uniquement qur l'ambiguïté de son personnage principal. Et dès lors, le réalisateur pouvait se permettre d'éclater encore plus le caractère équivoque de celui-ci, lui donnant encore plus de profondeur et d'intérêt. Mais dans ce blanc où se mêle encore plus de personnages secondaires germe un paradoxe jusqu'alors inconnu. Entre-autre, ce second tableau étouffe le sujet en question. Et de ce fait, il est difficile à l'auteur de donner une surface psychologique, philosophique et symbolique à tous ses protagonistes aussi dense que l'était le personnage de Juliette Binoche dans Bleu. Bref, ce mélange assumé enfonce le film dans une homogénéité qui laisse place parfois à la linéarité des situations. Cependant, la photographie est toujours aussi magnifique et dépasse encore et toujours le niveau de la carte postale. Ce qui est une preuve d'un talent indiscutable. En outre, le film est foncièrement sympathique et attachant. Les personnages y contribuent intensement. Mais ce blanc, hélas trop timoré, demeure l'opus le moins pertinent de la trilogie. A voir néanmoins.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Second volet de la trilogie, "Blanc" est certainement le moins réussi. Censé évoquer l'égalité et avoir comme couleur prédominante le blanc, le film sacrifie son esthétisme et son théme au service d'une comédie noire au fond très triste. "Blanc" se laisse voir sans déplaisir grâce à son scénario étonnant et aussi à son casting de comédiens polonais. On peut déplorer que l'interprétation de la pseudo-actrice pseudo-intellectuelle Julie Delpy fasse un peu tâche mais on la voit heureusement pas beaucoup ce qui a peu de conséquence. Donc au contraire de "Bleu", "Blanc" souffre au contraire de sacrifier son esthétisme à son histoire.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2021
J'ai aimé l'histoire de ce second volet, qui se déroule en Pologne.
J'ai aimé le personnage principal, qui m'a touché de gentillesse.
J'ai aimé le clin d'oeil au premier volet, les deux femmes qui se croisent par hasard.
J'aime toujours autant ce réalisateur.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2023
:
Dans cette trilogie qui pousse à la réflexion, c'est surement celui le plus lent. Julie Delpy reste néanmoins impeccable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 août 2013
Petit inconvénient une grande partie du film se passe en Pologne donc ça parle en polonais CQFD.
Sinon un film pas mal la réalisation et l'acteur principal font beaucoup penser à du Polanski.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mai 2008
Après s'être ennuyé dans l'opus bleu de l'ennui, blanc est le bric à brac des scénaristes. Il se passe des choses, ce n'est déjà pas si mal. Le fait que ça ne soit pas crédible est un détail, après tout, ils sont libres de raconter l'histoire qu'ils veulent. Bon par contre, ça serait peut-être bien qu'on la comprenne.
C'est un jeu de je t'aime moi non plus, qui depuis a été transcendé par le film jeux d'enfants, ou alors le fantasme d'un réalisateur plaqué l'avant-veille du tournage, qui cherche mille et un moyen de se venger. Les sentiments sont complexes, forts, mais servis par une intrigue simpliste, tellement étriquée, tellement banale au fond, qu'on y croit pas plus que ça. Il y a beaucoup de choses, mais il manque de sincérité ce film, dommage...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2024
Ce film est certes moins fort et poignant que les autres.
Il y a toute la partie médiane qui parle des affaires qui est un peu rébarbative mais le blanc est glacial et froid comme la vengeance.
Il y a aussi la mort qui rôde comme un passage. Elle est un exutoire comme celle de l’ami qui comprend la valeur de la vie.
Finalement la femme restera toujours là. Elle ne partira plus. Il a gagné
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juillet 2024
Un second film, moins esthétique que Bleu, qui lorgne vers la comédie dramatique. Je l ai trouvé inutilement confus, j ai peiné à croire aux personnages et le film fini par être vraiment laborieux. Pour moi c est le moins intéressant de la trilogie.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2020
Le blanc semble n'avoir inspiré le réalisateur que par sa froideur! Au sein d'un scénario abracadabrantesque - qui n'illustre que de façon fort détournée et capillotractée la devise d'"égalité" - et d'acteurs bien peu charismatiques, ce monochrome se distingue au cours de chaque scène dans une Pologne glaciale. Et nous de nous ennuyer à lire ces dialogues bien peu inspirants...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 juillet 2024
M’ouais, je me suis décidé à voir les trois couleurs républicaines françaises selon un réalisateur polonais nommé Krzysztof Kieslowski.
Pas n’importe qui.
Il a décidé d’attribuer pour chaque couleur du drapeau français une devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité.
Un point de vue qui n’engage que son imagination.
Mais quel est le mien à la lecture de ce triptyque ?

« Blanc » la couleur de l’Egalité.
Ah bon ?
Je n’ai pas perçu la notion d’égalité dans ce second volet.
Je soupçonne le réalisateur d’avoir ironisé tant le propos m’a paru être l’inverse.
Déjà, le blanc est comme le noir, ce n’est pas à proprement considéré une couleur.
Le blanc est la somme de trois couleurs primaires : le bleu (tiens tiens), le vert et le rouge (tiens tiens).
D’autres diront le contraire.
Pourtant le noir est l’absence de couleur. Donc je serai de ceux qui ne considèrent pas le blanc comme une couleur.
Donc, si je pars du principe que le blanc n’est pas une couleur contrairement à Krzysztof Kieslowski, je pars d’un autre principe : tout le monde est sur le même pied d’égalité !
Personne n’est là à se disputer pour telle ou telle couleur.
En soi, le blanc est neutre.
C’est comme le noir, il habille avec tout !
Par contre, le blanc est salissant.

Blanc comme les balles à blanc de l’arme de Karol (Zbigniew Zamachowski ) qui tire sur son sauveur Mikolaj (Janusz Gajos ) et victime consentante.
Blanc comme la neige en Pologne sur laquelle Karol et Mikolaj glissent et se vautrent en riant.
Blanc comme « la pureté et l’innocence » selon le site du gouvernement.
J’ai beau chercher, je ne retrouve ni pureté ni innocence dans ce deuxième tableau.
Blanc comme la revanche de Karol sur Dominique.
A ce propos, je croyais naïvement que pour chaque couleur correspondait une actrice ; après le bleu de Juliette Binoche, le blanc de Julie Delpy… beaucoup trop absente à mon goût.
L’entame du film était assez captivante, mais à partir du moment où Karol rejoint son pays, je me suis ennuyé. Julie Delpy me manquait.

Bref, voilà mon ressenti de ce « Trois couleurs : Blanc » de Krzysztof Kieslowski, un ton en dessous de « Bleu ».
Démonstration : le blanc est neutre ; l’un, Karol et l’autre, Dominique, se sont bien neutralisés.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2022
Une histoire singulière d'un polonais Karol, marié à Dominique, une française qui demande le divorce parce que le mariage n'a pas été consommé. Il aime cette femme et est déchiré de la perdre. L'acteur qui joue Karol n'est pas très séduisant et c'est sans doute une des raisons pour laquelle le film a moins plu. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée, trouvant qu'il y avait pas mal d'actions et d'événements pour maintenir l'intérêt.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mai 2022
Mou, lent, sans saveurs. Cette oeuvre exposant un homme en quête de soi avec son divorce n'arrive en rien à captant le spectateur. Scénario vide. Ennuyant.
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