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Loris Noury
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3,5
Publiée le 5 août 2026
Le deuxième film de la trilogie des couleurs est plutôt bon. Très nettement au-dessus du premier selon moi. L'histoire reste simple mais captive davantage, les personnages sont mieux traités. Le principe d'égalité, qui est censé être le pilier du film, est finalement bien amené avec une bonne fin, mais quand même un peu extrême. Ce que j'ai particulièrement bien apprécié, ce sont tous les détails (bien qu'ils soient minimes) qui font référence au premier film et qui prouvent un vrai emboîtement entre les films et les valeurs qu'ils défendent. Alors oui, encore une fois, ce qu'il y a de plus appréciable, c'est la qualité des séquences et ce souci du détail impeccablement réalisé. Le rythme est plus accéléré et c'est tant mieux, car il nous évite (un peu) l'ennui de Bleu. Aussi, on passe par plus d'émotions dans ce film (joie, tristesse...) et on évite la morosité du premier film. Un point totalement subjectif qui aurait pu monter ma note : la BO, qui est, là, ennuyante. Pour ce deuxième film, traitant de l'égalité, Krzysztof Kieślowski a monté d'un rang son cinéma en sortant du téléfilm, et maintenant j'attends de voir ce que donnera Trois Couleurs : Rouge.
Avec Trois couleurs : Blanc, Krzysztof Kieślowski aborde l’égalité sous l’angle d’une ironie mélancolique, à travers une trajectoire de revanche teintée d’absurde. Zbigniew Zamachowski incarne un antihéros pathétique dont l’évolution oscille entre satire sociale et conte moral. Kieślowski joue avec les ruptures de ton, mêlant comédie grinçante et réflexion plus grave, mais cet équilibre reste parfois instable. Le film séduit par ses idées et sa construction en miroir, sans toujours atteindre la densité émotionnelle des autres volets de la trilogie. Reste une œuvre singulière et stimulante, mais qui donne l’impression d’un chapitre intermédiaire plus conceptuel que pleinement abouti.
Si "Bleu" nous a emporté, "Blang" nous laisse sur le côté. Pourtant, tout commencer à merveille mais la suite du récit n'est malheureusement pas passionnant.
Même la mise en scène est moins travaillé... Il ne reste que le charisme des acteurs et actrices et une superbe photographie. Pour le reste, c'est malheureusement décevant
Kieslowski, dans ce deuxième volet de sa trilogie, a une bien curieuse et déconcertante façon d'aborder le thème de l'Egalité qu'annonce le film. L'histoire du polonais Karol, complètement démuni après son divorce d'une jeune française et contraint de quitter Paris pour retourner à Varsovie, déroute par son apparente insignifiance, relativement au thème. "Blanc" annonce mal la couleur; le film est gris, caractérisant à la fois les images et l'esprit des personnages. La mise en scène affectée, comme habituellement, du cinéaste, où perce néanmoins une certaine causticité, semble parfois métaphorique mais elle est surtout étrange, comme le sont les déambulations et les pensées de Karol, tout occupé à spoiler: reconquérir sa femme.
L'austérité du réalisateur et sa complaisance dans la dramatisation donnent souvent l'impression d'un style plein d'artifices et de prétention. Ses personnages sont éteints, impénétrables, pas disposés à se rendre attachants parce qu'ils n'ont rien de sensuel ni d'émouvant. J'ai préféré "Bleu" et "Rouge".
Un second film, moins esthétique que Bleu, qui lorgne vers la comédie dramatique. Je l ai trouvé inutilement confus, j ai peiné à croire aux personnages et le film fini par être vraiment laborieux. Pour moi c est le moins intéressant de la trilogie.
M’ouais, je me suis décidé à voir les trois couleurs républicaines françaises selon un réalisateur polonais nommé Krzysztof Kieslowski. Pas n’importe qui. Il a décidé d’attribuer pour chaque couleur du drapeau français une devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Un point de vue qui n’engage que son imagination. Mais quel est le mien à la lecture de ce triptyque ?
« Blanc » la couleur de l’Egalité. Ah bon ? Je n’ai pas perçu la notion d’égalité dans ce second volet. Je soupçonne le réalisateur d’avoir ironisé tant le propos m’a paru être l’inverse. Déjà, le blanc est comme le noir, ce n’est pas à proprement considéré une couleur. Le blanc est la somme de trois couleurs primaires : le bleu (tiens tiens), le vert et le rouge (tiens tiens). D’autres diront le contraire. Pourtant le noir est l’absence de couleur. Donc je serai de ceux qui ne considèrent pas le blanc comme une couleur. Donc, si je pars du principe que le blanc n’est pas une couleur contrairement à Krzysztof Kieslowski, je pars d’un autre principe : tout le monde est sur le même pied d’égalité ! Personne n’est là à se disputer pour telle ou telle couleur. En soi, le blanc est neutre. C’est comme le noir, il habille avec tout ! Par contre, le blanc est salissant.
Blanc comme les balles à blanc de l’arme de Karol (Zbigniew Zamachowski ) qui tire sur son sauveur Mikolaj (Janusz Gajos ) et victime consentante. Blanc comme la neige en Pologne sur laquelle Karol et Mikolaj glissent et se vautrent en riant. Blanc comme « la pureté et l’innocence » selon le site du gouvernement. J’ai beau chercher, je ne retrouve ni pureté ni innocence dans ce deuxième tableau. Blanc comme la revanche de Karol sur Dominique. A ce propos, je croyais naïvement que pour chaque couleur correspondait une actrice ; après le bleu de Juliette Binoche, le blanc de Julie Delpy… beaucoup trop absente à mon goût. L’entame du film était assez captivante, mais à partir du moment où Karol rejoint son pays, je me suis ennuyé. Julie Delpy me manquait.
Bref, voilà mon ressenti de ce « Trois couleurs : Blanc » de Krzysztof Kieslowski, un ton en dessous de « Bleu ». Démonstration : le blanc est neutre ; l’un, Karol et l’autre, Dominique, se sont bien neutralisés.
Ce film est certes moins fort et poignant que les autres. Il y a toute la partie médiane qui parle des affaires qui est un peu rébarbative mais le blanc est glacial et froid comme la vengeance. Il y a aussi la mort qui rôde comme un passage. Elle est un exutoire comme celle de l’ami qui comprend la valeur de la vie. Finalement la femme restera toujours là. Elle ne partira plus. Il a gagné
Le cinéaste pousse ensuite son concept à fond, un blanc présent partout mais avec moins d'obstination ou de fascination qu'avec le Bleu tandis qu'on a bien du mal à y déceler l'Egalité dans cette histoire. Ca tombe bien il semble de Kieslowski assume l'exact inverse : "C'est une histoire sur la négation de l'égalité..." Mais on ne sait jamais vraiment où veut nous emmener le réalisateur avec ce Blanc, on s'interroge trop sur des détails qui nous interpellent comme pourquoi et comment la femme se débarrasse de son mari, le divorce ok mais comment arrive-t-elle à ruiner aussi facilement et aussi rapidement son ex-époux ?! Ensuite une grande partie se situe en Pologne dans une sorte de film dans le film, comme si le cinéaste avait réunit deux films différents avec plus ou moins de cohérences. Le pire arrive à la fin, où on se dit tout ça pour ça, jamais on ne comprend Karol comme on ne comprend pas vraiment comment on arrive à cette fin qui nous laisse perplexe. On saisit bien le regard sur la situation économique de la Pologne d'alors, certains passages restent intéressants surtout les passages avec Dominique/Delpy où la complexité des sentiments restent fascinante, mais ça reste plutôt vain tout ça... Site : Selenie.fr
Une histoire singulière d'un polonais Karol, marié à Dominique, une française qui demande le divorce parce que le mariage n'a pas été consommé. Il aime cette femme et est déchiré de la perdre. L'acteur qui joue Karol n'est pas très séduisant et c'est sans doute une des raisons pour laquelle le film a moins plu. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée, trouvant qu'il y avait pas mal d'actions et d'événements pour maintenir l'intérêt.
Moins beau et plus froid que l’épisode précédent, la splendeur bleutée laisse place au gris du décors polonais post-soviétique. Kieslowski y dépeint une relation ambivalente faite d’amour, de haine et de désir de vengeance.
Mou, lent, sans saveurs. Cette oeuvre exposant un homme en quête de soi avec son divorce n'arrive en rien à captant le spectateur. Scénario vide. Ennuyant.
Dans Trois couleurs : Blanc, on nous parle du couple. Est-ce que l’amour ça marche ? Le réalisateur exprime ses réflexions sous le prisme de l’égalité, ou plutôt de la non-égalité, et plus précisément du rapport entre dominant et dominé, qui existe dans le couple. spoiler: Au début du film, c’est Dominique qui “tient les rênes” : elle demande et obtient le divorce pour mariage non-consommé. Karol est humilié. Son impuissance est étalée en plein jour. Juliette Binoche fait une brève apparition à ce moment-là. Son personnage, Julie, entre par erreur dans la salle d’audience. Cette même scène est dans Bleu du point de vue de Julie cette fois. Revenons à Blanc, au cours du procès, Karol cherche vainement à expliquer sa situation au juge dans un français mal assuré. Son avocat finit par se contenter de traduire les propos qui sont échangés en français au lieu de défendre véritablement les intérêts de son client. Cette inégalité face au langage traduit en fait l’injustice dont Karol est victime face au juge et à l’appareil d’État. Suite au divorce, il perd tout : sa carte bancaire est inutilisable, on la lui détruit, il se retrouve, seul, à la rue, dans un pays étranger. Il est en position d’infériorité par rapport à Dominique. Et elle ne cesse de le provoquer, de le tester, de l’écraser (pour qu’il se relève). Tout au long du film ensuite, on voit Karol qui veut s’en sortir. Il fait tout pour se réhausser à ses propres yeux et à ceux de la femme qui l’a abandonné. Il l’aime encore, il se met donc en pleine reconquête de celle-ci. De brave amoureux éconduit, Karol se change en calculateur capitaliste. Pour revoir Dominique, il va jusqu’à mettre en scène sa propre mort. Dominique se retrouve accusée du meurtre de son ex-mari. Cette fois c’est elle qui fait les frais de l’inégalité de la justice à l’égard des étrangers et se retrouve condamnée et incarcérée.
Mais finalement Karol est-il en reconquête de sa femme ou de sa position de dominant ? Les deux à la fois. Il est à la recherche de l’inégalité perdue. Nous sommes témoins de cette inégalité au sein du couple, de ce rapport dominant/dominé qui s’interchange au fil du film (et aussi hors-champs temporel, avant le début et après la fin du film). C’est ça qui maintient le couple. Cela suggère que l’amour, dans la relation amoureuse, est nécessairement accompagné de cette interchangeabilité de ces positions. Interchangeabilité qui représente un point d’équilibre malgré l’instabilité. Cela serait le seul moyen d’entretenir une relation amoureuse, en tendant à l’égalité dans cette alternance. C’est du moins la question qui est posée par le film, et le mode de fonctionnement effectif pour les deux protagonistes.
La notion d’égalité traitée ici passe par plusieurs canaux ; l’inégalité de statut à la fois dans la société et dans le couple. L’État, tant français que polonais, fait preuve d’une grande injustice à l’égard des étrangers. Et la violence, dont les deux protagonistes sont capables de faire preuve pour écraser l’autre, leur permet de se séduire l’un l’autre. Tous les coups sont permis. Le point final de l’histoire est le plan de Dominique derrière les barreaux de la prison, qui fait un geste à Karol pour lui faire comprendre qu’elle l’aime et qu’à sa sortie de prison ils vont se remarier.
Le postulat du film est qu’il n’existe pas d’égalité. « C'est une histoire sur la négation de l'égalité. Le concept d'égalité suggère que nous sommes tous égaux. Or je pense que ce n'est pas vrai. Personne ne veut vraiment être l'égal de son prochain. Chacun veut être plus égal. » (Krzysztof Kieślowski). Mais quand deux êtres inégaux luttent pour prendre l’ascendant l’un sur l’autre, ne sont-il pas en train de toucher cette fameuse égalité ?
Ce changement de rapport de force peut être vu comme une guerre, un savant mélange amour/haine. “Quand je te dis que je t’aime tu ne comprends pas. Quand je te dis que je te déteste tu ne comprends pas non plus. Tu ne comprends rien.” (de Dominique à Karol au début du film dans le salon de coiffure). Cette guerre menée entre eux se matérialise dans leurs rapports sexuels : par l’impuissance ou l’érection de Karol qui symbolise la perte ou la reprise d’ascendant. Avec l’omniprésence de la couleur blanche, on décèle un certain symbolisme, jusqu’au flash de lumière blanche au moment de l’orgasme final (blanc qui est aussi la couleur du sperme).
Il a beau correspondre à une trilogie, celle de la « Liberté, égalité, fraternité » devenue Bleu-Blanc-Rouge, ce film est unique dans sa vision de la construction de l’Europe, l’idée sous-tendue du projet. Kieslowski en fait un amalgame de cinéma, parfaitement justifié dans cette composition dramatico-burlesque qui voit un homme refoulé de France par son épouse revenir au pays natal (La Pologne) pour se venger. Rien de monstrueux dans la préparation, rien que de la délicatesse dont le héros ne cesse de se vêtir pour faire revenir la belle auprès de lui. Exit la poésie bleutée des premiers ébats trilogiques pour le blanc pigmenté d’un humour kafkaïen aux parfums de polar. Le cinéaste ne renie rien de sa grammaire, mais la transpose ici dans la magie d’un amour vache où tout détail devient signifiant. Du cinéma qui ne vous lâche pas avec deux solides acteurs Zbigniew Zamachowski et Janusz Gajos, et Julie Delpy diaphane et rayonnante. AVIS BONUS Rien que le making of mérite cinq étoiles. Ajouter une leçon de cinéma et les commentaires avisés, éclairés de Julie Delpy, de la monteuse et du spécialiste maison Alain Martin. Fabuleux Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
J'ai aimé l'histoire de ce second volet, qui se déroule en Pologne. J'ai aimé le personnage principal, qui m'a touché de gentillesse. J'ai aimé le clin d'oeil au premier volet, les deux femmes qui se croisent par hasard. J'aime toujours autant ce réalisateur.
Ce deuxième volet de la trilogie des « Trois couleurs » (Bleu, Blanc, Rouge) explorant les valeurs « Liberté, Egalité, Fraternité », est sorti en 1994. Krzysztof Kieslowski nous entraine cette fois-ci en Pologne où l’on suit le parcours d’un homme déchu (Zbigniew Zamachowski) prêt à tout pour reconquérir l‘amour de son ancienne épouse (Julie Delpy) vivant en France. Malgré un regard critique sur la corruption de la société polonaise, le scénario a tendance à s’éparpiller, générant ainsi quelques longueurs inutiles. C’est en visionnant l’ensemble de l’œuvre que l’on saisit la mise en avant des valeurs de la République française avec l’utilisation prédominante d’une des trois couleurs selon les scènes (le bleu exprimant la liberté, le blanc l’égalité et le rouge la fraternité). Bref, un drame moins esthétisant que le reste du triptyque.