Angèle
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Deroo Blar
Deroo Blar

2 abonnés 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2026
Tu ne sais pas quoi regarder et tu trouves très peu de nouveautés qui te plaisent ? Oui du coup, il y a plein de vieilleries jamais vues.

Ce dialogue avec moi-même me conduit au film Angèle.
Il dure longtemps mais je l'ai regardé en deux fois. Je tombe dessus presque par hasard.

La vie des années 30 n'était pas meilleure que maintenant, on le voit avec ce film et son sujet. Ensuite il y a tout ce qu'on ne voit pas de ces années-là, le confort toilettes, douches, frigo,...

Le cinéma a oublié en cours de route de nous faire rêver. Angèle, malgré sa dimension dramatique fait rêver par les décors, par la langue et par les valeurs que certains personnages défendent... C'est là le talent de Pagnol, dialoguiste hors pairs. Il connaissait les profondeurs de l'âme et la nature humaine comme peu. Il était doté d'une intelligence émotionnelle hors du commun et la faisait partager à travers son art.

Dans le mile. Le film nous parle de la souffrance d'un père, d'une fille, d'une épouse, d'un homme amoureux, ... C'est tellement bien amené que ça fonctionne. Je fus pris par cette histoire et ce film qui hisse une fois de plus Pagnol et le cinéma des années 30 au rang de grand art.
Oeuf4419
Oeuf4419

1 abonné 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2026
Magnifique film autour d'un drame familiale. Acteurs incroyables, émotions à vif zt la justesse de Pagnol.
Mme Hérisson
Mme Hérisson

7 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2026
"Angèle" est un drame de Marcel Pagnol qui, bien qu'ancien, n’a rien perdu de son intérêt. Au contraire, le film offre un témoignage d'époque d'autant plus authentique qu'il n'a pas besoin de reconstitution historique. On accroche très vite à cette histoire particulièrement bien racontée et interprétée. Comme souvent chez Pagnol, le récit est très fluide. Entre émotion et pudeur pour aborder les sujets les plus durs, on passe un excellent moment.
Hotinhere

809 abonnés 5 556 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2026
Adapté d’un roman de Giono, un mélo émouvant, plein de tendresse et d’humanité qui témoigne de la condition féminine dans la Provence paysanne patriarcale des années 30, servi par un excellent casting.
Patjob
Patjob

46 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2026
Pagnol est un vrai cinéaste. C’est ce que démontre « Angèle » dont l’utilisation des extérieurs, la mise en scène et le montage, relèvent de cet art cinématographique. Ceci étant, comme dans la plupart de ses films, les dimensions de théâtralité et de « pittoresque Provençal » sont là. Elles génèrent ici d’excellents dialogues et des moments superbes, d’humour ou d’émotion. Cinq ans après l’avènement du parlant, « Angèle », sans dédaigner l’image, est un film sur la parole. Sur la fonction sociale de la parole et sur les différentes façons de l’utiliser. Elle peut être boniments et mensonges (dans cette catégorie, certains sont « de finesse » - magnifique expression- où l’on peut même changer radicalement de propos, par pudeur ou pour masquer à l’interlocuteur la triste réalité) ou expression simple et naïve de ses émotions. Le plus souvent elle revêt une forme assez complexe ; elle peut être métaphore ; elle peut être circonvolutions pudiques ; elle peut être utilisée pour transmettre ce que l’on a envie que l’autre comprenne, mais bien sûr sans le dire (voire en affirmant le contraire) ; elle peut exprimer par la bouche de l’un le sentiment de l’autre, etc… Le film est aussi un très beau tableau du monde rural de l’entre-deux guerres, et une dénonciation de la soumission des femmes à cette époque. Pour toutes ces raisons, pour la limpidité de la narration, pour l’humanité du regard porté sur les personnages, « Angèle », ce drame en deux actes, est un film admirable.
GyzmoCA

316 abonnés 2 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Avec Angèle, Marcel Pagnol reste fidèle à ses thèmes de prédilection : l’enfant illégitime, l’honneur du père, et l’amoureux sincère, véritable gentleman au cœur pur. On retrouve ici tout l’univers moral et humain du cinéaste, entre drame rural et tendresse provençale.

Pourtant, l’émotion, si chère à son cinéma, se fait cette fois plus discrète. Le film touche, certes, mais ne bouleverse pas autant que les grandes œuvres qui suivront. Fernandel, encore au début de sa carrière, laisse entrevoir tout son potentiel comique et dramatique — il progressera vite et brillamment dans les années à venir.

Orane Demazis, quant à elle, incarne une Angèle touchante mais un peu excessive ; son jeu, parfois appuyé, atténue la justesse du propos. Reste la plume de Pagnol, toujours aussi savoureuse : les dialogues chantent, pleins de verve et d’humanité.

Angèle est donc un beau film, imparfait mais sincère, qui pose les fondations de l’univers pagnolesque à venir — celui où la vie, l’amour et la fierté se mêlent sous le soleil de Provence.
Peter Franckson
Peter Franckson

83 abonnés 1 376 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Marcel Pagnol creuse son sillon de la Provence paysanne et de la fille-mère, Angèle (Orane Demazis, 40 ans), qui plus est prostituée, et qu’il continuera plus tard dans la trilogie marseillaise et « La fille du puisatier » (1940). Il ne tombe, ni dans le misérabilisme, ni la mièvrerie, grâce à des dialogues justes, simples et émouvants et aux acteurs, dont deux personnages sont bons, Saturnin, le valet de ferme (Fernandel, 31 ans, dont c’est la première collaboration sur six avec Pagnol) et Albin, l’ouvrier agricole amoureux d’Angèle (Jean Servais, 22 ans) et deux autres « mauvais », Clarius Barbaroux (Henri Poupon, 50 ans), fermier et père d’Angèle, aliéné par la tradition, et Louis (Andrex, 27 ans), le voyou proxénète qui représente la ville maléfique (Marseille). Il est étonnant que Jean Tulard dans son « Guide des films » (1990) écrive : « Du mauvais Pagnol : intrigue démodée et interprétation peu enthousiasmante d’Orane Demazis ». A contrario, « Angèle est un des plus beaux films qu’on n’ait jamais tournés » selon Jean-Luc Godard…
weihnachtsmann

1 639 abonnés 5 824 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Drame de la campagne. Drame des familles.
Pagnol nous conte une fable mais il le fait car il veut sauver la morale.
C’est avant tout cette dernière image qui va effacer la « honte de la ville ».
Un film différent des autres car très intime au cœur de la montagne où les personnages essaient de sauver ce qui peut encore l’être.
C’est beau et fort aussi sur la dure ruralité de l’époque
Noël C
Noël C

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2024
Encore un film qui ne vieillit pas ! (vu en 2024 dans une version restaurée, heureusement avec une excellente bande son.).
Toujours le thème de “l’’honneur” de la famille, mais qui commence à être éculé..
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 573 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2024
Ressortie en salle de dix titres de Marcel Pagnol ( dont huit réalisés par lui-même) dont " Angèle"(1934).

Il y a un aspect merveilleux dans cet opus de Pagnol tiré d'un ouvrage de Jean Giono.

On y trouve la perversion de Louis, la rigidité de caractère, plus soucieux du qu'en dira-t-on que de l'amour paternel, la naïveté d'Angèle qui tombe sous le charme d'un salaud ; mais aussi la rédemption, le pardon, la bienveillance et l'humour incarné par Saturnin, l'amour qui transcende l'existence et guérit du mal.

La qualité des dialogues, le ton chantant du midi, le regard sur la paysannerie d'avant guerre, introduisent à la fois, un des plus fameux titre de Pagnol et à un des classiques du cinéma français des années 1930.

De Sica a dit tout le bien qu'il pensait de la filmographie de Pagnol.

Il faut reconnaître, en rejoignant l'avis du maître italien, que la puissance évocatrice et l'émotion qui se dégagent de certaines scènes ( celle déchirante où le père commence par rejeter sa fille ) font de "Angèle" un film admirable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

103 abonnés 4 604 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2024
Le sujet de Jean Giono mis en scène par Pagnol est un archétypes du mélodrame rural où, plus qu'à la ville, les femmes fautives et les enfants bâtards sont une honte indélébile. Ainsi, fille de la ferme des Barbaroux, Angèle (Orane Demazis) est séduite par une fripouille.
Ce début d'histoire parait d'ailleurs bien long, trop étiré, trop pathos, et ce n'est que lorsqu'Angèle revient de Marseille avec le fruit de sa faute, que son père, l'irrascible Clarius, spoiler: enferme la femme et l'enfant de la honte à la cave
que le film montre sa meilleure part. Ce n'est d'ailleurs pas tant la triste histoire d'Angèle qui intéresse ici que l'univers de Pagnol (et Giono), ses personnages et sa langue incomparables.

Outre Henri Poupon, dans le rôle de Clarius, père autoritaire aux idées bornées, il y bien sûr Fernandel, dans un emploi pas prépondérant mais remarquable (ses rôles chez Pagnol n'ont vraiment rien à voir avec ses nombreux nanars des années 30). L'acteur, encore jeune, y joue les valets de ferme simplets qui illumine par sa candeur et sa bonté. C'est par Fernandel-Saturnin que le drame compassé puise principalement ses contigences comiques. Je n'oublie pas non plus de citer Edouard Delmont, le second rôle de toujours, dans un personnage gratifiant de travailleur saisonnier.
Tous véhiculent la dialectique -peut-être plus pagnolesque que provençale en définitive. Mais, par-delà du sujet et de ses protagonistes, quoiqu'inséparables d'eux, c'est aussi la vie paysannne d'alors, le travail de la terre qui transparaissent dans ce beau film.
Etiennedesbois7
Etiennedesbois7

50 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2022
Rien que pour la mise en perspective historique, à une époque pas si éloignée, ce Pagnol mérite le détour. Si l'on y ajoute le scénario, les dialogues, la musique et les acteurs (à part peut-être... Orane Demazis, un peu niaiseuse dans son rôle d'Angèle), nous est offert ici une œuvre de premier plan, qui a le don de nous faire relativiser les petits problèmes de notre quotidien d'aujourd'hui. Il se dégage une force et une beauté de ce conte réaliste qui serait un parfait outil d'éducation à diffuser dans les écoles d'ici et d'ailleurs car il montre à la fois la dureté de la vie à la campagne et le charme qui l'accompagne. Si désuet et en même temps si actuel dans ses valeurs, cette histoire nous rappelle aussi ce que nous ne devons pas perdre de vue: affronter le réel est (très) difficile... et c'est pour ça que la vie vaut (vraiment) la peine d'être pleinement vécue.
soulman
soulman

143 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2021
Un des premiers grands films de Pagnol, où tout est posé : la difficulté de la vie dans les campagnes, la précarité des ouvriers agricoles, l'innocence des jeunes filles, l'attachement à la terre natale. A la fois implacable et poétique, "Angèle" est une œuvre palpitante qui, plus de 80 ans après sa sortie, n'a rien perdu de sa force. Fernandel y est aussi remarquable que le jeu d'Orane Demazis sonne faux. Pourtant, ce jeu totalement décalé dégage une surprenante puissance dramatique qui - malgré son anachronisme - rend l'actrice attachante. Trois ans plus tard, le cinéaste haussera encore la barre avec le superbe "Regain", interprété par le même duo de comédiens.
Michael78420
Michael78420

70 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2021
Sorti en 1934, voir Angèle en 2021 c'est prendre une leçon, un rappel de ce qu'était la vie quotidienne il y a près de 90 ans. Des ouvriers agricoles sans attaches allant de ferme en ferme. Des pères de famille autoritaires. Des filles mères mises au ban de la société pour avoir eu un enfant hors mariage d'un père inconnu. Bref, une autre époque, pourtant pas si lointaine. On note aussi une étrangeté : Orane Demazis, femme de Marcel Pagnol à cette époque, avait déjà 40 ans au moment du tournage et jouait une jeune fille de la campagne encore chez ses parents, un peu godiche. Que Marcel Pagnol filme sa femme jouant une jeune fille de la campagne qui succombe aux charmes du premier venu et qui se destine à la prostitution, c'est quand même bizarre. Petit bémol pour le spectateur actuel, la musique en permanence est difficile à supporter de nos jours. Malgré cet inconvénient, Angèle est à voir absolument pour prendre conscience de l'amélioration des conditions de vie en moins d'un siècle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 mai 2018
Un film qui a pris un méchant coup de vieux. La fille nunuche (Orane Demazis, qui d'autre ?) qui tombe raide dingue d'un proxo à belle gueule (Andrex), et qui revient se cacher dans la ferme familiale avec un bâtard, une idée intéressante, mais pas assez pour occuper tout un film, qui du coup tire en longueur. Et on peine à croire qu'une jeune fille, même dans les années 30 dans la campagne profonde, puisse être naïve à ce point.
Un bon point pour Fernandel qui est parfait dans son rôle de valet de ferme complètement benêt, mais drôle et sympathique. Delmont a pour une fois un rôle de plus de dix lignes de texte (et il joue très bien). Fernandel et Delmont peinent toutefois à compenser le piètre niveau des autres, à commencer par Orane Demazis qui cabotine encore un peu plus qu'à son habitude (être la bonne amie de Pagnol ça aide à trouver des rôles quand on n'a aucun talent par ailleurs). Quand à Jean Servais (Albin), on peine à croire que celui qui jouera "Tony le Stéphanois" dans Riffifi chez les hommes ait pu être aussi mauvais au début de sa carrière.
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