Citizen Kane
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chrisbal
chrisbal

19 abonnés 791 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2026
Intrigué par l'appellation "meilleur film de tous les temps" et soucieux de parfaire ma culture cinématographique, je me suis laissé tenter par ce "Citizen Kane" d'Orson Welles et le moins que l'on puisse dire c'est que ce dernier ne m'a pas vraiment convaincu.
La mise en scène est sûrement de qualité, mais les images piquent les yeux et l'histoire est...bof.
Les westerns de la même époque, bien que moins subtils, ont quand même le mérite d'être plus divertissant que ce trip mégalomaniaque plus ou moins autobiographique.
RGciné1895
RGciné1895

18 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2012
Tout simplement un chef d’œuvre ! J'ai adoré la fin :)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2016
Très certainement le meilleur film de tous les temps, tant l'oeuvre de Welles a posé les bases d'absolument TOUS les films qui l'ont suivi. Esthétiquement brillant, techniquement en avance sur son temps et narrativement impeccable. Un film à voir et à partager autant qu'à posséder.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 août 2010
Rien à ajouter aux éloges déjà fait : un pur chef-d'oeuvre dans la catégorie des grands classiques. A voir absolument
QuelquesFilms.fr

360 abonnés 1 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2023
Enquête sur la vie intime d'un personnage public et réflexion sur les limites de ce type d'investigation biographique, puzzle forcément incomplet. Portrait d'un opportuniste mégalomane, tyran égoïste, monstre d'orgueil, et réflexion sur la vanité des ambitions humaines, sur un vide et une solitude indépassables. Évocation cynique d'un rêve américain capitaliste, d'une quête de pouvoir politique qui passe par une mainmise sur les médias (toujours fortement d'actualité), et réflexion pleine d'ironie amère sur une certaine forme de corruption et de décadence. Réflexion via le fameux "Rosebud", mot mystérieux symbole d'une nostalgie de l'enfance, d'un souvenir d'innocence, d'un paradis perdu, d'un "essentiel" relégué à l'anecdotique et voué à l'oubli. Le scénario de Citizen Kane est un formidable jeu de construction et de démolition, une brillante entreprise de démystification, une petite pépite de conclusion nihiliste. Un scénario qui reprend quelques éléments de l'enfance d'Orson Welles (l'histoire du tuteur) et qui, surtout, étonnamment, donne la tonalité de ce que sera la suite de la carrière et de la vie du cinéaste (démesure et insuccès, difficultés relationnelles...).
Voilà pour le fond. Mais ce que l'on retient souvent davantage de ce premier long-métrage (quel essai !), toujours cité dans les classements des meilleurs films de l'histoire du cinéma, c'est son aspect formel extraordinaire. Narrativement : un jeu avec la chronologie (flash-back) et les points de vue. Visuellement : une réalisation d'une inventivité et d'une virtuosité constantes (utilisation renversante des plongées et contre-plongées, exploration novatrice de la profondeur de champ, nouvelle dynamique du cadre et de l'angle, saisissant jeu expressionniste d'ombre et de lumière...). Il faut également évoquer les décors de Xanadu, l'immense propriété de Kane, vue de l'extérieur et de l'intérieur, et notamment la conception géniale du salon, temple du vide avec cheminée géante. Sans oublier le montage (signé Robert Wise), particulièrement enlevé et cohérent avec l'énergie du personnage principal. Sans oublier non plus l'interprétation générale, la puissance d'Orson Welles en tête, bien accompagnée par les prestations des membres de la troupe de théâtre qu'il avait créée en 1937 (Mercury Theatre).
Toute cette grammaire de cinéma est d'une richesse folle. Elle a jailli du bouillonnement créatif d'un jeune homme de 25 ans, le "wonder boy" américain de la fin des années 1930 et du début des années 1940, adulé pour ses créations théâtrales et ses interventions radiophoniques, ses éditos dans la presse, ses conférences... Petit génie multiple. Pour Citizen Kane, il a joui d'une rémunération et d'une liberté jamais vues alors. Ce sera moins le cas par la suite car le film, malgré un accueil critique globalement très bon aux États-Unis, n'eut pas de succès commercial. Et fut très attaqué par William Hearst, magnat des médias, qui se reconnut dans le personnage de Kane. En Europe, Citizen Kane ne fut montré qu’après la guerre et fut quasi unanimement salué. Voici ce qu'écrivait François Truffaut : "Un hymne à la jeunesse et une méditation sur l'âge, un essai sur la vanité de toute aspiration humaine et en même temps un poème sur la déchéance, et derrière tout cela une réflexion sur la solitude des hommes hors du commun." Un avis que ne partageait manifestement pas Jean-Paul Sartre : "Nous sommes constamment débordés par ces images trop ridées, grimaçantes à force d'être travaillées. Comme un roman dont le style se pousserait toujours au premier plan et dont on oublierait à chaque instant les personnages. [...] Tout est analysé, disséqué, présenté dans l'ordre intellectuel, dans un faux désordre qui est seulement la subordination de l'ordre des événements à celui des causes. [...] Tout est mort [...] les inventions techniques ne sont pas faites pour rendre la vie."
Ewen Blake
Ewen Blake

190 abonnés 1 308 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2020
Tout simplement le films le plus acclamé de tous les temps. Malheureusement pour moi je n'ai pas les connaissances nécessaires pour juger de sa modernité avant-gardiste et de son impact sur le cinéma. Je jugerai donc le film au plaisir qu'il m'a procuré et j'ai effectivement passé un bon moment devant cette histoire étonnamment rythmée, propulsée par la performance dantesque de Welles en rôle titre. Le travail sur les clairs-obscurs et jeux d'ombres sur les visages a une classe indéniable. J'ai trouvé le final réussi mais pas forcément là où on l'attendait : spoiler: certes la révélation de Rosebud est habile mais c'est plutôt le commentaire du journaliste qui me restera : "Anyway, it wouldn't have explained anything... I don't think any word can explain a man's life". Ceci étant dit j'avoue n'avoir toujours pas bien compris qui était cet homme ni l'intérêt de lui consacrer un film. Quand à la morale, elle était peut-être révolutionnaire en 1941 mais aujourd'hui "l'argent n'achète pas le bonheur" parait bien éculé.

[Edit] Après quelques recherches il semblerait que Citizen Kane ait davantage marqué l'histoire pour ses innovations techniques musicales et narratives que pour sa qualité intrinsèque : travellings démesurés, décors plafonnés, plongées/contre-plongées, utilisation d'optiques à forte profondeur de champ et création du film-enquête via la désarticulation volontaire de la chronologie de l’histoire constitués de flash black.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

151 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2020
Je comprends le sens du film, je comprends la signification de "Rosebud". Le message est donc relativement subtil, les plans sont recherchés. Mais je ne trouve pas dans ce film le chef-d'oeuvre décrit par l'univers entier et qui eclipserait à lui seul 120 ans de cinéma. La longueur du film m'a également gêné; O.Welles aurait pu atteindre le même objectif dans un film de 90 minutes.
T-Tiff
T-Tiff

132 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2020
"Citizen Kane" fait partie de la très courte liste des films ayant le plus marqués l'histoire du Septième Art. En 1941, Orson Welles produit et réalise son premier film, dans lequel il tient également le rôle principal, celui de Charles Foster Kane, un mégalomane et magnat de la presse. A la mort du personnage, celui prononce comme derniers mots « Rosebud », dont un reporter cherche à percer le secret en rencontrant les personnes qui ont marqué la vie du milliardaire. Ainsi le film est construit par flash-backs successifs, ce qui était déjà assez innovant pour l'époque. Car "Citizen Kane" était bien un film révolutionnaire pour l'époque, avec une caméra particulièrement mobile, des plans en contre-plongée largement appuyés, des enchaînements d'une scène à l'autre en fondu. En outre, ajoutons une utilisation de la lumière très minutieuse, des décors magnifiques et une musique formidablement composée. Le film, qui aura bientôt quatre-vingts années, fait preuve d'une modernité incroyable. Alors nous regretterons que le scénario ne permette pas un meilleur de développement du protagoniste, et qu'il y ait un peu trop d'ellipses entre les différents flash-backs. L'introduction est, quant à elle, un peu longue. Il ne fait aucun doute que "Citizen Kane" mérite de trôner parmi les plus grands films de l'histoire, à titre personnel nous ne pouvons le mettre au rang de chef-d'œuvre. Un film qu'il reste très agréable à regarder malgré son âge avancé.
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2013
Un classique des classiques. Parfois considéré comme le meilleur film américain de tous les temps, je dois admettre que ce film est foncièrement à part. Si pour ma part, il n'est pas le meilleur film que j'ai vu (il en est même très très loin), il nous réserve de très nombreuses surprises. Tout d'abord sur sa trame narrative qui est tout simplement géniale, excellente. On découvre peu à peu la vie de ce personnage extraordinaire au travers des yeux de ceux qui l'ont connu. Ce qui en donne un portrait incomplet, mais dont on se chargera de combler les trous qui restent, comme un puzzle dont il manque des pièces. Un homme extraordinaire, mais un homme comme les autres, avec ses caprices, sa volonté, ses problèmes. Un homme qui peut tout avoir et qui en veut toujours plus, courant après quelque chose sans but précis. Un homme triste donc, pour lequel on se surprend à prendre en pitié. Une histoire vraiment bien menée du début à la fin. A cela s'ajoute un casting qui, sans être sensationnel, réussi à nous paraître crédible et efficace. Orson Wells survole le tout, à la fois charismatique, imposant, mais aussi fragile. Alors après, il est vrai qu'on a affaire à un film qui a déjà plus de soixante-dix ans. Mais cela n'enlève rien au plaisir des yeux : oui, les effets spéciaux ont vieillis et oui on voit les fonds en toiles peintes des décors (qui pour le reste, sont vraiment très chouettes) ; mais tout cela reste très efficace et suffisamment crédible pour qu'on y croit. C'est aussi un des premiers films à instaurer la musique de film comme vecteur de l'histoire, et si on note un début timide avec des sonorités qui nous brisent parfois les oreilles (beaucoup de percussions anarchiques), on en retient cependant quelques morceaux vraiment chouettes, annonciateurs d'un des éléments primordiaux des films d'aujourd'hui. Mais c'est sur la mise en scène que ce film est un véritable bijou, avec l'utilisation de nombreux plans géniaux, une utilisation totale de l'espace des décors. La caméra garde des mouvement très simples, mais à partir de ces bases, on a droit à de superbes séquences, où chaque plan a une signification particulière. Bref, un classique des classiques qu'il faut avoir vu non pas parce qu'il est super-trop-méga-génial, mais parce que son statut de film culte est largement mérité. Un grand film du cinéma américain !
Diabloxrt
Diabloxrt

85 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2025
Véritable classique intemporel, "Citizen Kane" m'a longtemps fait de l'œil. Le film s'est présenté à moi comme étant une œuvre culte pour le cinéma, et il a donc fallu attendre que je trouve le temps pour me pencher sur ce dernier. De par son aura et sa date de sortie, je voulais être absolument sûr de pouvoir le visionner dans de bonnes conditions et avec suffisamment de recul pour l'appréhender de la meilleure des manières. Ce moment a donc eu lieu, et il a vraiment été intense ! Même si j'ai quelques petites choses à redire sur l'ensemble, ce long-métrage mérite totalement sa réputation. L'histoire part pourtant d'un principe de base assez classique : une fausse autobiographie. On nous conte l'histoire d'un personnage important, le dénommé Charles Foster Kane, ce dernier ayant connu une fin tragique. Dans son déroulé, le scénario se découpe sous la forme d'une enquête journalistique, où chaque personne l'ayant côtoyé vient donner sa version des faits. Et déjà, rien que dans sa forme, cette idée s'avère très efficace. Même si le tout possède quelques longueurs (notamment sur le début), cette façon de faire offre un rythme parfaitement quadrillé à l'ensemble. On ne s'ennuie pas vraiment, car le film réussit toujours à relancer notre intérêt. Chaque discussion va nous permettre de cerner encore davantage ce fameux Charles, et de découvrir ce qui l'anime vraiment. À travers ce personnage, Orson Welles explore l'idée d'un homme perdu, brisé et qui cherche donc à aller toujours plus loin pour rattraper cela. Dans le fond, cette approche amène donc un aspect très tragique à son histoire, tout cela jusqu'à un final qui nous déchire véritablement le cœur dans ses derniers plans. Au final, même si le film date des années 40, il est encore extrêmement actuel. La représentation de Charles peut encore totalement se superposer à notre époque, car il dresse un portrait que beaucoup d'hommes politiques ou importants ont pu avoir. Si ces intentions peuvent être bonnes, l'évolution et la montée en grade au sein de notre société ne laissent peu de place à tout cela. Orson Welles a donc réalisé un excellent travail, aussi bien dans l'écriture que dans sa réalisation (sans oublier son excellente interprétation du personnage). Je parlais des différentes discussions qui rythment le film, mais le montage est également un bon outil pour aider à cela. Grâce à des fondus parfaitement étudiés, les flashbacks sont toujours très bien intégrés au récit. La composition du metteur en scène aide donc vraiment à cela, certains plans étant réellement impressionnants à voir, encore aujourd'hui ! Je pense à certaines utilisations d'une demi-bonnette pour offrir deux points à l'image, à cette envie de faire durer les plans le plus longtemps possible pour renforcer l'authenticité des événements, ou dans certains passages de la caméra à travers des endroits qui ne sont même pas censés être possibles pour cette époque. Alors, une fois que tout cela a été dit, je pense qu'il n'y a rien d'autre à ajouter. Ce long-métrage est un classique du genre, une œuvre encore d'actualité, et ce n'est pas pour rien. Pour conclure, un grand film.
Serpiko77
Serpiko77

78 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2015
Souvent considéré par les spécialistes comme un des tout meilleurs film de l'histoire du cinéma, je dois reconnaître que "Citizen Kane" m'a particulièrement déçu. L'histoire est plutôt banal (certes elle ne l'était probablement pas à l'époque) et je n'ai pas accroché ni à l'intrigue ni aux personnages qui m'ont plutôt laissé froid. De plus je n'ai pas trouvé Orson Welles particulièrement bon acteur. En revanche certains effets stylistiques (flashbacks, caméra subjective, voix-off, plan-séquence) sont très réussis et précurseur dans leur domaine.
Regis D
Regis D

43 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2015
Pour l'époque, on se dit qu'il y avait de l'audace dans la réalisation, ou les idées. Mais je me suis, semble-t-il retrouvé face à un conflit générationnel, ou plutôt en étais-je un des protagonistes.
Jai vu ce film dans un avion, vol long courrier, cela justifie peut-être mes somnolences. Enfin, j'ai vu ce classique, qui aura sûrement inspiré des réalisateurs de mon époque dont j'aurai plus apprécié les films, donc merci Orson Welles, vous avez donné le ton et participé à l'envol du 7eme art.
David M
David M

40 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2015
Un film trop en avance pour l'époque, mais pas vraiment novateur de nos jours.
Une histoire intéressante sans être passionnante.
Le final donne un sens au film en incitant à la réflexion.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 avril 2010
Un monument du cinéma.
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2024
Difficile d’imaginer qu’à seulement 26 ans, Orson Welles réalise son premier film et en même temps donne au monde une œuvre aussi magistrale qu’intemporelle en mettant en scène la vie de Charles Foster Kane, magnat de la presse, vie inspirée du personnage bien réel celui-ci de l’homme d’affaires William Randolh Hearst, qui suite à la sortie du film vouera une haine farouche à Welles (haine en partie due à l’utilisation du terme "rosebud", qui faisait directement référence à une zone particulière du corps de sa maîtresse). Milliardaire excentrique, tantôt tyrannique, tantôt magnifique, cultivant l’incorruptibilité jusqu’à l’obsession qui causera sa chute...grandeur et décadence.
Avec Citizen Kane, le cinéaste bouleverse les codes en vigueur et s’il ne l’invente pas, promeut pour le moins une nouvelle façon de filmer, de longs plans séquences (dont s’inspirera le maître du suspense, Alfred Hitchcock quelques années plus tard), des clairs-obscurs lumineux directement inspirés de l’expressionnisme allemand, l’utilisation des caméras en plongée et contre-plongée (technique qu’il réutilisera notamment dans le film "le procès"), la séquence d’ouverture type documentaire, le découpage des séquences chronologiques agrémentées de flash-back...
En fait, on pourrait continuer longtemps à énumérer toutes les techniques utilisées par Welles et qui feront des émules durant les décennies suivantes, de Mankiewicz à Scorsese, Coppola ou encore Kubrick.
Avec le temps, la vie de ce géant (au sens propre comme au sens figuré), réalisateur de génie et admirateur inconditionnel de Shakespeare, de Raimu et de Napoléon entre autres, finira par se confondre avec celle du personnage de son œuvre phare...
Rosebud...
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