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Béatrice G.
109 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mai 2014
Sans aller jusqu'à considérer Citizen Kane comme le meilleur film de tous les temps, on peut raisonnablement dire que c'est un très (très) bon film, du genre de ceux qui traversent les époques pour les bonnes raisons. Bien sûr une partie du succès du film réside dans cet énigmatique "Rosebud" dernier mot proféré par Charles Foster Kane et qui sera le fil directeur de tout le film jusqu'au dénouement final; personnellement je connaissais sa signification avant mais ça ne m'a pas empêchée d'être bouleversée par la portée de cette révélation tragique. Tout le film s'occupe donc de retracer la vie de cet homme extraoridinaire, pétri de contradictions, au travers du regard d'un journaliste qui va interviewer ses proches et se plonger dans les archives. Il est assez intéressant, je trouve, qu'à l'instar de Kane, le journaliste ne s'arrêtera jamais aux choses qui importent vraiment et passera à côté de la signification de Rosebud de la même manière que Kane passera à côté du bonheur, pourtant à porté de main. Sur la forme, Citizen Kane n'a pas non plus usurpé son statut et offre des plans tout à fait saisissants, en parfaite harmonie avec le propos qu'ils illustrent: ce plan séquence au début quand le banquier négocie avec les parents de Kane et qu'on le voit par la fenêtre, enfant, jouer dans la neige en arrière plan, ce jeu sur les lumières dans cette scène où le journaliste entre dans cette immense salle d'archive vide si ce n'est pour cette gigantesque table en plein mileu, cette scène d'une profondeur inouïe où Charles et sa femme se parlent d'un boût à l'autre de l'immense salle à manger de leur palace démésuré... Bref, un très grand film qu'il faut avoir vu, pour sa culture, certes, mais surtout pour son plaisir!
Chef-d'oeuvre absolu du cinéma, Citizen Kane se trouve être d'une époustouflante modernité technique et narrative, qui, s'il sortait aujourd'hui au cinéma, parviendrait encore à étonner ! Il est très dur de décrire cette oeuvre, entre portrait humain sincère et touchant, vision de l'époque et du pouvoir juste et subtile, sans compter la narration éclatée, donnant un rythme étonnamment attrayant au film, pourtant sorti en 1942!!!!!
Difficile de critiquer "Citizen Kane", ce chef d'oeuvre absolu du cinéma, sans déclencher immédiatement un torrent d'insultes envers la personne qui critique... Alors, avant d'écrire cette critique, j'ai consulté beaucoup d'analyses du film de Orson Welles pour bien cerner les différentes qualités qu'on lui reconnait habituellement. Alors oui, le long métrage est excellent sur la forme (toute la mise en scène avec les cadres innovants, la lumière et la narration innovante pour l'époque...) et est bien joué, mais je n'ai pas aimé l'histoire..."Il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’un bon scénario est absolument essentiel, peut être même l’essentiel pour un film" disait Sydney Pollack. Le personnage de Orson Welles et ses péripéties ne m'ont pas intéressés.
Alala j'ai bien cru qu'il allait emporté son "Rosebud" avec lui, nous laissant comme des idiots. Le film est très bon et en partit grâce a cette bonne note finale. Objectivement si on oublie que le film date de 1940 et qu'il s'agissait du premier d'Orson Welles, on ne pourrait pas parler de chez d'oeuvre. La grande force du film réside dans son image, le directeur de la photographie aurait inventé une technique sur la profondeur de champs : l'avant plan, les objets à mi-distance mais aussi l'arrière plans sont visibles simultanément, ce qui permet à l'oeil de se fixer sur n'importe quel élément de l'image.
Welles se révèle bon acteur et excellent réalisateur, malheureusement ce film est tellement sur-estimé ici et là que je m'attendais à en prendre plein la vue. Citizen Kane a pour moi autant de génie et d'originalité qu'une Dame de Shanghai ou une Soif du mal avec un scénario globalement mieux maîtrisé qui le place légèrement au-dessus de ces deux-là. Le Parrain, Sunrise, Shining ou Persona sont des chefs d'oeuvres, pas Citizen Kane même si il s'en rapproche beaucoup.
Difficile de rester objectif devant ce qui est souvent présenté comme "le plus grand film du septième art"... Dans un premier temps, "Citizen Kane" paraît tellement suranné, truffé de longueurs, centré autour d'un personnage antipathique, que je me suis senti déçu par le chef d'oeuvre annoncé, d'autant que le "twist" final ne surprend guère. Mais j'ai revu le film très peu de temps après, et là c'est la sensation de puissance intemporelle qui s'impose au spectateur. De par sa structure scénaristique, sa mise en scène, son interprétation, "Citizen Kane" est un précurseur incontestable et une référence incontournable. Orson Welles est un réalisateur innovant et un acteur charismatique en diable, bien entouré par des seconds rôles au diapason. Un monument du cinéma.
"Citizen Kane" jouit d'une très flatteuse réputation, notamment celle d'être l'un voir le meilleur film de l'histoire du cinéma, mais bon passons ces classements sans réel grand intérêt et assez subjectif pour juger Citizen Kane sans se soucier de cette réputation. Welles était assez jeune pour son premier film, il tourne, écrit et produit "Citizen Kane" à 24 ans. Il nous raconte l'histoire de Charles Foster Kane (brillamment interprété par Orson Welles) d'origine plutôt modeste, qui fera fortune assez vite puis constituera un empire de presse et de radio, épousera la nièce d'un président et sollicitera un siège de gouverneur. Il est pourtant de plus en plus avide, puis solitaire et finira ses jours seuls (ce qu'on apprend en début de film). Le film s'ouvre sur le dernier mot de Kane "Rosebud" dont on découvrira la belle signification à la fin. L'idée et le scénario sont fascinants et vraiment bien construit, la narration composée de flash-back est fluide et bien faite. La photographie est sublime et innovante (toute la mise en scène de Welles est déjà innovante). L'atmosphère mystérieuse et parfois un peu sombre est parfaite, "Citizen Kane" s'avère captivant et vraiment fascinant, notamment dans l'histoire qu'il raconte et dans cette idée que l'argent ne fait pas le bonheur et la manière de le dire. Un très grand film, qui a vraiment bien vieilli. Subjectivement pour ma part ce n'est pas le meilleur film de tous les temps (ni de son réalisateur) néanmoins il s'avère très bien, captivant et fascinant et nul doute que l'importance de "Citizen Kane" dans l'histoire du cinéma n'est plus à démontrer.
Moderne par sa structure, qui sera souvent copiée ou imitée par la suite, "Citizen Kane" se distingue également par sa mise en scène de haute volée. Certaines idées sont d'ailleurs remarquables, comme le fait de plonger continuellement le reporter dans l'ombre ou au contraire, de projeter la lumière sur Kane. Le film comporte bien d'autres idées flamboyantes, mais rencontre tout de même un problème majeur. Si Orson Welles est incroyablement charismatique, on doit avouer que son personnage ne suscite pas un immense intérêt. Très mystérieux et tout en démesure, il semble malgré tout qu'il lui manque ce soupçon de passion ou de grandeur (que l'on retrouve d'ailleurs chez les anti-héros romantiques du XIXème siècle), qui créerait une certaine fascination. Un très bon film, mais loin de sa réputation de chef-d'oeuvre absolu.
Techniquement parfait dans sa réalisation, jeux de lumière, cadrages, plans maitrisé a la perfection, oui Orson Welles a fait évoluer le cinéma et l'a marqué au fer rouge avec sa caméra . Pourtant impossible de mettre plus de 7/10 tellement le récit m'a paru ennuyeux, peu captivant, lourd voir inintéressant . L'histoire m'a juste saoulé et ceci dès le début, je n'ai pas réussit a trouver ça intéressant et a rentrer dedans, et si la caméra n'était pas aussi bonne je n'aurais pas tenu jusqu’au bout . Un Classique qui mérite bien un visionnage pour son statut de grand film classique indémodable mais probablement pas de second .
Un monument du cinéma, inspiré de la vie du magnat de la presse William Randolph Hearst. Sous fond de dénonciation de l’Amérique cynique et capitaliste, Orson Welles réalise à 25 ans un film esthétiquement dingue, chaque plan (en autre son utilisation des plafonds et ses profondeurs de champ) est une leçon de cinéma.
Difficile d'être tout à fait neutre avec cette oeuvre considérée comme "le meilleur film de tous les temps". Forcé de constater qu'un mec qui réalise pour son premier long métrage une fresque de cet acabit ne peut-être qu'un génie. Un film extrêmement moderne dans sa réalisation, sa narration, son scénario. Je pense qu'il a énormément inspiré Scorsese pour ses fresques que sont Casino et plus récemment Le Loup de Wall Street. Je ne me suis pas ennuyé une seconde, fait plutôt rare pour les films de cette époque qui pêchent parfois au niveau de la moitié du film. Ici, la mécanique est parfaitement huilée, on est d'emblée plongé dans le bain avec dix première minutes de folie (qui rappellent encore une fois le début de Casino et Le Loup de Wall Street).
Bref, en tant que réalisateur visionnaire maudit de son époque, Welles nous offre avec ce Citizen Kane un grand moment de cinéma pendant lequel on ne perd pas une miette de la vie de son personnage principal. Brillamment interprété, savamment réalisé, une oeuvre majeure du septième art qu'il faut voir une fois dans sa vie !
15 ans que je veux le voir, 15 ans que je pense que je vais me faire ch..., 15 ans que je me trompe... C'est vraiment excellent, réaliser cela en 41, cela laisse rêveur... Sa manière de filmer, ses choix de cadres, l'ingéniosité de certains de ses plans... sont du grand art ! Ce film est une vraie leçon de cinéma. L'histoire ne gâche rien, c'est une fresque passionnante sur la montée en puissance et la déchéance d'un homme mystérieux, on traverse les décennies via des flashbacks bien senties, intrigant et captivant !!
Considéré comme l'un des plus grands chef-d'oeuvre de l'histoire du cinéma, « Citizen Kane » n'atteint pas ce niveau selon mes codes et goûts mais reste un brillant moment de cinéma mettant en place un récit à la fois passionnant et excellemment relaté et mis en scène. Avec beaucoup d'humour, de cynisme et de sarcasme, Orson Welles créé un mystère qui tient en haleine, autour d'un simple mot, le fameux « rosebud ». Techniquement irréprochable, le réalisateur prend le temps de développer l'histoire d'un personnage haut en couleur tout en traitant avec brio de sujets tels que la folie financière, l'ascension, la chute, le pouvoir, l'influence des médias, la mégalomanie et le ridicule qui l'accompagne. Welles brille tout autant en qualité d'acteur principal, les rôles secondaires étant également de bonne facture. Il y a parfois quelques petites longueurs mais l'ensemble est d'une excellente qualité. Un classique à voir.
Bien des fois j'ai pu entendre des gens se qualifier de cinéphile car ayant vu tous les derniers films sortis récemment. Le cinéma, art de l'imagination et de la composition ne se résume pas aux années 2000. 117 ans, que celui ci existe, avec chaque années son lot d'applaudissements, de déceptions. Plus le temps passe, plus les oubliés se font grand. Nombreux sont ces films réduits à de rare diffusions sur ARTE, alors que il pourrait développer notre esprit critique, notre imagination et ou notre fibre émotionnelle. Citizen Kane, fait partit de ceux là. Qui de mieux pour décrire un génie philanthrope de la presse qu'un génie du cinéma, Orson Welles lui même en tant que acteur et réalisateur. Chacuns à leur niveaux se posent des questions et se répondent d'une manière implacable avec comme intermédiaire le spectateur. Comment l'image peut-elle répondre aux mystères de la nature humaine en la personne du plus extravagant de ces natifs ? Charles Foster Kane est - il le portrait psychanalytique d'Orson Welles ? Ce film a t il été fait pour que Orson Welles puisse s'humaniser aux yeux de tous, grâce au cinéma et à ces films ? Le suspense est à son comble et il le restera. Ce film est en tout cas un point vu du réalisateur. Ni bon, ni mauvais, Charles Foster Kane intrigue et passionne que ce soit dans le fond et la forme. L'homme à la recherche de son bouton de rose, même si fictif, possède un biopic méritant bien son titre de meilleur film de tous les temps.
Un classique des classiques. Parfois considéré comme le meilleur film américain de tous les temps, je dois admettre que ce film est foncièrement à part. Si pour ma part, il n'est pas le meilleur film que j'ai vu (il en est même très très loin), il nous réserve de très nombreuses surprises. Tout d'abord sur sa trame narrative qui est tout simplement géniale, excellente. On découvre peu à peu la vie de ce personnage extraordinaire au travers des yeux de ceux qui l'ont connu. Ce qui en donne un portrait incomplet, mais dont on se chargera de combler les trous qui restent, comme un puzzle dont il manque des pièces. Un homme extraordinaire, mais un homme comme les autres, avec ses caprices, sa volonté, ses problèmes. Un homme qui peut tout avoir et qui en veut toujours plus, courant après quelque chose sans but précis. Un homme triste donc, pour lequel on se surprend à prendre en pitié. Une histoire vraiment bien menée du début à la fin. A cela s'ajoute un casting qui, sans être sensationnel, réussi à nous paraître crédible et efficace. Orson Wells survole le tout, à la fois charismatique, imposant, mais aussi fragile. Alors après, il est vrai qu'on a affaire à un film qui a déjà plus de soixante-dix ans. Mais cela n'enlève rien au plaisir des yeux : oui, les effets spéciaux ont vieillis et oui on voit les fonds en toiles peintes des décors (qui pour le reste, sont vraiment très chouettes) ; mais tout cela reste très efficace et suffisamment crédible pour qu'on y croit. C'est aussi un des premiers films à instaurer la musique de film comme vecteur de l'histoire, et si on note un début timide avec des sonorités qui nous brisent parfois les oreilles (beaucoup de percussions anarchiques), on en retient cependant quelques morceaux vraiment chouettes, annonciateurs d'un des éléments primordiaux des films d'aujourd'hui. Mais c'est sur la mise en scène que ce film est un véritable bijou, avec l'utilisation de nombreux plans géniaux, une utilisation totale de l'espace des décors. La caméra garde des mouvement très simples, mais à partir de ces bases, on a droit à de superbes séquences, où chaque plan a une signification particulière. Bref, un classique des classiques qu'il faut avoir vu non pas parce qu'il est super-trop-méga-génial, mais parce que son statut de film culte est largement mérité. Un grand film du cinéma américain !