Citizen Kane n’est pas seulement l’histoire d’un homme riche et puissant ; c’est avant tout la tragédie d’un enfant à qui l’on a arraché son enfance. Dès le début du film, Charles Foster Kane est séparé de sa famille pour être confié à un banquier. Cette blessure originelle ne le quittera jamais et explique une grande partie de son comportement d’adulte. Orson Welles traduit cette souffrance par sa mise en scène. Les décors sont souvent immenses, démesurés, et pourtant Kane paraît constamment perdu à l’intérieur de ces espaces. Les salles gigantesques de Xanadu ou les vastes bureaux qu’il occupe soulignent un paradoxe : plus il accumule de pouvoir, plus il semble petit et seul. De nombreux plans sont également composés de manière à diminuer le personnage. Même lorsqu’il domine les autres socialement, la caméra rappelle souvent sa fragilité intérieure. Kane est un géant aux yeux du monde, mais un enfant blessé à l’intérieur. Toute sa vie peut être vue comme une tentative désespérée de retrouver ce qu’il a perdu. Il cherche l’amour dans ses relations, la reconnaissance dans son empirent médiatique et le bonheur dans ses possessions. Pourtant, rien ne parvient à combler le vide laissé par la rupture de son enfance. C’est pourquoi Kane n’est pas un personnage fondamentalement mauvais. Il est souvent égoïste, orgueilleux et destructeur, mais ces défauts naissent d’une souffrance profonde. Derrière le magnat tout-puissant se cache un homme incapable de guérir la blessure qui l’habite depuis l’enfance. Le génie de Citizen Kane est de nous faire comprendre que la grandeur extérieure ne peut pas réparer les blessures intérieures. À travers Kane, Orson Welles montre qu’un homme peut posséder le monde entier et rester prisonnier du petit garçon qu’il était autrefois.
je me devais de rattraper ce classique qu'est citizen kane... son impact sur le cinema est indéniable. le film a mis au goût du jour les flash back, la profondeurs de champs, l'utilisation des plonge/contre plongée ( meme si ça existait avant, c lui qui a vraiment changer la manière de l'utiliser).
mais on peut se pauser une question légitime: est ce que le film est vraiment bien, meme aujourd'hui ? ou il est adulé uniquement par son impact ?
et ba la reponse est simple: c un grand film. voir un chef d'oeuvre... car son propos est hyper fort, un homme puissant contrôlant la presse qui va voir sa richesse se "retourner" contre lui.
car pour moi, tous le propos de citizen kane est la. on a beau etre un riche homme d'affaire, contrôlant la presse, si on est pas réellement aime pour ce qu'on est... notre vie sera pas belle.
et sa a cause de sa richesse rt puissance qu'il est pas réellement aimé. tout le monde est bienveillant avec lui, attentione... mais c juste une illusion, il l'aime pour son argent, sa toute puissance... pas pour l'homme.
et kane, malgré ces défauts reste une victime d'apres moi. vendu par sa mere/pere pour l'argent, il va des le plus jeunes age s'enrichir ( grace a son nouveau père banquier). ces parent adoptif l'ont utilisé pour des buts financier, pas pour la merveilleuse chose qu'est l'amour parental. il a ete abandonné par les 2 seuls personnes qu'il l'aimait vraiment... ( ou pas)
spoiler: et cette fin... ou le "bouton de rose" se révèle etre le traineau dans lequel il jouait durant son enfance... symbolisant son enfance, la période ou il etait vraiment heureux, qu'il brûle, et tombe dans l'oublie pour l'éternité...
la pièce de puzzle manquante, comme dis le journaliste a fin du film, est en réalité son enfance vole, son amour et l'humain détruit par l'argent.
on voit le bissnesman mais l'humain...
et en terme de mise en scene... c grandiose, du grand art... entre jeu de lumière, profondeur de champs, contre plongée utilisées pour montrer sa puissance... un énorme bijoux de ce côté...
un classique a voir une fois dans sa vie. ( cinephile ou non).
Un film sur le journalisme, où la mort d'un magnat lance un jeune journalisme qui tente de comprendre les derniers mots que Citizen Kane a prononcés avant de mourir.
Je retiens, une érngeie sur la montée social d'un homme doué, un film sur la presse qui révèle que celui qui donne du sens gagne les faveurs du public, des lecteurs.
Dans cet univers de coup fourrés, l'objectivité semble difficile à atteindre. L'idéaliste Kane fini riche, puissant, certes mais seul et mal aimé...
Intrigué par l'appellation "meilleur film de tous les temps" et soucieux de parfaire ma culture cinématographique, je me suis laissé tenter par ce "Citizen Kane" d'Orson Welles et le moins que l'on puisse dire c'est que ce dernier ne m'a pas vraiment convaincu. La mise en scène est sûrement de qualité, mais les images piquent les yeux et l'histoire est...bof. Les westerns de la même époque, bien que moins subtils, ont quand même le mérite d'être plus divertissant que ce trip mégalomaniaque plus ou moins autobiographique.
Citizen Kane est un grand film, mais pas forcément facile à aimer d’un bloc. Orson Welles ne raconte pas seulement la chute d’un magnat de la presse : il démonte le mythe de la réussite américaine pour montrer un homme resté vide au milieu de tout ce qu’il possède. Kane accumule les journaux, les femmes, les objets et les palais, comme s’il pouvait racheter ce qu’on lui a arraché dès l’enfance. Le pouvoir est là, bien sûr, mais le film parle surtout de ce qu’il cache : un manque d’amour impossible à combler. La mise en scène est bluffante, avec ses contre-plongées, ses ombres, ses cadres vertigineux et cette profondeur de champ qui donne l’impression qu’un même plan peut se lire à plusieurs étages. Welles filme souvent Kane dans des espaces trop grands pour lui, comme si sa grandeur fabriquait peu à peu sa solitude. Le film a quelque chose de funèbre et de spectral : on entre dans une vie déjà terminée, reconstituée par morceaux, à travers des souvenirs incomplets et contradictoires. L’enquête autour de Rosebud reste brillante, même si le film peut sembler long par moments, avec un labyrinthe narratif qui mène à une révélation finalement assez simple. Mais à 25 ans, Welles est écrasant et signe un tour de force presque insolent.
"Citizen Kane" est souvent présenté comme l’un des plus grands films de tous les temps. Personnellement, je ne le placerais pas dans mon top 10 absolu, mais il reste indéniablement une œuvre majeure. La réalisation et le sens du cadrage y sont magistraux, avec des plans d’une beauté saisissante, sublimés par une photographie en noir et blanc somptueuse. Pourtant, une belle image ne suffit pas : il faut aussi un scénario captivant. Et c’est là que le film excelle, en retraçant puis démontant la vie de Charles Kane pour en percer le mystère. On y ressent toute l’émotion de ce personnage complexe, ainsi que la profondeur de sa solitude. Bref, "Citizen Kane" mérite amplement son statut de chef-d’œuvre intemporel, et force est de constater qu’il continue de marquer les esprits, des décennies après sa sortie.
Ce film est un exercice de style. Tout y est, toute la technique du cinéma, les ombres, les plongées, les contres plongées, le style narratif en flash-back, tout est là, pour impressionner. Et le film impressionne, mais est-ce pour autant, que l'on doit tous l'aimer sans réserve, non, je ne pense pas. Déjà, car son personnage principal est tout simplement antipathique, alors, on a du mal à y trouver des qualités, et du coup, il nous laisse sur le pas de la porte. Et puis, cette quête, pour un nom, prétexte à égrainer une vie, la vie d'un homme riche, qui a presque tout réussi, mais qui finira seul. Alors oui, ce film a une aura indéniable, mais est-ce qu'au-delà, de la technique, on le revoit sans déplaisir, pas certain !
Vertige de cinéma et de narration, Citizen Kane déconstruit la figure d’un homme pour mieux révéler le mystère irréductible de toute existence. Avec une audace formelle inédite, Orson Welles révolutionne la mise en scène par l’usage de la profondeur de champ, des angles et du montage éclaté. La quête autour de “Rosebud” devient moins une énigme à résoudre qu’un vertige, où chaque témoignage fragmente davantage la vérité. Derrière la fresque médiatique se dessine une méditation poignante sur le pouvoir, la solitude et l’enfance perdue. De cette richesse formelle et thématique naît un chef-d’œuvre fondateur, dont l’influence continue d’irriguer tout le cinéma.
Un film complétement over fun. J’ai adoré le clive room du début et la ride finale. C’est mon film préféré avec la Grande Vadrouille et Maman j’ai râté l’avion (un pur chef d’oeuvre d’humour). Les acteurs jouent comme de vrais comédiens et la musique est super cool. J’ai adoré l’ambiance kiffante et la découverte de l’indice caché dans le lustre lors de la 6eme scene de la 4eme sequence à partir de la seconde partie du film. Je recommande à tous ..
Citizen Kane, tout le monde dit que c’est un chef-d’œuvre, mais honnêtement je trouve ça lent, froid, et pas très intéressant. On passe plus de temps à écouter des dialogues compliqués qu’à vraiment être dedans, et au final j’ai surtout eu l’impression de m’ennuyer.
Alors que même des films souvent critiqués comme Les Tuche 4 ou Camping 3, au moins ça va droit au but. C’est simple, ça fait rire, et tu décroches pas.
Et puis franchement, même Titanic avec Kev Adams, ou Indiana Jones avec Dany Boon, ça reste plus divertissant : y a de l’action, des émotions, et tu sens que le film vit vraiment.
Citizen Kane, tout le monde dit que c’est un chef-d’œuvre, mais honnêtement je trouve ça lent, froid, et pas très intéressant. On passe plus de temps à écouter des dialogues compliqués qu’à vraiment être dedans, et au final j’ai surtout eu l’impression de m’ennuyer.
Alors que même des films souvent critiqués comme Les Tuche 4 ou Camping 3, au moins ça va droit au but. C’est simple, ça fait rire, et tu décroches pas.
Et puis franchement, même Titanicspoiler: avec Kev Adams, ou Indiana Jones avec Dany Boon, ça reste plus divertissant : y a de l’action, des émotions, et tu sens que le film vit vraiment.spoiler:
Aucune discussion possible sur la forme du film, mise en scène, qui est techniquement irréprochable. L'interprétation est bonne. Mais par contre le film est pauvre en émotion.
On comprend pourquoi ce film est un chef d'œuvre pour son époque. Il est novateur, bien tourné, le scénario intéresse, il a dû chambouler les esprits à sa sortie. Mais voilà, aujourd'hui, vu en 2026, Citizen Kane se retrouve vidé de ce quelque chose qui l'a rendu unique. Voir ce long-métrage s'est avéré plus pénible qu'autre chose en toute franchise. C'est le premier film d'une longue lignée qui appartient à son époque, que l'on regarde comme une capsule temporelle et qui restera comme tel