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Ifop
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5,0
Publiée le 21 février 2026
Le film de tous les records mais les superlatifs viennent à manquer,pour la forme je reste un fan inconditionnel et pour les néophytes si il y a un mot ce serais probablement intemporelle.
Il paraît que c'est le plus grand film de tous les temps! Ceci a dû être décrété par de grands spécialistes ! Je subodore que ce soit les mêmes qui aient décrété que l'anglais devait être la langue internationale. La seule chose correcte est le cadrage! Le scénario du magnat et de ses amours est d'une mièvrerie consternante! Ce film est ennuyeux au possible. Si vous vous voulez voir des films de grands scénaristes c'est pourtant pas ce qu'il manque en France (Verneuil, Melvile, Costa Gavras, Lelouch, etc...).
Orson Wells a dit dans une interview que s'il avait su que faire des films lui aurait donné tant de mal, il se serait abstenu. C'est terrible d'apprendre que ce génie a été si entravé, surtout quand on voit le flot de nullités qui sort de Hollywood. Tout le monde connaît Citizen Kane. J'aime la construction de ce film, son montage, l'utilisation dramatique du noir et blanc, la personnalité mystérieuse et presque invincible du personnage de Kane, l'architecture invraisemblable et l'ambiance hors du temps de sa maison, le sens de tragique qui se dégage de l'histoire, car même les géants ont une fin.
Pas le meilleur film de tous les temps, mais le meilleur de son temps. Une mise en scène léché, avec pas mal "d'effets spéciaux", des acteurs principaux vraiment concernés, vraiment un treees bon film.
Qu’il est difficile d'écrire sur un tel film quand tout doit avoir été dit dessus. Peut-être encore plus quand vous voyez ce film à un âge certain. J'ai sans doute vu des films qui s’en inspiraient mais sans voir l’original, un peu comme avec Hot Shot et Top Gun.
L’histoire est la vie d’un milliardaire fantasque, brillant et fascinant, Charlie Kane. Retiré tout jeune par ses parents pour être confié à une banque pour pouvoir bénéficier d’une fortune à sa majorité. Arrivé là, il s'intéresse au journalisme et prend possession d’un journal dont il va faire sa locomotive. Il tente la politique mais échoue sur la marche. Frappé par la crise de 1929, il se retire dans sa forteresse de solitude, Xanadu, où il meurt en prononçant les mots “Rosebud”. Un journaliste va alors enquêter sur ces derniers mots et interroger les proches de Kane.
Le film traite de la malédiction de la fortune, en effet, le crime originel des parents de Kane est de l’avoir vendu à une banque pour que son avenir soit assuré en sortant. De cette héritage Kane est assez mélancolique car ce qu’on lui volé l’enfance n’a pas de prix et les conséquences de ces manques se ressentent à l’âge adulte. Il le dira lui même : “ si j’étais né pauvre, j'aurais pu devenir un grand homme”.
Ce sujet est assez traité dans l'œuvre du génial écrivain Hawthorne dans la maison aux sept pignons. La fortune ou l'héritage est vu ici comme une malédiction qui sape la condition de réussite, car elle coupe l'individu d’une partie de son destin.
Une autre scène qui m’a marqué c’est quand le directeur général de ses entreprises Mr Bernstein parle de Kane et se souvient d’une scène qui l’a marqué, il avait croisé une jolie fille sur un bateau en 1896, et plus de 40 après il s’en souvenait. C’est un film sur la mémoire de nos vies et que laisse-t-on après nous ?
Au niveau stylistique, son palais de Xanadu est génial, montré juste assez pour susciter un grand émerveillement, la cheminée est film m‘a fait penser à deux films que j'ai bien aimé : Big Fish pour le côté homme avec un destin extraordinaire sur un ton léger. Il m’a aussi beaucoup fait penser au grand saut des frères Coen, l’acteur, Tim Robin ressemble beaucoup à Welles.
J’ai aussi apprécié la scène de l'opéra et son regard magnifiquement filmé qui impressionne et met mal à l'aise. Il y a un pygmalion en lui comme quand il essaye de façonner sa seconde femme en cantratice alors qu’elle n’a pas l’étoffe pour cela.
Il y a aussi son rapport aux femmes et aux autres qui va de pair avec ces préoccupations sociales. Ça rend le côté magnat philanthrope proche des travailleurs assez juste car comment pourrait-il encore s'en souvenir ? Il veut qu’on l'aime et surtout qu’on ne l’abandonne pas. Mais il ne sait pas vraiment aimer, donner, ce qui fait qu'il va tout perdre progressivement.
Que penser de tout cela ? C’est un peu comme de voir Aviator mais sans le côté glauque et maladie mentale. Tout est suggéré, plus sobre, donc meilleur bien sûr :) ⅘
Citizen Kane est considéré comme l'un des grands chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma, et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi, même 80 (!) ans après sa sortie. Impeccablement rythmé par des flash-backs, filmé avec une inventivité remarquable, il surprend à chaque scène, et ménage un nombre incalculable de moments cultes, constamment cités et re-cités dans d'autres films. Et quelle prodige technique que ces maquillages, qui semblent plus vrais que nature ! Sur le plan de l'histoire, Citizen Kane est d'abord le portrait façon puzzle ou kaléidoscope d'un homme égoïste, incapable d'amour et de véritable compassion -- mais dont le destin est tout de même essentiellement pathétique. C'est aussi un portrait sur un ton plus exclusivement accusateur d'une certaine Amérique capitaliste, guidée par la mégalomanie et par une obsession sans bornes pour l'accumulation et le contrôle des masses, sans autre boussole que l'argent et le pouvoir. En cela aussi, Citizen Kane est éternel, puisque l'Amérique des années 2020 ressemble à s'y méprendre à celle du début du siècle qu'il met en scène.
Franchement, je comprends pourquoi Citizen Kane est considéré commes un grand classique, mais personnellement, j’ai eu du mal à vraiment y entrer. Le film est impressionnant sur le plan technique, surtout quand on pense à l’époque où il a été réalisé, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas captivée. Le personnage principal, Charles Foster Kane, est froid, difficile à cerner, et je n’ai jamais réussi à m’attacher à lui.
C’est bien fait, oui, mais tout m’a paru assez distant, presque sans émotion. Je n’ai pas ressenti cette fameuse “grandeur” dont tout le monde parle. En résumé, un film important dans l’histoire du cinéma, mais pas forcément passionnant à regarder aujourd’hui
Un immense classique des années 50, Citizen Kane est un film prenant ou aucun plans n'est raté, aucun acteur n'est mauvais, une musique culte, et une réalisation impeccable. Ce film est quasiment une leçon pour tout les réalisateurs qui veulent faire des bons films avec un bon casting et des bons plans.
Techniquement, c’est un chef-d’œuvre absolu. Les cadrages, la mise en scène, la photo… tout respire la modernité. Le montage éclaté, le jeu des acteurs et le scénario en puzzle étaient d’une audace folle pour l’époque. C’est un film qui a tout inventé avant tout le monde. Mais voilà : aussi brillant soit-il, il me laisse froid. Je vois le génie, je salue la prouesse, mais je ne ressens rien. Citizen Kane, c’est la perfection sans l’émotion.
Que dire sur Citizen Kane qui n’a jamais été dit ? Effectivement, le premier long-métrage d’Orson Welles a régulièrement été cité comme le plus grand film de tous les temps (il a fallu 50 ans pour que Sueurs froides le détrône dans le classement dans la revue Sight and Sound du British Film Institute) et il a été l’objet d’une multitude d’analyses. Il faut dire que pour un coup d’essai (même s’il avait réalisé quelques courts-métrages), c’est un coup de maître. Celui qui avait acquis une certaine renommée par son travail théâtral et par sa célèbre émission de radio tirée de La Guerre des mondes d’Herbert George Wells fait preuve d’une inventivité constante dans sa narration, sa réalisation et son montage. Effectivement, le film raconte l’histoire d’un homme venant de mourir et adopte une structure basée sur une multitude de flashbacks permettant d’observer plusieurs points de vue sur cet individu (même si ceux-ci sont biaisés par le fait que ces souvenirs montrent des événements n’ayant pas été vus par le narrateur du moment, à l’image du fameux dernier mot dont tout le monde cherche la signification alors que personne ne peut l’avoir entendu, Kane étant seul lors de son décès). Si les flashbacks existaient déjà au cinéma, Welles les multiplie d’une manière assez inédite pour essayer de dresser un portrait acerbe de ce mégalomane (fortement inspiré par le magnat William Randolph Hearst qui essaya de bloquer la sortie du film et, n’y arrivant pas, créa une campagne de dénigrement envers lui) qui pensait pouvoir tout acheter par l’argent mais qui, finalement, ne trouvera jamais le bonheur et sera constamment un homme incroyablement seul. De même, même s’il prouve avec sa séquence de fausses actualités qu’il est tout à fait capable d’adopter un style classique, le cinéaste en herbe fait preuve d’une esthétique impressionnante notamment grâce son travail sur les courtes focales allant même jusqu’au fish-eye (qui amène au passage, chose rare dans le Hollywood de cette époque, à devoir filmer les plafonds et une profondeur de champ éblouissante). Mais le travail de Welles ne se limite pas à un choix d’optiques original, il l’accompagne d’un sens du cadrage incroyable (notamment par son travail sur les contreplongées) et de lumières expressionnistes les renforçant. Si on ajoute à cela qu’il exploite toutes les possibilités que lui offre le montage et un jeu impressionnant sur les trucages optiques existant alors (rétroprojections, matte painting, surimpressions, split-screens…), cette première réalisation impressionne par sa maestria. En outre, Orson Welles a l’intelligence de s’entourer de collaborateurs d’un très grand talent. Au niveau des comédiens, il choisit de faire appel aux membres de son Mercury Theatre qui ont depuis clairement démontré leurs qualités de comédiens (Joseph Cotten, Agnes Moorehead , Ray Collins…) et de confier la musique au chef d’orchestre de son Mercury Theatre On Air, un certain Bernard Herrmann ! Ce dernier offre une bande originale sublime et mémorable qui le place un cran au-dessus du Max Steiner qui régnait sur le domaine à Hollywood à cette époque. Ainsi, malgré les années, Citizen Kane n’a pas usurpé son statut de classique intemporel et reste une des œuvres essentielles à voir au moins une fois dans sa vie quand on est cinéphile. Un chef-d’œuvre absolu !
Considéré comme le plus grand film de tous les temps et bien j'ai enfin pû regarder ce classique et je trouve que ce film est révolutionnaire certes mais ce n'est pas mon genre, je me suis un peu ennuyé mais je me suis laissé prendre au jeu, à cette histoire et c'est l'essentiel !
Un immense classique de et avec Orson Welles. Dressant le portrait d’un riche homme d’affaire à la personnalité complexe, magnat de la presse en quête perpétuelle de possession, matérielle ou humaine. Un film considéré à juste titre comme un chef-d’œuvre incomparable.
Citizen Kane n’est pas un film, c’est une révolution camouflée en biopic, un Molotov lancé dans la vitrine du cinéma classique et le pire, c’est qu’il explose encore. Welles, à 25 ans, enterre ses maîtres avec un langage visuel qui ose tout : plongées, contre-plongées, profondeur de champ et ego surdimensionné. Certains diront que le temps l’a rendu poussiéreux, mais ce serait confondre la patine avec la puissance tranquille d’un chef-d’œuvre fondateur. Rosebud, ce n’est pas un secret — c’est un cri d’enfant qui résonne encore dans les couloirs du septième art.
Véritable classique intemporel, "Citizen Kane" m'a longtemps fait de l'œil. Le film s'est présenté à moi comme étant une œuvre culte pour le cinéma, et il a donc fallu attendre que je trouve le temps pour me pencher sur ce dernier. De par son aura et sa date de sortie, je voulais être absolument sûr de pouvoir le visionner dans de bonnes conditions et avec suffisamment de recul pour l'appréhender de la meilleure des manières. Ce moment a donc eu lieu, et il a vraiment été intense ! Même si j'ai quelques petites choses à redire sur l'ensemble, ce long-métrage mérite totalement sa réputation. L'histoire part pourtant d'un principe de base assez classique : une fausse autobiographie. On nous conte l'histoire d'un personnage important, le dénommé Charles Foster Kane, ce dernier ayant connu une fin tragique. Dans son déroulé, le scénario se découpe sous la forme d'une enquête journalistique, où chaque personne l'ayant côtoyé vient donner sa version des faits. Et déjà, rien que dans sa forme, cette idée s'avère très efficace. Même si le tout possède quelques longueurs (notamment sur le début), cette façon de faire offre un rythme parfaitement quadrillé à l'ensemble. On ne s'ennuie pas vraiment, car le film réussit toujours à relancer notre intérêt. Chaque discussion va nous permettre de cerner encore davantage ce fameux Charles, et de découvrir ce qui l'anime vraiment. À travers ce personnage, Orson Welles explore l'idée d'un homme perdu, brisé et qui cherche donc à aller toujours plus loin pour rattraper cela. Dans le fond, cette approche amène donc un aspect très tragique à son histoire, tout cela jusqu'à un final qui nous déchire véritablement le cœur dans ses derniers plans. Au final, même si le film date des années 40, il est encore extrêmement actuel. La représentation de Charles peut encore totalement se superposer à notre époque, car il dresse un portrait que beaucoup d'hommes politiques ou importants ont pu avoir. Si ces intentions peuvent être bonnes, l'évolution et la montée en grade au sein de notre société ne laissent peu de place à tout cela. Orson Welles a donc réalisé un excellent travail, aussi bien dans l'écriture que dans sa réalisation (sans oublier son excellente interprétation du personnage). Je parlais des différentes discussions qui rythment le film, mais le montage est également un bon outil pour aider à cela. Grâce à des fondus parfaitement étudiés, les flashbacks sont toujours très bien intégrés au récit. La composition du metteur en scène aide donc vraiment à cela, certains plans étant réellement impressionnants à voir, encore aujourd'hui ! Je pense à certaines utilisations d'une demi-bonnette pour offrir deux points à l'image, à cette envie de faire durer les plans le plus longtemps possible pour renforcer l'authenticité des événements, ou dans certains passages de la caméra à travers des endroits qui ne sont même pas censés être possibles pour cette époque. Alors, une fois que tout cela a été dit, je pense qu'il n'y a rien d'autre à ajouter. Ce long-métrage est un classique du genre, une œuvre encore d'actualité, et ce n'est pas pour rien. Pour conclure, un grand film.
Ce film biographique nous narre la vie d’un riche homme d’affaires à travers un journaliste enquêtant sur son mystérieux dernier mot, « Rosebud », qui va interroger les personnes de son entourage pour qu’elles lui racontent son histoire. Le film commence par une mise en abyme, avec la vue d’un cinéma diffusant les actualités retraçant brièvement la mort, puis la vie de Kane, mettant en avant sa richesse et son pouvoir à travers des plans à n’en plus finir, notamment sur sa gigantesque demeure, symbole de son immense fortune. Cependant, sa solitude est aussi un point essentiel du récit. Elle est constamment montrée et évoquée par les différents personnages, et sa maison démesurée finit par refléter son isolement du monde. On suit ainsi tous les moments de sa vie : les réussites, mais aussi les échecs comme sa campagne avortée ou ses mariages ratés. Le film prend son temps, est assez lent, mais cela permet de développer en profondeur les personnages. Kane est un être complexe, on s’attache à lui malgré ses défauts, car on est plongé avec lui dès son enfance, présentée froidement, comme le reste de sa vie, avec notamment son départ tragique du domicile familial où commence son isolement. D'ailleurs, spoiler: le mot caché fait ainsi référence à son enfance avant son départ, l'époque où il était encore candide.
À la fin, personne ne connaîtra la signification de son dernier mot, sauf les spectateurs, omniscients, qui auront donc la résolution de l’enquête, contrairement au journaliste.
La mise en scène est révolutionnaire pour l’époque, notamment grâce à l’utilisation de la profondeur de champ. Ce film a très bien vieilli et a inspiré tout le cinéma par bien des aspects. C’est un chef-d’œuvre, surtout si on le replace dans le contexte de son époque.