La réalisatrice crée un monde à part dans lequel se réfugient les personnages. Ils forment alors une communauté dans la nature. Elle se trahit par la musique de "l'oiseau de feu" qu'on entend dès le générique: le jardin sera l'unique lieu de leur "liberté" et le mystère sera entier pour savoir ce qui s'y passera. Étrange mais follement élégiaque.
Folle Embellie, 2002, de D. Cabrera. Avec Miou-Miou, Jean-Pierre Léaud. Juin 1940, les malades d’un hôpital psychiatrique, abandonnés par ses toubibs, se lancent sur les routes de France, en plein exode. Cela rappelle le Roi de Cœur, de P. de Broca. Mais autant ce dernier était drôle, vif et poétique, autant ce film est lent, triste et laisse un goût de raté, malgré son charme, sa pudeur et quelques moments d’émotion. Les acteurs sont remarquables.