Avec le portrait de cet écrivain désabusé, c'est une observation faite d'une ville de Colombie en proie à la violence et au déclin. On peut être déstabilisé par la nature de cet homme et de son amour des jeunes garçons mais il reste attachant par l'amour qu'il donne, son humour cynique, son esprit critique et philosophique. C'est dans un scénario guère riche qu'il va se retrouver dans un triste dilemme en outre, les scènes de tueries ne sont pas toujours bien réalisées.
Tout grand film à dit Godard, qui a parfois fait preuve de pertinence, doit être un documentaire. Celui ci en est une illustration. La peinture du degré de décomposition de cette société colombienne y est pertinente. Barbet Schoeder ne tombe pas dans le piège consistant à mepriser ses personnages. Les deux jeunes garçons sont des criminels mais construits par le monde où ils evoluent. Capables de ressentir des sentiments, parfois avec dignité. Ainsi le premier amant protégeant de son corps l'homme dont il est amoureux. Bien sûr ils sont dans une impasse faisant d'eux des bêtes sauvages.
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0,5
Publiée le 10 avril 2021
La Vierge des tueurs traite du vieillissement, de l'amour de la perte et de l'acceptation du monde dans un lieu de changement et de violence. Cependant il ne parle que de ces choses et pas plus. Étant un film à message sans message il ne parvient pas à convaincre à tous les niveaux. La seule action du protagoniste consiste à revisiter la ville de son enfance pour être choqué par sa différence. Ses réflexions pseudo-existentialistes vont dans tous les sens l'humaniste, la misanthropie, le rebelle désabusé et convainquent encore moins son jeune amant que le public. Le jeune amant en question n'a même pas le luxe d'être unidimensionnel il n'est que comme un appendice scénarisé qui est semblable au pistolet qu'il porte à la ceinture et à la chaîne stéréo qui diffuse de la musique rock pour représenter l'hégémonie culturelle de l'Amérique. La relation homosexuelle entre les deux personnages est complètement inutile et artificielle elle semble avoir été ajoutée pour augmenter le facteur de controverse mais elle manque de chimie et de crédibilité pourquoi sont ils ensemble si c'est seulement pour le sexe où est donc le sexe dans cette histoire. Cette relation ne sert qu'à apporter le seul rebondissement de l'intrigue dans ce récit à savoir ce qui semble être une tentative désespérée de sauver le film de nulle part...
Une bombe ce film. Je l'ai vu il y a plus de 5 ans, par hasard à la télé et le choc que j'ai eu. Bien loin de toute cette commercialité dont a bénéficié La cité de Dieu et autres merdes du genre, La Vierge des tueurs est tout simplement beau, poignant, magnifique, violent. Bravo
Une bien mauvaise blague que ce film, dont le titre racoleur semble l'épargner de tout jugement ! Un homme mûr qui s'envoie en l'air avec un "gosse de la rue" (on n’y croit pas une seconde !), j’appelle ça de la pédophilie mais apparemment je suis le seul que ça choc. Qu’à cela ne tienne, "La Vierge des tueurs" n’a aucune profondeur, aucun acteur potable et pour couronner le tout une VF minable !
La simplicité de ce film est à la fois sa force et sa faiblesse. Le côté "amateur" rendu par un format vidéo horrible, des interprétations inégales et une réalisation épurée donnent au film un aspect froid et repoussant, à l'image de l'appartement vide dans lequel vont vivre les protagonistes. Et malgré tout, c'est de cette simplicité extrème et crue que va naître le malaise du spectateur. Troublant.
Tres mauvais: pas d'acteurs, pas d'histoires, mal joué, mauvais racords, dialgues consternants : mais pourquoi j'ai acheté ce film en dvd , même les scènes homo sont moches et fausses.
Oh mon dieu une claque ! une claque que je me suis prise en regardant ce film ! Magnifique tellement de sujets très très sensible même tabou ,abordé avec une délicatesse et un humour ( dans certaines répliques notamment dites par Fernando !!!) Par contre le film est très violent, une ambiance d'anarchie, attention spolierspoiler: : la scène ou Fernando s'apprête à tuer wilmar (qui a tué alexis) puis il ne le tue pas car alexis avait tué son frère cette scène explique tout le film qui pourrait être sans fin ! ] en effet on est dans une humanité qui est juste un engrenage saturé de violence dont on ne peut sortir ! Les acteurs sont justes géniaux magnifiques, et Fernando waw German Jaramillo joue le rôle à la perfection .... je suis bluffé ... même si le film aurait duré 3H de plus je ne me serais pas ennuyée. J'ai découvert ce film par hasard et je le classe parmi mes préférés magnifique ! <3
Barbet Schröder est un grand du cinéma et s'est essayé là avec succès à un genre dangereux et casse gueule : filmer en Colombie sur un thème que d'aucuns trouveraient scabreux : une véritable histoire d'amour entre un écrivain quinquagénaire, désabusé et cynique et un adolescent rencontré dans un bordel de Medellin. Vu en salle à sa sortie, la pellicule m'avait déconcerté par sa violence, par le désespoir profond de l'écrivain, par cette idylle improbable au milieu de la mort. Et paradoxalement par un certain humour noir qui permet aux populations de tenir. On pourrait résumer : amour, violence, et Bonne Vierge. Nombreux paradoxes. Ce n'est pas le pédéraste qui tombe sous le charme de l'ado, mais l'inverse. Vallejo, l'écrivain, est trop cassé pour s'avouer son attachement à Alexis. La relation pédérastique n'est en aucun cas teinté de voyeurisme. On sait que Fernando et Alexis ont couché ensemble, on les voit au lit... au dessus de la ceinture, pas de quoi offenser la saine morale de notre siècle. Cette relation est montrée de façon toute naturelle. Ce qui l'est moins est la mutation des personnages, l'apprivoisement entre deux êtres que tout devrait séparer, culture, réaction face à la vie, violence, âge. Et la mayonnaise prend dans Medellin meurtrie et pourtant vivante. Quand Fernando avoue enfin, que les projets se construisent, que les deux amis-amants cassent avec délectation du sucre sur le dos des habitants de leur prochain exil (espagnols, français en prennent pour leur grade), là où on s'y attend le moins, Alexis tombe sous les balles des tueurs, faisant rempart de son corps. Là, j'ai failli hurler de désespoir aussi. Et Fernando se retrouve "orphelin", cassé. Les scènes oniriques, sans mélodrame, sont un sommet. La seconde partie semble un remake en accéléré de la première, une course de plus en plus folle. Fernando, qui voulait mourir, doit vivre, et çà lui est insupportable. Alexis et Wilmar seront passés comme deux météores, purs et virginaux.