Le Messager
Note moyenne
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40 critiques spectateurs

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Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2021
Un film qui a des enjeux d'aristocrate et qui penne par moment à me troubler, alors que c'est claire qu'il s'agit de son ambition. D'ailleurs chose pas clair du tout. La trame s'étire sur plusieurs décennies, sauf que j'ai eu besoin que l'on m'explique cela pour m'en apercevoir. Celui m'ayant expliqué cela a eu besoin de recoller les morceaux en parlant avec la personne qui regardait avec lui le film. Chose que je trouve assez parlante sur la construction c'est un peu brumeux sur le découpage temporelle.
A côté de ça. On a un film qui est très précis. Chaque détail compte et son très juste. Ça vise dans le mille.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2012
Une assez belle composition de l'aristocratie anglaise au XIXe siècle, mais passée l'intrigue et lien qui se noue entre l'oeil de l'enfant et le spectateur, il ne reste pas grand chose pour véritablement convaincre. Reste le jeu des acteurs tout à fait admirable, et de Julie Christie en particulier.
Joru
Joru

3 abonnés 63 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2024
J'avais vu le film en 1971 , lors de sa sortie.
Losey était glorifié à l'époque. Aurait-il encore la Palme d'or aujourd'hui ? Pas certain. Cela dit, la critique sociale de cette bourgeoisie hors sol et hautaine est bien filmée. Quelques scènes un peu appliquées. J'ai été bien moins emballé, 53 ans après, par ce cinéma un peu académique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2013
Très beau film et très sensible. Le meilleurs des film de LOSEY avec monsieur Klein...
valerie flor
valerie flor

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2022
Qu'est-ce qu'un grand film ? Je crois que c'est une œuvre qui va susciter une révélation chez le spectateur. Ici les motifs de révélations sont multiples et les thèmes abordés aussi. Faut-il les énumérer ? Je ne crois pas, chacun y trouvera ce qui le touchera. Les symboles sont là aussi, indissociables des meilleurs histoires qui nous expliquent la vie. Mais là je veux en citer un, l'eau ; qui ruisselle sur les carreaux au début du film comme nous prévenir de son importance dans celui-ci. L'eau que ne connaîtra pas le maillot de bain de Léo, sinon très succinctement par les cheveux d'une femme qui sera sa première révélation de la sensualité. Ce même maillot qui restera toujours sec puisque ne servant que de prétexte à Léo pour aller retrouver l'amant de cette femme pour une fausse leçon de natation. L'eau du cabinet de toilette qui engloutira la potion magique créée par un Léo se voulant sorcier des évènements qu'il subit pourtant. Et toujours cette eau à nouveau sous forme de pluie comme au début pour conclure le message du film, l'innocence bafouée d'un enfant trempé qui ne se remettra jamais de l'image qu'on lui impose de la sexualité. Je crois que plus qu'un ième film sur les véritables amours rendues impossibles par la moralité (ici la différence des classes sociales), ce chef-d'œuvre nous dit toute l'importance d'une première impression sur toute notre vie à venir. Comme souvent chez Losey la musique est presque un personnage par son importance et sa présence pour moi souvent agressive. Cette année 1971 verra révéler un autre chef-d'œuvre : "Mort à Venise" de Visconti qui narre l'autodestruction d'un homme âgé par la fascination qu'il éprouve au contact de la beauté d'un enfant, ce qui le rapproche du messager de Losey si on se pose la question sur ce qu'il peut bien avoir vécu pour avoir une telle attirance malsaine. Les deux films en compétition à Cannes cette même année 71, c'est "le messager" qui recevra à juste titre la palme car plus explicite des révélations essentielles de l'être humain à mon avis. Il y a comme cela dans le 7ème art (et ailleurs bien sûr) des films qui nous aide à comprendre qui nous sommes et ici on est bien en présence d'un de ceux-là.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Récit initiatique extrêmement âpre par son évolution inversée, ce drame sentimental dénonce autant le mépris de classe que les conventions sociales empêchant un épanouissement véritable. S'appuyant sur des symboles ou des détails révélateurs, la mise en scène élégante mais froide sert d'écrin à un monde aristocratique corseté, renfermé sur son univers s'éloignant des amours réelles. Tenant à distance toute potentielle perte de contrôle ce monde suranné renferme pourtant assez de cruauté et de dépit pour étouffer les élans émotionnels d'un innocent (touchant Dominic Guard) qui perd tant l'onirisme de l'enfance que les émois de l'adulte. Maîtrisé.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2025
Personellement j'ai trouvé cette réalisation de Joseph Losey assez fade. le scénario, quand à lui, est vu et revu : une jeune bourgeoise est amoureuse d'un roturier, alors qu'elle est bien évidemment promise à un homme de son rang. Un jeune garçon innocent joue le rôle de facteur entre la belle et le roturier. En ce qui concerne le dénouement il, est sans véritable surprise. Je ne dirais pas que je me suis mortellement ennuyé, sans tenir en haleine, le film possède bien quelques qualités qui permettent de suivre cette histoire monotone sans un ennui abyssal. Mais au bout du compte : vite vu, vite oublié. 4/10
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2025
Ça avait gueulé un brin à Cannes en 1971, parce qu'il fut jugé scandaleux de ne pas avoir remis la suprême récompense à "Mort à Venise". Je vais vous dire un truc les gars : moi, j'aime beaucoup le film de Visconti (en fouinant un peu, vous vous apercevrez qu'il a plus de détracteurs qu'on pourrait le penser) mais faut être honnête, il n'y a pas match entre les deux. Dans "Le messager", à contrario de "Accident" ou de l'immensément pervers "The servant", il n'y a pas d'ambiguïté entre les personnages (même si la mise en scène de Losey entretient l'illusion qu'il y en a une), mais il y a un truc bien pire que cela : parce qu'il fait l'intermédiaire entre deux personnes qui nagent dans un torrent de passion, un gamin de 12 piges à la fois innocent et naïf se détruit à petit feu. Les adultes le malmènent. Certains l'ignorent, font comme s'il n'existait pas. Là où deux autres le prennent de haut et le rabrouent s'il exprime la volonté de ne plus faire passer les billets doux. Il est victime, mais on le traîte comme le coupable. Tout tourne autour de ça. On aura beau revoir tout ça dix fois, quinze fois ou vingt fois, la conclusion sera toujours la même : la controverse cannoise aura été, une fois de plus, tout à fait vaine et que le véritable scandale aurait été de ne pas le récompenser, ne serait-ce que pour les quelques pointures du cinéma anglais de l'époque, les Alan Bates, Michael Redgrave, Edward Fox ou la merveilleuse Julie Christie.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2025
Rares sont les films autour de la préadolescence et celui-ci est l'un des plus beaux. Ce garçon de presque treize ans, orphelin de père, est invité à passer dix jours d'été chez des aristocrates britanniques car il est ami avec le fils cadet de la famille. Il va être le lien, le facteur entre la sœur aînée de son ami et un fermier célibataire. spoiler: Dans son innocence, il ne comprend pas tout de suite ce qui se passe entre ces deux personnes mais va finir par le découvrir.
Le point fort du film, c'est sa subtilité car le réalisateur prend son temps et laisse le spectateur faire une partie du travail. La partie finale nous projette dans le futur des personnages d'une manière un peu brusque, néanmoins, cela sert d'épilogue. A noter la belle bande son de Michel Legrand.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2025
Le film de Joseph Losey raconte l'initiation d'un adolescent d'une famille modeste à l'amour en même temps qu'aux rituels de l'aristocratie anglaise. Tel Mercure, messager des dieux, Léo est l'intermédiaire innocent de la liaison interdite entre un métayer et la fille de ses maitres. Par admiration pour le premier et par amour pour la seconde, il favorise sans s'en apercevoir, en portant de l'un à l'autre billets doux et rendez-vous, une passion "scandaleuse". L'adolescent ne se sentira-t-il pas trahi ou déçu lorsqu'il comprendra la nature de la relation entre Miss Marian et Ted Burgess, ses dieux magnifiés par le regard innocent de l'enfance?
Sans aller jusqu'à une approche ouvertement satirique de la bourgeoisie post-victorienne, le cinéaste dévoile une société corsetée soumise aux conventions et tabous dont Léo ignore l'hypocrisie et d'où ressort l'opposition entre la pureté de l'enfance et les faux-semblants de la société des adultes.
De références mythologique en symboles, Losey construit un récit parfois un peu monotone, plein de délicatesse sans doute, mais où on peine peut-être à partager les émotions des personnages.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2008
Ah, l'amour impossible entre deux êtres appartenant à des classes sociales différentes ! Joseph Losey crée son univers si particulier, que j'ai déjà pu apprécier dans "L'accident". Seul bémol, le rythme est bien lent et certaines séquences m'ont paru superflues (cricket...). Dans l'ensemble, il se passe peu de choses. Là n'est pas l'essentiel, me direz-vous... On suit le rôle à la fois gratifiant et très ingrat d'un "messager", un enfant de treize ans qui fait le courrier entre deux amants dont l'amour doit être tu. L'air irrespirable de la vie d'une famille aristocratique est dépeint avec soin. Le film est réellement prenant et mérite d'être vu. A noter la musique excellente composée par Michel Legrand.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2021
Un film qui marque ! Passés les décors splendides de Norwich et la mise en scène d’une grande esthétique, l’étude psychologique du gamin de 13 ans – parfaitement choisi pour le rôle - est précise et passionnante sur tous les plans (camaraderie, social, im/maturité, éducation sexuelle, mais aussi maladresses et inconscience…). Sa relation quasi-passionnelle avec Marian – Lady Chatterley en herbe magnifiquement interprétée par Julie Christie – est superbement racontée. Il y a aussi la partie de cricket (ancêtre du base-ball), les relations sociales inhérentes, l’aristocratie, la grande scène de la fouille… et la musique de Michel Legrand dont un thème a été repris dans l’émission « Faites entrer l’accusé." Palme d'or à Cannes largement méritée. Bravo !
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2022
Léo, 13 ans le Messager du titre, porte les billets des adultes et se retrouve mêlé à leurs intrigues amoureuses. Ce film est un saisissant portrait à hauteur de jeune garçon de la haute société anglaise du début du 20ème siècle, son raffinement, sa politesse, sa générosité ostentatoire... et derrière les apparences ses règles implacables et sa cruauté. Un véritable chef d'œuvre, d'une grande finesse et d'une profonde sensibilité.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2024
Un bon cru de Joseph Losey. L’histoire de ce jeune garçon issu d’un milieu modeste et parachuté dans l’aristocratie british grâce à son copain d’école est savoureuse à souhait : il sert d’intermédiaire pour porter des plis entre un fermier voisin du château et le personnage de Julie Christie à qui on veut faire épouser quelqu’un de la haute qu’elle n’aime pas. Le jeune garçon s’interroge sur la sexualité auprès du fermier qui refuse de jouer le « professeur » en la matière. Tout est traité avec sensibilité et délicatesse et on passe un bon moment, entaché toutefois par la musique de Michel Legrand qui m’a parue pas adaptée. Film justement récompensé, avec de belles vues de la campagne anglaise du Norfolk.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2024
Le récit subtil et cruel de l’éducation sentimentale d’un jeune garçon innocent mêlé aux amours secrets d'une aristocrate et d'un fermier dans la campagne victorienne du début du XXe siècle, rythmé par la sublime musique de Legrand, et récompensé par la Palme d’or. 3,75
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