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    Le Messager
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    26 critiques spectateurs

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    AMCHI
    AMCHI

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    4,5
    Publiée le 12 juillet 2013
    Losey parvient à rendre passionnant un film ou finalement on voit des protagonistes faire relativement peu de choses si ce n'est la flânerie oisive d'aristocrates Anglais. Ils passaient du bon temps à leur manière dans cette superbe campagne anglaise ; film magnifique Le Messager fait dans la subtilité avec sa dose de cruauté et de désillusion. Finement et gracieusement mise en scène, j'ai lu parfois des remarques sur le style classique de Le Messager mais c'est le seul qui seyait à ce type de film, on allait pas faire un truc barré à la Lynch ou la Russell. Belle interprétation aussi, le jeune acteur incarnant Léo joue parfaitement et on s'attache rapidement à lui et on est aussi rapidement charmé par la jolie Julie Christie et c'est toujours un plaisir de voir Alan Bates. Bonne BO de Michel Legrand.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 14 avril 2012
    Un film d'une envoûtante beautè! D'après un roman de L.P Hartley et d' après un scènario d'une finesse inhabituelle de Harold Pinter, le grand Joseph Losey remonte aux origines victoriennes de la dècadence anglo-saxonne à travers une analyse du puritanisme et de la frustration sexuelle! L'orphelin du film, hors de tout prèjugè, puisqu'il est innocent, èlabore des rapports complexes et tènus, subtils et fragiles avec les deux adultes (Julie Christie et Alan Sir Bates sont remarquables) qu'il investit magiquement de significations perceptibles de lui seul! Jusqu'au jour où, dans l'accèlèration des èvènements qui se prècipitent, il dècouvrira l'accouplement physique de ses "parents". Cette rèvèlation de ce que Freud appela la "scène primitive" consume le regard de l'enfant! Alors apparaît sur l'ècran le visage d'un homme dèjà vieux, sans amour, le narrateur et le tèmoin, le messager d'hier, le confident d'aujourd'hui! Et cela donne au final l'une des oeuvres les plus personnelles de Losey qui reçut un Grand Prix au festival de Cannes bien mèritè...
    Schwann
    Schwann

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    4,5
    Publiée le 22 janvier 2012
    Ils sont peu nombreux les films devant lesquels j'aurais voulu rester encore des heures. The Go-Between en fait partie. C'est un film inépuisable, au sens sans cesse renouvelé, et d'une rare beauté. Si le messager occupe la place principale, les messages, les significations, les symboles volent de toute part, emportés admirablement par la musique de Michel Legrand. Les paysages anglais sont sublimés par des plans magistraux et transcendants. Un film subtil et tranchant, parfaitement maîtrisé.
    mazou31
    mazou31

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    4,0
    Publiée le 5 juin 2011
    Un grand film, parfaitement maîtrisé, de Joseph Losey. Un film sur le monde inaccessible de l’aristocratie anglaise, corsetée et arrogante, sous ses aspects bienveillants mais aussi sur le monde difficile d’accès des adultes. Un film d’une grande beauté visuelle, illuminée par le charme de Julie Christie et la splendeur de la campagne anglaise (le Norfolk).
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 15 avril 2011
    La splendeur absolue des paysages de la campagne anglaise qui constituent le cadre dans lequel se déroule l'histoire du film justifie à elle seule la vision de ce film. On ne peut pas passer non plus sur la somptuosité des intérieurs, ni sur la finesse de la reconstitution. Mais loin d'être un film romanesque, "Le Messager" est une oeuvre froide et cruelle, ce qui fait son essence même car le sujet de l'opposition des classes y est traîté avec infiniment de subtilité, mais d'une froideur et cruauté qui sont contrebalancées par la grande beauté qui ressort de l'ensemble. Le thème musical, même si parfois l'accompagnement est parfois un peu excessif en particulier au début, de Michel Legrand (qui a dû plus qu'inspirer celui de l'émission "Faites entrer l'accusé"!) est magnifique et le jeu d'un casting très prestigieux d'une très grande justesse. Bref, on ne peut pas du tout donner tort à Joseph Losey quand il disait que c'était son film le plus abouti. Palme d'or totalement méritée pour ce très très très beau film.
    Parkko
    Parkko

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    5,0
    Publiée le 29 octobre 2010
    Le Messager fait parti de ces très rares films qui ont réussi à me captiver juste par la beauté des images, et par une mise en scène remarquable (un peu comme 2001).
    Tout est remarquable dans le film. La photographie est magistrale (n'allons pas jusqu'à dire que ça vaut Barry Lyndon, mais tout de même), la mise en scène est excellente (ça fait plaisir de voir quelqu'un qui n'a pas peur de faire autre choses que des plans rapprochés au passage).
    A part ça l'histoire pourra en déconcerter, voire en ennuyer plus d'un. Il est vrai que c'est très lent, mais pour moi ce film est un film d'ambiance, un film de ressentis, un film où il y a beaucoup de choses à comprendre par la symbolique, où tout se passe surtout au niveau des comportements des personnages.

    Car le film n'est pas un film facile, non, il ne donne pas tout au spectateur, mais lui permet de réfléchir sur certains aspects. Le récit a toujours un aspect lancinant, fascinant, hypnotisant.
    Je ne comprends pas pourquoi ce film n'est pas plus connu. C'est pourtant un accomplissement remarquable, où l'art du septième art est particulièrement mis en exergue. Remarquable.
    Maqroll
    Maqroll

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    5,0
    Publiée le 9 septembre 2009
    Troisième et dernier film issu de sa collaboration avec Pinter (après The Servant et Accident), Le Messager est l’un des plus aboutis de Joseph Losey. C’est un film inspiré, à la symbolique riche, d’une intelligence rare où le moindre son, la moindre tache de lumière sont à prendre en compte. D’entrée, le cadre est annoncé : une campagne anglaise magnifique, écrasée sous un soleil inhabituel qui fait surgir des pulsions dérangeantes et la musique obsédante de Michel Legrand qui tour à tour souligne les images ou s’offre à elles en contrepoint. Sur le fond, il s’agit d’une étude supplémentaire de la relation du maître et de l’esclave, déjà chère a Aristote et déjà magistralement exposée dans The Servant. On pense bien sûr à L’Amant de Lady Chatterley, mais le propos est ici à la fois plus serré (pas de satire économique) et plus pessimiste dans sa conclusion avec une fin inéluctable, comme il en va habituellement dans le théâtre de Pinter. Julie Christie, immense actrice qui n’a peut-être jamais été aussi belle, réussit le tour de force de faire émaner d’elle beauté hiératique et sensualité torride à la fois. Alan Bates est parfait dans un rôle de granit, presque muet. Quant au jeune Dominic Guard, il est à jamais inoubliable pour l’expression de ses grands yeux ouverts sur sa candeur brisée. Son personnage apporte tout le relief de l’œuvre que nous ne cessons de voir par son regard, justement. La fin (en « flash forward ») est d’une beauté cruelle, en forme de gouttes de pluie ruisselant sur une vitre ou de symphonie à jamais inachevée. Un chef-d’œuvre à voir ou à revoir de toute urgence.
    JoeyTai
    JoeyTai

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    4,0
    Publiée le 29 octobre 2008
    Ah, l'amour impossible entre deux êtres appartenant à des classes sociales différentes ! Joseph Losey crée son univers si particulier, que j'ai déjà pu apprécier dans "L'accident". Seul bémol, le rythme est bien lent et certaines séquences m'ont paru superflues (cricket...). Dans l'ensemble, il se passe peu de choses. Là n'est pas l'essentiel, me direz-vous... On suit le rôle à la fois gratifiant et très ingrat d'un "messager", un enfant de treize ans qui fait le courrier entre deux amants dont l'amour doit être tu. L'air irrespirable de la vie d'une famille aristocratique est dépeint avec soin. Le film est réellement prenant et mérite d'être vu. A noter la musique excellente composée par Michel Legrand.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Publiée le 10 mars 2008
    Très beau film !
    Eldacar
    Eldacar

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    4,5
    Publiée le 14 mai 2012
    Le sommet de la carrière de Losey. "Le Messager" met en scène l'éveil du désir chez un enfant qui, confronté trop tôt à la dure réalité du monde des adultes, verra sa vie détruite par cet été et par la découverte trop brutale de la sexualité. Losey place d'emblée le film dans le genre dramatique, le générique d'ouverture se déroulant sur une vitre battue par la pluie. Pluie qui reviendra à la fin, l'été brûlant se terminant dans les larmes. L'image surexposée, faisant baigner l'idyllique campagne anglaise dans une lumière aveuglante et d'une grande sensualité, fait ressortir les pulsions cachées des personnages, dissimulées au fond de leur âme, sous leurs vêtements d'un blanc immaculé. D'où une critique du puritanisme, qui emprisonne les individus et puni ceux qui se osent se révolter. L'excellente musique de Michel Legrand vient renforcer cette sensation d'inadéquation entre les images idylliques et la nature refoulée des personnages, en soulignant les moments dramatiques ou en se plaçant en contrepoint des images calmes. Et on ne peut parler du film sans évoquer le casting impeccable. La formidable Julie Christie parvient, sous des dehors corsetés, à faire subtilement transparaître la sensualité du personnage. Dominic Guard est une vraie révélation, que l'on reverra malheureusement peu par la suite. Et il ne faudrait pas oublier Michael Redgrave qui, malgré seulement quelques minutes de présence à l'écran, parvient à personnifier avec force une vie gâchée, grise, sans amour ni chaleur.
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Losey n'eut jamais l'habitude d'y aller avec le dos de la cueilliere. Militant communiste convaincu, son cinéma se focalisa, avec une fortune diverse (l'excellent "Accident", le légérement désuet et didactique "The Servant", le ridicule "L'Assassinat de Trotski"), sur les rapports de classe. En adaptant un roman de LP Hartley, à l'époque de cette chère Angleterre Victorienne, il y trouva matière à la critique sociale mais il lui donna surtout de la chair et de la fièvre. Film éminement sensuel, dans une veine finalement presque libertaire dans son analyse de la sexualité comme force pertubatrice des rapports de classe institués, "The Go-Between" n'oublie pas les autres éléments du roman, l'omniprésence du passé, la perte de l'innocence, l'incapacité d'un homme à échapper à l'adolescent qu'il a été. Un foisonnement d'où s'échappe la mélancolie des paysages anglais.
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