101 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
7 critiques spectateurs
5
1 critique
4
3 critiques
3
2 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Hervé L
92 abonnés
717 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 janvier 2020
Une histoire d amour délicate et bien jouée entre un lycéen qui s éveille à la sexualité et sa très délurée et belle professeur. Il rencontrera aussi le mari. Une histoire qui a du inspirer notre président lui qui l à vécue....
À Malmö, en 1943, Stig est lycéen. Il étouffe dans sa famille et jalouse son frère aîné qui a quitté le foyer. Une nouvelle professeure, la petite trentaine, vient d’arriver de Stockholm. Un jeu de séduction commence entre Stig et Viola qui deviennent bientôt amants. Leur relation se déroule au vu et au su de Kjell, le mari de Viola, un représentant de commerce, mélomane et alcoolique.
"La Beauté des choses" est le dernier film de Bo Widerberg, un réalisateur suédois mort en 1997 dont la réputation a été éclipsée par la renommée envahissante de son compatriote Ingmar Bergman. Il avait beau avoir remporté le Grand Prix du jury à Berlin et avoir été nommé aux Oscars du meilleur film étranger, il était resté inédit en France et n’est sorti dans les salles que mercredi dernier.
Le titre original, "Lust och fägring stor", se traduit difficilement. Je remercie mon ami Johan Frisell de m’y avoir aidé. Il est tiré d’un psaume récité au début de l’été dans les collèges. Le titre français ne veut pas dire grand chose ; le titre anglais ("All Things Fair") non plus.
Son thème est sulfureux (le film, fort sage, a été pourtant autorisé à tous les publics par le CNC quand bien même Allociné et l’Officiel affichent à tort une interdiction aux moins de douze ans) : les relations entre un jeune homme et une « milf ». Le thème n’est pourtant pas nouveau : "Le Diable au corps", "Le Blé en herbe", "Le Lauréat" , "Mourir d’aimer" (inspiré de faits réels que Georges Pompidou résuma dans une formule qui fit date), sans parler du "Souffle au cœur" qui y ajoutait une dimension incestueuse. On aura noté que l’ensemble des livres et des films mentionnés ci-dessus mettaient en scène un jeune garçon et une femme plus âgée. La question de la pédophilie et du consentement ne s’y posait pas. Pas encore.
Stig est sans l’ombre d’un doute mineur. Pourtant, il n’y a aucun parfum de scandale dans la relation qu’il noue avec Viola. Consentants, ils le sont l’un et l’autre. Le plus érotique du film est peut-être son affiche qui, hélas, ne correspond à aucune des images que l’on voit dans le film.
Sa première partie est la plus intéressante où les deux protagonistes se rencontrent, se frôlent, se séduisent. Le premier baiser est échangé dans une scène que la bande-annonce dévoile. La suite est hélas plus fade. Le trio déroutant qui se crée avec le mari, dont le consentement à l’adultère dont il est victime doit autant à son éthylisme qu’à sa largesse d’esprit, n’est guère crédible. Le film se termine par une scène que je n’ai pas comprise. Qui voudra me l’expliquer en mp en sera remercié !
Du cinéma à la papa où l'on devine tout mais dans le bon sens du terme:classicisme, justesse de l'interprétation, aucune volonté de choquer et progression narrative tranquille.Du travail honnête avec une part de malice aussi bienvenue comme la scène du cheval d'arçon qui empêche le film de glisser dans le glauque (le personnage pathétique du VRP cocu).Un chouïa long tout de même et une fin un peu trop académique.
La ressortie en salle de dix opus du cinéaste suédois Bo Widerberg, contempteur de la filmographie de son compatriote Ingmar Bergman, permet de voir ou revoir son dernier film. Il décédera peu de temps après sa sortie à l'âge de 66 ans.
Présenté au festival de Berlin, " la beauté des choses " obtint le grand prix ( récompense la plus prestigieuse après l'ours d'or ).
Le scénario est signé de Widerberg seul et il fait jouer le rôle central par son fils ( on voit ce dernier apparaître encore bébé dans des opus plus anciens du cinéaste ).
Regard sur la société suédoise lors de la seconde guerre mondiale ( on rappelle que la Suède sera neutre pendant le conflit ) et sur certains aspects de sa perte de repères moraux qu'on peut voir dans cette relation sentimentale entre une professeure et son jeune élève ( elle est sans doute surtout essentiellement sexuelle au vu de la tournure des évènements).
Le scénario change brutalement de pieds pendant les vingt dernières minutes ( sans doute les plus réussies de l'ensemble ).
En terme de mise en scène Widerberg connait son affaire et la maîtrise formelle est remarquable. J' ai regretté cependant beaucoup de longueurs, avant d'arriver au moment de bascule où Widerberg dévoile enfin, la part sombre, qu'il voulait montrer. Le personnage aux atours séduisants, se révèle complètement et ce qu'on voit n' est pas formidable.
widerberg n'a réalisé que peu de film, mais il a su aborder des sujets différents qui dénotent une grande sensibilité et une réelle capacité d'analyse pour intégrer les problèmes des protagonistes à ceux de l'ensemble de la société. Les 3 personnages principaux ont en commun un profond désarroi face à leur situation.
Tout simplement magnifique ! Il s’agit du dernier film du réalisateur Bo Wilderberg qui nous offre le récit poignant et touchant, d’un jeune adolescent (de 15 !) en recherche d’émancipation et d’amour passionnel. Le sujet est pourtant très lourd, presque impossible à retranscrire à l’écran, mais traité avec brio. Un duo d’acteurs très bon qui transperce l’écran. En effet l’acteur principal, Stig, est interprété par le fils du réalisateur Johan Wilderberg. La professeur, Violet, est joué par la sublime Marika Lagercrantz. Petit regret, ses deux acteurs n’ont pas eu de rôle marquant. Tout cela accompagné d’une musique exceptionnelle, Rinaldo: "Lascia Ch’io Pianga", soulignant les fortes émotions amoureuses et complices entre les deux personnages. En bref, des meilleures histoires romantiques que j’ai pu voir qui, hélas, ne termine pas très bien mais qui laisse de jolie souvenir. Merci au cinéma suédois pour nous avoir livré ce quasi chef d’oeuvre.
J'ai adoré ce film qui a mis 25 ans à venir de Suède. il est intemporel. les acteurs sont formidables et le réalisateur réussit à nous amener dans son univers. Le problème des relations sexuelles entre adulte et enfant est traité avec délicatesse. Et le film n'est pas du tout érotique.