Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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99 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2011
Sans varier d’un pouce de sa ligne de pensée, Godard, entre Une femme mariée et Pierrot le fou, se lance dans une histoire métaphorique et parodique, à partir du personnage de Lemmy Caution, poussant même le bouchon jusqu’à conserver Eddie Constantine, interprète original du célèbre espion. C’est dans un univers d’anticipation que Godard situe son récit, une cité en dehors du système dans laquelle la logique règne en maître, les déviants étant condamnés à mort, comme cet homme qui avait pleuré le jour de la mort de sa femme… Le moment central est celui où Lemmy Caution est interrogé par une des connexions du grand ordinateur, Alpha 60 qui lui livre une partie de son credo : « Un mot isolé ou un détail dans un dessin peuvent être compris mais la signification de l’ensemble échappe… Une fois que nous connaissons un, nous croyons que nous connaissons deux parce que un plus un égale deux. Nous oublions qu’auparavant, il faut savoir ce qu’est plus… Ce sont les actes des hommes à travers les siècles passés qui peu à peu vont les détruire logiquement. ? Moi, Alpha 60, je ne suis que le moyen logique de cette destruction. » Rejoignant son propos de toujours, depuis son premier long métrage, À bout de souffle jusqu’à son dernier à ce jour, Film Communisme, Godard énonce ses propositions sur l’humanité en donnant au passage une nouvelle leçon de cinéma. Et par dessus les images prophétiques, arrive la petite musique, porteuse de ce lyrisme qui contredit les dialogues arides en même temps que le visage d’Anna Karina vient symboliser toute la beauté et toute la tendresse et du monde… La dernière phrase du film débouche sur l’éternelle utopie de Godard (faux naïf et vrai croyant), l’espérance d’un monde meilleur, par l’amour, par le partage, par le collectif qui vient soulager le désespoir irrémédiable de l’individu, par la poésie, par les pleurs, par la vie.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2011
Dans la catégorie des films complètement barrés l’Alphaville de Godard mérite une place d’honneur. On nage dans l’incompréhension de l’intrigue pendant au moins la moitié du film, puis petit à petit la lumière se fait mais au bout du voyage il subsiste tout de même de nombreuses questions et une autre vision du film amènerait sûrement des réponses. En tout cas on est bien chez Godard, les répliques littéraires sont déclamées sur un ton monotone et on a l’impression que les acteurs sont détachés de ce qu’ils disent. Ça se veut poétique et philosophique, est-ce que ça l’est vraiment ? Oui diront les fans, non diront les détracteurs et moi au beau milieu je pense qu’un film de Godard laisse souvent une drôle d’impression, ce qui est déjà pas mal en soit. La mise en scène très inventive et parfois bizarre de Godard est finalement ce que je retiens de ce long-métrage inclassable entre le film-noir et la science fiction. La bande-originale est en outre assez réussie même si Godard l’utilise comme à son habitude de manière singulière.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 mai 2011
Avant toute chose, précisons l'intérêt du film: Godard prouve ici qu'il sait manier une caméra. De ce côté là, on a un film de qualité, assez moderne même.

Maintenant lorsqu'on admet qu'un film, ce n'est pas juste de savoir placer sa caméra, qu'est-ce qu'on trouve? Je ne sais si c'est une parodie ratée, un film d'anticipation raté, un film noir raté, mais en tout cas c'est raté:
Le réalisateur fait le choix, comme dans d'autres film, de s'affranchir du scénario pour nous proposer un cours de cinéma-philosophie ("c'est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre"). Personellement je ne vois pas en quoi un film peut être meilleur quand on en bacle le scénario, qui en est une des composantes comme les autres, même la plus importante. Toutefois acceptons ce fait, le scénario n'intéresse pas le réalisateur, jugeons alors du reste:

Le son tout d'abord. Musique parfois assez juste, souvent totalement en décalage par rapport à l'image, comme si le spectateur était assez idiot pour se dire "Ha il y a de la musique, il va se passer quelque chose. Ha non il ne se passe en rien, il est fort ce réal, il m'a bien eu". Autre inepsie de ce côté là, la voix d'alpha 60. Pourquoi est-elle dégueu? Pour nous faire comprendre qu'il ne faut pas lui faire trop confiance? Si c'est pas ça je ne pige pas encore, si c'est ça c'est encore une fois mépriser l'intelligence du spectateur.

Les dialogues maintenant. "Vous êtes fatigué Monsieur? Si vous êtes fatigué vous pouvez dormir monsieur, votre chambre est là monsieur."
Il veut nous faire comprendre quoi? Que les personnages sont abrutis? Il me semble que ce qui fait un bon film de S.F est de rendre son histoire et ses personnages crédibles malgré l'univers décalé. Bon déjà ça c'est loupé...

L'interprétation ensuite: si Anna Karina s'en sort il est vrai pas trop mal, le reste du casting est entièrement à oublier. Jamais justes, jamais crédibles.

Enfin, le rythme de l'ensemble fait penser à un clin d'oeil lourdeau aux japonais ou aux russes, la poésie en moins.

En bref un film représentatif de l'oeuvre de Godard: lent, sans idée, sans direction d'acteurs. C'est parfait si l'on considère qu'un réalisateur n'est qu'un technicien de l'image, c'est dégueu si l'on pense que le cinéma est un moyen comme un autre de raconter une histoire, idée que la nouvelle vague n'a pas l'air de partager, ça fait peut-être trop papa.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 mars 2011
Alphaville est un hommage parodique aux films noirs américains et un film de science-fiction à l'univers loin d'être aussi "cheap" qu'il semble être à première vue . L'atmosphère est unique et le travail de la caméra de Godard est visionnaire , le réalisateur montrant une nouvelle fois quel précurseur il a été du cinéma moderne dans ce film qui est sans doute l'un de ses plus abordables . Malheureusement Alphaville , contre-utopie très inspirée des écrits d'Orwell et Huxley et dominée par l'hégémonie de la Logique , ennuie par moments et Eddie Constantine manque franchement de charisme , on aurait adoré voir Belmondo dans son rôle .
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 février 2011
L'Omega des "films" de "science-fiction". Exécrable de bout en bout, ce projet bêta rejoint la longue liste des bronzes coulés par Godard.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2019
Un film important de Jean-Luc Godard dans lequel Lemmy Caution alias Eddie Constantine sauve la belle Natacha, incarnèe par Anna Karina, grâce à l'amour et à un livre exemplaire du poète Paul Eluard, « Capitale de la douleur » , s'il n'y avait pas la sensibilitè personnelle du rèalisateur de "A bout de souffle" pour en faire une oeuvre lyrique des sixties. "Alphaville, une ètrange aventure de Lemmy Caution" se prèsente d'emblèe comme film de S.F! il ressemble même - par ses images et ses thèmes - à la S.F la plus traditionnelle! Ce film, c'est le règne du bèton et de l'acier, c'est l'ordre imposè par Alpha 60, c'est une population esclave, c'est l'amour banni! Demain, c'est peut-être aujourd'hui! Et hier, c'est aussi aujourd'hui! J.L.G ne nous dit pas : attention , le futur fantastique est parmi nous! Peut-être nous invite t-il à aimer notre prèsent où à nous aimer aujourd'hui, comme ci, metteur en scène du XXIe siècle, il filmait une histoire rètro avec nous - public transformè en hèros de jadis - dedans! La S.F selon Godard est en somme une S.F d'anticipation à la fois inquiètante et angoissante...
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2010
Voici vraiment un film de cinéaste que seules intéressent la mise en scène et les images. Peu importe le contenu qui est ici bien naïf et pour ma part totalement sans intérêt. L'important est qu'il y ait de grands moments visuels et même symboliques. En plus, Anna karina , filmée amoureusement en noir et blanc très contrastée,y est bien jolie. Je crois que tout Godard est dans ce film et qu'il ne faut pas chercher à s'appesantir sur le scénario ni approfondir les pensées existentielles. A part de savoir qu'il s'agit d'une ville du futur,par rapport à 1965 ou tout sentiment semble être aboli et interdit,rien n'est important. Se contenter de bien regarder les mouvements de la caméra,les décors et les déplacements des acteurs. L'humour qui provient du personnage qui pastiche le vrai Lemmy Caution est bienvenu. Le grand public peut s'ennuyer mais il est difficile pour un vrai cinéphile de ne pas être admiratif quelque part du talent et de la liberté créatrice du réalisateur même si comme moi on trouve que l'apport de Godard au cinéma français à été plus négatif que positif.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 août 2010
Quelle Horreur... Une oeuvre pseudo-intellectuelle a vomir, qui présente des idées pourtant pas inintéressantes (même si une bonne partie du concept est volée a "Metropolis") et notamment les premiers minutes, mais qui tombe tres rapidement dans une accumulation de débilités sans queues ni têtes. Il y a ce personnage principal, atrocement mal joué, a la limite du ridicule, par Eddie Constantine, il y a la magnifique Anna Karina (heureusement, tiens.), et il y a cette voix... Une voix horriblement laide, désagréable au possible, qui raconte des choses absurdes sur un ton affreux, tel un vieillard qui a mal avalé son glaire, ca devient vite insupportable. La mise en scene, evidement, c'est du Godard, c'est pas innovant, c'est descriptif... Le film tourne en rond, ennuie, tente en vain de surprendre... Excellent pour dormir ou pour vomir, ca dépends.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 août 2010
Un film très spécial de Jean-Luc Godard, je n'ai pas tout compris, mais c'est assez bien fichu ! Eddie Constantine est très bon, la réalisation l'est aussi, ainsi que le montage. L'histoire est très intéressante, assez complexe et obscure au début, mais qui peu à peu s'éclaircit pour finalement devenir très claire, avec quelques zones d'ombre. Le film est en Noir et Blanc, ce qui est un plus pour lui, et le ton et le style correspondent très bien au sujet du film : une ville futuriste avec des humains qui ne le sont plus vraiment. La photo est maîtrisée, les décors nous plongent vraiment dans l'histoire, les costumes sont sombres, la musique est ultra présente et répétitive (c'est bien comme ça). Alphaville est aussi accompagnée d'une voix off cassée et grave, très paisible car elle prend tout son temps pour nous expliquer les points obscurs e l'intrigue et de l'histoire. Bref, un film bien écrit, bien construit, plutôt bien réalisé et bien joué (surtout de la part d'Eddie Constantine). Mais bon, c'est pas le plus passionnant des films, et c'est parfois un peu trop lent, ça traîne un peu.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juillet 2010
Jean-Luc Godard est entré dans le cinéma par la porte des Auteurs, notion posée comme principe critique en 1954 par Truffaut dans les Cahiers du cinéma. Godard compte comme un père de ce que l’on nomme, non sans mépris aujourd’hui, le cinéma d’auteur et que, par une équation niaise, on réduit à un cinéma chiant. Et pourtant Godard, comme Truffaut par ailleurs, n’est rien moins, au début des années 60 qu’un réalisateur de films de genre. Film noir, comédie musicale, film de guerre, Godard s’est essayé à de multiples genres. «Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution» (France, 1965) donne à Godard l’occasion de s’essayer au film d’anticipation. Pour le cinéaste, le futur se résume à un amas de signes aseptisés, trahissant chacun le fascisme d’une société consensuelle. Et le consensus, comme le dit Frédéric Dard, «c’est con, ça sent, ça use». L’agent Lemmy Caution pénètre une région totalitariste où le pouvoir se centralise sous une même terreur. Avant que de s’engager virulemment dans l’hypothèse maoïste, que l’histoire révèlera despotique, Godard dénonce les méfaits du fascisme. Les films de Godard se composent des ondes sismiques de notre société. Le fascisme que regarde de plein front «Alphaville» et celui qui grouille dans la société française des années 60 en pleine expansion consumériste (les Trente Glorieuses). Chacun des films de Godard, à cette époque, en même temps qu’ils interrogent les représentations de notre société témoignent de la vie privée du cinéaste. En période de rupture avec Anna Karina, Godard la défait de sa superbe (superbe qu’elle quittera définitivement dans «Made in USA»). Ce prosaïsme recouvré par Karina redouble la disgrâce ambiante qu’expriment les sons rocailleux et métalliques de la ville. Avant de réaliser une des plus belles œuvres sur la liberté, «Pierrot le Fou», Godard imprime à l’image la métaphore pessimiste de notre société dite libertaire mais que le soucis de sécurité rend fondamentalement totalitaire.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 juillet 2010
"Alphaville" c'est l'incursion de Jean Luc Godart dans la sciences-fiction. C'est aussi un Godart ou le fond n'a jamais été aussi important. Le fond est d'ailleurs intéressant, ce monde ou la pensée est rationaliser à l'extreme, ou la notion de conscience n'existe meme plus aurait du fournir un scénario d'une qualité supérieur que celui qui nous est proposé. "Alphaville" c'est aussi une sorte de somnifère géant, qui est rapidement à conseiller aux insomniaque. Car l'ennui fait souvent son apparition, victime d'une pseudos-philosophie assumé (?). De plus on ne peut pas compter sur la performance très terne d'Eddy Constantine dans le role de "Lemmy Caution" pour rattraper le tout. Heureusement il y a bien un rayon de soleil en la personne de la ravissante Anna Karina (Natasha Vou Braun) qui réalise une belle prestation. Sublimé par la photographie de Raoul Coutard elle y est magnifique. Rarement une femme a été aussi belle, dans un film. Apres est ce suffisant ? Non pourtant Dieu sait si elle est cinégénique. Car Godart n'a pas du tout le sens du rythme et lorque l'on entend mener la danse c'est assez genant, du coup ici il se casse tout simplement la gueule.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2010
Entre un classique du polar noir et de la science-fiction inspirée par Orwell, Godard aurait pu signer un film dérangeant et passionnant. Mais il reste fidèle à sa gestion du rythme et du récit : toujours lent et abscons.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2010
Jean Luc Godard nous propose a travers ce long métrage une belle mise en garde sur notre avenir.
Dans ce " Alphaville " les personnes y sont déshumanisées, les sentiments n'existent quasiment plus et c'est un super-odinateur - Alpha 60 - qui dirige la population.
Eddie Constantine interprète avec sérieux son personnage de Lemmy C aution , tandis que labelle Anna Karina d'avère souvent juste et touchante dans le rôle de Natasha.
Ici point d'effets spéciaux à outrance et de décors faramineux, mais cela n'empêche pas que cette oeuvre soit futuriste ( un peu comme dans le Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ) et assez plaisante à visionner dans l'ensemble, malgré quelques longueurs vers le milieu du récit.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 février 2010
Par principe je vais toujours au bout d'un film, là j'ai eu beacoup de mal, de loin en loin quelques scènes ont attiré mon attention et de belles photos d'Anna Karina
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2010
Alphaville est un monument du cinéma de science fiction avec une jeu sur le mouvement mécanisé et la lumière omniprésente.Après l'interprétation laisse de marbre pour cause des acteurs peu inspirés lemmy caution est aussi captivant qu'un derrick sous tranquilisants.La mise en scène est parfaite mais le rythme manque d'entrain, on s'ennuie parfois et à d'autres moments on prend un réel plaisir à décortiquer les séquences avec la bande son génantissime.On aime ou on n'aime pas le talent de réalisateur est là.
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