Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Avec Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, Jean-Luc Godard détourne le film de science-fiction en le confrontant à une modernité froide et désincarnée, tournée dans les décors réels du présent. La mise en scène, minimaliste et conceptuelle, transforme Paris en dystopie, où la logique technocratique étouffe toute émotion. Eddie Constantine incarne un détective anachronique, figure de résistance face à un monde régi par la rationalité absolue. Godard oppose ainsi langage poétique et langage algorithmique, faisant de la parole un enjeu de liberté. Une œuvre singulière et cérébrale, où le genre devient un terrain d’expérimentation philosophique.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Dans un monde austère, dominé par les machines, le béton, l'acier, où les sentiments n'existent plus, un inspecteur extérieur vient enquêter sur les rouages de cet état totalitaire. Or, s'il est logique (quoi que peu attrayant) que la réalisation renforce cette atmosphère étouffante par des sons désagréables, une caméra froide, une épure sombre, le choix d'une interprétation artificielle avec un Eddie Constantine qui ânonne des dialogues analytiques se révèle contreproductif puisque le héros devrait s'inscrire en opposition avec cette terre de science-fiction, non s'y intégrer parfaitement... De même, spoiler: l'héroïne éprouve des sentiments pour un homme qui aurait l'âge d'être son père, se montre humiliant, dédaigneux, désagréable, donnant ainsi le meilleur argument possible en faveur du règne de la raison! Portant fort mal son patronyme, l'espion agit avec inconséquence, se révélant facilement, tandis que la race soi-disant supérieure laisse échapper aisément un ennemi, après lui avoir exposé ses plans et ambitionne de coloniser le monde alors qu'elle met à mort toutes les nations (sauf trois...).
Quant aux citations poétiques ou culturelles, elles relèvent d'une superbe absconse au vu de l'absence totale de sensibilité du récit. Vaniteux.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 152 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2025
J’ai trouvé le film assez ennuyeux et peu passionnant. L’idée de base aurait pu être sympa.
Je pense qu’il a terriblement vieilli.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 septembre 2025
Jean-Luc Godard s’essaye à la science-fiction avec ce récit dystopique au scénario tarabiscoté dont les enjeux sont aussi obscurs que le propos du cinéaste dont les dialogues lourdingues quand ils ne sont pas inaudibles finissent par achever le spectateur par leur caractère grotesque d’autant que l’interprétation calamiteuse n’aide en rien.
Jean Despagne
Jean Despagne

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 août 2025
En tant qu'amateur de bons navets je me suis ré-ga-lé.

Déjà ça se passe dans le futur mais absolument tout nous rappelle qu'on est à Paris dans les années 60 : costumes, décors, technologie en général, tout.
Heureusement pour nous plonger dans son "univers" Godard n'hésite pas à parler de voyages intergalactique, de télécommunications et balance des noms de villes comme Tokyorama ou Angoulême city...
Et côté technologie on voit quelques tv empilées, des processeurs de la taille d'une imprimante, et une IA à laquelle un grabataire sous respirateur artificielle qui déglutit à chaque syllabe de son script prête sa voix.

Heureusement y a moyen de bien rigoler durant quelques scènes, notamment celle de l'exécution des dissidents du gouvernement à la piscine municipale par des nageurs synchronisés (tout ça sur fond de musique dramatique bien sûr).
Aussi au milieu du film Godard découvre la pellicule en négatif et décide d'en mettre un peu par-ci par-là pour le plaisir des yeux.

Quant au son... c'est catastrophique : il manque des bruitages, les dialogues sont mal mixés et la musique dramatique débarque tjrs abruptement au milieu d'un plan où il se passe rien de spécial.

Il y a bien sûr quelques idées sympa dans le scénar comme la dictature de la logique qui tend à éradiquer toute forme d'émotions, la surpression de certains mots pour influencer la pensée de masse, etc, mais encore faudrait-il rendre ça un tantinet intéressant et subtil !

Je ne suis évidemment pas le plus grand fan de Godard mais Pierrot le Fou et le Mépris sont des chefs-d'œuvre à côté de ce truc.
Je m'attendais au pire à un film expérimental mais là ça n'est même pas le cas.

Merci de m'avoir lu, ça me fait tjrs le plus grand bien de déverser mon fiel sur le travail des grands noms du cinéma, ça valait bien la peine de perdre une heure à écrire ce pavé après l'heure et demi de solitude passé devant ce truc.

PS : je vais pas m'attarder sur chaque détail mais bien sûr le rôle des femmes et la qualité du jeu de certains acteurs est aussi à déplorer ...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2024
Venu des Pays Extérieurs et se faisant passer pour un journaliste du Figaro-Pravda (!), le fameux agent Lemmy Caution entame sa mission dans la cité futuriste d'Alphaville.
Ce n'est pas pas Bernard Borderie qui dirige Eddie Constantine mais bien Jean-Luc Godard. Et même si l'acteur doit se sentir égaré dans le cinéma de Godard -son personnage, du reste, confronté à l'énigme d'Alphaville, avoue souvent ne pas comprendre- il obtient là, mine de rien, un vrai beau rôle. Le film de Godard est un pastiche (plutôt qu'une parodie) tout à la fois du film noir et du film d'anticipation. Concernant ce deuxième genre, l'esthétique du film (la ville plongée dans la nuit avec ses éclairages et ses néons aveuglants) y contribue efficacement. A travers une intrigue déambulatoire et urbaine, le cinéaste évoque la menace d'une société totalitaire, soumise ici au diktat d'un ordinateur central auquel Godard prête sa voix caverneuse, fondée sur la logique et la raison et, par conséquent, condamnant les sentiments autant que la poésie.

C'est du moins ce qu'il ressort confusément de cette fable complexe, d'un discours de philosophie politique abscons qui parait témoigner de l'inquiétude du cinéaste relativement à l'évolution de la société occidentale, menacée d'uniformité et de déshumanisation (à caractère fachiste?). Au-delà d'un propos pas facile à décrypter, on reste forcément curieux du style Godard: sa mise en scène et son formalisme inventifs, hors norme, son ironie et son impertinence.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2022
Dans Alphaville, capitale galactique disposant d’un Institut de sémantique et d’un Ministère de la Dissuasion, maître Godard s’essaie au thriller et à la science-fiction. Malgré quelques idées originales et la présence inexpressive d’Eddie Constantine, ça donne un concentré de masturbation intellectuelle, prétentieux et ennuyeux à l’excès, nimbé d’une musique tonitruante que j’ai fini par interrompre au bout d’une heure.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2025
L'agent secret Lemmy Caution (Eddie Constantine) est envoyé en mission dans la cité d'Alphaville, située dans une autre galaxie, afin de retrouver son collègue Henri Dickson et de convaincre le professeur Braun de revenir dans les "planètes extérieures". Lemmy Caution découvre un univers totalitaire dirigé par un ordinateur central, une société inhumaine où les sentiments sont interdits et punis de mort. Il y rencontre la séduisante Natacha (Anna Karina), fille du professeur Braun...Sorti en 1965, "Alphaville" est un mélange de cinéma d'auteur, de science-fiction, de film noir parodique et de comédie romantique. Délaissant cette fois-ci les masturbations pseudo-intellectuelles, Godard nous offre une œuvre merveilleuse et ludique, empreinte d'un humour décalé et d'une poésie insolite. Pratiquant l'art du collage, il glisse de nombreuses citations (Baudelaire, Pascal, Bergson etc...) dans la bouche de Lemmy Caution, et Paul Eluard occupe une place importante dans l'intrigue _ se situant dans le sillage du Surréalisme, "Alphaville" est un hymne à la poésie et au rêve, à la révolte individuelle et à l'amour fou.
Bien que le tournage ait eu lieu dans le Paris des années 60, le film parvient à nous plonger dans une atmosphère étrange et fascinante. Sur le plan visuel et sonore, il s'agit d'une des créations les plus avant-gardistes du 7eme Art, regorgeant d'idées novatrices et témoignant d'une parfaite maîtrise technique. A la poésie des mots s'ajoute celle des images, et certaines scènes _ devenues cultes _ relèvent de la magie pure. La bande originale de Paul Misraki, qui signe ici l'une de ses plus belles partitions, contribue fortement à cette éclatante réussite. Enfin, le charme d'Anna Karina illumine cette oeuvre inclassable oscillant entre cauchemar dystopique et rêve romantique. Si de nombreux films de Godard (qui m'était humainement très antipathique) sont mis sur un piédestal de manière abusive, celui-ci est au contraire extrêmement sous-côté. Cet OVNI cinématographie est un chef-d'oeuvre qui continue de déconcerter une large partie de la critique et du public.
Clarence Worley
Clarence Worley

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 août 2021
Je me suis fait déjà une bonne partie de la filmo de Godard, avec des chefs d'œuvres et avec également du moins bon à la limite du cliché du cinéma français chiant, mais celui-ci... esthétiquement c'est beau, mais c'est indigeste, lent, bavard, prétentieux et surtout mal joué. Bref un mix entre Metropolis et 1984 complètement à la ramasse.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2021
Pas mal pour de la SF française, Godard s'en tire bien grâce à un scénario intéressant, même si la mise en forme frise parfois le ridicule. Les acteurs aussi sont médiocres et leur jeu sonne terriblement faux. Ca fait "cheap", mais c'est regardable.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mai 2021
Étant une personne qui a regardé pas mal de films tout au long de ma vie je dois dire que j'ai rarement été plus irritée par un film comme celui-ci et qui a réussi à me faire presque l'éteindre après seulement trente minutes du début. Une histoire pseudo-philosophique remplie de psycho dialogues sans queue ni tète. Bien qu'Eddie Constantine livre une performance raisonnablement bonne les valeurs de production décors, réalisation et montage sont si amateurs qu'elles rappellent les films d'Ed Wood. C'est vraiment aussi mauvais la vérité est que malgré sa réputation de cinéaste d'avant-garde Jean Luc Godard n'a aucun talent réel et ne tiendrait pas cinq minutes à Hollywood. Anna Karina est mignonne mais ne sait pas jouer. Le reste de la distribution secondaire non plus. Même le grand acteur de caractère Akim Tamiroff est totalement gaspillé. L'intrigue n'est pas crédible, les dialogues sont creux et la musique est grinçante. Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution est en fait un film d'étudiant déguisé en film d'art...
JEAN-PIERRE D.
JEAN-PIERRE D.

1 abonné 51 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mai 2021
Le type même du film adulé par les critiques ,ennuyeux,dialogues ridicules(quand ils sont audibles ),futuriste???disons filmé dans des immeubles et bureaux des années 60,histoire sans queue ni tête...du JL Godard
Nicristi
Nicristi

6 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 avril 2021
La Nouvelle Vague a sans doute révolutionné le cinéma mais à aussi produit quelques magnifiques daubes. Celle-ci en fait partie malgré les jolis plans sur Anna Karina. Ces gens ont eu la dent extrêmement dure contre des films soit-disant à l’ancienne. Quand on voit ça, y’a vraiment pas de quoi la ramener 
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 janvier 2022
une bouse sans nom, qui couronne la pyramide de bouses laissées par J.L. Godard ! c'est moche et sans intéret, !
Ce film a fait 120 000 entrées (La grande Vadrouille 17 millions) !
Ce style de cinéma anti populaire, à failli réduire à néant la production Française et a écourté la présence d'Eddy Constantine, qui faisait pourtant une belle carrière dans le rôle !
Les années ayant passé, les successeurs des critiques idéologues de l'époque continuent d'expliquer que c'est un chef d'oeuvre ! On prie pour qu'il n'y ai pas de nouvelle nouvelle vague !
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2021
Une tentative intéressante de Godard d'aborder la SF , à sa manière. De belles choses , l'image Noir et blanc, la description de ce monde du futur , avec peu de moyens est très réussi, les décors des cités modernes de béton, les longs couloirs, sont bien utilisés. Tout cela transmet bien l'idée d'un monde de "Big brother". On est proche du 1984 d' Orwell.Les gros plans d' Anna Karina sont souvent superbes. Mais le scénario reste faible , malgré les allusions sympathiques à un individu libre luttant contre la dictature. Le film reste assez actuel , transposé dans le monde du confinement de 2020, ou beaucoup de libertés sont restreintes. Mais le manque de narration linéaire est criant. il y a de gros passages à vide, Le film très stylistique oublie les basiques du cinéma , le besoin d'u'n histoire solide. ,
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