After dark, my sweet
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2015
il se demandait où il serait demain à la même heure ? il se demandait pourquoi il n'ètait pas restè là où il ètait il y a une semaine et à 1500 kilomètres de là ? il se demandait dans quelle mesure il ne devrait pas faire demi-tour ? Dans "After Dark, My Sweet", Jason Patric fuit la rèalitè depuis le jour de ce fameux combat de boxe qu'on ne cesse de voir en flash-back! D'après la nouvelle « After Dark, My Sweet » de Jim Thompson, James Foley signe un bel hommage au film noir où tous les ingrèdients du genre sont dèjà-là! Jason Patric est ètonnament bon et ses rapports avec le jeune Corey Carrier sont vraiment èmouvants! Quand on n'en a plus rien à faire de ce qu'il va arriver, alors toute la tension disparait! Les soupçons, l'angoisse, la peur...toutes ses choses qui brouillent votre perception sont balayès d'un coup dans ce mèconnu "After Dark, My Sweet". Et on peut voir les gens exactement comme ils sont! Enfin, quand Collins / Jason Patric voyait Fay / Rachel Ward à ce moment là! Faible et terrorisèe, à la hauteur de son rôle de femme fatale! Mais finalement une bonne âme se haïssant de ne pas être meilleure! Belle interprètation, belle mise en scène, belle photographie et belle musique de Maurice Jarre au passage! En fait, le film de Foley fait tout ce qu'il peut pour renforcer l'analogie entre Patric et Thompson...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2014
Un thriller totalement méconnu pour ne pas dire totalement oublié adapté d'un roman du très pessimiste et très noir Jim Thompson, "La Mort sera si douce" n'est pas une oeuvre mémorable mais elle a le mérite de présenter quelques qualités qui font que le purgatoire dans lequel elle est est injustifié.
Le réalisateur James Foley a choisi, je ne sais pas si ce parti-pris est fidèle au roman ou pas car je ne l'ai pas lu, d'imposer un rythme languissant à son film. En ressort quelques longueurs et quelques fautes de rythme qui empêche d'être entièrement emporté par le récit et qui constituent la grande faiblesse de l'ensemble.
Par contre, le scénario a le mérite de nous sortir quelques rebondissements inattendus qui parviennent à maintenir l'attention. La mise en scène quant à elle nous donne quelques séquences réussies à l'instar du kidnapping ou de celle devant l'aéroport.
Mais le meilleur réside sans conteste dans les personnages, beaucoup plus ambigus que ce à quoi je m'attendais par rapport à la lecture du pitch, la frontière entre manipulé et manipulateur étant parfois très mince. Les acteurs qui les jouent sont très convaincants, en particulier Jason Patric qui montre qu'il méritait beaucoup mieux que "Speed 2".
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2015
La plume trempée dans le vitriol noir de Jim Thompson a été plus d'une fois posée sur l'écran et heureusement peu souvent par des manchots de la caméra (Sam Peckinpah, Alain Corneau , Bertrand Tavernier, Stephen Frears, Michael Winterbottom). James Foley à qui l’on doit les deux petites pépites que furent « Comme un chien enragé » (1986) et « Glengarry » (1992) a été un petit moins en veine avec ce thriller sudiste pas complètement inintéressant mais tout de même un peu paresseux qui pâtit du manque de densité de Rachel Ward et de Jason Patric qui quoique faisant de leur mieux ne sont pas à la hauteur de William Hurt et Kathleen Turner qui dans « La fièvre au corps » se révélèrent être un couple hautement sulfureux sous la baguette magique de Lawrence Kasdan en 1981 auteur d’un scénario bien plus malin que celui rédigé par James Foley lui-même. En revanche Bruce Dern en oncle « Bud » est impayable et redonne un peu de tonus et de folie à un film qui s'il n’est pas de premier cru n’en reste pas moins honorable.
Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 98 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2025
Un ancien boxeur, Kevin Collins, atterrit dans une petite bourgade de Californie après s’être évadé d’un hôpital psychiatrique. Il rencontre Fay Anderson, une jolie veuve alcoolique, et « l’oncle Bud », un ancien policier corrompu. Ce dernier fomente un mauvais coup…
Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Jim Thompson, écrit en 1955 et publié en français sous le titre « La Mort viendra, petite ». Thompson est l’une des figures majeures du roman noir américain, dont l’univers profondément nihiliste a souvent inspiré le cinéma (notamment « Guet-apens » de Sam Peckinpah, « Série noire » d’Alain Corneau, « Coup de torchon » de Bertrand Tavernier).
« After Dark, my Sweet » repose sur une configuration classique du film noir : un homme brisé, naïf et manipulable, une femme fatale ambiguë, un tiers cynique et corrupteur. Mais James Foley pousse cette mécanique plus loin en faisant du protagoniste principal un narrateur mentalement instable, dont la perception du monde est constamment sujette à caution. La folie de Kid Collins n’est pas un simple trait psychologique : elle devient un principe narratif, contaminant le récit et installant un doute permanent sur les intentions réelles de Fay et de Bud. Le film noir bascule alors vers une forme de paranoïa existentielle.
Autre déplacement majeur : l’espace. Foley délocalise le film noir hors de la ville nocturne, dans les paysages écrasés de soleil du sud californien. Cette transposition, qui fera dire à un critique, lors de la sortie du film, que « James Foley a transposé le film noir en film soleil », crée un contraste saisissant entre la clarté visuelle et l’opacité morale. Ici, le mal ne se dissimule pas dans l’ombre : il se déploie en plein jour, rendant la fatalité encore plus implacable.
Les trois interprètes sont remarquables dans leurs rôles de laissés-pour-compte, conscients de courir à leur perte comme mus par un désir suicidaire inconscient, typique de l’univers de Jim Thompson. L’issue tragique semble inscrite dès le départ, non comme une punition morale, mais comme une conséquence naturelle de leurs failles intimes.
Même si certains points demeurent volontairement flous, la beauté de la photographie en scope et l’élégance des mouvements de caméra imposent une atmosphère hypnotique, où la forme épouse parfaitement le fond.
Un film d’un noir absolu, malgré le ciel bleu et le soleil radieux, et l’une des adaptations les plus justes et les plus fidèles à l’esprit désespéré de Jim Thompson.
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