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Pascal
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4,0
Publiée le 24 juillet 2024
Réédition en salles, à ne pas confondre avec " j'ai même rencontré des tziganes heureux" (1969) de Alexandre Petrovic, " les tziganes montent au ciel" (1976), du soviétique Emil Lotianu d'origine roumaine, repose sur une adaptation de textes de Maxime Gorky
On a ici affaire à une grande réussite formelle, la photo, le casting sont formidables même si le scénario est parfois un peu répétitif.
Sorte d'allegorie mystique dédiée au peuple tzigane ( l'action est clairement située en 1901, dans l'empire austro-hongrois) c'est une ode à la liberté.
Histoire d'un coup de foudre amoureux auquel s'oppose l'indépendance de caractère de ce peuple nomade.
Le style visuel adopté par Lotianu se rapproche de l'univers de Sergei Paradjanov et le titre obtint la coquille d'or au festival de San Sébastien (1976).
Difficile de croire que le scénario est adapté du récit, paru dans un journal, « Makar Tchoudra » (1892) de Maxime Gorki (1868-1936), certes à ses débuts littéraires. Si les Tsiganes montent au ciel, le scénario aussi, laissant sur Terre une histoire trop folklorique, trop longue et kitsch à la fin. Loïko Zobar et Radda (dont la première rencontre ne survient qu’au bout de 45 mn) ne sont pas Roméo et Juliette, et n’est pas Shakespeare qui veut ! Se déroulant au début du XXe s, sous l’empire austro-hongrois, vraisemblablement en Ruthénie, aux confins de l’Ukraine, de la Pologne et de la Hongrie. Aucun cliché ne nous est épargné : tsiganes voleurs de poules et de chevaux (Zobar), femmes diseuses de bonne aventure, guérisseuses (Radda), heureuses de chanter et danser (Ah bon, c’est une comédie musicale ?) entre deux voyages en chariots. Seul le racisme dont les tsiganes sont victimes est bien montré. Sans oublier les faux raccords, notamment en matière d’éclairage, beaucoup de scènes extérieures alternant les plans avec ciel ensoleillé et nuageux. Incroyable que le film ait obtenu la Concha de Oro à San Sebastian dont le jury était présidé par l’actrice mexicaine Dolores del Rio ! Parmi les 19 films en compétition, il y avait « Cousin cousine » de Jean-Charles Tachella (qui obtint la Coquille d’argent), « L’innocent » de Luchino Visconti et « La malédiction » de Richard Donner.
Film execrable. Ca se deroule en Bessarabie, a p'ouest de l'Ukraine. Des acteurs qui ignorent tout de la culture tzigane se transforment en taiganes doperette. C'est hoffenbach chez les soviétiques, mais hoffenva
Beau film épique, romanesque, à la gloire des peuples des steppes chapardeurs et libres. Le film aurait probablement gagné si l'aspect "mélo" avait été gommé ou, du moins, plus subtil. Les images sont magnifiques et la tolérance, qui l'habite, est dénuée des habituels clichés à la mode.
Ce film est magnifique à regarder. Il nous permet de nous évader avec ces gens si souvent mal acceptés.La musique, les paysages et bien sûr les tziganes nous donnent envie de mieux les connaître.C'est un film que je recommande.
Ai découvert par hasard une VHS de ce film, sans beaucoup d'information sinon que c'est la troupe -magnifiques danses et chants- du theatre romeu de MOSCOU qui en sont les interpretes. et que ce film a eu LE GRAND PRIX DU FESTIVAL DE SAN SEBASTIEN sans precision de l'année) Le début est un peu touffu, mais tout s'éclaire ensuite grace aux paysages magnifiques, aux chevaux et sous l'envoutement de l'ensorceleuse tzigane héroine...