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Parkko
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0,5
Publiée le 1 juillet 2010
Je suis prêt à reconnaître les qualités de mise en scènes des réalisateurs, mais bon, ce film c'est pas possible quoi. C'est insupportable de mater 68 minutes de propagande, avec vraiment très peu de subtilité.
Les réalisateurs filment les masses. Il n'est plus question ici d'invidu, mais d'un groupe, où le sacrifice de certains pourront permettre la survie du groupe. Face à eux, l'autorité à la fois laïque (les commandants de l'armée représentant Nicolas II), ou religieuse (la représentation du prêtre venu sur le Cuirassée est digne des pires caricatures). Mais l'union fait la force, et tout finit pour le mieux grâce à ce peuple qui se retrouve ensemble.
Le cinéma est un outils à manier avec précaution. Certains n'ont pas hésiter à s'en servir pour faire du bourrage de crâne. Navrant.
Le film Le Cuirassé Potemkine de Serguei Eisenstein est sublime . Ce chef-d'oeuvre commence une fois de plus par une citation tout comme La Grève de Lénine , une fois de plus très belle s'inscrivant parfaitement dans le contexte histoire soviétique du début du vingtième siècle : " La Russie vit un moment historique . La Révolution a éclaté et prend de l'envergure embrasant de nouvelles contrées et de nouvelles couches de population . Le prolétariat est à la tête des forces combattantes de la révolution ." . Dans cette phrase , c'est l'occasion de mettre en avant une fois de plus cette notion de hiérarchie , de différences entre les classes sociales . Le film de Eisenstein dépeint le soulèvement général des matelots . Là où ce chef-d'oeuvre est véritablement fort , c'est la manière dont le thème de la camaraderie est abordé , traité par le cinéaste : en effet , ici , la camaraderie c'est aussi le fait d'être ensemble pour pouvoir aussi affronter le supérieur et assumer ses opinions ensemble . L'abus , la soumission sont bien là ce qui s'oppose à la citation dans l'une des assiettes que trouve le matelot "Donne nous notre pain quotidien" . D'autres scènes encore bouleversent en particulier la mort de Vakoulintchou , tué par un officier supérieur lors de la scène de l'émeute , très impressionnante . Il y a le rejet de la religion , du Seigneur avec cette idée du pouvoir qui est attribué aux soumis . Il y a cette idée du pouvoir au peuple incarné par les matelots qui prennent l'allure de héros véritables . La longue séquence se déroulant à Odessa est particulièrement tout comme celle de la mort de Vakoulintchou assez choquante , profondément émouvante notamment cette mère portant son enfant , gravement blessé et agonisant , vers les marches . C'est la colère du peuple , l'indignation contre la violence qu'on leur inflige . La scène de fin est épique et symbolique : on comprend alors toute cette fraternité qui permet de rendre les hommes plus forts , plus profonds et sans doute plus libres . Un chef-d'oeuvre .
Chef d'oeuvre incontournable. Eisenstein invente le film publicitaire en lui offrant la grâce et le sens artistique dont il manque cruellement aujourd'hui.
Une histoire romancée de façon épique et une manière de filmer révolutionnaire qui fait de ce film le fondateur du cinéma moderne. Sans parler de la scène mythique de l'escalier d'Odessa.
Oui, le film est une commande du parti communiste et il est d'ailleurs très marqué idéologiquement. Du point de vue de l'Histoire, le film prend quelques libertés (comme 99 % des films historiques) quand bien même il y a juste 20 ans d'écart entre les faits relatés et la fabrication du film. Dans l'histoire du cinéma, le film est une référence encore utilisée aujourd'hui. Le montage notamment est encore le mètre étalon des monteurs : sans mouvement de caméra, Eisenstein arrive à donner un rythme trépidant à son film en alternant plans très courts et mouvements DANS le cadre permanent. La dramaturgie est toutefois assez grossière mais qu'importe, il nous embarque dans cette rébellion à bord de ce cuirassé. Certaines séquences sont devenues des standards, les expérimentations d'Eisenstein étant toujours stimulantes. Photo magnifique, histoire bien menée, symbolique complexe bref, c'est un vrai chef d'oeuvre, un monument indispensable. D'autres critiques sur
Quelle modernité pour un film qui a presque 90 ans! Le talent d'Eisenstein donne à l'image le pouvoir de dire ce que des scènes entières de dialogues ont encore du mal à exprimer aujourd'hui. Peu de films sont arrivés à ce degré de puissance de la mise en scène et de la direction d'acteurs. Film de propagande, certes, mais quel film, quelle puissance!
Un très grand film muet avec une séquence devenue culte tant par sa force symbolique que par la façon innovante de filmer. Le point fort du film et de monter en puissance au fur à mesure pour déboucher sur une fin en apothéose le tout soutenue par une musique grandiose! Il fait même parti des films qui ont fait le plus monter ma pression cardiaque au plus haut point!
D’abord petit rappel historique, l'enlisement de la Russie dans le conflit japonais et la dureté du régime autocrate de Nicolas II à la fin de l'année 1904 provoqua une grève à Saint – Pétesbourg où les ouvriers qui protestaient pour de meilleurs conditions de travail, furent durement réprimés. Mais ce massacre faisant une centaine de morts, n'aura fait que de propager l’extension de la révolte qui par la suite entre autres toucha l’armée notamment à Odessa sur le cuirassé Potemkine au mois de juin 1905 où suite à une menace de représailles envers une partie de l’équipage qui protestait de n’avoir à manger que de la viande avariée, des insurgés ont pu prendre le contrôle de leur navire. Le film muet de Sergueï M. Eisenstein traite de la mutinerie du cuirassé Potemkine et montre la répression qui s'en suivie en ville auprès d’une population enthousiaste, qui était venue manifester son appui aux marins. Et s’il s’agit d’un épisode de la Révolution russe de 1905, que le grand réalisateur russe alors âgé de 27 ans immortalisa à travers un de ses meilleurs films, Sergueï M. Eisenstein livre évidemment une vision très personnelle de l’Histoire qui va forcément dans le sens de l'idéologie du Parti Communiste. Cependant même si le fond de son film est idéologique et politique, et que très probablement Sergueï M. Eisenstein instrumentalise entre autres les femmes et les enfants pour mieux convaincre, notamment à travers la fameuse scène du landau, qui se déroule lorsque l’armée tsariste réprime violemment la population en tirant sur la foule innocente, tuant un enfant puis sa mère, ensuite une seconde mère qui en tombant, pousse le landau dans l’escalier, les moments forts de ce film ont incontestablement marqué l’histoire du cinéma et leurs images se sont imposées comme telles, dans la mémoire collective soviétique tout comme également dans celle des pays occidentaux non communistes. Il faut dire que la réussite de ce film doit également son succès non seulement
Film de commande du gouvernement soviétique pour fêter le 20ème anniversaire le film de Eisenstein est devenu un monument du cinéma mondial. Le film reste très réaliste, à tel point qu'on pourrait croire à un film d'époque, à des images d'archives. Le chapitre 4 est devenu aussi culte que mythique avec la grande scène de l'escalier ; la violence reste inouïe pour un film de 1925. Ca reste un film historique d'une grande importance. Il est aussi clair que le réalisateur a eu les moyens nécessaire pour un film impressionnant. Un film inestimable.
Très bon film vis-à-vis des moyens de l'époque. Bonne utilisation du noir et blanc ainsi que des jeux de lumières et d'ombres. Ajoutez à cela le formidable sens du plan d'Eisenstein et vous avez un film visuellement magnifique. De plus, la musique est en parfait accord avec l'action. On a donc affaire à un très bon film muet. Cependant il ne faut pas se leurrer, le film à beaucoup apporté dans la façon de concevoir le cinéma mais aujourd'hui ses codes sont largement assimilés par la plupart des cinéastes. Les cinéastes d'aujourd'hui sont remplis de codes divers et variés venant de toute part ce qui leur permet de réaliser des films bien meilleurs en mélangeant tous les codes cinématographiques dont ils sont emplis. Ce film est donc historiquement intéressant mais ça ne va pas plus loin (la scène du landau de De Palma est de très loin meilleure que celle d'Eisenstein).
Ce film a un intérêt historique très clair et il ravira les cinéphiles désireux de voir les prémices du cinéma et ses premières oeuvres révolutionnaires. Mais par rapport à ce qui se fait maintenant, le rythme, le montage, la dynamique, le chemin suivi par le film, sont assez plats. La scène dans les escaliers d'Odessa est le moment central du film et culte à juste titre. La révolte des matelots est bizarre et la surreprésentation de l'héroïsme et du patriotisme qui l'accompagne est très lourde.
Le talent et la puissance de la mise en scène d'Eisenstein permettent à Le Cuirassé Potemkine d'accéder au statut de classique du 7ème Art et de survoler la stupide propagande des dictatures (je pense à la séquence où l'on voit les officiers rirent sadiquement). Je ne crois pas que le film respecte en tout point la vérité historique mais les nombreuses scènes fortes nous touchent avec notamment la fameuse scène du Landau. Du beau cinéma.
Classique du cinéma muet orchestré par un des grands pionniers du cinéma, Potemkine reste encore aujourd’hui impressionnant au vu de la maitrise d’Eisenstein à tous les niveaux de fabrication. Ecriture super efficace, et on ne peut plus communiste dans l’esprit vu qu’il n’y a pas de réel personnage principal, le héros de l’histoire, c’est le peuple dans son ensemble. Mise en scène d’une maîtrise totale où le cinéaste peut frapper l’imagination du spectateur en un seul plan. Montage inventif capable de créer des séquences inoubliables (comme la fameuse scène du landau dévalant l’escalier). Film majeur qui ira même jusqu’à influencer certains grands noms hollywoodiens de l’époque.
A partir d'une commande de propagande (la célébration du vingtième anniversaire de la révolution) Eisenstein réalise néanmoins une oeuvre artistique majeure qui révolutionna le cinéma. Voulant au départ réaliser huit épisodes, il ne put se concentrer que sur un seul, celle de la révolte des marins du cuirassé Potyomkin. A partir de là, il abandonna pour des raisons narratives évidentes, toute fidélité à l'histoire. Ainsi le massacre d'Odessa n'a jamais eu lieu et c'est pourtant le sommet du film. Inventeur du montage resserré (parlant couramment japonais il se serait inspiré du Haiku), il met ainsi cette technique au service d'un script extrêmement dense, concentré sur l'histoire et sa finalité, sans jamais digresser sur de petits récits annexes ou sur le développement de la psychologie des personnages. Les héros ne sont d'ailleurs pas individuels, mais des groupes dans une collectivité (aucun autre metteur en scène communiste n'aura le courage de suivre cette voie). Des années plus tard, ce qui reste du film est donc davantage une histoire globale illustrée par des scènes mémorables: (les bras au dessous de la proue du navire, la montée des marches, le landau, etc...) que celle de héros. Ce lyrisme pictural, technique et collectif fit dire à un critique russe, Khrisanf Khersonkii, "Potemkin fut réalisé par un cerveau brillant, mais quelque part, à l'intérieur, c'est foid" et c'est exactement ça! Historiquement inévitable mon cher, comme aurait dit Karl Marx.