Le Cuirassé Potemkine
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2025
Le film célèbre d'Eisenstein relate la révolte, en 1905, des marins du cuirassé Potemkine contre leurs officiers et contre leurs conditions de vie à bord. Petite répétition avant la grande révolution de 1917...
Composé de plusieurs chapitres autour de la rebellion en mer puis du retour au port d'Odessa, le film a pour intérêt fondamental l'esprit de propagande avec lequel le cinéaste célèbre en 1925 l'avènement bolchévique. La modernité de ce film muet, ses cadrages parfois singuliers et son montage rapide qui introduit, peut-être, une des premières scènes de suspense du cinéma (à la fin, spoiler: lorsque la marine russe se prépare à attaquer le Potemkine)
, ne conditionnent pas forcément une action dramatique et un scénario authentiquement riches ou passionnants. Encore que la séquence des escaliers d'Odessa, spoiler: celle du landau qui dévale les marches et, plus largement, la foule venue porter son soutien aux insurgés et que la troupe fusille méthodiquement,
est restée fameuse à juste titre. Précisément, ces scènes de foule, du peuple convergeant vers le port sont remarquables, allégoriques et significatives de l'adhésion unanime au communisme.
Cet esprit de propagande s'exprime tout au long du film, à travers notamment l'appel à la fraternisation lancé par les marins du Potemkine à leurs frères des autres navires, à travers la stigmatisation des féroces suppôts du tsarisme. Sans oublier cet édifiant et long passage de la spoiler: mort de Vakoulintchouk,
le meneur des révoltés érigé en héros, devant la dépouille duquel se prosterne la population en larmes et en colère, suivant le style stalinien du culte des grands hommes.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2019
Pas facile à noter, ce Cuirassé Potemkine, œuvre d’art ultime, qui maquille les faits au nom d’une idée, qui soigne sa technique pour le compte d’un message. Commandé pour les vingt ans d'un fait historique, la révolte de 1905, début proclamé du règne communiste, il assume sa nature propagandiste. En substance, on y voit des marins unis contre leur commandement, accusé de sévices et de malnutrition : « Ensemble, tout est possible », se dit le faible, et le miracle a lieu. C’est la victoire des opprimés, le retour en grâce des rabaissés ; et c’est aussi le triomphe de la pensée unique. Gare à ceux qui se mettent en travers. Les traîtres finissent à la baille, ou pris par la foule, condamnés à une mort certaine, hors-champ, loin d’une caméra subitement pudique. A vingt-six ans, le jeune Eisenstein a déjà sa théorie. Il parle de « montage des attractions », un dogme qui veut que le cinéma ne retienne que les plans forts. Alors il applique. Aligne les scènes chocs, appuie les symboles, s’attarde sur des détails pour dresser une grande toile expressionniste grimée en réalisme socialiste. Le rythme est soutenu, suivant la bande-son martiale aux résonances de notre Marseillaise, cet emblème mondial du soulèvement populaire. On assiste ainsi à une forme étonnante de modernité, qui décrit un fond totalement dépassé. Mais c’est un témoignage fort, d’un peuple, d’un temps, et peut-être avant tout d’un grand cinéaste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2020
De la propagande 1925 venue d’URSS, un cinéma qui fut son instrument de musique opéra renommé mondialement célèbre, une civilisation entière remarquable, d’abord classique, puis intéressante, enfin captivante.
Cette réalisation chef-d’œuvre est mise en scène dans tous ses états, l’âme politique se ressent dans ce film en noir et blanc muet, c’était l’époque du Léninisme, Stalinisme, Trotskisme, des rivalités entre chers camarades au sein du Parti communiste soviet.

Le cinéma se laisse emporter en laissant place à l’histoire se passant en 1905, l’empire russe appartient au Tsar, un ancien régime sur le point d’être révolu, société de seigneur, système hiérarchie féodale archaïque, en plus d’être répressif envers son peuple laborieux, misérable, tyrannisé, amenés-les sur le plateau de la révolte.
Nous montrer comment le bolchevisme en est arrivé au pouvoir à écrire l’histoire russe, en mettant en scène sa dramaturgie vers la révolution anti-tsariste, un film comme un cas d'école pour professeurs, à bord de ce cuirassé Potemkine, de simples soldats aux officiers échelons de l’armée tsariste.

La distinction des grades se voit en représentation cliché, les supérieurs font du zèle et se mettent en avant, rappellent leurs subordonnés à fermer les yeux, en mangeant de la viande avariée infestée de larves, non des vers.
Le comble avec certifié par d’expert qualifié scientifique douteux, la mutinerie commencera, le soutien populaire est enthousiaste furieusement, une réalisation qui y participe avec enthousiasme au décor politique effervescente.

Pose ces images soviétiques choisies précautionneusement basées sur une histoire vraie, regardons un bouquin d’histoire archivé, la romance tournée quelque part à Odessa, se transforme en bain de sang pendant la première tentative révolutionnaire.
Les forces armées monarchistes injustement braquent sur une foule pacifique protestataire, impuissante devient mouvement en panique face à la force militaire aveugle du tsarisme pure et dur, un ordre exécuté.

Père, mère et enfant piétiné, dévalent l’escalier descendant à sauver ce qu’on peut, la morale de l’Union Soviétique demanda justice du pourquoi, s’adressant ainsi au Tsar de toute les Russie, seul responsable de la fondation républicaine socialiste bolchevique octobre 1917.
Ce tableau sacrifice n’ayant plus rien à perdre, dans l’émotion que nous joue pendant une heure de temps qui défile passionnément instructive, impressionnant inspiration de procédé, une modernisation du cinéma, la voix radio retentit son mutisme.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2010
Une mutinerie éclate à bord du Potemkine (un navire de guerre). Ce qui aurait du être qu'un évènement mineur va en réalité prendre des proportions incontrolables, en s'étandant à toute la ville. En un rien de temps, la petite protestation devient une véritable insurection dans les rues d'Odessa.
Le Cuirassé Potemkine (1925), qui fut très longtemps considéré comme étant "le plus grand film de l'histoire du cinéma" est aussi l'une des oeuvres les plus amblématiques de la filmographie du réalisateur.
Le cinéaste met en scène ici une impressionnante révolte, tant du niveau logistique que technique (la mise en scène et le montage). Interprété par des acteurs amateurs (des habitants d'Odessa), l'oeuvre de Sergei Mikhailovich Eisenstein prend vie avec une telle force et une telle crédibilité, que l'on a l'impression d'être au coeur du chaos. Un film très novateur et que l'on est pas près d'oublier (et notamment la célèbre scène du landau, maintes fois reprises au cinéma par Hollywood).
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2024
Film russe cultissime du Cinema muet, "Le Cuirassé Potemkine" est un classique à découvrir pour l'Histoire du 7e Art. Malgré un début léger, le film prend de l'ampleur et toute sa magie fait surface lors de la 2e moitié du film. Un bijou de mise en scène pour son époque et des personnages très expressionnistes pour montrer l'importance de cette révolution de 1905 en Russie. Sa scène mythique de l'escalier fait partie des meilleurs scènes du Cinéma tout confondu ! Un Classique
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2011
La force de ce film de propagande soviétique réside dans ses procédés cinématographiques révolutionnaires pour l'époque, la maîtrise du récit et ses séquences à la fois épiques et terribles. Eisenstein marque l'histoire du cinéma grâce à ce film qui est certainement la pièce maîtresse de sa filmographie qui marque les esprits encore aujourd'hui et qui inspire toujours.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2014
S'il est une chose que l'on doit reconnaître au "Cuirassé Potemkine" c'est sa puissance visuelle. Construit comme un film de propagande pour glorifier la prise de pouvoir du peuple et se ressentant comme tel, le long-métrage muet de Sergueï Eisenstein demeure à bien des égards un summum du genre, avec toutes ses qualités et ses défauts (inhérents à ce genre). Certaines scènes sont impressionnantes et symboliques (citons par exemple spoiler: la mort de Vakoulintchouk, la descente de l'escalier interminable sur le port d'Odessa par la garde tsariste se soldant par le massacre de centaines de citoyens et l'attente de la bataille avec l'escadron du tsar qui finalement n'aura pas lieu
), et le film sait se montrer incisif dans son message de fond malgré un traitement lourdaud et pas très fin. Il en résulte un film dont la portée politique et philosophique reste encore aujourd'hui exemplaire. Un classique à voir au moins une fois dans sa vie.
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2011
Si "La Grève", premier film de Eisenstein, avait pu paraitre quelque peu théorique, voire expérimental; "Le cuirassé Potemkine" assume une veritable construction narrative. Ca en fait du coup, aux yeux de la majorité, l'oeuvre la plus emblématique de son auteur ainsi que l'un des films les plus analysés et décortiqués de l'histoire du cinéma. Comme dans son film précédent - que pour ma part je préfère- le cinéaste parvient littéralement à faire rugir l'image et on se demande (pas longtemps) ce que cela aurait apporté de plus que le film soit parlant. A cela, il faut ajouter la richesse de chaque plan, l'incroyable enchainement narratif où chaque objet présent parvient à faire sens, prend une valeur symbolique immédiate. Le montage, d'un dynamisme et d'une rapidité inouïe pour l'époque, vient d'ailleurs accentuer le déluge de signifiants, caracteristique de tous les cinémas de propagande. D'un point de vue purement formel, le style Eisenstein incarne la modernité eternelle et l'audace indépassable. En dépit des milliers de pages qui ont été écrites sur ce film, le décortiquant jusqu'à la nausée et la plus totale abstraction, "Le cuirassé Potemkine" est tout le contraire d'un film intellectuel, c'est au contraire une oeuvre purement viscérale, comme le cri des opprimés, comme peut l'être un appel à la révolte. Eisenstein était un fanatique illuminé, c'est justement pour cette raison que son cinéma était si grand...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 octobre 2010
J'ai eu franchement peur de m'ennuyer devant ce film, et je me trompais. Aucun temps mort, très intéressant, et bien entendu cette scène des escaliers poignante... Après, film de propagande ou non, je n'en ai fichtrement rien à faire.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2012
Surement l'un des film de propagande le plus connus du grand public, "Le cuirassé Potemkine" mérite le coup d'oeil ne serait-ce que pour sa mise en scène soignée. Si certaines scènes sont vraiment poignantes (le début de la mutinerie, la fameuse scène de l'escalier à Odessa), d'autres sont des plus soporifiques (l'exposition du cadavre d'un des marins sur les quais, l'arrivée de l'escadron). Comme tout film de propagande, on n'échappe pas à la vision volontairement manichéenne des évênements de 1905. On retrouve donc les méchants tsaristes face au gentil peuple prolétarien. C'est aspect et excusable et, après tout, "Le cuirassé Potemkine" s'inscrit parfaitement bien dans son époque et il reste un incontournable du cinéma.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2016
Juste à côté de la Joconde et de la Pyramide de Khéops, il y a Le Cuirassé Potemkine. Ni plus, ni moins. J'ai eu l'occasion de le revoir il y a peu et la claque est la même que la première fois. Eisenstein a littéralement et tout simplement inventé la virtuosité moderne au cinéma. L'histoire nécessite certes une contextualisation historique et le film est à prendre pour ce qu'il est, un objet de propagande soviétique mais une fois passée cette mise au point, on ne peut qu'admirer la richesse des plans, la profondeur des contrastes, le travail d'orfèvre sur la lumière et cette manière bluffante de montrer l'action et la tension (quel montage dynamique!). Les portraits sont à tomber et on se laisse emporter par ces traits si expressifs. A noter que le film est de surcroît plutôt « facile » à regarder si on le compare aux autres œuvres du maître soviétique. Bref, n'aie pas peur, ce film est aussi pour toi.
dragon_ryu
dragon_ryu

19 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2009
Le film est intéressant dans l'ensemble pour voir mis à exécution les théories du montage de Eisenstien par le maitre lui-même. Le chapitre des marches d'odessa est un grand moment de cinéma aussi, un bout de péloche qui ne vieillira jamais, une vrai science du découpage et du montage, et seul passage du film où Eisenstein se permet des travellings. Le reste n'a rien de transcendant, on arrive à croire sans mal que le montage "coup de poing" (comme il le définit lui-même) du réalisateur pouvait faire grand illusion à l'époque de la sortie du film, mais de nos jour il en faut un peu plus pour suivre un film sans s'ennuyer, le spectateur n'ayant pas pour but d'analyser une œuvre à l'aune de sa création mais de jouir directement de l'histoire qu'on lui raconte. Alors certes Eisenstein est un technicien hors norme, un outil indispensable à la propagande communiste on en doute pas, mais il lui manque un vrai sens de la narration pour permettre à son film de traverser les âges sans douleur.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2017
Pour son deuxième long-métrage, Sergueï Eisenstein s'attaque à la mutinerie du cuirassé Potemkine de 1905 vingts ans plus tard, soit en 1925. On y suit donc la révolte de l'équipage du Potemkine dans une version certes romancée mais néanmoins "choquante". Je n'avais pas réellement aimé son précédent film, "La Grève", j'ai donc eu un peu peur au début et puis finalement, je l'ai apprécié. La réalisation est très bonne, nous offrant de très bonne scènes mais on retiendra surtout et bien-sûr la célèbre scène de l'escalier qui dure assez longtemps et qui est assez choquante, bon plus tellement maintenant, mais qui marque tout de même les esprits. Ce n'est pas le meilleur film muet que j'ai vu mais il a tout de même une place très importante dans cette catégorie. Le film est clairement de la propagande mais c'est bien le premier qui met le peuple en tant que héro et c'est une très bonne chose, surtout dans le contexte social de l'époque. D'ailleurs le film montre bien les différences sociales qu'il pouvait y avoir et surtout la violence que les soldats n'hésitaient pas à employer. Le rythme est quant à lui très bon car on ne s'ennuie pas et c'est d'ailleurs peu commun pour l'époque d'avoir un rythme aussi rapide notamment à l'aide de plans se succédant très vites. "Le Cuirassé Potemkine" n'est certes pas à mon goût le meilleur film de tous les temps comme certaines peuvent le penser mais apporte indéniablement une certaine culture cinématographie.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2022
Je viens de comprendre : Triangle of Sadness c’est un hommage au cuirassé Potemkine. En même temps les matelots communistes ça court pas les rues. Les ports.

C’est haletant. Le montage est encore très actuel. Les plans sont bien trouvés. Mais comme beaucoup de films muets, c’est redondant au sein des séquences.

Et puis y’a la fameuse scène des escaliers.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2020
Il parait que s'il y a bien un film que tout cinephile (ou etudiant en ciné) qui se respecte se doit d'avoir vu ,c'est celui ci.Au dela de l'aspect purement technique (montage ,cadrage ,lumieres ,ombres...) clairement novateur pour l'epoque ,je trouve personnellement que ce film vaut surtout pour la force du propos developpé ,certes l'on se trouve devant une oeuvre de commande voir meme de propagande mais la sincerité des acteurs comme celle des images meritent le respect.Pour accompagner ce magnifique temoignage illustrant le principe de "l'union fait la force" ,cette oeuvre muette beneficie d'une musique absolument envoutante digne d'un opera ,grace a elle ,le cineaste imprime le rythme a des sequences dont la + celebre reste evidemment celle du landau dévalant les escaliers (reprise dans Brazil et les Incorruptibles) sous le feu nourri de l'armée Tsariste.La qualité des images a quand meme souffert du temps.
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