Un grand film du cinéma muet ! La musique est magistral, la réalisation est innovante (surtout les plans en plongés)... mais la meilleure qualité de l'œuvre est selon moi son montage, je sais pas combien il y a de plans dans ce film, mais il doit y a n'avoir beaucoup. A découvrir !
Un bon film, quoique parfois un peu long. Même s'il est maintenant un gran classique du cinéma, il était bel et bien à la base un outil de propagande soviétique. Certaines scènes sont tout de mêmes restées cultes comme les escaliers d'Odessa, une scène merveilleusement filmée et très bien montée.
Attention, il est difficile de juger un film qui dispose d'une telle aura, d'une telle ampleur. Ne vous fiez pas à la notation qui peut paraître stricte et injuste. Le cuirassé Potemkine de Serguei Eisenstein dispose d'une réalisation efficace offrant, à travers 5 actes, une vision propagandiste de la mutinerie du cuirassé qui trouve refuse à Odessa. Pan historique, Eisenstein, dans toute sa brutalité et sa beauté, parvient à ressusciter, à capter, des moments intenses notamment la fameuse scène du landau qui dévale les escaliers qui semblent infinis. Pour autant, à l'exception de ce 4ème acte, je n'ai été guère impressionné par le reste du scénario notamment le 1er acte sur la viande avariée. Peu passionnant, ce film se dévore pour sa réalisation, sa technique vraiment époustouflante et pour son moment anthologique que le cinéma a décidé de retenir. Le reste ne parvient pas à se démarquer... Mais cela reste compréhensible au vu de cette descente d'un peuple opprimé face à l'armée impériale. Sympathique !
Référence culturelle incontournalbe, "le cuirassé Potemkine" en devient presque impossible à se considérer intrinsèquement, en faisant abstraction de toutes les influences et de tous les hommages visuels qu'il a engendré. Film de propagande révolutionnaire réalisé en 1925, ce Cuirassé est un enchantement tant du point de vue de sa forme révolutionnaire entre autre par le montage, que de sa qualité artistique qui en fait un grand film épique. Difficile de ne pas revenir sur cette technique incroyablement neuve de montage qui isole des objets sans grand intéret pris séparément, mais qui créent un effet surprenant sur le spectateur lorsqu'ils sont filmés les uns à la suite de l'autre (les statues de lion avant l'explosion). Le ryhtme du film d'Eisenstein n'a pas fini d'être étudié dans les écoles de cinéma. Les montages en parallèle sont également une nouveauté d'une modernité étonnante. Et surtout, Eisenstein marque les esprits par la création d'images d'une grande puissance. Comment oublier la scène du landau ? Comment ne pas vibrer lorsque l'un des marins a une vision de la pendaison sur les mâts du cuirassé ? C'est là qu'on se rend compte que l'on a affaire à une épopé, un mythe des temps modernes, une véritable tragédie en 5 actes où le légendaire se mèle à l'Histoire. Avec comme nouveauté la dimension collective du film, qui ne place pas de héros individuel au dessus de la foule (communisme oblige). "Le cuirassé Potemkine", une oeuvre essentielle dans l'histoire du cinéma, et une oeuvre indispensable pour ses qualités intrinsèques aussi !
Film important pour l'histoire du cinéma, notamment sur le plan technique, Le Cuirassé Potemkine, malgré les années, reste un film à voir. Même si sur le fond, cela reste un film de propagande avec son lot d'images tendancieuses qui manquent évidemment d'impartialité, sur le plan cinématographique, certaines séquences sont tout simplement admirables par leur ingéniosité et leur esthétisme. La musique qui accompagne la version de 1976 est également de très bonne qualité, privilégiant les percussions et les cuivres, avec une certaine sophistication rythmique. Une scène à retenir : l'escalier d'Odessa avec le massacre de la population par l'armée tsariste, un moment assez marquant par sa violence diabolique.
Un film propagandiste plutôt facile d'accès car l'œuvre est beaucoup moins prégnante de symbolisme que "Nosferatu" de Murnau par exemple. Même si la mise en scène a vieilli, le discours reste encore relativement moderne. Un récit qui pousse assez loin la réflexion, un manichéisme fortement présent, un chef d'œuvre à la portée hors du commun. Stupéfiant.
Depuis le temps que je regarde Le Cuirassé Potemkine au point de pouvoir réciter presque par coeur chaque carton, deux questions me viennent à l'esprit : comment un film de propagande soviétique a-t-il pu marquer l'histoire du cinéma au fer rouge ? Et pourquoi fait-il parti de mes favoris ? Pour la deuxième question, j'avoue que la réponse n'est pas des plus limpides. Pour la première par contre, il y a plusieurs réponses. Il s'agit avant d'une prouesse de montage, en parfait opposé de ce qui se faisait aux Etats-Unis et particulièrement à Hollywood: le film ne se comporte pas de personnages principaux mais "seulement" des foules, faisant de plus en plus de gros plans sur les visages, montrant ainsi l'esprit de révolte qui grandit au sein du peuple. Un souffle épique renversant, avec cette musique, cette violence et sa symbolique (on a tous déjà vu cette incroyable scène du landau qui dévale l'escalier d'Odessa), un film indispensable à toute vidéothèque et quiconque opte pour des études de cinéma (au même titre que nombre d'autres films d'Eisenstein, au hasard Ivan le Terrible ou Octobre). Sur ce, je vais finir d'user mon DVD, qui est devenu tranchant comme un rasoir à force de tourner dans le lecteur.
Aller hop ; on s'envoie le cuirassé potemkine ; non pas avec un plaisir dévorant, mais plutôt avec une certaine interrogation de "qu'est ce que c'était, le cinéma d'avant ?". Que les puristes me pardonnent, mon initiation ne fait que commencer et je ne suis pas encore un des leurs.
On prépare le visionnage, seul, (c'est hélas le lot de ceux qui n'ont rien de mieux à proposer qu'un film en noir et blanc un vendredi soir), et on se renseigne un peu avant, histoire de se remettre un peu dans le contexte. Enfin, on démarre
La première remarque qui vient, c'est : "ah ouais... C'est vieux" je songe au fait que mon arrière-grand-mère avait 10 ans ! Et très vite je me dis que quand même, si elle a été le voir elle avait vraiment dû s'éclater !
Au départ, je m'attendais à me faire chier pour la bonne cause. Quelques instants, j'ai douté. Puis, plus le film a avancé, moins mes yeux lorgnaient l'heure. Au final, non seulement ce fut bien, mais ça m'a donné envie de continuer cette exploration du old-cinéma. Prochaine étape, le voyage dans la lune (là, mon arrière-grand-mère n'était même pas née !)
"Le Cuirassé Potemkine" réalisé en 1926 est sans aucun doute l'uns des films les plus célèbres du cinéma mondial. Sergueï Eisenstein de par son coté novateur est parvenu à donner un souffle à la fois surpuissant et épique à son oeuvre. Cette dernière narre la mutinerie de l'équipage marin du cuirassé Potemkine en 1905 suite aux méthodes cruelles des officiers. Cet événement fût perçu comme précuseur de la révolution d'octobre 1917. De par sa forme, le film est un chef d'oeuvre incontestable. Non seulement sa reconstitution est impressionnante et la musique excellente mais Eisenstein a également marqué le cinéma grace à ses innovations techniques. La scène du massacre est superbe et le fameux plan du landau dévalant les marches filmé en travelling avant en plongée est une prouesse révolutionnaire pour l'époque. Mais dans le fond ce que l'on pourra regretter est un message de propagande assez douteux. Retenons que le coté artistique.
Un film capital dans l'histoire du cinéma . Le cuirassé a définitivement démontré l'importance du montage, tout comme griffith avait clairement défini la structure d'un film tel que nous le connaissons de nos jours. De plus , certaines scènes sont passées à la postérité , comme celle fameuse des escaliers, auquelle brian de palma rendra hommage dans les incorruptibles.
Eisenstein a réalisé Le cuirassé Potemkine pour mettre en pratique ses idées sur le cinéma et les exposer aux autres. Son film est tellement réussi que la relation réalisateur/spectateur devient professeur/élève. Il révèle la puissance du cinéma en élargissant violemment les possibilités de mise en scène. Plutôt que par des mouvements de caméra, il traduit la nervosité de la situation par des plans fugaces, plus ou moins rapprochés, d'ensemble ou gros plan. Il va jusqu'à découper ses intertitres pour donner de la nuance dans la façon de dire les paroles. Il étudie minutieusement la position des caméras pour donner la sensation de vitesse du cuirassé (près de l'eau) et rendre la flotte "ennemie" impressionnante, sans parler bien entendu du dernier plan, qu'on a tellement l'habitude de voir aujourd'hui. Bref, le film est très fort, révolutionnaire et à part dans le cinéma, mine d'inspiration de mise en scène inépuisable, mais attention au malentendu : Eisenstein n'en profite pas pour développer ses personnages ou son histoire, il n'en avait de toute façon pas la liberté. Le film relit l'insurrection de 1905 en changeant l'Histoire de façon à ce que les russes se retrouvent dans la camaraderie, alors qu'en réalité ils ont été massacrés (évènement qui est, indubitablement, une des origines de 1917). Indispensable, mais pas pour voir une chouette histoire.
Un film est une source fiable pour un historien. Il raconte les troubles d'une époque et permet de mieux travailler le côté psychologique de la population à tel époque, d'une idéologie à une autre époque. Enfin le film est une excellente source, qu'il soit bon ou mauvais. "Le cuirassé Potemkine" en est un excellent exemple. Une pépite signée Eisentsein, qui devait réaliser sept film concernant le bien de la révolution russe (tout ceci financer par l'Etat bien évidemment). Seulement trois sont sortis: "Octobre" en 1924, "Le Cuirassé Potemkine" en 1925 et "La grève" en 1927. Trois chef-d'oeuvre placé au panthéon des films qui ont influencé le cinéma. "Potemkine" retrace une époque, où les films étaient utilisés de manière propagandiste pour "éduquer" la population au lieu des discours barbants habituels. Et Eisenstein a réfléchi comment rendre les gens intéressé. En les dégoûtant? En rendant les plans rapides et dynamiques? Réussi à ce niveau, avec des plans d'une moyenne de trois secondes, un peu comme les films actuels, et des angles de caméras innovantes pour l'époque. Bien qu'il y aie une multitude de faux raccords et des plans qui n'ont pas beaucoup de rapport entre eux, il y aune ligne rouge réfléchie tout au long du film. C'est intelligent et historique, une pépite. Le message passé est plus intéressant et moins choquant que "The Birth Of A Nation", qui est un film ultra-raciste. Enfin, ce film soviétique est une chef-d'oeuvre et mérite d'être vu juste pour voir la mentalité en Russie (et dans le reste du monde) à cette époque.
S'il n'y avait qu'un film russe à voir dans sa vie, ce serait celui-là. Eisenstein a un sens du montage impressionnant et d'une modernité bluffante pour l'époque (voir la célèbrissime scène des escaliers d'Odessa). L'ensemble est très efficace malgré un petit coup de vieux.
Ce film muet se révèle incroyablement prenant, dans la manière qu'il a de nous associer à l'équipage du Potemkine. On partage leur dur quotidien durant les premières minutes, puis arrive la mutinerie. On sent bien l'influence communiste dans la pellicule (bien sur par les fréquents cartons formant les dialogues, mais aussi par les symboles et les poses des personnages, facilement observables). Le foisonnement des symboles lors de la répression des émeutes dans Odessa se révèle passionnant, et on sent vraiment l'essence d'un patriotisme fort tout au long du film (particulièrement lors des hommages rendus aux défunts). L'athéisme est particulièrement bien représenté (une figure classique du chrétien qui se révèle lâche et opposée à la révolution), et le dénouement inattendu pour moi (mais en un sens logique, le film n'ayant que peu de budget) confirme le statut icônique de cette pellicule, véritable symbole de l'union solidaire de la russie (sur la pellicule en tout cas). On comprend qu'il ait laissé son nom dans les annales du cinéma.
"Le Cuirassé Potemkine" est le second long métrage du jeune ( à l'époque ) Sergei Mikhailovich Eisenstein, né en 1898. Après avoir été metteur en scène de théâtre, il s'est tourné vers le cinéma en s'inspirant de Dziga Vertov, créateur du "cinéma oeil". Dans son premier long métrage, "La Greve", tourné en 1924, Eisenstein expérimente déjà sa théorie du montage. Il s'est également engagé dans une entreprise gigantesque : faire sept films collectifs (il signe avec Grigori Aleksandrov Le Cuirassé Potemkine), qui retraceront l'histoire de la révolution russe. Mais ils ne seront pas tous tournés ni réalisés dans l'ordre chronologique. Après "Le Cuirassé Potemkine", il enchaînera sur "Octobre" (1927), le dernier film de la série. Dans "Le Cuirassé Potemkine", Sergei Mikhailovich Eisenstein livre une vision personnelle de l'Histoire qui va dans le sens de l'idéologie du Parti Communiste. La séquence la plus célèbre de ce film est celle des escaliers, qui dure six minutes. L'armée tire sur la population solidaire des marins mutinés et fait un massacre. Un landau avec un enfant à l'intérieur dévale les escaliers d'Odessa où a eu lieu la répression. Dans "Les Incorruptibles", Brian De Palma fait explicitement référence à cette séquence, lors de sa célèbre scène de gunfight dans la gare. Pareil dans "Brazil", de Terry Giliam, la scène finale rend également hommage au film. J'ai beaucoup aimé ce film, très symbolique et plein de sens historique. La scène culte des escaliers, je pense l'avoir déjà vue avant, mais elle à toujours autant d'impact dans mon esprit, superbe montage, magnifique musique,... Un film qui a pris de l'âge ( 1926 tout de même! ) mais qui est toujours aussi intéressant historiquement.