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Yoloyouraz
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2,5
Publiée le 25 juillet 2008
Une chronique sombre, probablement trop longue, mais dont le mérite principal est de rappeler que Y.Ozu n'excelle pas seulement dans la peinture nostalgique ou euphorique.
« Crépuscule à Tokyo » de Yasujiro Ozu est une œuvre profondément émouvante et différente de ses autres films. Son dernier film tourné en noir et blanc, sorti en 1957, marque une tonalité plus sombre et plus dramatique. L'atmosphère habituellement paisible des films d'Ozu devient ici plus tourmentée, avec un clair-obscur qui souligne l'indécision et l'angoisse des personnages. Le film aborde des thèmes familiaux avec une teinte tragique, mettant en lumière des transgressions des traditions. La solitude des pères, confrontés à l'éducation de leurs enfants dans un contexte de veuvage, est poignante. Le scénario, co-écrit avec Kogo Noda, explore des sujets tels que l'adultère, la violence conjugale, l'avortement et le suicide, tout en conservant la pudeur caractéristique d'Ozu. Ce film, qui fait partie des grandes réussites du réalisateur, se distingue par sa noirceur, son intensité émotionnelle, et ses questions profondes sur l'évolution des sociétés modernes. Superbe. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Crépuscule à Tokyo (1957) dément fortement cette appellation de cinéaste du bonheur qu'on donne un peu trop facilement à Yasujiro Ozu. Pour sa dernière œuvre en noir & blanc, le réalisateur japonais déstabilise ses spectateurs avec un drame austère qui se révélera bouleversant au fur et à mesure de son déroulement. Dans une société corsetée et masculine, où les sentiments sont ensevelis sous les conventions, deux sœurs vont devoir faire face ou subir les coups du destin, que ce soit par la réapparition subite d'une mère absente, la fuite d'un père en devenir ou la négligence d'un mari alcoolique.
Crépuscule à Tokyo scrute avec pudeur et une grande finesse les destructions intimes d'un manque d'affection. La violence sentimentale, aussi sourde que feutrée, que subissent les protagonistes, ne peut que résonner en chacune et chacun d'entre nous. Un chef-d’œuvre, peut-être moins immédiatement accessible que les autres films du maître Ozu, mais qui brise le cœur et nourrit l'âme
Film très noir pour Ozu, qui ne fait rien ici pour alléger l'atmosphère. Ozu fait avancer son scénario de main de maître, nous montrant au passage un éventail de ce que le Japon d'après-guerre est devenu, l'intrigue nous baladant dans plusieurs endroits de la ville. Malgré le grand nombre de lieux dans lesquels l'intrigue se dénoue, jamais Ozu ne perd le fil de son histoire, et une fois embarqué, il ne lâche pas le spectateur avant son dénouement.
Ce film a une tonalité un peu particulière par rapport au reste de l'oeuvre d'Ozu. C'est en effet l'un de ses films les plus sombres, ce qui lui vaut parfois d'être présenté comme son « diamant noir ». Il s'y laisse aller à des élans mélodramatiques assez inhabituels chez lui (toutes proportions gardées bien sûr, chez un autre réalisateur on parlerait de finesse et de pudeur), et sa légère tendance à moraliser, qu'on serait bien en peine de lui reprocher en général vue la qualité de ses films, m'a ici un peu gêné. Malgré ces quelques réserves, ce film reste d'un grande richesse, et est très recommandable.
C'est un film très sombre de Ozu . Et le terme de "crépuscule" dans le titre est justement approprié. Le réalisateur, prodigieux conteur de la vie familiale japonaise aborde ici des thèmes très douloureux comme l'abandon de famille, l'adultère, la violence conjugale, la conception hors mariage et ses conséquences, le désespoir, le suicide, la culpabilité, et le remord. Rien que ça. Autant dire qu'on est dans la tragédie pure. Et c'est ce qui m'a perturbé. Certes, la façon de filmer est toujours là. Les petites gargotes où on joue, on mange et on boit, le petit intérieur avec ses portes coulissantes, l'enchaînement de petites scènes à dialogues, la régulière présence des trains, et ici leur importance, rien ne manque à l'admirateur des films d'Ozu. La distribution est toujours impeccable, et Chishû Ryû en père sage et paisible, est toujours aussi adorable dans son élégante interprétation. J'ai toutefois regretté de ne pas retrouver la nonchalante légèreté teintée d'humour des autres films du cinéaste. "Crépuscule à Tokyo" n'en demeure pas moins un bon film.
Le film le plus sombre de Ozu oui, le plus japonais sans aucun doute. Les Japonais qui pensent à tord que les films de Ozu sont trop japonais pour être appréciés ici ... et bien peut-être que ce film porté par le thème de la honte, tres récurrent dans cette culture, leur donne-t'il raison ? C'est tres rude quand même. Film, aussi, le plus proche du très grand Naruse de part son pessimisme. Et puis voir et revoir le dos de profil, en forme d'arc de cercle, de son actrice égérie assise, est merveilleux. Ils sont tous bouleversants, sans oublier Ryu.
le plus pessimiste d'Ozu, le film nous montre la complexicité des relations entre enfants et parents.. le long du film, on découvre un espace limité de la relation humaine. le spectateur temoigne l'existance de ces relation en dehors de cercle. les plans fixes peuvent paraitre lourds, mais c'est l'atmosphère du film. C'est tout de même un très bon film.