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A travers l'existence française d'une poignée d'Argentins expatriés, Fernando Solanas aborde la condition de l'exilé. Au-delà, il expose globalement le drame du peuple argentin soumis à la dictature militaire.
Ils vivent en France mais leur coeur et leurs pensées sont en Argentine; les émigrés de Solanas, réfugiés politiques, expriment tout au long du film leur nostalgie, leur envie de rentrer ou leur inquiétude concernant les proches restés au pays. A Paris, ils créent un spectacle qui racontera leur vie et leur pays, une oeuvre musicale et chorégraphique qui, mieux que des mots, évoquera leur condition. Le tango offre cette possibilité en tant qu'expression traditionnelle du peuple. Le cinéaste associe la musique et quelques pas de danse aux dialogues pour raconter l'histoire de ses personnages.
Cependant, la construction du film n'est pas son meilleur atout; charmé par la musique d'Astor Piazzolla, je l'ai moins été par le discours politique et les considérations humaines, dispersés par une mise en scène éclatée, parfois métaphorique ou onirique. Je ne me suis pas intéressé aux personnages, sans doute parce que je suis resté, finalement, étranger à la souffrance de l'exilé.
Ils vivent en France mais leur coeur et leurs pensées sont en Argentine; les émigrés de Solanas, réfugiés politiques, expriment tout au long du film leur nostalgie, leur envie de rentrer ou leur inquiétude concernant les proches restés au pays. A Paris, ils créent un spectacle qui racontera leur vie et leur pays, une oeuvre musicale et chorégraphique qui, mieux que des mots, évoquera leur condition. Le tango offre cette possibilité en tant qu'expression traditionnelle du peuple. Le cinéaste associe la musique et quelques pas de danse aux dialogues pour raconter l'histoire de ses personnages.
Cependant, la construction du film n'est pas son meilleur atout; charmé par la musique d'Astor Piazzolla, je l'ai moins été par le discours politique et les considérations humaines, dispersés par une mise en scène éclatée, parfois métaphorique ou onirique. Je ne me suis pas intéressé aux personnages, sans doute parce que je suis resté, finalement, étranger à la souffrance de l'exilé.
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