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À l'instar de "La Chose d'un autre monde" (1951), "Mon nom est personne" pose des problèmes aux défenseurs de la politique des auteurs, afin de savoir qui de Tonino Valerii ou Sergio Leone a fait le film. Il est clair que l'on retrouve un parfait mélange des deux ne serait-ce qu'à travers le grave Henry Fonda et le déjanté Terence Hill. Outre les situations cocasses auxquelles se confrontent les deux compères, ce qui fait le charme de "Mon nom est personne" est qu'il est rempli de références cinéphiles. Leone en vient même à se parodier lui-même en reprenant sous de multiples formes "Il était une fois dans l'Ouest", réalisé cinq ans plus tôt. Au final, un western spaghetti par excellence, drôle et solennel à la fois. On lorgne certes davantage vers le grotesque mais cela reste largement supportable. Et puis la musique d'Ennio Morricone, elle-même chargée de références, achève de nous convaincre. Très plaisant et réussi.
On peut sans doute considéré que « Mon Nom est Personne » est la rencontre entre le western américain et son pendant européen. D’un côté, la star Henry Fonda incarne le glorieux passé du genre alors que de l’autre, le malicieux Terrence Hill, échappé de la franchise spaghetti des « Trinita », annonce celui de sa fin, sans vraiment y parvenir pour autant. Sur une idée de Sergio, une mise en musique par Ennio et officiellement en scène par Tonino Valerii, le film, sympa au demeurant, n’est finalement qu’une succession en dent de scie de séquences aléatoires mais parfois très amusantes.
Une grosse mise en scène pour film à l'humour intelligent et mené par deux très bons acteurs incarnants des personnages attachants. Sans oublier une belle bande son. Du bon Sergio Léone.
c'est décalé, satirique, drole quelques fois violent ou stressant. Ce film pourrait résumer l esprit du Western à lui seul Tout y est.
Jack Beauregard (Henry Fonda) désire mettre un terme à sa carrière de pistolero. Mais Personne (Terence Hill), un admirateur, veut le faire entrer dans l'Histoire. Jack Beauregard est incarné avec une justesse de chaque instant par un Henry Fonda, tellement évident par l’image qu’il représente la légende de l’Ouest, la peau tannée par la poussière, le soleil et les années. Bien que le film souffre d’un rythme très inégal et de longueurs inutiles, il passe assez vite notamment grâce à l’excellent tandem Fonda-Hill, les deux plus belles paires d’yeux bleus du cinéma ! Un film plutôt drôle dans sa majeure partie et triste à la fin lorsque Beauregard lit une longue lettre d’adieu au jeune, affamé et énergique Personne, un Terence Hill heureux comme un dindon. Le même Personne qu’il enjoignait de devenir « quelqu’un» au tout début du film et à qui il passe le relais dans sa conclusion.
Champ de bataille entre un Sergio Leone producteur et scénariste ayant coupé les ponts avec le western et un Tonino Valerii désireux de se détacher de son maître, il faut analyser en profondeur Mon nom est Personne pour deviner qui était le véritable cerveau. Sergio Leone a beau n'avoir réalisé que deux scènes (dont une blague pipi) dans un film à la mise-en-scène moins soignée qu'à l'accoutumé, Mon nom est Personne est si intimement connecté à son cinéma qu'il est difficile de lui retirer cette paternité. Le père du western-spaghetti répond du genre qu'il a lui-même popularisé et créer donc une oeuvre à la limite de l'auto-parodie sans pour autant renier ses principes et ses thématiques chers. Entre un héros fantasque et aucunement désabusé qui n'a littéralement pas de nom et un Henry Fonda incarnant un ancien justicier ne rêvant que de tourner le dos à son passé, se questionne une philosophie sur ce qui fait une légende dans l'Ouest vouée à disparaître. Mon nom est Personne est un métarécit. La fin d'une époque pousse un ancien admirateur sans identité à pousser son idole à terminer un dernier exploit pour lui permettre de renouveler une image éclairante en devenant à son tour un mythe, même si la légende est autant une renommée qu'un fardeau à porter et qu'il faut transmettre à d'autres pour lui permettre de se renouveler. Tout comme le western a dû renaître et doit à nouveau renaître pour perdurer. Une théorie plus que pertinente une fois enrobée dans les multiples sous-entendues tels que les références à d'autres chef-d’œuvres du genre, le ton beaucoup plus léger et un Ennio Morricone qui se caricature mais qui continue pourtant de sortir des partitions tout aussi iconiques. Mon nom est Personne est un métarécit tant sur le réalisateur que sur les histoires qu'il a raconté. Un magnifique baroud d'honneur avant d'en finir définitivement pour le cinéaste.
Scénarisé par il Maestro Sergio Leone sur une de BO d’Ennio Morricione, un western italien facétieux avec un duo aux antipodes Fonda/Hill qui fonctionne à merveille, et quelques scènes géniales.
Mais pour la réal, n’est pas Leone qui veut !
Mais pour la réal, n’est pas Leone qui veut !
Un chouette western plein de poésie de tendresse et de flingue (quand même on reste dans un Western)! C'est beau, la musique nous emporte et on est diverti par les morceaux de musique
Mon nom est Personne : Un western qui ma bien plus et qui ma agréablement surprit. Car, c’est un western assez original et différente malgré qui oublier pas tout la splendeur des westerns (les magnifiques décors, les duels, l’action…). Mais ce qui a de différent dans ce western, c’est sont coté humoristique très prononcé qui est très plaisant et agréable, en tout cas, j’ai bien rigolé. Car les situations sont souvent très marrante, voir jouissif. Le personnage (et l’acteur) principale (celui qui s’appelé personne) en est pour quelque chose. Car ce personnage est vraiment très réussit et souvent très drôle. Vraiment, il a un sacré charisme (l’acteur) et une tête de l’emploi car vraiment, c’est amusant de le voir faire ces conneries. Ce qui donne au film est note d’humour très appréciable et des scènes qui pour moi culte (scène du bar avec le jeu du verre…). Mais ce qui a de bien, c’est que on n’oublie pas les fondamentaux des westerns classiques. C'est-à-dire une ambiance unique et maitrisé (western) avec de magnifiques paysages. Accompagné par une réalisation tout simplement excellente et une mise en scène aux petits oignons. Vraiment, a l’époque ils savent filmer (même si il y a deux, très accélération de l’image qui est de mauvais gout mais ça faut pas critiquer, ils font avec l’époque e les moyen du bord) : mais ça gâche en rien cette magnifique réalisation signé Tonino Valerii et l’unique Sergio Leone. Donc ensuite, niveau scénario, on regarde surtout ce film pour son coté humoriste et son personnage, avec quand même pas mal d’action et de duel vraiment énorme (et bien filmé). Donc ça se laisse suivre et les personnages sont extra, mais le scénario est sympa mais prend tout son sens que vers la fin du film (donc un peu tard) mais sinon, on passe un excellent moment et on ne s’ennuie pas une seul seconde. De plus, comme je disais, les acteurs sont tous très convaincant et marrant à voir, surtout Terence Hill et Henry Fonda qui forme un super duo. Et pour finir, pour tout bon westerns qui se respect : les musiques sont génial et culte. Voila, un western qui mélange le coté classique et le coté comique et vraiment, ça marche à merveille.
J'ai vu ce film au cinéma dès sa sortie en 1973. J'étais alors dans la jeune vingtaine. Je l'ai revu des dizaines de fois depuis, et je suis toujours sous le charme. Un bon western spaghetti, selon moi le meilleur du genre. Belle musique d'Ennio Morricone, dont le theme du générique qui est de toute beauté et très entraînant, accompagnant un Terrence Hill en forme et au sommet de son talent, juste dans son interprétation de Personne. Quelques petites longueurs dans le bar et des scènes un peu puériles et loufoques peuvent être de trop, mais le tout est très bien lié, magnifiquement interprété par un immense acteur comme Henry Fonda, très beau et très digne dans son personnage de vieux pistolero, et un Terrence Hill très drôle et parfois émouvant. Un duo vraiment étonnant qui laisse croire que les deux acteurs étaient heureux de jouer ensemble. En tout cas, pour Terrence Hill qui n'avait tourné que des navets jusqu'alors, ça devait être très spécial et enrichissant. Des scènes à couper le souffle dans le désert, et une introduction assez bien filmée avec
spoiler:
des poules qui
spoiler: caquettent à qui mieux mieux
, spoiler: tandis que le personnage principal passe chez le barbier
. La légende du petit oiseau raconté par Personne est un classique à elle seule. Que dire de la musique incroyable accompagnant la horde sauvage et la scène finale qui est tournée dans ma ville préférée dans le monde, la Nouvelle-Orléans. J'ai adoré Mon nom est personne. Je l'ai sur DVD, et je ne me lasse pas de le repasser au moins une fois par année. À voir pour ceux qui sont des fans des western spag, et comme moi des admiratrices d'Henry Fonda. Un chef d'oeuvre de couleurs et de son ça je peux vous l'assurer. Terrence Hill a maintenant 79 ans et il a toujours ce même regard bleu. Je l'adore. Beaucoup de bons acteurs dans un décor poussiéreux et fort bien construit. Rien à dire de plus.
spoiler: caquettent à qui mieux mieux
, spoiler: tandis que le personnage principal passe chez le barbier
. La légende du petit oiseau raconté par Personne est un classique à elle seule. Que dire de la musique incroyable accompagnant la horde sauvage et la scène finale qui est tournée dans ma ville préférée dans le monde, la Nouvelle-Orléans. J'ai adoré Mon nom est personne. Je l'ai sur DVD, et je ne me lasse pas de le repasser au moins une fois par année. À voir pour ceux qui sont des fans des western spag, et comme moi des admiratrices d'Henry Fonda. Un chef d'oeuvre de couleurs et de son ça je peux vous l'assurer. Terrence Hill a maintenant 79 ans et il a toujours ce même regard bleu. Je l'adore. Beaucoup de bons acteurs dans un décor poussiéreux et fort bien construit. Rien à dire de plus.
Tout simplement le meilleur ! Ce film ne vieillit pas malgré le temps, des acteurs charismatiques, des musiques géniales et une bonne histoire. Tout ce qu'il faut !
A mi-chemin entre l'hommage et la parodie, un western de qualité on l'on retrouve tous les ingrédients du genre avec en prime une grosse dose d'humour. Divertissant.
"Mon nom est Personne" est un des derniers westerns spaghettis de l’histoire du cinéma sinon le dernier, du moins qualitativement parlant. La première séquence met tout de suite le spectateur dans le bain avec l’arrivée de trois hommes dans une petite bourgade perdue au milieu des collines arides, auréolés de panaches de poussière soulevés par leurs montures. Bien qu’Ennio Morricone signe une musique encore une fois inoubliable, pas une note de sa partition vient accompagner cette première scène, laissant ainsi s’exprimer le claquement des sabots s’entremêlant avec le caquetage des poules. Une cloche retentit aussi, comme si l’heure avait sonné, laquelle se tait pour laisser libre cours à un entêtant tic-tac, comme si le compte à rebours avait commencé. Chers lecteurs et chères lectrices, "Mon nom est Personne" ressemble à s’y méprendre à du Sergio Leone pur et dur. Sauf que non ! L’idée est de lui, partant du scénario original écrit par ses soins, mais la réalisation a été confiée à Tonino Valerii, son ancien assistant. Cela dit, Leone a tout de même dirigé quelques scènes, dont celle d’ouverture. Et effectivement, c’est du Sergio Leone tout craché. Hormis la petite parenthèse accordée sur Jack Beauregard au poste de télécommunications, pas un seul mot n’est prononcé. La plus grande importance a été donnée aux gros plans sur les faciès et aux bruitages
spoiler:
, tels que la traite d’une vache avec la projection du lait tiré dans un seau métallique, le frottement de la brosse sur le pelage du cheval, ou encore les poils de barbe qui cèdent sous le fil du rasoir coupe-chou
. Du grand art pour cette scène on ne peut plus sérieuse. Une scène qui ne laisse en rien présager de ce qui va suivre. Car pour quiconque qui ne connait pas ce film, il est impossible de savoir qu’il va avoir affaire à un personnage loufoque. La transition est d’ailleurs bien trouvée. spoiler: "Tu crois qu’il y a au monde plus rapide que lui ? […] Personne". C’est magnifique.
Et c’est tout naturellement que nous basculons sur un jeune gars que Jack Beauregard va croiser sur sa route. Et déjà le formidable contraste opère entre les deux personnages : d’un côté nous avons un vieux briscard du Grand Ouest, de l’autre nous avons un jeune homme au tempérament impétueux, fervent admirateur du pistolero le plus célèbre de l’Ouest spoiler: , modèle de justice et craint de tous pour sa rapidité à dégainer et sa précision au tir
. Ceci a pour avantage d’amener du fun et un humour franchement bienvenu, aussi étonnant que cela puisse paraître. Et s’il est le bienvenu, c’est parce qu’il a été très bien intégré. Cela a été rendu possible par l’intermédiaire du rôle-titre interprété par un Terence Hill plus en forme que jamais. Ce dernier laisse libre cours à ses pitreries pour prêter à son personnage toute une panoplie de traits de caractère spoiler: : insouciance, arrogance, invincibilité (une part d'inconscience ?), et fatalement crâneur.
Certains de ces traits ne sont que des fausses apparences, et je vous laisse le soin de les découvrir. Car en fait, Personne est quelqu’un doué de raison, d’une grande intelligence, de justice et de valeurs, qui plus est futé comme un renard. Ainsi il sait que "le meilleur moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir". Une réplique culte selon moi, parfaitement dans le contexte. Oui, il y en a quelques-unes, même si les regards ou les attitudes valent souvent plus que les dialogues. Le public aura même droit à une réplique à caractère biblique spoiler: : "Bienheureux celui qui partage avec son prochain le poids de la vie"
. Cependant rien à voir avec la religion. La seule religion du Grand Ouest est le colt. Mais cette réplique vient ponctuer une des nombreuses scènes qui prêtent à sourire. Parmi elles, certaines restent gravées à jamais dans la mémoire des cinéphiles. Ainsi le spectateur recevra en pleine face une énorme satisfaction avec une tarte à la crème, et se régalera devant des scènes telles que celle du bar spoiler: où il faut casser les verres fraîchement vidés de leur contenu (on notera que Personne se sert du bras de son voisin pour y poser son cache-poussière)
, et aura le plaisir d’assister à une kyrielle de scènes cultes parmi lesquelles celle qui se joue dans les toilettes de la gare (d’une longueur de près de 3’30), ou l’histoire du petit oiseau pour laquelle Terence Hill s’octroie un immense talent de conteur. En somme, vous aurez durablement la banane en regardant ce film. En prenant en compte tout cela, "Mon nom est Personne" pourrait être promu au rang des chefs-d’œuvre. Eh bien ça aurait pu être le cas, s’il n’y avait pas LE point faible du film. Je m’explique : la scène de l’affrontement avec la Horde sauvage (un hommage à l’œuvre de Sam Peckinpah, dont le nom figure sur une tombe alors qu’il n’est pas encore mort ??? euuuh son décès n’interviendra qu’en décembre 1984…) est spectaculaire, et fort bien mise en images, avec un parallèle aux livres d’Histoire par l’intermédiaire d’iconographies. Cette scène a d’ailleurs été dirigée par Sergio Leone mais ce qui m’étonne de lui, c’est la sortie… vous ne la trouvez pas un peu facile ? spoiler: Dans tous les westerns, les chevaux lancés au triple galop sont plus rapides que les trains…
Quoiqu’il en soit, "Mon nom est personne" respire la nostalgie du Grand Ouest, en témoigne le laïus de fin. Une époque où tout était possible se meurt, emportant avec elle les vieux de son temps qui ont du mal à se sentir à leur place, comme Jack Beauregard bien entendu, ou comme ce vieil alcoolique notoire qui semble à l’ouest, mais qui n’a perdu pour autant le nord. Au contraire, il a toute sa tête, et est on ne peut plus sympathique. "Mon nom est Personne" est donc un grand western qui a su marier le western spaghetti dans ses lettres de noblesse avec la franche comédie. La preuve en est que tous ceux qui l’ont vu s’en souviennent.
. Du grand art pour cette scène on ne peut plus sérieuse. Une scène qui ne laisse en rien présager de ce qui va suivre. Car pour quiconque qui ne connait pas ce film, il est impossible de savoir qu’il va avoir affaire à un personnage loufoque. La transition est d’ailleurs bien trouvée. spoiler: "Tu crois qu’il y a au monde plus rapide que lui ? […] Personne". C’est magnifique.
Et c’est tout naturellement que nous basculons sur un jeune gars que Jack Beauregard va croiser sur sa route. Et déjà le formidable contraste opère entre les deux personnages : d’un côté nous avons un vieux briscard du Grand Ouest, de l’autre nous avons un jeune homme au tempérament impétueux, fervent admirateur du pistolero le plus célèbre de l’Ouest spoiler: , modèle de justice et craint de tous pour sa rapidité à dégainer et sa précision au tir
. Ceci a pour avantage d’amener du fun et un humour franchement bienvenu, aussi étonnant que cela puisse paraître. Et s’il est le bienvenu, c’est parce qu’il a été très bien intégré. Cela a été rendu possible par l’intermédiaire du rôle-titre interprété par un Terence Hill plus en forme que jamais. Ce dernier laisse libre cours à ses pitreries pour prêter à son personnage toute une panoplie de traits de caractère spoiler: : insouciance, arrogance, invincibilité (une part d'inconscience ?), et fatalement crâneur.
Certains de ces traits ne sont que des fausses apparences, et je vous laisse le soin de les découvrir. Car en fait, Personne est quelqu’un doué de raison, d’une grande intelligence, de justice et de valeurs, qui plus est futé comme un renard. Ainsi il sait que "le meilleur moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir". Une réplique culte selon moi, parfaitement dans le contexte. Oui, il y en a quelques-unes, même si les regards ou les attitudes valent souvent plus que les dialogues. Le public aura même droit à une réplique à caractère biblique spoiler: : "Bienheureux celui qui partage avec son prochain le poids de la vie"
. Cependant rien à voir avec la religion. La seule religion du Grand Ouest est le colt. Mais cette réplique vient ponctuer une des nombreuses scènes qui prêtent à sourire. Parmi elles, certaines restent gravées à jamais dans la mémoire des cinéphiles. Ainsi le spectateur recevra en pleine face une énorme satisfaction avec une tarte à la crème, et se régalera devant des scènes telles que celle du bar spoiler: où il faut casser les verres fraîchement vidés de leur contenu (on notera que Personne se sert du bras de son voisin pour y poser son cache-poussière)
, et aura le plaisir d’assister à une kyrielle de scènes cultes parmi lesquelles celle qui se joue dans les toilettes de la gare (d’une longueur de près de 3’30), ou l’histoire du petit oiseau pour laquelle Terence Hill s’octroie un immense talent de conteur. En somme, vous aurez durablement la banane en regardant ce film. En prenant en compte tout cela, "Mon nom est Personne" pourrait être promu au rang des chefs-d’œuvre. Eh bien ça aurait pu être le cas, s’il n’y avait pas LE point faible du film. Je m’explique : la scène de l’affrontement avec la Horde sauvage (un hommage à l’œuvre de Sam Peckinpah, dont le nom figure sur une tombe alors qu’il n’est pas encore mort ??? euuuh son décès n’interviendra qu’en décembre 1984…) est spectaculaire, et fort bien mise en images, avec un parallèle aux livres d’Histoire par l’intermédiaire d’iconographies. Cette scène a d’ailleurs été dirigée par Sergio Leone mais ce qui m’étonne de lui, c’est la sortie… vous ne la trouvez pas un peu facile ? spoiler: Dans tous les westerns, les chevaux lancés au triple galop sont plus rapides que les trains…
Quoiqu’il en soit, "Mon nom est personne" respire la nostalgie du Grand Ouest, en témoigne le laïus de fin. Une époque où tout était possible se meurt, emportant avec elle les vieux de son temps qui ont du mal à se sentir à leur place, comme Jack Beauregard bien entendu, ou comme ce vieil alcoolique notoire qui semble à l’ouest, mais qui n’a perdu pour autant le nord. Au contraire, il a toute sa tête, et est on ne peut plus sympathique. "Mon nom est Personne" est donc un grand western qui a su marier le western spaghetti dans ses lettres de noblesse avec la franche comédie. La preuve en est que tous ceux qui l’ont vu s’en souviennent.
Tonino Valerii et Sergio Leone se sont amusés à élaborer un étonnant crash-test entre deux style de Western. L'un, le classique, incarné par le monumental Henry Fonda et celui plus léger que l'on nomme spaghetti représenté par le bouillant Terence Hill. Le résultat ? Un western atypique mêlant habilement les références des deux genres le tout orchestré par le maestro Ennio Morricone. Un télescopage cinématographie réussi. A voir et à revoir.
Ce qui manque à ce film c'est une structure digne de ce nom, ici c'est si décousu qu'on a l'impression de scènes mises bout à bout sans véritable enchaînement logique. Prise séparément toutes ces scènes ne sont pas trop mal (même si c'est parfois un peu lourdingue) mais ce n'est pas en les ajoutant ses unes aux autres qu'on arrive à faire un film. Terence Hill cabotine et Fonda fait du Fonda mais il le fait bien. Pas de femmes sinon dans les figurantes. Le galop de la horde sauvage, superbement accompagné par une musique stupéfiante de Moriconne où il s'autoparodie en y ajoutant du Wagner (la chevauchée de Walkyries). On se serait passé de quelques longueurs et de quelques réflexions pseudo philosophiques à la fin, mais bon ça se regarde.
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