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Val_Cancun
70 abonnés
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3,5
Publiée le 20 mai 2014
Premier long-métrage de Cédric Klapisch, initialement destiné à la télévision, "Le péril jeune" (1994) est une chronique des années-lycée, largement autobiographique, de cette génération qui passait le bac en 1975. Dix ans plus tard, 4 amis de cette époque se retrouvent à la maternité pour la naissance du fils de leur pote disparu récemment, le flamboyant Tomasi (alias Romain Duris, déjà excellent) ; ils évoquent ces années d'insouciance, entre souvenirs autour du flipper, galères avec la gent féminine et engagement politique désordonné... Mai 68 est passé par là, mais ces garnements ne savent même pas ce qu'ils revendiquent réellement, hormis glander, draguer et se marrer. La première moitié du film est plus drôle et potache, quand la seconde se fait plus émouvante, entre la love story de Bruno et la descente aux enfers de Tomasi. Comme il le fera plus tard avec sa trilogie sur les (mes)aventures de Xavier à différents âges, Klapisch n'a pas son pareil pour saisir l'air du temps et capter l'essence d'une génération, et ce "Péril jeune" s'inscrit dans cette lignée.
Loin d'être aussi prenant et sympathique que "L'auberge espagnole". Klapish nous sort ici un film très bon avec une grande nostalgie qui nous envahit très rapidement. Les personnages sont très bien travaillés et on se reconnait au moins dans un des personnages. Klapish sait très bien étudier des phénomènes de société, il a commencé à le prouver ici avec la nostalgie des années 70/80 et tous ce qui va avec puis confirmer dans "L'auberge espagnole" et "Les poupées russes" sur la difficulté des jeunes à faire face au commencement de leur vie professionnel et amoureuse. Au final "Le péril Jeune" est sympathique à regarder, je l'ai personnellement vu car c'était le seul film de Klapisch que je n'avais pas encore vu, je n'ai pas été déçu malgré que le film ait un peu vieillit et qu'il est de plus en plus difficile à s'identifier à une époque que tous le monde n'a pas connu.
On sent le vécu chez Klapish! Impossible de ne pas se retrouver dans cette belle histoire pleine de nostalgie. Les années lycées resteront décidément une étape importante dans la vie. Klapish l'a comprit,, lui. Michelle Pfeiffer, dans Esprits rebelles, n'a pas vraiment comprit. Enfin bref
Même si la mise en scène a un peu vieilli (les scènes à l'hôpital servant de prétexte aux nombreux flash-back en particulier), quel plaisir de voir les premiers pas devant la caméra de Romain Duris et de Vincent Elbaz entre autres. Ce n'est pas le seul point fort du film qui oscille entre nostalgie (des années 70 pour ceux qui les ont vécues ou tout simplement des années-lycée) et petites histoires entre copains qui parleront à presque tout le monde. Mais, je me répète, un peu vieilli quand même...
Cédric Klapisch dépeint ici une jeunesse parisienne post soixante-huitarde, tantôt fortement politisée, tantôt anarchiste, au sens philosophique du terme. Mais le film se révèle au final une oeuvre sur l'entrée dans l'âge adulte, avec des thèmes comme l'amour, l'exacerbation des sentiments, la politique, le sentiment de révolte, de sortir du carcan familial et sociétal. Et puis au final, les personnages se rangent. Ces personnages, d'ailleurs, le spectateur finit par s'y lier, grâce à une composition impeccable de chacun d'eux. Romain Duris montrait d'ailleurs dans ce film un talent certain pour le métier d'acteur, qu'il a su confirmer par la suite.
Au-delà du portrait de groupe, Klapisch réalise celui d’une époque, d’un courant jeune qui a désormais disparu. Des tranches de vies, donc, lycéenne et sociale, à la fois drôle et grave durant lesquelles on s’attache bien plus qu’on ne le pense à la joyeuse bande, à leur insouciance, à leur envie de vivre. Belle époque, beau film.
Si les années relatés par Klapisch semble un peu dépasser, elle n'en reste pour le moins plutôt passionnante et agréable. En effet, Klapish à sans doute voulu démontrer qu'à travers le temp qui passe, "Le Péril jeune" reste le même malgré les générations, la mode et les expressions qui l'accompagnent. Les risques et les préoccupations qui sont la drogue, l'alcool et le sexe ne changent pas. Les bons moments, les hontes et les inquiétudes que cette jeunesse éprouve sont évoqués avec précision et justesse en mêlant humour potache, réflexion et étude profonde des sentiments et comportements quelque peu spéciale de ces ados. Klapisch, instaure en parallélle une prise de conscience à ses personnages en les regroupant lors de l'âge adulte, ou ces derniers se remémorent avec émotion et recul, les souvenirs qu'il soit bon ou mauvais de leurs "années lycées". Entouré par un casting talentueux, où Romains Duris se distinguait dors et déja, l'oeuvre reste un bel exemple dans le genre par son ambiance et sa parfaite reconstitution des années 70s. Habile et sans clichés.
Celui qui ne se reconnait pas dans ce film n'a jamais mis les pieds dans un lycée normal ! Le péril jeune est un fabuleux film nostalgique porté par ses jeunes interprètes, tous excellents et dont trop peu ont réellement fait carrière. Un film à voir, à revoir, et à revoir encore tant il est drôle et nous rappelle de si bons souvenirs.
Klapish signe ici son meilleur film. En effet, tous les personnages du film sont très attachants et c'est avec plaisir qu'on assiste à cette histoire d'adolescence entre comédie et drame.
Culte! Et dire que ce film n'était pas prévu pour le ciné! Je suis heureux que ce film soit devenu un vrai phénomène. Et ce n'est pas usurpé! L'ambiance lycée est parfaitement retranscrite. On suit et partage avec engouement les tourments, la soif de liberté de tous ces jeunes. Ce film dégage une authenticité folle et marie avec perfection sensibilité et humour. Il faut dire que Monsieur Klapisch est un immense réalisateur (il l'a bien confirmé par la suite) et qu'il a eu la bonne idée de ne pas être trop rigide avec les acteurs, tous parfait dans leur rôle, de les laisser construire une véritable atmosphère. C'est vraiment dommage que si peu d'entre eux aient véritablement percé dans le milieu. Ce film est à classer au rang des chef d'oeuvre du cinéma francais. Un vrai film inter-générationnel. Bravo et longue vie!
Une comédie entre une bonne de potes lycéens peut paraître vu et revu dans le cinéma français mais en redoublant d'inventivité, Cédric Klapisch livre un film bourré de charme. La plus grande force du métrage réside dans la capacité de Klapisch à dépeindre des personnages vrais et attachants. Chaque personnage est dépeint en profondeur avec beaucoup de justesse et sont, chacun à leur manière, terriblement attachant. Lez film parvient avec simplicité à séduire le spectateur en mêlant émotion et humour. Ce mélange manque toutefois parfois d'équilibre et le film se révèle un peu inégal. De plus, l’aspect politique du film n'est pas toujours très bien exploité et son traitement se révèle un peu superficiel, ce qui est bien dommage car leur film aurait ainsi pu passer d'une chronique sympathique d'une bande jeunesse, à une fresque plus globale de cette jeunesse et de sa place dans la société. Ainsi le film possède un certain charme mais manque un peu de justesse et d'équilibre dans sa narration pour dépasser son statut de comédie sympathique.
Un bon petit divertissement très "seventies" ! "Le Péril Jeune" est un film sympathique, idéal pour les nostalgiques et rempli de clichés (le "jem'enfoutisme" ambiant, l'antagonisme stéréotypé entre les sexes, la drogue omniprésente...). Ceci dit, l'histoire est plaisante à suivre avec des passages drôles. Soulignons surtout les décors d'époque qui sont excellents. Mais, l'ensemble reste assez superficiel avec quelques longueurs parfois lassantes. Quant aux personnages, leur débilité est effarante... Il faut enfin insister sur la remarquable prestation de Romain Duris qui ne fait plus qu'un avec son personnage complètement idiot et qui éclipse totalement les autres acteurs... Au final, on passe un bon moment de cinéma, mais pas mémorable.
Dans la lignée directe de virgin suicide en plus explicite,le peril jeune est le regard sauce aigre douce d'un realisateur qui a parfaitement digeré les leurres de sa jeunesse.Tableau desabusé d'une periode charniere dans la construction de l'identité de l'individu ( la projection de soi dans l'avenir,les ideaux utopiques de la jeunesse )le film de klapich resume parfaitement la desillusion inherente au passage à l'age adulte,rendant hommage par là meme,à tous ceux qui n'ont pas pu ou voulu,sortir de cette chimere.La jeunesse est une vague agreable à surfer mais qu'il faut savoir quitter à temps pour eviter de se fracasser sur le corail.Eloquent du debut à la fin.