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gerard stevenson
31 abonnés
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2,5
Publiée le 29 mai 2023
Film nostalgique sur une certaine jeunesse et son existentialisme. Dommage que le jeu des acteurs soit si ennuyant. Cela récite son texte et c'est tout.
Ce premier long-métrage du désormais célèbre Cédric Klapisch est tout à fait, ce qui est rare avec le temps, à l'image de ce dernier. En effet, l'histoire trace tout au long de son récit un chemin volontairement complexe de rencontres humaines toutes différentes les unes des autres, rapprochant l'oeuvre de Klapisch dans un genre de film choral. Ce Péril jeune en est le commencement. Naïf, jeune et révolté, ces histoires de retrouvailles sont très agréables à suivre. Souvent drôles et jamais vulgaires, elles nous entraînent dans une découverte de plus en plus intime de ses personnages. Les situations et les gags riment donc avec bonne humeur et participe à rendre ce tableau d'adolescents tout à fait sympathique. Cependant, le genre de ce premier essai impose fatalement ses limites. Malgré le talent déjà présent du réalisateur, ce Péril jeune est avant tout une carte postale de poncifs. Et de ce fait naît un cliché assez fastidieux fleurissant de ces multiples portraits : une idéologie illusoire d'un adolescent révolté de mai 68. Globalement, pour que ce personnage soit intéressant, il doit incarné ce que l'on peut appeller le canon d'un idéologie physique, morale et intéllectuel d'une époque. Le bon adolescent de mai 68 est donc et avant tout un agitateur principalement communiste, voulant à tout prix changer le monde qui l'entoure. Bref, cette image là, on la voit encore aujourd'hui et on l'a vu maintes fois auparavant. Intéressante néanmoins, l'idée de faire un vrai portrait de cette époque était jouable et ambitieuse. Mais son traitement de la part de l'auteur ressemble bien plus à une gageure qu'à un coup de maître. Aujourd'hui, elle demeure encore un vrai et difficile défi pour chaque réalisateur. Néanmoins, le film reste avant tout chaleureux et conviviable, gentillement engagé pour permettre de ne pas décevoir. Distrayant.
Bon, avant ce film je n'avais vu qu'un seul film de Cédric Klapisch que j'avais pas mal aimé. Là, on retrouve une bande de lycéens pas très très sérieux qui se racontent différentes parties de leurs vies. Et, c'est franchement drôle, réaliste et bizzarement intelligent dans son traitement de la vie. Ce que je veut dire par là c'est que ce n'est pas comme les comédies habituellement basiques ; en fait c'est bien plus que ça. Les lycéens ne sont jamais moqués et tout paraît réaliste. Et, moi qui ne l'aime pas forcément, j'ai beaucoup aimé Romain Duris dans ce rôle insolent. Au final, je vous le conseille si vous voulez regarder un film vraiment sympathique même si un peu vieux.
Une chronique nostalgique et pertinente, à la fois drôle et désenchantée, remplis à ras-bord de séquences cultes et qui révéla une poignée de futurs talents.
Les années lycées, là où l'on apprend beaucoup, et où l'on retient rien, Klapish nous dépeint une jeunesse frustrée, le combat est passé (mai 68, ici, on est en 79), et "le jeune" est à la recherche d'un nouveau but dans sa vie ! Trop de chomage ! "Oh de toute façon, j'ai entendu à la radio que dans deux ans y'en aura plus, du chomage !" nous sort une Helene de Fougerolles en première de la classe, phantasme, et cible de railleries, du reste. Mais Klapish, c'est aussi (et surtout) une ville : Paris, et sa population, faite de têtes, et de personnalités ! Entre bref passage et longue intervention, les personnages Klapishien debordent de justesse, le spectateur ne peut qu'en rester pentoit. L'histoire est celle d'une bande de potes, comme chacun a pu cotoyer pendant ses etudes, qui, destins tragiques perdront l'un des leurs. Aucune révélation, ne vous en fait pas, le film commence par la fin, et ressemble légèrement à une enquete, dont le mystère concernerait la mort de ce copain. Vincent Elbaz, mais surtout Romain Duris sont flamboyants. Romain Duris qui est sans doute le plus grand acteur nouvelle génération, avec un jeux absolument formidable, passant du rire aux larmes le temps d'une respiration : bouleversant ! La mélancolie qui s'en dégage m'a légèrement fait penser à The Virgin Suicide, surtout sur la fin, sans pourtant jamais l'égaler !
Film culte ? Indéniablement pour la plupart qui l’ont visionné lors de leur adolescence, comparant la leur a celle des années 1970. D’où vient pourtant cette sensation de l’intemporalité de ce film ? En détournant tous les clichés qu’il use pour dépeindre cette génération, Klapisch arrive a dépasser l’histoire singulière de cette bande de potes et a la recadrer dans les dualités propre de cet âge, entre la joie et la souffrance, entre le fantasme et la réalité. C’est également la première génération frappé par la désillusion politique et la prégnance de l’individualisme que (ne) peuvent combler (pour un temps) l’aventure collective. En tout cas, avec le péril jeune, Klapisch a su inventer un style et lancer de nombreux acteurs qui seront prometteurs.
Un portrait de toute une génération, avec ses vices, ses travers, ses bons moments, ses plaisirs, ses problèmes. Les acteurs sont supers, hilarants et criants de vérité. Romain Duris a un look insolite dont on se souvient longtemps. Le parti-pris de narration est intelligent et bien trouvé. Un film original, plein d'humour et en même temps il se base sur des fondements dramatiques. Du grand art du mélange des genres à la Klapisch. Ce n'est pas un grand film, certainement pas le meilleur de Klapisch, mais un bon moment de cinéma malgré tout.
Un film qui parle de l'adolescence des années 70. C'est une description assez juste du passage a l'âge adulte. La plupart des acteurs qui figurent sont eux aussi devenus grands. Romain Duris est d'ailleurs aujourd'hui l'acteur Français le plus à la mode en ce moment. Il y a beaucoup de scènes de rigolade, d'impertinence de la part des adolescents et de jolies moments des années lycée. Un film très sympa et qui se laisse regarder.
Second long-métrage signé Cédric Klapish , "le péril jeune" pose déja la plupart des bases d'un style qui atteindra son apogée avec le dyptique "l'auberge espagnol" - "les poupées russes" . On y retrouve la caméra bougeant souvent , le montage plutôt ryhtmé avec recherche d'originalité . On retrouve certes quelques maladresses qui seront vite gommées plus tard mais l'ensemble reste impressionant au vu du budget et de l'expérience de Klapish alors . "le péril jeune" s'attaque à un thème important : l'adolescence . L'histoire de ces 4 jeunes lors de leur dernière année de terminale rapellera a coup sûr de bons souvenirs à chaque spectateur . C'est le principal atout du film : on peut s'y identifier sans aucun problème . A ce niveau-là j'ai repensé notamment au superbe "Virgin Suicides" de Sofia Coppola . Cette jeunesse marquée par des gros délires constants mais aussi par une forme importante de révolte et d'engagement . Difficile de ne pas repenser aux événements de mai 68 . Klapish est parvenu à justement cerné toutes ces attitudes particulières à l'adolescent . IL joue intelligemment avec les clichés pour mieux les détourner par après . Les personnages sont intelligemment écrits et joués , avec entre autre un exellent Romain Duris .Il reste néanmoins deux trois passages qui m'ont déçu par ces clichés malvenus , notamment dans les rapport garçons filles . D'un côté les gros machos , de l'autre le féminisme à tout prix ... autre point du scénario par rapport auquel je n'accorche pas : pourquoi utiliser comme fil conducteur 4 des 5 héros dix ans plus tards ? On ne comprend jamais la raison de cette structure narrative . A part ça , le film est réussit et fait passer un très agréable moment . Attention à la nostalgie !!
Un premier Klapisch qui débute ainsi sur d'excellentes bases. On retrouve dès ce film toute la fougue, la jeunesse, l'innocence et la fraîcheur que l'on retrouvera ensuite dans ses autres oeuvres.
Les acteurs sont bons et s'amusent bien sauf qu'on ne sait jamais vraiment à quel type de film on assiste : plutôt les sous-doués ou la haine ? L'équilibre est un peu bizarre mais on prend quand même du plaisir :-)
Pas le meilleur klapisch, mais il arrive très bien à dévoiler le monde des ados. Les personnages sont très bien travaillés ils ont tous de la personnalité. Bons dialogues, bon scénario.
Un très bon film de Cedric Klapisch sur la jeunesse des années 70, au travers des souvenirs d'une bande de potes qui se retrouvent des années plus tard pour un bond dans le passé. Casting attachant !
Générationnel, pour ne pas dire culte, "Le Péril Jeune" est un film sur l'amitié et sur l'école, sur la profonde solitude adolescente et le système. Un film souvent drôle, mais un peu triste aussi. Les acteurs (pas tous) sont désarmants de naturel, deux d'entre eux feront d'ailleurs une très belle carrière, vous savez de qui je veux parler... Le prof de maths est assez génial, à contre-courant de ce qu'on pourrait attendre, et la complexité des personnages principaux est bien travaillée. spoiler: Certaines scènes sont marquantes comme l'accouchement en cours de sciences nat, le trip à l'acide ou encore le petit ménage de Tomasi au foyer.^^ Que de souvenirs !