Un film matricielle sur la jeunesse et ses idéaux, qui restitue avec pas mal d'acuité une période post-68 avec des lycéens voulant faire bouger les choses mais confronter aussi à leurs propres limites. On a donc droit à pas mal de portraits de différents jeunes aux caractéristiques très marquées certes mais qui sont aussi parfois nuancées au détour d'une scène, d'un plan ou d'une réplique. Naviguant entre passé et présent, le film est un voyage chargé de nostalgie mais qui est aussi porteur d'espoirs, parfois déçus, sur une bande de potes. Le ton est assez juste quoique parfois trop bobo et centré sur Paris, les acteurs sont par contre tous excellents (sauf peut être R. Duris qui cabotine à plein régime pendant les 3/4 de ses scènes) et surtout, C. Klapisch s'affirme déjà comme un cinéaste au style bien établi, avec son goût pour les cadres dans le cadre et sa façon de sublimer le quotidien. Un film générationnel assez réussi donc, sympathique à voir. D'autres critiques sur
Dialogues et scènes inutiles. Je l'ai vu il y a 10 ou 15 ans. J'ai voulu le revoir car on le dit culte. Ma première impression était la bonne : Je n'ai pas aimé la première fois, toujours pas la deuxième. C'est ennuyeux et futil malgré le talent certain du comédien Romain Duris. Le film appartient à une génération et une époque. Il est figé dedans et n'en sortira pas, selon moi.
"Le péril jeune" est le troisième long-métrage de Cédric Klapisch et ça se voit! Si vous n'aimez pas le travail de Klapisch vous n'allez pas aimer ce film. En effet, on retrouve ici les thèmes favoris du réalisateur comme la jeunesse (avec de la drogue et du sexe), la liberté, l'étranger, etc. Alors quoi penser de ce film? C'est, il est vrai, un film très caricatural: les squatteurs sont des étrangers drogués et qui forniquent partout, les femmes françaises sont des féministes et l'adolescent est anarchistes. Néanmoins, le film reste beau et pourrait montrer aujourd'hui une certaine nostalgie de la jeunesse des années 90 où la liberté était visible mais en "péril". C'est donc ça qui sauve le film. A voir? Oui, car cela reste un film culte de la dernière décennie du 20ème siècle qui est connu et reconnu comme une décennie vide dans les œuvres du 7ème art.
C'est sympathique à regarder quand on recherche quelque chose de léger, puis c'est tout. Ça a très mal vieilli, puis c'est quand même pas très bien joué et trop cliché. Mais ça n'est pas non plus ultra mauvais. Léger, ouais, c'est vraiment le mot.
Générationnel, pour ne pas dire culte, "Le Péril Jeune" est un film sur l'amitié et sur l'école, sur la profonde solitude adolescente et le système. Un film souvent drôle, mais un peu triste aussi. Les acteurs (pas tous) sont désarmants de naturel, deux d'entre eux feront d'ailleurs une très belle carrière, vous savez de qui je veux parler... Le prof de maths est assez génial, à contre-courant de ce qu'on pourrait attendre, et la complexité des personnages principaux est bien travaillée. spoiler: Certaines scènes sont marquantes comme l'accouchement en cours de sciences nat, le trip à l'acide ou encore le petit ménage de Tomasi au foyer.^^ Que de souvenirs !
Film culte, quasiment un documentaire sur l'atmosphère de ces années, où la contestation lycéenne et étudiante est souvent prétexte à fête, provocation et insouciance, avant les désenchantements et normalisations à venir.
Un petit film français sans grande originalité et sans grande saveur, truffé de clichés sur les jeunes des années 70 (du moins j'espère que ce sont des clichés). Ajoutons à cela que la plupart des acteurs jouent très mal, il ne reste pas grand chose à tirer du Péril jeune.
Le péril jeune, c'est un film culte français. Même si les décors et les costumes ont mal vieillis, les problématiques restent d'actualité 20 ans après. Conneries en cours, réaction des professeurs, premiers amours, grêves, découverte de l'inconnu et décrochage... Ca m'a rappelé les années lycées, et là où Klapisch réussit, c'est de nous transmettre ce sentiment de nostalgie qui l'animait probablement en réalisant le film. Notons aussi les merveilleuses révélation du cinéma français (Vincent Elbaz, Romain Duris, etc.). 3,5/5
Premier long-métrage de Cédric Klapisch, initialement destiné à la télévision, "Le péril jeune" (1994) est une chronique des années-lycée, largement autobiographique, de cette génération qui passait le bac en 1975. Dix ans plus tard, 4 amis de cette époque se retrouvent à la maternité pour la naissance du fils de leur pote disparu récemment, le flamboyant Tomasi (alias Romain Duris, déjà excellent) ; ils évoquent ces années d'insouciance, entre souvenirs autour du flipper, galères avec la gent féminine et engagement politique désordonné... Mai 68 est passé par là, mais ces garnements ne savent même pas ce qu'ils revendiquent réellement, hormis glander, draguer et se marrer. La première moitié du film est plus drôle et potache, quand la seconde se fait plus émouvante, entre la love story de Bruno et la descente aux enfers de Tomasi. Comme il le fera plus tard avec sa trilogie sur les (mes)aventures de Xavier à différents âges, Klapisch n'a pas son pareil pour saisir l'air du temps et capter l'essence d'une génération, et ce "Péril jeune" s'inscrit dans cette lignée.
Un très bon film, très réussi et même un unique témoignage sur la génération post 68, qui était au lycée dans les années 70's. C'est en effet un reflet exact ,juste, plein de finesse de toutes les tentations que vivront cette génération : la drogue, la rebellion, les communautés, l'action directe, la fraternité, l'action politique dans les lycées, les diverses tendances , la LCR, les anars, les poètes. Tous ceux qui ont vécus cette époque s'y reconnaitront,L'espèrance dans un "autre monde" possible. C'est juste, c'est émouvant , c'est un peu triste aussi , car beaucoup vont laisser des plumes dans cette aventure et dans ces expériences. Il y a de la nostalgie, de l'envie et aussi de la tristesse . C'est une belle synthèse de ce qu'auront été ces années là. Les acteurs sont tous bons, d'un naturel déconcertant et feront de belles carrières par la suite. Probablement le plus authentique , le plus fort aussi des films de Klapisch, qui aura du mal a retourvé ce souffle par la suite , si ce n'est dans " l ' Auberge Espagnole".
Un véritable film culte pour moi, je l'ai vu et revu durant ma période lycéenne, et à chaque fois je prend toujours le même plaisir. Sans aucun doute le meilleur Klapisch, sur la jeunesse des années 70, sûrement une rétrospective lui étant singulière, et même si je ne suis pas de la même génération ce long métrage me parle. La mise en scène sonne réaliste et les acteurs que sont Romain Duris ou Vincent Elbaz se révèlent, on est directement pris par l'histoire, où beaucoup peuvent se retrouver, une sorte de vison des "Sous-doués" en plus sérieux et plus profond, il alterne comédie et drame de manière subtile et ne semble a aucun moment tomber dans le cliché. La réalisation est certes rudimentaire mais très efficace, le rythme ne baisse jamais et le film se regarde superbement de bout en bout, et les efforts de reconstruction contextuelle de Klapisch sont plutôt bonnes voir émouvantes. Une très belle vision nostalgique de la jeunesse française, un très beau film sincère et extrêmement sympathique et drôle avec son lot de scènes cultes inoubliables.
Avant "L'auberge espagnole", Klapisch savait déjà filmer les jeunes. Un film sur le lycée dans les années 70, c'est une bonne idée qui est concrétisé par le talent de Klapisch. Les personnages sont très sympathiques et on s'identifie facilement à l'un des cinq. Les acteurs campent très bien leur rôle, aucun ne fais faux. Les dialogues sont exceptionnels, tout comme la sélection musicale, du rock des 70's. Dommage que l'image est mal vieillie et que la réalisation soit un peu trop banale.
Le deuxième long métrage de KLAPISCH. Sans doute un de ces meilleurs films qui puisse pourtant sur un sujet qui à déjà été beaucoup exploité de par le passé encore que on est loin ici des sous-doués. Malgré tout le fait d'avoir vécu cette époque me mets mal à l'aise car j'ai du mal à me reconnaître dans visages pourtant sympathiques mais très stéréotypé.
Pas vraiment du grand cinéma, mais juste pour voir Vincent Elbaz et Romain Duris les cheveux longs, tous jeunes et avec des fringues ringardes ca vaut le détour!!
Klapisch filmait dans les années 90 des jeunes remémorant en 1980 des souvenirs de 1970 ou ils étaient sur les banc du lycée. Beaucoup de fraicheur se dégage du métrage, un vrai sentiment de camaraderie s'échappe mais accompagné du regard adulte lucide sur qui les années ont façonnées le regard. La B.O est très réussi ne se contentant pas de plaquer des hits anglo-saxons mais apposant également des musiques françaises (Barbara, Le Forestier) Un peu classique mais plaisant