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cineccita
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4,0
Publiée le 15 juin 2015
CRAZY retranscrit parfaitement les attentes d'un père pour son fils. Les acteurs sont excellents ; mention spéciale au jeune acteur Marc André Grondin qui est remarquable. Ce film est un hymne au droit à la différence.!
J'ai décidé de visionner ce film, parce que j'avais bien aimé " le premier jour du reste de ma vie ", et qu'il était souvent mentionné dans les critiques du film sus-nommé . Mais je ne partage pas les éloges dithyrambiques concernant ce film québécois. Tout d'abord, l'accent . C'est triste à dire, mais ils ne pourraient pas faire un effort? Ils y arrivent très bien quand ils chantent. Parce que j'ai dû comprendre la moitié des dialogues, et cela a quelque peu nui à mon appréciation du film. D'ailleurs, j'avais vu un célèbre film québécois, les 7 jours du talion, en deux versions: l'une avec l'accent, et donc partiellement incompréhensible et une seconde, doublée sans accent. Donc, quand ils veulent, ils peuvent. Et ça me fait quand même doucement rigoler, quand j'entends les Français vanter le charme de l'accent de la Belle Province dans les films. Bref, sinon, en terme d'identification, je suis née le même jour que le héros, du coup, je l'ai envié d'avoir des gâteaux avec bougies pour son anniversaire, parce que je n'y ai jamais eu droit. C'est du genre, vous ne recevez des cadeaux qu'une fois l'an, et les gens font toujours des réflexions débiles, quand ils entendent votre jour de naissance. Plus drôle encore, le héros a une mèche blond clair à l'arrière du crâne, comme mon fils. Mais en-dehors de ces similitudes quelque peu troublantes, j'aurais préféré que l'on parle un peu plus des autres fils de la famille. Alors, certes, j'ai compris que le sujet, c'était l'homosexualité du héros, qu'il renie pour se faire aimer de son père, sa mère l'aimant de facto, comme toute mère digne de ce nom. Et sinon, je ne suis pas trop fan des films au visuel décalé, mais c'est un détail. Bref, pour moi, moins bien que le film de Bezançon.
Le kitch psychédélique des années 70, autour d'une histoire de coming-out adolescent. Le film est électrique et baigne dans un climat de folie et de mélancolie.
C’est une réalisation de Jean-Marc Vallée. Le Québécois, décédé le 25 décembre 2021 à l'âge de 58 ans, avait aussi fait Dallas Buyers Club. Pour écrire le scénario avec lui, François Boulay s'est inspiré de sa propre vie. C.R.A.Z.Y. a remporté 13 récompenses lors de la cérémonie des Jutras (l'équivalent québécois des César) dont notamment celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Trois ans avant la première réalisation de Xavier Dolan, C.R.A.Z.Y. posait sa patte sur le cinéma Québécois. Quand on voit ce film en 2022, on voit en partie d’où Dolan tient ses inspirations. Cette histoire d’un jeune homme, devenu adolescent, dans une famille ne le comprenant pas, résonne de façon universelle.
La construction peut en revanche clairement poser problème. On rentre dans C.R.A.Z.Y. par la première étape choc de la naissance de l'enfant. Sans transition, on passe à sa petite enfance. L'occasion de voir les différences qu'il y a avec ses frères. Un point que n'appréciera pas beaucoup son père conservateur. Alors qu'on commence à bien-être dedans, il va y avoir une rupture totale pour arriver directement à son adolescence. Là, son caractère a beaucoup changé. Il assume désormais sa manière d'être. C'est dommage qu'on ne voie pas cette période intermédiaire qui l’a façonné. On doit juste constater sa personnalité assumée sans en avoir le cheminement.
La grande thématique de C.R.A.Z.Y. est l'acceptation de l'autre. Zachary n'est pas comme ses frères. Il n'est pas le modèle du fils qu’aurait voulu son père. Pour autant, cet adolescent va toujours assumer au maximum ses idées. On sent tout le travail que le personnage va faire sur lui-même afin de s'affirmer pour ne pas se laisser manger par la pression ambiante. Il est pourtant bridé dans son épanouissement pour ne pas faire de mal à sa famille. Un jeu d'équilibriste qui est extrêmement bien montré.
L'acteur Marc-André Grondin est très bon dans ce rôle. Il donne beaucoup de la force à son personnage pour dépasser les différentes épreuves. Le père aussi vraiment exceptionnel. Michel Côté va être la principale confrontation de son fils. En revanche, les personnages secondaires sont décevants. On peut critiquer le fait qu'ils n'ont aucune évolution. Le comportement des frères est le même une fois adulte, qu’adolescent.
Encore un film sur l'homosexualité, c'est à la mode et je commence vraiment à en avoir marre! De plus, cet accent canadien rend les dialogues complètement incompréhensibles et tout au long du film on fait plus du décodage qu'autre chose! Pour finir, ce matraquage avec la chanson "Emmenez moi au bout de la terre" de Charles Aznavour est vraiment pénible. Zéro pointé
Cela semble original, mais ce C.RA.Z.Y. n'est qu'un assemblage de différentes influences. On pense à Wes Anderson, au "that 70 s show". Mais cette semoule hybride fait des grumeaux .
A travers le récit d’émancipation d’un ado sensible en quête d’identité (interprété par Marc-André Grondin qui crève l’écran), Jean-Marc Vallée signe une chronique familiale drôle, touchante et hyper-attachante dans une ambiance nostalgie en 45tours. Un petit bijou.
Absolument génial. Voilà une comédie de Jean-Marc Vallée qui n’est pas seulement un bijou pour les cinéphiles. Cette histoire bouleversante de famille, qui est en même temps, la narration hyper bien filmée d’une éducation sentimentale, est aussi un bijou pour les gens curieux de connaître mieux la culture québéquouaise. Dieu qu’on aimerait parfois qu’il existe 6 étoiles !
Au confluent du récit initiatique, de la comédie de mœurs et du drame familial, ce portrait d'un clan entre humour, tendresse et aigreur met en scène la difficulté à devenir soi et à trouver sa voie sans didactisme ni pathos, laissant au spectateur le loisir de s'attacher voire de s'identifier à tel ou tel autre protagoniste, chacun étant porté avec conviction par un acteur impliqué, notamment Marc-André Grondin et Pierre-Luc Brillant. A la fluidité de l'intrigue s'ajoutent une superbe bande-originale, une mise en scène plaisamment singulière et une finesse des portraits psychologiques. Délicat.
Un film formidable sur l'amour filial, la transmission, l'héritage familial. Il ressort de tous ces moments difficiles et des nombreuses incompréhensions, un amour véritable que les parents cherchent à transmettre et à conserver pour l'équilibre de leurs enfants. C'est très fort et en même temps riche en émotions.
CRAZY bénéficie de très bons personnages, d'une ambiance 70' à la québecoise originale et d'une bande son très bien choisie, que de tubes! A noter d'ailleurs, une suberbe transition enfant/ado sur Shine On You Crazy Diamond. Malheureusement, le film s'essouffle rapidement, les longueurs se multiplient et l'histoire ne décolle pas. On frôle l'ennui. Et l'accent québecois étant particulièrement marqué dans ce film, pas mal de répliques nous échappent...
Un film bouleversant sur la vie, l'homosexualité et la famille. Jean marc vallée signe ici un drame réaliste porté par une Bo qui colle parfaitement aux différentes époques durant lesquelles le films se déroule.
A classer auprès des plus beaux films jamais réalisés.