Malgré sa dureté occasionnel, "C.R.A.Z.Y." est un film qui fait du bien ne serait-ce que par la sincérité et la nostalgie que l'on peut ressentir de la part du réalisateur. Le thème principal de ce long métrage est l'homosexualité et celui-ci est traité avec intelligence, loin des clichés. Le réalisateur Jean-Marc Vallée et son scénariste François Boulay se penche avant tout sur la difficulté pour un ado de faire son coming-out, notamment de l'annoncer à une famille catholique pratiquante dans une société des années 70. Le sujet est toujours d'actualité et certains pourront même s'identifier au personnage principal. La mise en scène est typée, joliment décalée sans en faire des tonnes et la bande sonore est sublime. Je ne peux que le conseiller.
Le film, C.R.A.Z.Y, est très bonne a grâce des techniques de tournage. Il été tourné en 2005, mais il se déroule a 1960 à 1980. Mise en scène est utilisé pour ce faire, et il est très efficacement. Les aspects de la mise en scène qui font le film très bon et créer une bonne cadre a la période ressemble 1960-1980 sont les vêtements, les objets, et de la musique. Le style de changements de vêtements dans le temps de 1960 à 1980. Des objets tels que la voiture de père, le tourne-disque et son évolution, et les disques montrent la période de temps aussi. En plus, quand la mère griller le pain avec de fer à repasser qu'il est se déroule à banlieue de Québec en Canada. La musique laisser la mise en scène à faire la période de temps du film, et mettre l'ambiance de différentes parties du film aussi. Bien que le film est très bon et il y a beaucoup des techniques magnifique, l’histoire du film n’est pas une chose spéciale. L’histoire du film n’est pas spéciale parce que c’est très ambigu parce que il y a beaucoup d’histoires différents qui progressent à même temps. Par exemple, le don de Jésus Christ, l’homosexualité, les drogues, l’évolution de Québec, et le conflit a Zac et son père. Si on ne lit pas sommaire de C.R.A.Z.Y avant ou après regarde le film, on ne comprendra pas le film très bien. En plus, le titre de film n’ai pas beaucoup de pertinence parce que le film seulement suivre Zac, et un petit peu Raymond, mais le film ne suivre pas les autre frères.
Ce film est une porte ouverte à la nostalgie ! L'ambiance, la déco, la B.O, tout nous replonge dans les seventies et c'est le pied ! On suit avec délice l'histoire de Zac et on ne veut pas partir avant d'en connaitre le dénouement. Le thème de l'homosexualité est ici traité avec intelligence, sans clichés et bien replacé dans le contexte. Zac essaiera jusqu'au bout de refouler sa nature pour plaire à sa famille et à la société conservatrice et chrétienne de l'époque ! C'est fin, touchant et passionnant ! Seul petit bémol l'accent québécois un peu trop prononcé qui m'a empêché de comprendre certaines répliques parfois ! Mais il est vrai que c'est ce qui fait le charme du film et certains dialogues sont vraiment croustillants grâce aux expressions et termes employés ! Un très bon moment de cinéma !
Décidément, je suis fan de Michel côté (découvert dans l'excellent "sens de l'humour"). Dans un de ses 1ers gros plans, époque fifties, j'ai cru que c'était Lino Ventura!!!. Sinon Jean-Marc Vallée aime ses personnages, les dépeints avec sensibilité et finesse. C'est un film éminemment nostalgique où chaque époque est parfaitement détaillée (habits, décors, musique géniale...); et même s'il évite parfois de justesse la sensiblerie, il reste touchant et plein d'humour. A voir évidemment en VO, l'accent Québecois faisant entièrement partie de son identité.
Excellent film sur l'histoire d'une famille durant les années 60 à 80 (un peu plus centré sur la relation des frères et du père). La réalisation et l'interprétation est top. La bande son est excellente. C'est juste, émouvant et très bien filmé!
Super film autour de la famille, j ai vraiment passé un excellent moment avec d excellents comédiens comme Grondin, particulièrement en avant dans l histoire de cette famille ordinaire de la classe moyenne. Le scénario se penche particulièrement sur l évolution de la relation entre Grondin et son père. Père qui comme tout bonhomme macho de cette génération, éprouvera le plus grand mal à accepter les tendances homosexuelles de son fils. Le récit est passionnant car il sonne vrai, probablement grâce aux comédiens hyper convaincants et attachants (j ai beaucoup pensé au "premier jour du reste de ta vie" de Machin sur le même thème de la famille tout aussi excellent!) Même le père finit par être émouvant! Jean-Marc Vallée signe là un grand film dont la mise en scène (encore et tjrs parfaite chez ce metteur en scène!) m a vraiment scotché au fauteuil. Film prenant, passionnant, émouvant....etc.... Bref, je suis conquis! A ne pas louper!
Il convient toujours de prêter attention quand une comédie dramatique sort des fourneaux canadiens. Question de style et de ton, qui leur est propre, sans oublier « la parlure québecoise ». Et C.R.A.Z.Y. ne déçoit pas. La film est à l’image de son affiche, ce qui est plutôt rare pour être doublement souligné : énergiquement coloré et gentiment toqué. Un petit remerciement au passage à l’équipe technique (Pierre Mignot, Paul Jutras, Ginette Magny) pour la mise en scène seventies.
un film émouvant, captivant, drôle et passionnant. les décors sont fabuleux, les personnages attachants et le jeu d'acteurs à la hauteur. Un chouette film.
Pour les bons côtés du film, on a une réalisation avec des idées pas trop con (la transition enfant/ado était cool), une plutôt bonne BO (sauf la répétition excessive de Emmenez-moi qui m'a fait chier au plus haut point, varier les références c'est bien aussi). Mais sinon qu'est-ce que c'est mou, la présentation de l'enfance du personnage aurait dû être plus sommaire, l'humour m'a laissé perplexe (spoiler: "il retient de son père", le père qui chante la même chanson chaque année, non c'est pas drôle. ) Et les acteurs ne m'ont pas transporté : les personnages sont tout sauf attachants. "un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde" : je ne l'ai pas ressenti ça. spoiler: Et la fin avec le voyage à Jérusalem ... no comment...
Enfin! Enfin je me suis mis à regarder ce film. Rapidement planté dans les années 60. La réalisation est superbe, inédite. L'ambiance chaleureuse et controversée reigne parfaitement dans la baraque. On suit aisément et avec attachement l'histoire. On s'attache aux différents personnages en particulier le père interprété par le très bon M. Côté. l'évolution des fils notamment le 1er et le 4e que l'on voit davantage est bouleversante et attachante. Certes quelques longueurs mais quel film!
C.R.A.Z.Y avait pourtant tous les ingrédients pour me plaire : très bonnes musiques, évolution des personnages dans le temps, développement des thèmes comme l'homosexualité, la toxicomanie ou les relations père/fils... Mais je ne trouve pas que l'alchimie ait eu lieu. Au final, tout est survolé et rien n'est traité. La réalisation s'essouffle avant la moitié du film, le voyage à Jerusalem est une purge et à part revenir dix fois sur la chanson d'aznavour ou sur "mon fils est une fifille" je ne vois pas où l'on veut en venir. Déçu, oui !
Une jolie chronique familiale, simple et touchante. On prend plaisir à se plonger dans cet univers québécois des seventies, avec ce langage fleuri ponctué de "char", de "chum" et de "fif", avec ces tenues et coiffures vintage et cette BO très représentative. D'ailleurs, on suit un véritable cours de rattrapage sur l'histoire du rock, à travers les extraits des Stones, Pink Floyd et David Bowie, et à travers les looks correspondants arborés par Zach. Les comédiens sont pour beaucoup dans la réussite de "C.R.A.Z.Y."(2006), tant on s'attache facilement aux parents notamment mais aussi à leur progéniture. D'ailleurs le personnage de Marc-André Grondin n'est pas sans rappeler son rôle dans une autre fresque familiale sympathique et émouvante, française celle-là ("Le premier jour du reste de ta vie"). Après, le film de Jean-Marc Vallée reste très grand public, et comporte certaines maladresses, dans le récit comme dans la forme, avec certains effets de réalisation discutables, voire assez laids. Cependant, le positif l'emporte sans problème, et le succès mondial du film n'est pas un hasard.
Il s'agit là d'un excellent film québécois, souvent drôle mais aussi porteur de sens. Il y a bien-sûr un message de tolérance et d'acceptation des différences, ce qui est certes banal. La manière de le présenter, un peu "crazy", l'est beaucoup moins. Jean Marc Vallée ne fait d'ailleurs pas l'erreur de diaboliser les personnages en délicatesse avec cet aspect de tolérance.
Une petite merveille de film canadien qui nous montre le destin d’une famille de la classe moyenne, des années 60 au début des années 80, soit une petite quinzaine d’années. Les heureux adolescents de cette époque s'y retrouveront comme poissons dans l’eau. L’acteur principal est quasiment le clone canadien de Romain Duris avec le même talent prometteur. Le père (Michel Côté) est magnifique, tentant de suivre tant bien que mal l’évolution de ses fils qui nagent en pleine révolution pop rock avec tout son cortège d’artifices vestimentaires et comportementaux. On voit bien l’évolution des cinq garçons mais et c’est là le plus subtil, le metteur en scène nous décrit finement les imperceptibles changements intervenant chez le patriarche qui au gré des modes laisse ses favoris ou ses cheveux accompagner l’air du temps. Et le chemin n’est pas facile pour lui car son aîné se plonge dans la drogue et son benjamin lutte contre des penchants homosexuels. C’est parfois trop en demander à cet ouvrier au grand cœur et les incidents de parcours seront nombreux. Progressivement le fossé se creuse avec ses fils mais l’amour qui porte la fratrie est toujours le plus fort et les retrouvailles se font toujours grâce à une mère sachant trouver les mots avec chacun. A noter que le Gervais Beaulieu (le père) qui est un fan inconditionnel de Charles Aznavour ne peut conclure une fête sans entonner la chanson « Emmène-moi ». Le film parsemé des musiques de la génération glam (Bowie, Floyd,…) avance tout doucement vers le drame qui couvait avec l’aîné trop marginalisé et enfoui dans la drogue jusqu’au cou. Une overdose viendra ponctuer l’histoire de cette famille qui ressemble à beaucoup d’autres. On voit donc ici que ce vaste courant de libération des mœurs a été vécu souvent de la même manière des deux côtés de l’océan. L’accent canadien s’il ne facilite pas la compréhension des dialogues apporte un charme indéniable au film. Je passe sur le jeu des acteurs qui est de tout premier choix. ".Z.Y" rappelle souvent "Muriel" (JP Hogan, 1994) son pendant féminin australien, dégageant la même fraîcheur et la même énergie.
La fresque familiale que vient nous raconter Jean-Marc Vallée réussit dès ces premières minutes à nous plonger au sein des Beaulieu, ces citoyens lambda mais non moins passionnants à suivre, puis à nous replonger dans l’esprit des années 70 à grands coups de codes vestimentaires vintage et de passages musicaux évocateurs (Aznavour, Pink Floyd, David Bowie…). Si cette reconstitution peut sembler assez grossière, tant son accumulation de clichés bariolés donne une impression de direction artistique pastiche, elle reste porteuse d’une nostalgie particulièrement jouissive. Le cœur du récit, qu’est la relation entre Zac et son père qui lui reproche son homosexualité, est lui-aussi traité avec un manque de subtilité avéré. C’est finalement grâce à l’immense talent qu’a Jean-Marc Vallée de faire alterner les tonalités, rendant son film tout à la fois tendre, drôle, émouvant et cru, que C.R.A.Z.Y. (acronyme des prénoms des 5 fils Beaulieu inégalement présents à l'écran) a pu devenir ce long-métrage captivant.