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Marc Taton (Belgique)
43 abonnés
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4,0
Publiée le 4 mai 2025
Un classique du cinéma fantastique des sixties, les effets spéciaux sont intégralement réalisé en stop - motion (photo après photo pour donner du mouvement), j'ai toujours eu une nostalgie de cette technique qui m'a tellement fait rêver étant enfant, le génie de cet art à savoir Ray Harryhausen est aux commandes ce qui est est un gage de qualité. Jason et les argonautes nous proposent une aventure mythologique semée d’embûches, on ne s’ennuie pas une minute !
En prenant en compte de l’année de tournage, les effets spéciaux sont géniaux ! Un film à grand spectacle et en couleurs même si l’histoire est linéaire. Un bon divertissement en famille ! 3,4/5
Le périple mené par Jason pour trouver la Toison d’or est raconté dans ce film d’aventure remarquable d’inventivité pour son époque bénéficiant notamment du travail de Ray Harryhausen dont les remarquables trucages confèrent un souffle épique à cette aventure à laquelle dont on regrettera simplement la fadeur de la distribution.
Le scénario est habile présentant à tour de rôle ce qui se passe sur terre et sur l'olympe. Mais il nous prive du voyage de retour. Et le film vaut surtout pour ses monstres d'effets spéciaux.
Enfin un récit mythologique sans bavures, sans longueurs et sans jeu morose et l'absence totale de romance même s’il y en à une mais brève. Enfin un récit à l’histoire riche et concrète ou notre cast d’ensemble y à toute sa place, aucun mis sur le côté pour ne faire briller que l’un ou l’autre et pour la toute première fois, aucune grande démonstration de force ridicule à la Hercule pour seul but de démontrer le physique. spoiler: Todd Armstrong incarne le héros tel qu’on s’y attendrai, sincère et percutant avec un brin de comédie et d’amitié, il ne fait pas dans la longueur mais reste clair et défini. Un jeu de combat guerrier qui fait enfin plaisir à voir mettant ses « prédécesseurs divins » au tapis. Jack Gwillim incarne le premier roi aussi violent et également percutant dans son jeu, ont saisi parfaitement son objectif et ses répliques sont dites avec sincérités, sans morosité et son charisme est présent, un peu pousser mais présent. Honor Blackman & Niall MacGinnis sont le duo inattendu mais incarnent pour la réelle première fois le couple Divain qu’est Héra/Zeus, les maîtres de l’Olympe dans un jeu et costume ni satirique, ni comique, ni banale, ils l’incarnent avec justesse sans trop en faire, l’incarnation juste bonne (pour l’époque) des dieux. Bien qu’express, Michael Gwynn joue l’unique dieu parfaitement distinct des autres, Hermès et son casque ailé, banal par contre mais le seul qu’on identifie de suite. Les autres dieux par contre, hormis l’armure pour Arès, ni Aphrodite, Apollon ou même Poséidon ne le sont. Ah si, Neptune l’est parfaitement même s’il y à hésitation à l’identifier dans cette forte scène incompréhensible de falaise s’écroulant dans la mer, un look identifiable entre mille rien que par son entrée en piste. Nancy Kovack enfin incarne celle qui fera la romance discrète, non envahissante comme toutes les précédentes, elle est là mais sans en faire trop afin de ne pas faire sombrer le récit dans le miroitement des cœurs. Visuellement l’Olympe fait merveille, les plans que j’attendrais au minimum pour l’époque avec une juste exploitation du lieu, l’environnement fait honneur aux divinités présentes. Poséidon lui aussi justement, quel bonheur de redécouvrir les effets plateaux ou maquettes et simulation mécanique font la parfaite illusion avec le numérique s’en sortant mine de rien parfaitement bien. Les décors sont d’une richesse, ne laissant place à aucun vide, certes très propres par rapport aux œuvres modernes, le boulot est fait avec percussion et une immersion totale. Les costumes le sont tout autant et les dieux sont notamment nettement plus réussis que d’autres récits vus précédemment, nos soldats aussi sont très bon avec aucune ridiculité. On est clairement face au premier gros blockbuster antique depuis le biblique « 10 Commandements » ou Moise ne brilla réellement qu’à l’ouverture de la mer rouge, ici pas une scène d’envergure ne brille sans l’ajout parfait d’effets méca et numériques parfaitement dissimuler et c’est réellement ça la magnifique particularité du film, nombre de vieux films sont trop identifiables en thermes de trucages, là on devine également ces derniers mais le montage avec acteurs est tellement bon, qu’on y voit que du feu, monter avec les décors restant naturels, que demander de plus ? Musicalement génial, le dynamisme crée par Bernard Herrmann est un réel voyage fantastique dynamique qui fait clairement honneur au récit. Niveau action et mythes, là où les « Travaux d’Hercules » avaient réussis les enfers mais complètement oublier le reste, nous sommes servis là par 6 légendes :
Le géant de bronze Talos gardant précieusement et discrètement le butin des dieux.
Les Harpies attaquants en méprise le vieux et quasi aveugle Phinée (attachant Patrick Troughton).
Le dieu Triton (non pas Poséidon) au secours du navire Grecque.
L’Hydre protégeant la toison d’or et attaquant massivement Jason.
La fameuse Toison dorée guérissant Médée.
La petite armée de squelettes née des dents de l’Hydres attaquant en phase final Jason et ses acolytes.
Jamais les mythes n’avaient si bien été exploiter pour un péplum et c’est une réussite totale. Finissant quand même très brutalement, cette aventure se conclu aussi efficacement qu’elle démarra, reste à savoir comment les prochains mythes s’envoleront mais assurément là, il s’agit du premier meilleur récit antique/fantastique du genre.
Les périls que rencontrent les Argonautes, à la conquête d'une toison d'or qui permettra à Jason de s'emparer du royaume dont il a été dépossédé, relèvent, dans l'esprit, des travaux d'Hercule. Au coeur de la mythologie grecque, le film relate un voyage mouvementé et plein d'embûches où les dieux, les titans et autres créatures fabuleuses secourent ou menacent l'expédition de Jason. C'est un univers indéniablement dépaysant qui, contrairement à l'immense majorité des productions du genre, exhale le doux parfum de l'épopée, même si on n'y trouvera pas de thèmes très intéressants, sinon celui, à peine ébauché, de la soumission des hommes aux dieux. L'action, dans son mélange mythologico-fantastique, a les moyens de son ambition. Les décors et la qualité des effets spéciaux (malgré leur simplicité) donnent un caractère ludique et imaginatif aux aventures de Jason (je pense en particulier au combat des Argonautes spoiler: contre une armée de squelettes!) que le jeune public, en particulier, trouvera sans doute fascinantes. L'absence d'emphase et de lieux communs -qui sont souvent les plaies de ce cinéma- permet au film de Don Chaffey de rester une oeuvre très sympathique bien que datée.
La mythologie grecque reste un trésor inestimable pour l’art ; le septième d’entre eux ne fait pas exception. A la recherche de la légendaire toison d’or, Jason, héritier du trône en exil, réunit la crème des jeunesses athéniennes et prend place à bord du navire Argo sous protection de la déesse Héra. Si l’acteur principal a le charisme d’une huitre, la vraie star du métrage, au-delà de quelques bons seconds rôles, c’est évidemment Ray Harryhausen, alors empereur du stop-motion et grand pape des effets spéciaux. Déjà à l’œuvre sur Gulliver et Sinbad, il gravit encore ici un nouveau palier dans l’animation. Hydre, titan, harpies, armée de squelettes, le spectateur assiste à un feu d’artifices de truquages sidérants pour l’époque – et la caméra de Don Chaffey, qui ne fera pas grand-chose à relever d’autre, apparait bien fade en comparaison. Ancêtre lointain de Jurassic Park, Les argonautes est un effort de stricte récréation, une brochure vantant les innovations techniques menées au nom de la magie visuelle. Si aujourd’hui il est clair que son âge se fait grandement sentir, révélant à tous le script mince et les faiblesses de la mise en scène, il n’en reste pas moins une date dans la grande histoire des mystifications, un objet pour un musée du progrès cinématographique : c’est tout de même rare.
« Jason et les Argonautes » est en quelques sortes un vieux blockbuster, mais à son époue il avait probablement le même impact sur le grand public, que peut l'avoir son jeune cousin « Le Choc des Titans » par exemple.
Armée d'effets spéciaux assez incroyables pour l'époque, cette fresque épique est un vrai déluge d'action qui entraîne le spectateur dans une histoire homérique. Bienvenue au temps des Grecques et des Dieux, des créatures mythologiques et des héros, tout est ici fabriqué pour être épique, mais ça marche car tout est impressionnant. Les moyens mit en place pour donner les lettres de noblesse au genre du divertissement, sont assez colossaux. La grande qualité du film réside d'ailleurs dans cette mise en scène qui travaille non pas sur le spectacle à grand renfort, mais plutôt sur la gestion de son budget, et visiblement il est géré de façons judicieuses car rien n'est superflu dans le film. Côté casting ce n'est malheureusement pas aussi bon, les acteurs semblent avoir quelques difficultés à entrer dans leurs personnages.
« Jason et les Argonautes » est donc un de ces films expérimentaux, il mérite d'être vu pour son travail technique.
Très chouette divertissement qui devrait ravir les plus jeunes, mais tous les autres aussi. Les effets spéciaux sont datés et c'est ce qui donne un certain charme à ce vieux film. On pourra juste regretter l'absence d'acteurs avec un peu plus de charisme, mais les présents sont déjà pas mal. A voir par tous les amateurs de films péplum-fantastique
Oui, ce film a vieilli, mais pas complètement. Les effets spéciaux font encore leur petit effet, c'est plutôt le jeu des acteurs qui fait daté. L'histoire est assez classique et "simpliste" avec même un fin très abrupte : à peine le combat contre les squelettes terminé que c'est terminé.
Jason et les argonautes retrace le mythe grecque d'un jeune homme humble et droit qui, pour récupéré son trône, va cherché la toison d'or. Certes le film a vieilli mais fait pas si tache par rapport à son âge. Le problème est qu il reste trop en surface sur le récit légendaire et notamment sur le développement des personnages trop insuffisant (surtout Aetes qui est bien plus complexe et dangereux car il est un dieu) . On passe tout de même un bon moment devant un film qui reste culte mais qui aurait pu être encore plus grand !
Rares sont les légendes grecques à ne pas avoir été portées à l’écran, à l’époque où les péplums étaient à peu de choses près l’équivalent des productions Marvel d’aujourd’hui. Parmi celles-ci, celle des Argonautes est l’une des plus colorées, et son plus célèbre portage à l’écran a maintenu une réputation enviable à travers les décennies, même si ce n’est ni grâce à son réalisateur ni grâce à ses acteurs. Bien qu’elle fut en son temps l’équivalent d’une superproduction, sur le fond, le film a beaucoup vieilli, et pas franchement en bien : les principales figures du casting sont falots, quand bien mêmei les acteurs incarnant les dieux olympiens redoublent d’emphase shakespearienne pour un résultat souvent involontairement drôle. Les dialogues sont sommaires, les événements s’enchaînent à toute vitesse, sans grand souci de faire ressortir l’aspect humain de l’aventure, pour condenser les principaux événements du voyage de l’Argo en un peu plus d’une heure trente. En cela, le film, ouvertement destiné au grand-public, ne fait finalement que préfigurer tout ce qu’on pouvait reprocher il y a quelques années aux adaptations du “Choc des titans” : d’être une simple production pop-corn interchangeable aux vagues effluves mythologiques. Sans oublier le fait que de nombreuses libertés sont prises avec le déroulement du mythe antique, et que le scénario s’achève à compter du moment où il n’y a plus rien à montrer de spectaculaire et que le héros embrasse sa promise : sans doute la vengeance de Médée n’était-elle pas “montrable” à l’écran (et c’est bien dommage!). De toute façon, l’histoire est connue, on ne regarderait jamais ce péplum pour obtenir une lecture inédite ou audacieuse d’une classique quête du héros et que le metteur en scène soit peu inspiré et les acteurs transparents n’a que peu d’importance : l’unique star du film est évidemment le responsable des effets spéciaux, Ray Harryhausen. C’est dans le cadre de ce projet que ce dernier a pu donner la meilleure mesure de son génie en matière d’animation en volume, encore plus qu’avec ‘Le septième voyage de Sinbad’ ‘ qui était alors la référence en la matière, peut-être même plus qu’avec ‘Le choc des Titans’, pourtant postérieur et doté d’un budget très confortable. Ce ne sont pas moins de cinq scènes mémorables qui parsèment le film : le combat contre Talos, l’attaque des harpies, le détroit maritime et l’intervention de Poséidon, l’hydre et l’attaque des squelettes (source d’inspiration unique pour Sam Raimi dans ‘Army of darkness’) : toutes ces scènes conservent encore un charme incroyable à soixante années d’intervalle. A vrai dire, on ne regardera ‘Jason et les Argonautes’ que pour avoir le plaisir des les admirer mais il s’agit d’une motivation amplement suffisante.
Le film est ancien, les scènes de combat sont hachées et les effets spéciaux risibles,mais il faut le voir comme un symbole tant l'histoire est bien faite et le scénario construit de manière progressive.