Enfin un récit mythologique sans bavures, sans longueurs et sans jeu morose et l'absence totale de romance même s’il y en à une mais brève. Enfin un récit à l’histoire riche et concrète ou notre cast d’ensemble y à toute sa place, aucun mis sur le côté pour ne faire briller que l’un ou l’autre et pour la toute première fois, aucune grande démonstration de force ridicule à la Hercule pour seul but de démontrer le physique.
Todd Armstrong incarne le héros tel qu’on s’y attendrai, sincère et percutant avec un brin de comédie et d’amitié, il ne fait pas dans la longueur mais reste clair et défini. Un jeu de combat guerrier qui fait enfin plaisir à voir mettant ses « prédécesseurs divins » au tapis. Jack Gwillim incarne le premier roi aussi violent et également percutant dans son jeu, ont saisi parfaitement son objectif et ses répliques sont dites avec sincérités, sans morosité et son charisme est présent, un peu pousser mais présent. Honor Blackman & Niall MacGinnis sont le duo inattendu mais incarnent pour la réelle première fois le couple Divain qu’est Héra/Zeus, les maîtres de l’Olympe dans un jeu et costume ni satirique, ni comique, ni banale, ils l’incarnent avec justesse sans trop en faire, l’incarnation juste bonne (pour l’époque) des dieux. Bien qu’express, Michael Gwynn joue l’unique dieu parfaitement distinct des autres, Hermès et son casque ailé, banal par contre mais le seul qu’on identifie de suite. Les autres dieux par contre, hormis l’armure pour Arès, ni Aphrodite, Apollon ou même Poséidon ne le sont. Ah si, Neptune l’est parfaitement même s’il y à hésitation à l’identifier dans cette forte scène incompréhensible de falaise s’écroulant dans la mer, un look identifiable entre mille rien que par son entrée en piste. Nancy Kovack enfin incarne celle qui fera la romance discrète, non envahissante comme toutes les précédentes, elle est là mais sans en faire trop afin de ne pas faire sombrer le récit dans le miroitement des cœurs. Visuellement l’Olympe fait merveille, les plans que j’attendrais au minimum pour l’époque avec une juste exploitation du lieu, l’environnement fait honneur aux divinités présentes. Poséidon lui aussi justement, quel bonheur de redécouvrir les effets plateaux ou maquettes et simulation mécanique font la parfaite illusion avec le numérique s’en sortant mine de rien parfaitement bien. Les décors sont d’une richesse, ne laissant place à aucun vide, certes très propres par rapport aux œuvres modernes, le boulot est fait avec percussion et une immersion totale. Les costumes le sont tout autant et les dieux sont notamment nettement plus réussis que d’autres récits vus précédemment, nos soldats aussi sont très bon avec aucune ridiculité. On est clairement face au premier gros blockbuster antique depuis le biblique « 10 Commandements » ou Moise ne brilla réellement qu’à l’ouverture de la mer rouge, ici pas une scène d’envergure ne brille sans l’ajout parfait d’effets méca et numériques parfaitement dissimuler et c’est réellement ça la magnifique particularité du film, nombre de vieux films sont trop identifiables en thermes de trucages, là on devine également ces derniers mais le montage avec acteurs est tellement bon, qu’on y voit que du feu, monter avec les décors restant naturels, que demander de plus ? Musicalement génial, le dynamisme crée par Bernard Herrmann est un réel voyage fantastique dynamique qui fait clairement honneur au récit. Niveau action et mythes, là où les « Travaux d’Hercules » avaient réussis les enfers mais complètement oublier le reste, nous sommes servis là par 6 légendes :
Le géant de bronze Talos gardant précieusement et discrètement le butin des dieux.
Les Harpies attaquants en méprise le vieux et quasi aveugle Phinée (attachant Patrick Troughton).
Le dieu Triton (non pas Poséidon) au secours du navire Grecque.
L’Hydre protégeant la toison d’or et attaquant massivement Jason.
La fameuse Toison dorée guérissant Médée.
La petite armée de squelettes née des dents de l’Hydres attaquant en phase final Jason et ses acolytes.
Jamais les mythes n’avaient si bien été exploiter pour un péplum et c’est une réussite totale. Finissant quand même très brutalement, cette aventure se conclu aussi efficacement qu’elle démarra, reste à savoir comment les prochains mythes s’envoleront mais assurément là, il s’agit du premier meilleur récit antique/fantastique du genre.