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dai72
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3,5
Publiée le 28 janvier 2013
Un bon film dans son ensemble avec beaucoup de bonnes scènes et une première moitié avec des dialogues et des situations franchement excellents et parfois drôles. Le scénario est également à la hauteur, même si 60 ans après, certains passages frôlent le ridicule. Il est à remarquer aussi que l'ambiance générale est accrocheuse et apporte énormément de crédit à ce long métrage qui nous offre de beaux décors et le déhanché absolument captivant de Marilyn Monroe !!
Beau suspens d'Hathaway, remarquablement mis en scène en décors naturels et interprété. Joseph Cotten offre une composition intense dans le rôle du mari tourmenté alors que Jean Peters, dans le rôle féminin principal, est parfaite. L'autre personnage majeur du film est évidemment le site des chutes, superbement saisi par l'opérateur Joseph MacDonald.
Le site de Niagara prête son majestueux hiératisme, ses chutes et ses remous allégoriques à une intrigue vénéneuse tout à fait classique dans le registre du film noir -à ceci près, quand même, qu'elle est filmée en couleur- et tout particulièrement à un dénouement spectaculaire mais décidément bien convenu. Car, si l'on trouve dans le film d'Henry Hathaway les éléments d'une intrigue à suspense et d'un drame criminel à consonnance psychanalytique, l'intérêt du film est partiellement diminué par la nature superficielle des personnages. Au centre de l'action, Marilyn Monroe en épouse volage, blonde aguicheuse et perverse, s'emploie à se débarrasser d'un mari qui a contre lui d'être vieillissant en plus d'être jaloux. Caractériel mais lucide et pas dupe...A leur côté, un couple de touristes un peu nunuches (avec une séduisante Jean Peters qui volerait presque la vedette, de mon point de vue, à Marilyn) est mêlé à l'inéluctable. Possiblement, l'utilisation de la couleur éloigne le film des vertus du film noir ; sans doute, Hathaway filme un peu complaisamment les chutes du Niagara mais, indéniablement, la faiblesse du récit et les longueurs occasionnées sont dues pour l'essentiel à une intrigue trop visiblement artificielle, à des rebondissements sans surprise et à des protagonistes trop sommaires. Je le regrette d'autant plus que l'argument initial est plein de promesses.
Proche d'un récit à la Hitchcock, les personnages sont touchants, bien dessinés mais les relations qu'entretiennent les deux couples souffrent de quelques invraisemblances qui gachent un peu le plaisir d'une histoire très forte. Joseph Cottens meurtri par Marilyn est impressionnant. Très beau final.
Beaucoup de cinéphiles considère «Niagara» comme un véritable chef d’œuvre. Personnellement, je n’irais pas jusque là. Il est vrai que l’histoire ne se suit pas sans déplaisir mais elle reste tout de même revue et revue. Dans ce genre de films ; on est finalement toujours centrer entre un couple adultère, avec elle qui en veut à son mari, et lui qui souhaite aussi s’en débarrasser. Et juste à côté, il y a ce gentils couple qui vivent des vacances paisibles et sont mêlés malgré eux aux problèmes de ces illuminés de la vie. L’histoire pourrais-t-on dire est sans aucun doute convenue ? Tout comme les personnages qui manquent cruellement d’épaisseur. La réalisation n’existe pas beaucoup alors que reste-t-il de ce film assez creux et sans rythme : d’un côté les magnifiques plans sur les chutes du Niagara. Ce qui est un peu léger pour un film se passant dans ce lieu magnifique dont on attends autre chose, plus de splendeur, de rêves et de fascination. Puis d’un autre, ne reste que Marilyn Monroe a l’incroyable charisme. Je m’attendais à une actrice qui ne sait pas jouer et je fus assez surpris par la subtilité de son interprétation. Elle ne dis pas forcément grand-chose et reste peu présente, mais chacune de ses apparitions est diablement efficace. Tout est son regard et son corps. Elle apporte au personnage creux ce côté magnétique et mystérieux que non pas d’autres acteurs et pour elle seul : cela vaut le coup de le voir. Après ce n’est pas la performance de sa vie – vue que le personnage est quasi inexistant et sous-développer.
Réalisé par Henri Hathaway, "Niagara " a laissé son empreinte dans l'histoire du cinéma à plusieurs titres. Tout d'abord, c'est le film qui marque le début de la reconnaissance de Marilyn Monroe et il garde la réputation d'être celui où elle a été la plus belle. Ce dernier point est évidemment contestable, mais peu importe. Ensuite, le fameux réalisateur hollywoodien qu'était Hathaway est dans ce film a son meilleur niveau. Même si la critique professionnelle ne reconnait pas en Hathaway parmi les génies du cinéma ( sauf peut-être Bertrand Tavernier, qui a beaucoup contribué à sa réévaluation ), tous les spécialistes s'accordent à y voir un grand metteur en scène. A titre personnel, je n'ai jamais considéré Hathaway comme un de mes réalisateurs favoris ( lui préférant, comme Patrick Brion, Henry King auquel parfois il peut faire penser). Cependant Hathaway dans "niagara " va réussir ce qui est pour moi, un de ses meilleurs films ( avec "Appelez nord 777). Notons aussi que Jean Peters, ancienne miss Ohio, role féminin principal du film, et future Mme Howard Hugues ( peut-être à l'époque un des américains les plus influents- excusez du peu) est éclipsé par Monroe. "Niagara " est un polar dont l'intrigue est minimaliste est finalement peu approfondie ( une femme et son amant veulent se débarrasser du mari gênant). La connaissance des personnages nous restent superficielles et on est loin, mais vraiment très loin d'attendre le niveau d"Assurance sur la mort" de Wilder. On a rarement vu un film porté de bout en bout par le charisme de sa distribution. Pour la petite histoire, c'était james Mason qui devait interpréter le rôle du mari joué ici par Joseph Cotten. Mais lorsque Hathaway est venu proposer le rôle à Mason à son domicile, la fille de ce dernier lui demanda s'il allait encore mourir dans le film ? Hathaway répondit par l'affirmative. Le lendemain Mason l'appelait pour lui dire qu'il ne ferait pas le film. Cotten a souvent été considéré comme un acteur assez fade. Des mauvaises langues ont prétendu que sa carrière était due à son amitié avec Orson Welles. C'est très injuste. Cotten est un acteur tout à fait à la hauteur, notamment dans ce film. On reconnaîtra que son jeu fût tout au long de sa carrière plutôt monocorde, mais c"est bon acteur que j"afectionne, même si je ne le citerai pas parmi mes dix préférés. On conclura en relevant que ce film est parfaitement rythmé et ne souffre d'aucun temps mort. A voir absolument, surtout pour les amateurs du cinéma classique.
Une histoire qui comporte beaucoup d'ingrédients d'un Hitchcock (femme fatale blonde, tentative d'assassinat d'un époux, ...). Un trio d'acteur excellent et Marilyn Monroe est resplendissante. Une réalisation magnifiée par les décors grandioses des Chutes du Niagara, les scènes dans les chutes et dans le carillonneur sont impeccables. Par contre l'intrigue et les rebondissements sont trop prévisibles.
Un vrai film publicitaire pour les chutes. Et le scénario fourmille d'invraisemblances et de coincidences pas crédibles. Mais il y a Marilyn (maquillée comme une mobylette volée) et Jean Peters ( très piquante aussi). Ne suffit pas à justifier la réputation de chef d'œuvre du film noir.
Une histoire bien conventionnelle tient lieu de fil conducteur à ce film « noir » en technicolor. Noir entre guillemets, car, bien que souvent présenté comme cela, le film n’en comporte pas l’atmosphère propre au genre. Il lorgnerait plutôt vers le cinéma de Hitchcock. Mais la psychologie des personnages est sommaire et l’on ne découvre rien chez eux d’enfoui ou caché. L’impression visuelle et esthétique d’ensemble relève plus du dépliant touristique pour les célèbres chutes ou de la revue de mode présentant les robes de la non moins célèbre Marilyn (toutes deux assez impressionnantes d’ailleurs). Certes la scène du meurtre dans le carillon, avec la superbe utilisation des ombres et des cloches, reste une réussite, mais c’est bien court pour faire rentrer Hathaway auprès des maîtres du genre.
Un film où plane l'ombre du grand Hitchcock. L'intrigue est très bien ficelée et la mise en scène très soignée (en particulier la superbe scène du meurtre dans le clocher), mais c'est surtout le cadre des chutes du Niagara et la présence animale de Marilyn qui donne à ce film toute sa splendeur. Un grand classique.
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2,0
Publiée le 14 juin 2021
Rose Loomis (Marilyn Monroe) fait un voyage aux chutes du Niagara avec son mari George Loomis dans le cadre de leur lune de miel. Rose élabore un plan pour assassiner son mari avec l'aide de son amant mais les choses ne se passent pas comme prévu. Ce film aurait dû fonctionner car il s'agit d'une intrigue très simple mais malheureusement le film semble toujours être bien en deçà de la somme de ses parties. Le premier problème de ce film réside dans le scénario qui est très basique et n'offre jamais rien en termes de surprises ou de suspense à aucun moment de l'histoire. Il met également beaucoup de temps à démarrer pourquoi alors que l'intrigue est simple et directe et personne ne sait pourquoi. La caractérisation des personnages est plutôt médiocre et leurs motivations sont encore plus faible ce qui donne au final une histoire et des personnages qui ne m'intéressent pas particulièrement. En dehors de quelques bonnes performances d'autres acteurs que les principaux la seule chose que j'ai appréciée dans ce film ce sont les lieux de tournage mais en toute honnêteté Niagara n'est tout simplement pas très bon film...
Film qui n'est pas déplaisant (la dernière séquence est très prenante) ; mais qui n'a rien d'extraordinaire : l'histoire racontée est poussive et un peu artificiel. Néanmoins, les péripéties du scénario sont plutôt bonnes et les acteurs font honorablement le job. Cela dit, j'ai vu et je ne reverrai pas.
Héritier d’un cinéma de genre et annonciateur d’un cinéma d’auteur, « Niagara » exploite à fond ses décors naturels, symboles de l’histoire racontée. Aussi ravageuse que les chutes du Niagara qu’on voit sous toutes ses coutures, Marilyn Monroe est, même si elle n’est pas l’actrice principale, au cœur de l’intrigue. Dans la lignée des films noirs des années 40, elle est la pure incarnation de la femme fatale par qui le scandale et le malheur arrivent. Renouvelant le genre, Henry Hathaway mise sur la couleur, là où ses prédécesseurs jouaient des clairs-obscurs du noir et blanc. Il faut voir les robes éclatantes que porte Marilyn pour comprendre le feu que représente cette femme dans un monde aseptisé. Il n’est d’ailleurs par certain qu’Hathaway se limite ici à proposer un film purement moral. La réussite du film tient, quoi qu’il en soit, à la virtuosité de sa mise en scène. Empruntant parfois à Hitchcock ou à Welles (mais les annonçant aussi), il imprime en outre une patte toute personnelle, jouant des mouvements des personnages et des chutes, jouant sur les couleurs mais aussi les sons (le fameux carillon), et proposant des plans totalement baroques. « Niagara » annonce, à plusieurs titres, un changement dans le cinéma américain. Il utilise des thèmes vus et revus traités d’une autre façon formelle. La réussite n’est cependant pas totale, la faute notamment à un scénario trop convenu et à une dernière partie décevante car trop classique. On aurait aimé que d’autres pistes soient exploitées, quelque chose de plus tordu, de moins linéaire. D’autres réalisateurs se chargeront de le faire mais au moins une ligne était lancée à l’eau.
Je suis allé voir ce film au cinéma sans savoir ce que c'était... Ce film est excellent: les acteurs sont très bons (sauf Marilyn Monroe, qui surjoue, mais c'est un peu fait exprès), les effets et les plans contribuent à un grand suspense. La scène où Cotten et Monroe sont en haut du carillonneur est très bien réalisée. Le choix du site, les chutes du Niagara (superbement filmées) ne pouvait être plus parfait pour l'impression d'angoisse permanente que diffuse ce film.