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2,0
Publiée le 14 juin 2021
Rose Loomis (Marilyn Monroe) fait un voyage aux chutes du Niagara avec son mari George Loomis dans le cadre de leur lune de miel. Rose élabore un plan pour assassiner son mari avec l'aide de son amant mais les choses ne se passent pas comme prévu. Ce film aurait dû fonctionner car il s'agit d'une intrigue très simple mais malheureusement le film semble toujours être bien en deçà de la somme de ses parties. Le premier problème de ce film réside dans le scénario qui est très basique et n'offre jamais rien en termes de surprises ou de suspense à aucun moment de l'histoire. Il met également beaucoup de temps à démarrer pourquoi alors que l'intrigue est simple et directe et personne ne sait pourquoi. La caractérisation des personnages est plutôt médiocre et leurs motivations sont encore plus faible ce qui donne au final une histoire et des personnages qui ne m'intéressent pas particulièrement. En dehors de quelques bonnes performances d'autres acteurs que les principaux la seule chose que j'ai appréciée dans ce film ce sont les lieux de tournage mais en toute honnêteté Niagara n'est tout simplement pas très bon film...
Réalisé par Henri Hathaway, "Niagara " a laissé son empreinte dans l'histoire du cinéma à plusieurs titres. Tout d'abord, c'est le film qui marque le début de la reconnaissance de Marilyn Monroe et il garde la réputation d'être celui où elle a été la plus belle. Ce dernier point est évidemment contestable, mais peu importe. Ensuite, le fameux réalisateur hollywoodien qu'était Hathaway est dans ce film a son meilleur niveau. Même si la critique professionnelle ne reconnait pas en Hathaway parmi les génies du cinéma ( sauf peut-être Bertrand Tavernier, qui a beaucoup contribué à sa réévaluation ), tous les spécialistes s'accordent à y voir un grand metteur en scène. A titre personnel, je n'ai jamais considéré Hathaway comme un de mes réalisateurs favoris ( lui préférant, comme Patrick Brion, Henry King auquel parfois il peut faire penser). Cependant Hathaway dans "niagara " va réussir ce qui est pour moi, un de ses meilleurs films ( avec "Appelez nord 777). Notons aussi que Jean Peters, ancienne miss Ohio, role féminin principal du film, et future Mme Howard Hugues ( peut-être à l'époque un des américains les plus influents- excusez du peu) est éclipsé par Monroe. "Niagara " est un polar dont l'intrigue est minimaliste est finalement peu approfondie ( une femme et son amant veulent se débarrasser du mari gênant). La connaissance des personnages nous restent superficielles et on est loin, mais vraiment très loin d'attendre le niveau d"Assurance sur la mort" de Wilder. On a rarement vu un film porté de bout en bout par le charisme de sa distribution. Pour la petite histoire, c'était james Mason qui devait interpréter le rôle du mari joué ici par Joseph Cotten. Mais lorsque Hathaway est venu proposer le rôle à Mason à son domicile, la fille de ce dernier lui demanda s'il allait encore mourir dans le film ? Hathaway répondit par l'affirmative. Le lendemain Mason l'appelait pour lui dire qu'il ne ferait pas le film. Cotten a souvent été considéré comme un acteur assez fade. Des mauvaises langues ont prétendu que sa carrière était due à son amitié avec Orson Welles. C'est très injuste. Cotten est un acteur tout à fait à la hauteur, notamment dans ce film. On reconnaîtra que son jeu fût tout au long de sa carrière plutôt monocorde, mais c"est bon acteur que j"afectionne, même si je ne le citerai pas parmi mes dix préférés. On conclura en relevant que ce film est parfaitement rythmé et ne souffre d'aucun temps mort. A voir absolument, surtout pour les amateurs du cinéma classique.
Sorti en 1953, ce film important dans la (trop courte) carrière de Marilyn Monroe contribua à construire son image de sex-symbol absolu. Elle est éblouissante dans son rôle de femme fatale cherchant à se débarrasser d’un mari avec lequel elle ne partage plus grand chose (superbe Joseph Cotten). Dans ses incroyables robes, elle attire tous les regards des clients du complexe touristique situé en face des célèbres chutes du Niagara, élément naturel impressionnant qui sera déterminant à plusieurs moments du récit. Car ce long-métrage très honorable ne se limite pas à la prestation de Marilyn. S’inspirant des codes du film noir, il est d’abord et surtout le récit d’un naufrage conjugal, où il est question d’adultère, de vengeance et de meurtres tous azimuts, offrant par ailleurs un témoignage pittoresque de l’american way of life des années 50. Délicieux et bien construit.
Un film qui a beaucoup vieillit. Intrigue trop légère , rythme lent et réalisation trop molle . Reste le superbe Technicolor , le magnifiques prises de vue de chutes du Niagara , encore relativement sauvage à l'époque, et bien sûr al superbe Marylin Monroe, sublime de beauté sophistiquée mais sauvage.. pas suffisant pour faire un chef d'oeuvre .
Un thriller où les stars sont la Technicolor, les chutes du Niagara et évidemment M.Monroe veritable bimbo toujours pomponnée qui la propulse définitivement en haut de l’affiche. Sur le reste un thriller presque Hitchockien mais au final assez classique avec une interpretation pas toujours juste. Mythique mais pas forcément pour de bonnes raisons mais un classique à voir.
Une histoire bien conventionnelle tient lieu de fil conducteur à ce film « noir » en technicolor. Noir entre guillemets, car, bien que souvent présenté comme cela, le film n’en comporte pas l’atmosphère propre au genre. Il lorgnerait plutôt vers le cinéma de Hitchcock. Mais la psychologie des personnages est sommaire et l’on ne découvre rien chez eux d’enfoui ou caché. L’impression visuelle et esthétique d’ensemble relève plus du dépliant touristique pour les célèbres chutes ou de la revue de mode présentant les robes de la non moins célèbre Marilyn (toutes deux assez impressionnantes d’ailleurs). Certes la scène du meurtre dans le carillon, avec la superbe utilisation des ombres et des cloches, reste une réussite, mais c’est bien court pour faire rentrer Hathaway auprès des maîtres du genre.
Le film a sans doute participé à entretenir le mythe Monroe naissant, ce qui constitue encore l'une des meilleures raisons de le regarder des décennies plus tard. Néanmoins, n'est pas Hitchcock qui veut, et ce thriller jouant de la séduction fatale de son héroïne ne se hisse pas au niveau du maître, malgré une certaine recherche dans ses effets et une photographie limpide comme l'eau des chutes. La surprise joue en effet peu dans le déroulé de l'histoire, et en dépit de personnages très définis l'interprétation est dans l'ensemble plutôt basique. Le film reste toutefois distrayant et agréable à regarder.
Un film dont plus de la première moitié est d'une mollesse incroyable. Heureusement, cela s'anime un peu après, mais on est quand même très, très loin du chef d'oeuvre. Quant à Marilyn, elle est caricaturale.
Film qui n'est pas déplaisant (la dernière séquence est très prenante) ; mais qui n'a rien d'extraordinaire : l'histoire racontée est poussive et un peu artificiel. Néanmoins, les péripéties du scénario sont plutôt bonnes et les acteurs font honorablement le job. Cela dit, j'ai vu et je ne reverrai pas.
Excellent film qui a la saveur d'un Hitchcock avec l'homme qui disparaît et surtout les poursuites dans des endroits extrêmes. Des lieux mythiques pour un film captivant et plein de suspense.
Un vrai film publicitaire pour les chutes. Et le scénario fourmille d'invraisemblances et de coincidences pas crédibles. Mais il y a Marilyn (maquillée comme une mobylette volée) et Jean Peters ( très piquante aussi). Ne suffit pas à justifier la réputation de chef d'œuvre du film noir.
Le truc que l'on pouvait craindre avec "Niagara", c'est que son cadre soit son seul atout. Et franchement, au début du film, on se dit qu'on y va tout droit. Hathaway ne s'occupe pas de ses personnages et de son histoire. Le seul truc qui l'intéresse, ce sont les fameuses Chutes, et rien d'autre. Il n'y a même pas la volonté d'instaurer une atmosphère, c'est seulement contemplatif. Mais, dès lors qu'il se décide à se pencher sur son histoire, tout change. Entendons-nous bien, l'histoire reste très classique, elle est même assez faiblarde, mais elle est quand même très bien menée. À tel point qu'on ne saurait reprocher un final archi attendu. On ne s'ennuie pas une seule seconde. Mais, plus que le cadre et le talent de mise en scène d'Hathaway, le point fort du film, c'est son casting, c'est incontestable. Marilyn (véritable tornade sexuelle et évoluant dans un contre-emploi total), Joseph Cotten et Jean Peters sont tous trois excellents. Autant je suis d'accord pour dire que Marilyn n'est pas la plus grande actrice de l'histoire du cinéma, autant je la défendrai ad vitam aternam face à ceux qui trouvent qu'elle était une actrice médiocre. Près de 60 ans après son décès, ses talents d'actrice sont toujours aussi injustement non reconnus.
Héritier d’un cinéma de genre et annonciateur d’un cinéma d’auteur, « Niagara » exploite à fond ses décors naturels, symboles de l’histoire racontée. Aussi ravageuse que les chutes du Niagara qu’on voit sous toutes ses coutures, Marilyn Monroe est, même si elle n’est pas l’actrice principale, au cœur de l’intrigue. Dans la lignée des films noirs des années 40, elle est la pure incarnation de la femme fatale par qui le scandale et le malheur arrivent. Renouvelant le genre, Henry Hathaway mise sur la couleur, là où ses prédécesseurs jouaient des clairs-obscurs du noir et blanc. Il faut voir les robes éclatantes que porte Marilyn pour comprendre le feu que représente cette femme dans un monde aseptisé. Il n’est d’ailleurs par certain qu’Hathaway se limite ici à proposer un film purement moral. La réussite du film tient, quoi qu’il en soit, à la virtuosité de sa mise en scène. Empruntant parfois à Hitchcock ou à Welles (mais les annonçant aussi), il imprime en outre une patte toute personnelle, jouant des mouvements des personnages et des chutes, jouant sur les couleurs mais aussi les sons (le fameux carillon), et proposant des plans totalement baroques. « Niagara » annonce, à plusieurs titres, un changement dans le cinéma américain. Il utilise des thèmes vus et revus traités d’une autre façon formelle. La réussite n’est cependant pas totale, la faute notamment à un scénario trop convenu et à une dernière partie décevante car trop classique. On aurait aimé que d’autres pistes soient exploitées, quelque chose de plus tordu, de moins linéaire. D’autres réalisateurs se chargeront de le faire mais au moins une ligne était lancée à l’eau.