Film de science-fiction horrifique réalisé par Vincenzo Natali, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra au cinéma, Cube est un film correct. L'histoire nous fait suivre plusieurs personnes qui se réveillent dans des pièces cubiques vides, possédant des issues au centre de toutes ses faces. Se demandant ce qu'ils font là, ils vont tenter de se sortir de ce dédale à leurs risques et périls car certaines pièces comportent des pièges mortels de toute sorte. Ce scénario s'avère assez intéressant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. L'intrigue nous plonge immédiatement au cœur de l'action et va s'intensifier au fil des minutes, au fur et à mesure de l'avancement du petit groupe. La tension est présente face à ce mystérieux système dont on ne saura hélas pas grand-chose de plus. Le contexte reste en effet assez flou et il est dommage que les motivations de cette expérience ne soit pas plus creusé. Tout repose sur ce concept franchement original maintenant le stress à la faveur de ses pièges. Malheureusement, ceux-ci sont au final peu nombreux et il manque davantage de morts vicieuses et sordides. L'ambiance angoissante est pour sa part bien retranscrite. L'ensemble est porté par des personnages aux tempéraments bien différents et aux professions utiles pour se sortir de ce labyrinthe. Des rôles hélas interprétés de façon peu convaincante par une distribution comprenant David Hewlett, Julian Richings, Maurice Dean Wint, Nicole de Boer, Nicky Guadagni, Andrew Miller et Wayne Robson. La cohabitation forcée entre tous ces individus donne lieu à beaucoup de nervosité, de méfiance et de paranoïa, faisant ainsi ressortir la véritable nature humaine. Des échanges soutenus par des dialogues qui ne volent pas très haut. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère assez sommaire. Il est vrai que sa mise en scène est limitée par le décor mais elle n'est pas très esthétique malgré le fait qu'elle fait tout de même en sorte de varier ses plans. Nonobstant, elle fait plutôt amateur tout comme les effets de tremblements, de ralentis, et les effets spéciaux qui ne sont pas à la hauteur. Heureusement, la structure et son mécanisme servant de décor carcéral , certes forcément redondant, s'en tire mieux avec ses néons colorés qui créent des ambiances différentes selon la pièce dans laquelle ils se trouvent. Ce visuel en demi-teinte est accompagné par une bande originale aux compositions collant bien avec l'atmosphère, sans pour autant avoir un quelconque impact sur les images. Reste une fin moyennement satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Cube qui, en conclusion, est un long-métrage valant le coup d’œil malgré ses tares.