Avis sur Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux
Les Mille et une recettes du cuisinier amoureux
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Backpacker
92 abonnés
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1,0
Publiée le 4 octobre 2007
Une fois encore, Pierre Richard cabotine, en fait des tonnes et donc surjoue en quasi permanence. Cela nuit particulièrement à ce long-métrage déjà trop lent et rempli de caricatures (le cuisinier français qui "s'exporte", le vieil homme de l'ouest s'amourachant d'une jeune et belle fille de l'est...). On retiendra donc une histoire sympathique à défaut d'être surprenante et originale...
Où l'on découvre au début du siècle (le XXème) un personnage hors du commun en la personne de Pascal Ichac, cuisinier français tombé amoureux de la Géorgie, gourmet, esthète et hédoniste. Son talent pour une cuisine pleine de saveurs et d'invention (l'esprit français pour les slaves?) et son aptitude à la joie de vivre ont séduit réciproquement les géorgiens, en particulier la jolie Cecilia. La première partie du film exalte l'optimisme du héros, sa jouissance de la vie et de la libertéspoiler: . Puis la brutale rupture historique, entrainant également une rupture de ton dans la comédie, qu'impose la révolution bolchévique , nous éclaire davantage sur les intentions de la réalisatrice Nana Djordjadzé. Sous l'apparence de paillards en uniforme, la dictature communiste fait son entrée et Ichac est sa première victime en ce qu'il représente la liberté et le talent. La suite du film est, suivant le sens que recouvre le personnage de Pierre Richard, tout en symboles. Comment Ichac spoiler: collabore malgré lui avec les soviets, comment il s'étiole parce qu'on lui interdit son art, comment le fruste bolchévisme jalouse sa maestria et sa séduction...
Pierre Richard est très à l'aise dans ce rôle et dans ce film où passent de la gaité et une certaine poésie. A travers le cas d'Ichac, et plus loin que le communisme, la réalisatrice exprime ce que l'idéologie bornée et le conformisme des dictatures coûtent au rayonnement de l'humanité.
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5,0
Publiée le 20 mars 2020
C'est l'un des films les plus visuellement attrayants que je n'ai jamais vus. Il est très riche, avec beaucoup de couleurs et un scénario compréhensible et bien sûr de beaux aliments. L'histoire est également captivante, avec une petite histoire d'amour épanouissant et fascinant. Personnellement, je n'aime pas tellement les parties où le film devient figuratif ou symbolique, j'ai juste du mal à en tirer un sens mais ce n'est pas trop ambigu et le style du film vaut bien un peu de confusion. Mais comme c'est Pierrot et que je ne connaissais pas: cinq étoiles...
Eh oui ! Quatre étoiles. Non pas que ce film constitue une date incontournable dans l'histoire du cinéma, mais il ne mérite tout de même pas le zéro pointé. Loin des rôles qui l'ont rendu célèbre, Pierre Richard interprète avec justesse et émotion cet individu épris de beauté et d'absolu, de gourmandise et de raffinement, détruit par la mesquine marche de l'humanité, indifférente et grossière. Evidemment, le film est lent. On est loin des clip-films hollywoodiens. Mais il pourra toucher les âmes attentives et patientes.