La Griffe du passé
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Shephard69

411 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2017
Certainement l'un des tous meilleurs films noirs, un modèle du genre avec son intrigue complexe tout en étant facile à suivre, sa femme fatale impeccablement interprétée par Jane Greer et ses multiples rebondissements. Un polar porté par un duo de tête royal entre Robert Mitchum et Kirk Douglas. Une référence dans la lignée de classiques comme "Le faucon maltais".
soulman
soulman

141 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2017
Un des fleurons du genre, à partir d'une intrigue complexe du grand James Cain, dans lequel l'immense Bob Mitchum croise le jeune Kirk Douglas, la vénéneuse Jane Greer et l'épatante Rhonda Fleming.
La photographie est à la hauteur, jouant admirablement des clairs-obsurs, aussi à l'aise dans les beaux décors naturels du lac Tahoe et de ses environs. La mise en scène de Jacques Tourneur, nerveuse, maintient le spectateur en éveil, égalant les plus belles réalisations de Dassin et de Siegel.
La scène du premier baiser sur la plage au Mexique est aussi belle que brève et hantera longtemps tous les amateurs de films noirs.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2016
Un véritable chef d'oeuvre du film noir et du cinéma tout court. J. Tourneur réunit un casting assez incroyable et offre à R. Mitchum un rôle on ne peut taillé sur mesure. Le grand Bob était encore au début de sa starisation et son face à face avec J. Greer (qui compose un personnage de mante religieuse parmi les plus toxiques et dangereuses de l'histoire du genre) est tout simplement un classique. L'histoire offre une manipulation diabolique, qui enchaîne coups fourrés, rebondissements et morts violentes, le tout à un bon rythme et proposant une mise en scène parmi les plus maligne du cinéma. Utilisant beaucoup les symboles, les angles astucieux et les astuces visuelles, Tourneur en dit parfois avec les images qu'avec les mots, les dialogues étant par ailleurs assez brillant et eux-mêles plus suggestifs qu'instructifs. Quant au méchant, il est campé par un K. Douglas lui aussi débutant et qui démontre déjà de belles pré-dispositions. Un excellent film, tourmenté et brillant. D'autres critiques sur
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2016
La rencontre des deux héros est tellement romantique : la mer, la lune, le baiser de la nuit et l'orage qui surprend les amoureux. Mais il n'est rien de tout cela tant la vérité des personnages apparaît vite. Une construction en forme de toile d'araignée qui se referme comme un piège autour de Mitchum, une mise en scène minutieuse, des éclairages fabuleux et un récit génial pour ce monument du film noir.
blacktide
blacktide

81 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
Touch of Evil

L'emprise du passé brise l'idylle obscure de l'homme placide au Trench Coat désabusé, dupé par la femme fatale dans une évasive noirceur stylisée. Le destin s’impose à lui, aucune issue, aucun moyen d’y échapper. La griffe du passé est imprégnée d’un profond fatalisme, une inexorable noirceur qui en fait l’un des plus tragiques films noirs. L’éclairage subtil de Tourneur vient harmoniser l’ensemble, accentuant l’énigme autour d’une intrigue indiscernable et ténébreuse où le drame passionnel se déchaîne dans une violence nocturne.

A l’image de La Féline, Tourneur oriente la subtilité narrative dans un non-dit maîtrisé à la perfection, évoluant dans un Noir et Blanc étincelant et intensément nostalgique, sublimé par le charme ravageur d’une Jane Greer superbement manipulatrice. L’apathie de Mitchum, d’une froideur insolente, façade de la vulnérabilité, se fera trahir par des pulsions irrépressibles, motivé par une impuissance face à un amour débauché et sadique. Malgré son indiscutable envie d’exhumer la vérité et de renoncer au passé, la passion prend le dessus.

Une certaine duplicité marque le film : sous des airs presque oniriques, d’une plage d’Acapulco, éternel amour, idylle mexicaine à la mélancolie passagère, succède l’obscurité mensongère des ruelles de L.A. et de sa belle illusionniste. Douglas équilibre l’opacité des noirs desseins dans un jeu nébuleux et perçant, permettant l’ambigüité quant à la véritable charogne de l’hermétique trio. Tourneur emprunte habilement la codification incontournable du film noir (cigarettes, flash-back, dialogues poétiquo-incisifs, retournements de situation, gangsters…) tout en y apportant sa stylistique expressionniste.

La densité de l’intrigue transparaît à travers cet effacement progressif d’un passé magnifié, sous les sunlights des tropiques, jusqu’au tragique présent d’un passé manipulé. Le rythme se fait peu à peu détaché, ce qu’on peut notamment reprocher, sorte de rupture calculée marquant l’impossibilité d’un revirement de situation : les mimiques flegmatiques d’un Mitchum habité par une animosité de marbre, symboles d’un fatum funeste annoncé. Mitchum est marqué par les griffures du temps, coincé dans une simili liberté illusoire, corrompu par la Femme désinvolte animée par l’anéantissement malgré des motifs énigmatiques, toujours inconnus à ce jour ; Mitchum réussira à s’échapper, gagner sa liberté, dans une issue des plus tragiques.

Out of the Past est un enchantement désenchanté, paradoxale amour crépusculaire où la vulnérabilité masculine est engloutie par les ténèbres d’un Satan féminisé, envoûtante pécheresse, symbole de la fatalité. Par une complexité apparente, Tourneur signe un grand film noir qui malgré quelques lenteurs dans la deuxième partie, insuffle une beauté visuelle irrésistible au mystère matérialisé dans un climat oppressant, désintégration de l’intégrité de l’homme trompé par le vice le plus charmeur qui soit : la féline.
cylon86

2 842 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2016
Ancien détective, Jeff est devenu pompiste dans une petite ville où il mène une vie tranquille. Mais le passé le rattrape lorsque Whit Sterling, son ancien employeur lui fait savoir qu'il a une dette envers lui. En effet, Jeff avait été chargé par Whit de retrouver Kathie Moffat, une femme qui lui avait dérobé de l'argent mais à défaut de la lui livrer, Jeff avait filé avec, tombé sous le charme de cette femme fatale un peu garce sur les bords. S'attaquant au film noir, Jacques Tourneur livre ici un exercice quasi-parfait et l'un des fleurons du genre. Jeff, interprété par un Robert Mitchum charismatique et fataliste, est un type suffisamment intelligent pour savoir qu'il se met dans une sale situation tout en ne pouvant s'empêcher d'y foncer tête baissée. Il faut dire que Jane Greer, plus envoûtante que jamais, a de quoi faire tourner la tête. Trébuchant sur les cadavres, les embrouilles et son passé, le destin de Jeff est incertain et il se démènera comme il pourra pour s'en sortir. Tourné dans un noir et blanc superbe et bénéficiant du talent certain de son réalisateur quand il s'agit de créer une certaine ambiance, "La Griffe du Passé" est un modèle du genre, au romantisme désillusionné et à la fatalité aussi poisseuse que superbe, écrit intelligemment avec des personnages complexes. Avec en prime un Kirk Douglas en grande forme et des répliques qui font mouche.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2015
C'est lorsqu'il est abordé par un homme plutôt mystérieux que Jeff, un pompiste qui vit tranquillement avec sa petite amie, va voir son passé le rattraper... où se mêleront amour, gangsters et argent.

En adaptant le roman Build My Gallows High de Geoffrey Homes, Jacques Tourneur livre l'archétype (jusqu'à l'excès même) du film noir où s'entremêlent détective privé, femme fatale, fumée de cigarette ou encore noirceur chez les personnages. Pourtant, c'est surtout un film sur l'amour qu'il réalise, un amour destructeur, manipulateur et passionné comme celui de Jeff dans le passé pour la maîtresse de son employeur qui verront ses sentiments maltraités, puis sa replongé dans le milieu alors qu'il était à nouveau amoureux.

Tourneur met bien en avant la folie de cet amour qui va entraîner Jeff dans une spirale où tout dénouement heureux semble banni. Il braque sa caméra sur ce dernier et met peu à peu en place les relations qu'il aura avec la galerie de personnages gravitants autour de lui, allant d'une femme fatale manipulatrice à un gangster ambigu en passant par divers hommes de main. Très bien écrit avec des personnages fort intéressants, notamment par leurs enjeux, Out of the Past est sublimé par l'atmosphère sombre, troublante et prenante que Tourneur instaure peu à peu.

Si ce n'est pas préjudiciable, c'est néanmoins dommage que la mise en scène manque légèrement de tension et de nervosité dans la seconde partie alors que la première n'en manquait pas. Pourtant, Tourneur ne manque pas de bien exploiter les divers éléments qu'il a à sa disposition, notamment la belle photographie en noir et blanc, instaurant un jeu d'ombre qu'il maîtrise bien. Dans le rôle principal, Robert Mitchum est parfait, donnant un côté humain, tragique et amoureux à son personnage, tandis que face à lui, le jeune Kirk Douglas impose déjà sa présence.

Out of the Past permet à Jacques Tourneur de livrer un modèle de film noir placé ici sous le signe d'un amour destructeur et manipulateur et met en place une atmosphère sombre et adéquate au sujet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 août 2015
GÉNÉRAL : Un homme est rattrapé par son passé.

ASPECTS POSITIFS : Un des meilleurs films noir, malheureusement moins connu que d’autres qui sont plus simples.

ASPECTS NÉGATIFS : spoiler: Il n’y a pas vraiment de aspects négatifs, mais pour un premier visionnement il est parfois difficile de saisir l’intrigue à cause des nombreux retours en arrière.


PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: On se rend compte que l’image projetée par Kathie ne représente pas du tout la réalité. C’est une femme fatale, sans le look, donc plus dangereux et qui manipule tous les hommes autour d’elle. Finalement, Jeff s’en rendra compte trop tard et montrera à Whit tout ce qu’elle a causé. On voit vraiment que Jeff croit avoir réussi à sortir des griffes de Kathie lorsqu’il assurera son amour à Meta sans l’ombre d’un doute. Toutefois, il aura une surprise lorsqu’il retournera chez Whit et qu’il trouvera ce dernier assassiné. À défaut de ne pouvoir s’en sortir, il décidera que du moins Kathie ne s’en sortira pas. Les deux hommes sont impressionnés par Kathie, mais ne savent pas comment l’aimer. Le jeune joué pas Dickie Moore est un des personnages les plus forts du film. Malgré les apparitions plus nombreuses des deux autres femmes, on sent que c’est avec lui que la relation avec Jeff est la plus forte. En effet, c’est sûrement lui qui aime le plus Jeff, qui lui est le plus fidèle, qui le sort le mieux de l’embarras, qui agit le mieux pour lui et qui met un peu de soleil dans ce film noir. À la fin, Meta confirme cette hypothèse lorsqu’elle questionne le jeune sur les intentions de Jeff avec Kathie en mentionnant que c’est lui qui connaît le mieux Jeff. D’ailleurs, dans son déchirement, le jeune préfèrera mentir pour permettre le bonheur des autres et pour qu’ils puissent mieux poursuivre leur vie plutôt que de préserver l’image de Jeff qui de toute façon est mort. C’est une décision importante et pleine de maturité et du sens du sacrifice, car normalement il aurait dû sauver l’image du héros.
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2015
Excellent film noir, avec Kirk Douglas campant un gangster très convainquant. La partie centrale est peut-être un petit peu difficile à suivre, mais finalement tout se clarifie assez vite. Tous les ingrédients sont là, la femme fatale, le gangster qui tire les ficelles et son tueur qui fait les basses besognes, les intrigues avec nombre de rebondissements, et le scénario transcende tous ces ingrédients pour nous donner un grand film noir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 octobre 2016
Ce film a des qualités mais il est trop ambitieux. Si la première partie captive par l'intrigue et des dialogues savoureux, la seconde se perd dans un scénario trop complexe. A essayer de faire le lien entre l'intrigue et la scène actuelle, on n'est plus qu'à moitié dans le film ! Une histoire plus simple aurait vraiment été au service de l'efficacité du film, c'est bien dommage...
Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2015
Un très très bon film noir, porté par un Robert Mitchum juste énorme, ce mec avait un charisme assez incroyable, faisant tout passer par le regard et l'intonation de sa voix. L'intrigue en elle même tient accroché tout le long, de par les multiples retournements de situation et par sa thématique principale : est-il possible de faire table rase du passé ?
La mise en scène de Jacques Tourneur est super efficace, son montage est dynamique, pas une séquence en trop, pas un moment de longueur, la photo est sublime de par des jeux de lumière qui découpent les ombres du héros sur les murs et le rendent d'autant plus imposant à l'écran. J'ai passé un très bon moment devant ce film, la fin est magnifique et apporte tout son sens à l'intrigue. Du grand cinéma, à voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Tout comme son illustre précurseur, "Le faucon maltais" de 1941 avec Humprey Bogart, "Out of the past" est considéré par la presse en particulier comme l'un des plus grands films noirs de tous les temps. Bien qu'encensé également par une grande partie du public, je reste légèrement sur la réserve. Déjà, après avoir vu deux ou trois fois "Le faucon maltais", j'avais émis de sérieuses réserves quant au soi-disant chef d'œuvre. Dans " La griffe du passé", l'intrigue est complexe, ce qui en renforce l'intérêt. Jacques Tourneur collabore pour le scénario avec Daniel Mainwaring, écrivain à succès et scénariste de nombreuses œuvres cinématographiques de l'époque. Il est d'ailleurs l'auteur du roman noir " Build my gallow high" (Pendez moi haut et court) sous le pseudonyme de Geoffrey Holmes, base de l'histoire du film. Pour mémoire, Edward Dmytryk devait le réaliser initialement et d'autres acteurs tels John Garfield et Dick Powell avaient été pressentis pour jouer le personnage principal du détective Jeff Bailey. A noter que ces deux acteurs ont tourné plusieurs films noirs à succès. Finalement, Robert Mitchum décrocha le rôle. Son flegme légendaire allait le prédestiner à tourner plusieurs films du genre entre 1944 et 1955. Opposé à l'inoubliable et merveilleux acteur et dernier monstre sacré de l'époque hollywoodienne, Kirk Douglas (98 ans), il doit déjouer les pièges qui lui sont tendus par Witt Sterling (Kirk Douglas), son ancien employeur qui le charge de retrouver sa maîtresse, Kathie Moffet interprétée par la talentueuse Jane Greer qui le manipulera à son tour. Tous les ingrédients du film noir sont réunis : l'utilisation du flashback, la femme fatale manipulatrice, le poids du passé, le pessimisme, le détective blasé et bien sûr, le noir et blanc. Tous ces paramètres devraient normalement conduire ce film à en faire un monument du polar. Il est intéressant certes mais à quelques réserves près : le rythme est mou, Kirk Douglas manque de présence, l'intrigue tarde à se construire et la première moitié confine à l'ennui pendant que la seconde partie devient complexe et déconcertante. Heureusement, la fin est sublime, le destin accomplissant son œuvre. Globalement, Out of the past demeure une référence.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

57 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2014
Toi vouloir film noir pur jus ? Toi va être plus que servit !! Les bons ingrédients sont là, le résultat fidèle a tes attentes ! Toute une époque ....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 février 2014
La griffe du passé est un de ces classiques du film noir qui traverse bon an mal an le poids des années. Le revoir aujourd'hui me laisse sur ma faim quant à son scénario un poil éculé et son jeu d'acteurs hollywoodien d'après guerre. Mais la réalisation raffinée et précise de Jacques Tourneur, les travail sur les décors et la classe d'un Robert Mitchum ou d'un Kirk Douglas nous font tout même passer un bon moment. Ce polar noir demeure une œuvre à (re)découvrir pour tout cinéphile qui se respecte
Raw Moon Show
Raw Moon Show

154 abonnés 858 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2013
Au panthéon du film noir, il y a Out of the past, forcément.
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