Le Genou de Claire
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Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2008
Un marivaudage subtilement mené où le personnages décident de la finalité de l'intrigue et des rebondissements à venir : ils font l'histoire en même temps que nous voyons le film !
On peut reprocher un ton "trop" léger, mais le charme du genou de Claire vient principalement de cette atmosphère très détendue de vacanciers aisés.
Un des grands plaisirs du film est l'interprétation de Brialy, et les débuts de Luchini, qui est déjà "fidèle à lui-même" .
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2022
L'excitation par la distanciation et le fétichisme, tel est tout le propos du film.. La manipulation intellectuelle de ce protagoniste de 35 ans, sur des jeunes adolescentes dans le but de nouer une relation sexuelle acétique avec elles, est soutenue par un point de vue doublement distancié et doublement fétichiste sur la sexualisation du corps de ces adolescentes par Rohmer. L'auteur comme son personnage, fantasme (dans fantasme il y a distanciation) de très jeunes femmes, et manipulent le regard qu'elles ont sur elles même pour le détourner vers une liberté conforme au désire sexuel de ce dernier.

Comme ces relations sont purement intellectuelles et donc ascétique, elles se vivent dans la chasteté et par conséquent, sont conformes à la morale (chrétienne et individualiste) selon l'auteur. Tel est la grande justification que nous fait passer Rohmer sur ses sentiments érotiques à l'égard des adolescentes. C'est également la grande justification du mouvement pédophile (dénoncé par ailleurs dans le "salo" de Pasolini par un des derniers plans du film) du début du 20eme. Mais heureusement, Rohmer s'arrête avant, il ne va pas au dessous de 16 ans.

Mon point de vue est que la distanciation ne peut se justifier que lorsqu'elle est en parfaite adéquation avec la distanciation de l'objet (l'être humain) fantasmé. C'est à dire que lorsqu'il y a sexualité, il y a consentement et lucidité (définit par le rapport de maturité et d'expérience ainsi que par l'intérêt commun). Le consentement seul n'est pas valable, car sans lucidité, il est manipulable.. Mais ce n'est que mon avis.

La mise en scène est un peu plus audacieuse que ses précédents films. Notamment lorsqu'il s'agit d'érotiser ces adolescentes, avec des procédés fétichistes (d'où le titre du film) aussi bien formelle que narratifs. Le cadre très romantique du film joue parfaitement avec les propos scénaristiques et scéniques, et renforce le point de vue très critique, cynique, de l'auteur sur l'amour homo-générationnel.

Un film à regarder avec distance.
christoffmorlock
christoffmorlock

14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2014
Si le fond a un certain intérêt, si la forme est intéressante, l'idée de proposer un dialogue aussi intellectuel et suranné dans un cadre contemporain est d'une relative maladresse. Le jeu de Jean-Claude Brialy est heureusement excellent mais ne parvient pas à rattraper le manque total de naturel et le mauvais jeu des autres acteurs qui semblent lire leur texte tels des élèves. J'en suis parfois arrivé à me demander s'ils n'avaient pas le texte sur les genoux tant ils penchent régulièrement la tête dans cette direction... Au final, un film longuet et qui intellectualise trop pour posséder de l'intérêt à mes yeux. Seule cette expression du désir de Jérôme parvient à me toucher car elle fait référence à ces petits quelques choses qui chez l'autre peuvent conduire jusqu'à l'obsession. Déception...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2014
Durant l'été, au bord d'un lac montagnard, un homme excentrique qui s'apprête à se marier tente, avec la complicité d'une écrivaine, des jeux amoureux avec deux lycéennes. Avec un tel pitch, "Le Genou de Claire" aurait pu facilement se transformer en scénario glauque. Cependant, le film évite cela en grande partie grâce à Jean-Claude Brialy, qui, très loin d'un rôle de pervers, campe un personnage intriguant, légèrement désabusé, et à la narration amusée qui donne son charme au film. Néanmoins, la mise en scène de Eric Rohmer, qui parvient certes à érotiser de manière astucieuse la fameux genou, est assez fade dans l'ensemble. Si bien que le film ne se constitue que de séries de dialogues très théâtraux, ce qui engendre parfois des longueurs.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2014
En regardant Le Genou de Claire, j'ai découvert le cinéma de Rohmer. Un cinéma délicat, lent (dans le bon sens du terme) et très bavard. Ici, Brialy excelle dans le rôle du beau parleur à tendance libertine.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2009
Très agréable. Un film qui repose sur des dialogues intelligents mais aussi sur le timbre de voix de Jean-Claude Brialy. C'est assez envoûtant. En revanche, le style Bee Gees c'est pas classe. Heureusement que cette mode de la barbe Ben Laden et des habits moulants avec pattes d'ef pour les pantalons est passée. Merci maman de m'avoir conçu en 1979 et pas avant, promis je n'oublierai pas (pour une fois) de te souhaiter bonne fête dimanche...
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2020
Un très beau film de Rohmer une sorte de « Liaisons dangereuses » des temps modernes. M .Vermont est Brialy, absolument formidable (probablement son meilleur rôle), macho, avec sa barbe hirsute, dandy à la voix affirmée, qui va se marier dans deux mois, mais accepte le challenge de sa meilleure amie Mme de Merteuil / Aurora de séduire deux jeunes filles en vacances. L’action se situe au bord du lac d’Annecy, sublimement filmé par Nestor Almendros , dans une villa pieds dans l’eau, Un régal. Vermont veut bien séduire les JF mais sans passer à l’acte car il aime sa fiancée. La 1ere ,Laura participera bien volontairement à ce jeu, elle et jeune , 16 ans ,elle veut vivre un grand amour , se laisse courtiser , elle est cabotine et un peu coquine, elle le séduit, l'attire, on est dans les années 70 et les JF n’ont plus leur langue dans leur poche, d’où des dialogues très modernes, captivant et savoureux . Elle provoque son mentor aîné et l’emmène en ballade sur les montagnes Savoyardes ; Elle se laissera gratifier d’un très beau baiser fougueux. Puis les jours suivants se montre blasée. Vermont reporte alors son attention sur la 2e JF pourtant déjà casée . Et surtout devient vite obsédé par le très beau genou de Claire , souvent exposé au plein soleil . Cela devient donc son fantasme, presque Bunuelien, il vaut toucher ce genou, caresser cette merveille d’esthétique. Une opportunité se présentera, sur les bords du lac, juste ce qu’il voulait. Il racontera son aventure à Aurora, qui pourra ainsi écrire un roman. Les vacances sont terminées pour tous. Des dialogues délicieux, modernes, sur les jeux de l’amour et du hasard. Brialy exceptionnel. Les deux J filles agréables. A noter le 1er rôle de Fabrice Lucchini , jeune éphèbe , blondinet, mais on sent déjà poindre l'immense talent qui sera le sien. Un régal de film, au goût de bonbon acidulé, frôlant la perfection .
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2025
C'est un film de Rohmer, le 5eme chapitre de ces contes moraux. C'est l'histoire de la Seduction. Qui est représentée par des hommes dont le dandy à la quarantaine bien tassée, interprété par Brialy mais aussi le bellâtre qui fait du tennis. Et de l'autre côté on a la superbe Claire, amoureuse du bellâtre mais que le dnady va tenter de séduire. C'est donc le jeu de l'amour et de la séduction. Sous forme de dialogues. Avec quelques petites scènes de la vie de tous les jours, celle de l'été, dans une villa au bord du lac d'Annecy. Le dandy, qui habite en Suède, est revenu au pays pour revendre sa maison, une autre villa sur le lac, dont il semble ne pas vouloir s'en occuper tellement il passe de temps avec Aurora, une ancienne amie, qui loge dans la première villa. Il semble aussi vouloir la séduire, puis ensuite Laura, la fille des propriétaires et enfin Claire, la soeur de Laura. A noter qu'on voit aussi Lucchini en jeune acteur. Un film de dialogues amoureux pour résumer.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2025
Un marivaudage teinté d’intellectualisme en forme de bijou fin et délicat signé Éric Rohmer, cinéaste reconnaissable entre tous. La subtilité malicieuse de la narration et la précision (préciosité ?) des dialogues font qu’un rien devient important et savoureux, dans une ambigüité constante entre les attitudes forcées et les élans naturels. La mise en scène claire et nette, sans effet aucun, donne de l’importance et de la densité à chaque scène. Longtemps après la fin du film on se demande quelle a été la place et la force de l’influence de l’amie écrivaine manipulatrice Aurora sur les comportements de Jérôme. Cela pourra paraitre anodin et vain à certains, mais c’est véritablement délicieux !
cmich
cmich

28 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2013
On retrouve dans ce film l'ambiance Rohmer. Le personnage principal, sur le point de se marier, rencontre une amie d'enfance. Est-il prêt à se marier ? C'est ce que l'amie va chercher à mettre en évidence à travers de multiples expériences...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 janvier 2014
J'ai plutôt apprécié ce film même s'il est assez lent mais c'est l'esprit de Rohmer. J'ai été quand même déçu que Claire n'arrive pratiquement qu'une heure après le début du film.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2025
Les démons de Annecy

De nouveau, un très bon film de la part de Monsieur Éric Rohmer.

Cependant, je ne dirais pas que j'aime ce film, car j'ai été extrêmement mal à l'aise en le regardant, et Rohmer réussit parfaitement à le mettre en scène. Jean-Claude Brialy, formidable par ailleurs avec sa petite (grosse) barbe, se fait, je ne vais pas dire “manipuler“, mais un peu quand même, par Aurora, la romancière, qui parvient à exploiter, à réveiller les désirs cachés du monsieur. Ce dernier va commencer à être attiré par de très jeunes femmes, du moins il a le double de leur âge. Des situations assez inconfortables naissent avec notamment des plans rapprochés, du point de vue de Brialy, sur certaines parties du corps des jeunes femmes.

Ce personnage est tout autant plongé dans la solitude, il arrive au début du film seul et repart à la fin seul sur son bateau. De plus, il y a un plan très drôle mais en même temps assez terrible, c'est un plan moyen, Brialy au centre quand il comprend que sa future conquête a un petit copain. Ce champ contre champ entre les deux situations est terriblement drôle. Avant que Brialy part sur son bateau très loin tout ceci en plan séquence, il me semble, Rohmer fait souffrir jusqu'au bout son personnage.

J'ai eu cette impression d'être un peu un voyeur durant tout le récit avec tous ses mouvements de caméra assez lents comme si le spectateur était un espion au final et qui ne doit pas se faire remarquer ou bien nous sommes Aurora qui espionne pour prendre des notes pour son prochain ouvrage en plus des dires de Jérôme. De plus, il y a un plan subjectif d'Aurora lorsque Claire fait une mise au point avec son copain qui semble-t-il la trompe avec une autre.

J'aime bien cette idée qu'avec le choix du ratio, chaque journée ressemble à un tableau d'une scènette de vie quotidienne. De plus Rohmer coupe toujours ses journées au bon moment quand tout commence à s'exciter, quand il commence à se passer quelque chose entre les protagonistes, cela permet aux spectateurs de se demander ce qui aurait pu bien se passer entre les coupures de la journée. C'est un peu comme si on regardait une télé-réalité si vous voulez

Que dire de la photographie du film ? C'est sublime, la période estivale chez Rohmer comme dans Pauline à la Plage c'est toujours autant de toute beauté. Tout comme le travail sur le son, on est immergé à Annecy, avec les oiseaux, la pluie, le bruit des vaguelettes...

Bref, un très bon Rohmer même si de tout ce que j'ai vu jusqu'à présent c'est celui qui m'a le plus gêné, c'est pas celui que je reverrais en premier.

Par contre le jeu du gardien de camping bon il a une autorité tu as peur quoi mdrrr même un gamin de 3 ans a plus d'autorité.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2020
Annecy. That's enough. Evidemment ce sont de supers décors dans les quelles les personnages évoluent. Maintenant il y a un bien plus à en tirer. Jean-Claude Brialy et l'actrice jouant la belle sœur de Claire sont les raisons de bases selon mes 20 premières minutes de visionnage. Puis il faut rappeler, juste, Eric Rohmer. Il s'agit effectivement un bavard. Et il parle de ce que certains verrons aussi dans ma nuit chez Maud. En ce qui me concerne je suis un peu du même avis. spoiler: Mais il se trouve que tous les films de Rohmer se retrouvent dans tous les cas.
Je ne saurais que trop conseillé ce film qui laisse facilement la possibilité de se retrouvé à travers son personnage spoiler: La timidité le définissant plus que l'on ne croit. Je pense que c'est ce qui donne toute la valeur aux scènes que l'on regarde. L'attirance le gênant il est normal de s'y reconnaître. Seulement de mots associé à une image que l'on se fait du personnage. Un homme attirant qui séduit facilement. Seulement il n'est pas aussi simple. On se rend compte que le personnage n'a pas la sensation d'être un séducteur et plus quelqu'un de passif par nature avec les femmes qu'il désire. Pourtant il dit évoluer et en tous ne parait pas être dans ses retranchements par rapport aux jeunes femmes l'entourant.
Après je considère que le personnage dit ce qui est vrai. Mais l'on ne peut pas forcément le décréter par simple à priori mais surtout par comparaison avec soi même. Je ne suis pas sûre d'être très clair. En tous cas je trouve le travail accomplie comme d'habitude super intéressant. Que ce soit en ce qui concerne le traitement de l'image ou la partie scénario. Voilà tout.
San D
San D

71 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2020
une curiosité : conte philosophique sur un don juan version hippie qui manie l'art de la séduction ; un simple genou devient totalement érotique .........;
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 janvier 2016
Le Genou de Claire, film intello, champêtre et adophile d'Éric Rohmer, sorti en 1970.
Notons la performance d'acteur de Jean-Claude Brialy et la présence du jeune Fabrice Lucchini.
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