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Mephiless s.
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4,0
Publiée le 16 mai 2015
Le prestigieux prix Louis-Delluc est totalement mérité pour ce 5ème épisode des contes moraux! Jean-Claude Brialy en barbu est touchant et naturel, dans un cadre magnifique, bien appuyé par la photographie. Une fois de plus les dialogues sont très bien écrits, ils font bien l'analyse des sentiments de chaque personnage (chacun très bien travaillé)! Un très beau film et une belle histoire!
Un film de Rohmer c'est une conversation ininterrompue sur des thèmes différents. Parfois elle est intéressante, parfois moins, mais c'est souvent instructif. Ça parle très souvent d'amour, thème universel. Ici c'est plaisant et cela le devient au fur et à mesure. Il faut tenir la cadence.
Immoralité et abus de pouvoir des adultes sur les ados.
Un homme en passe de se marier s'allie avec une romancière en manque d'inspiration pour séduire une puis deux jeunes filles - sans souci des amours sans lendemain ou des ruptures par jalousie sans preuve qu'ils ont causées.
La causerie au salon n'est pas sans rappeler Les Liaisons Dangereuses - même manipulation machiavélique - qui sera mis en scène 18 ans plus tard (je n'ai pas vu la VF de 1959).
Dans le cadre magnifique des Alpes et du Lac d'Annecy, de riches oisifs dissertent sur l'amour, l'engagement et la liberté. On y sent le souffle post-soixante-huitard de l'ode à la liberté au sein du couple. Même si l'ensemble est prude, un certain érotisme latent se dégage en se focalisant sur ce fameux genou (à priori, pas la zone la plus érogène). La beauté de la jeune Claire y contribuant pour beaucoup, également. Malgré la très bonne interprétation de Jean-Claude Brialy, l'ensemble pâtit de l'amateurisme des autres comédiens qui semblent réciter leurs textes tels des écoliers venant d'apprendre leur poésie. D'autre part, il m'aurait semblé plus intéressant d'aborder la même thématique avec des personnages moins nantis car cela affadit le propos (en gros, ils n'ont que ces futiles préoccupations dans l'existence).
Si le fond a un certain intérêt, si la forme est intéressante, l'idée de proposer un dialogue aussi intellectuel et suranné dans un cadre contemporain est d'une relative maladresse. Le jeu de Jean-Claude Brialy est heureusement excellent mais ne parvient pas à rattraper le manque total de naturel et le mauvais jeu des autres acteurs qui semblent lire leur texte tels des élèves. J'en suis parfois arrivé à me demander s'ils n'avaient pas le texte sur les genoux tant ils penchent régulièrement la tête dans cette direction... Au final, un film longuet et qui intellectualise trop pour posséder de l'intérêt à mes yeux. Seule cette expression du désir de Jérôme parvient à me toucher car elle fait référence à ces petits quelques choses qui chez l'autre peuvent conduire jusqu'à l'obsession. Déception...
Après le dépouillement pictural de "Ma nuit chez Maud", Éric Rohmer réalise un conte incroyablement riche visuellement. Par bien des aspects, "Le Genou de Claire" s'oppose ainsi à ce précédent film : les couleurs sont vives et éclatantes, tandis que les dialogues ne traitent plus de conceptions abstraites mais du désir sensuel, thème bien plus proche de la chair. L'érotisme est toutefois toujours aussi présent, et même plus encore puisqu'il n'est ici pas refoulé par le personnage principal. L'ambiance estivale alimente d'autant plus cette atmosphère propice à la badinerie amoureuse, les corps étant à moitié nus et le sport pouvant se révéler un catalyseur aux rapprochements. Il faut ajouter que les protagonistes sont tous absolument fascinant, du facétieux Jérôme à la délicieuse Aurora – quelle bonne idée que d'introduire ce personnage d'écrivain afin de faire de cette histoire une expérience précédent l'écriture d'un roman ! – en passant par la magnétique Claire et l'ambiguë Laura. Le scénario propose des réflexions infiniment bien écrites et interprétées avec talent par les acteurs. C'est alors avec passion qu'on suit le stratagème de Jérôme pour effleurer le genou de Claire. Il est étonnant de constater, rétrospectivement, que cette histoire a tout l'air d'être mineure, alors qu'elle marque en vérité durablement. L'art subtil de Rohmer s'exerce avec délicatesse et discrétion, mais avec un tel génie !
Durant l'été, au bord d'un lac montagnard, un homme excentrique qui s'apprête à se marier tente, avec la complicité d'une écrivaine, des jeux amoureux avec deux lycéennes. Avec un tel pitch, "Le Genou de Claire" aurait pu facilement se transformer en scénario glauque. Cependant, le film évite cela en grande partie grâce à Jean-Claude Brialy, qui, très loin d'un rôle de pervers, campe un personnage intriguant, légèrement désabusé, et à la narration amusée qui donne son charme au film. Néanmoins, la mise en scène de Eric Rohmer, qui parvient certes à érotiser de manière astucieuse la fameux genou, est assez fade dans l'ensemble. Si bien que le film ne se constitue que de séries de dialogues très théâtraux, ce qui engendre parfois des longueurs.
En regardant Le Genou de Claire, j'ai découvert le cinéma de Rohmer. Un cinéma délicat, lent (dans le bon sens du terme) et très bavard. Ici, Brialy excelle dans le rôle du beau parleur à tendance libertine.
C'est le cinquième des six "contes moraux" réalisés par Éric Rohmer entre 1962 et 1972. Avant ce Genou de Claire, il y a eu La Boulangère de Monceau (court-métrage), La Carrière de Suzanne (moyen-métrage), La Collectionneuse et surtout Ma Nuit chez Maud, probablement le chef-d'oeuvre du cinéaste. Après, il y aura L'Amour l'après-midi, moins connu. Dans cette série de films, Rohmer renoue avec l'esprit littéraire et philosophique du XVIIIe siècle, un peu aussi hélas avec la préciosité du XVIIe, pour faire disserter des personnages contemporains sur la liberté, l'amour, la foi, la morale... Entre libertinage et marivaudage modernes. Tendance intello. Mais autant le réalisateur avait su trouver une austérité, une crédibilité et une profondeur magnifiques dans la joute verbale de Ma Nuit chez Maud, autant il peine ici, dans Le Genou de Claire, à faire oublier l'artifice de son dispositif, une verbosité un peu décalée dans un contexte de légèreté estivale, un peu anachronique aussi. Impression renforcée par le fait que certains acteurs, notamment Aurora Cornu, récitent leur texte bien peu naturellement (Jean-Claude Brialy, heureusement, s'en sort mieux). Ça cause donc beaucoup, très bien, trop bien. C'est toujours très fin, très subtil, mais aussi légèrement pédant et lassant sur la durée. Et puis on est sensible ou pas à ce type d'expérience de vie et d'expérience de cinéma. Écouter des bourgeois oisifs philosopher à bâtons rompus sur les choses de l'amour, entre sorties en bateau et parties de tennis, peut laisser vaguement indifférent, voire agacer, aussi beau soit le décor du lac d'Annecy, superbement photographié par Néstor Almendros... De ces jeux de l'amour sans hasard, très calculés, on garde quand même quelques pépites : un fétichisme amusant (mais développé tardivement) qui fait du genou de Claire "le pôle magnétique" du désir du personnage de Brialy, ou encore le premier rôle au cinéma de Fabrice Luchini, très blond et déjà très bavard...
La réputation qu’a acquise Le genou de Claire en tant que film majeur d’Eric Rohmer est méritée car le réalisateur y utilise à la perfection tous les éléments qui font son cinéma. C’est en effet à la qualité - trop travaillée pour être réaliste- des dialogues, le jeu excessivement théâtral des acteurs, le minimalisme de la mise en scène -qui ne passe que par de souples mouvements de caméra- et le découpage qui va droit à l’essentiel qui font que l’on reconnait immédiatement le style si particulier du réalisateur. Le scénario également est caractéristique de Rohmer puisque les jeux amoureux auxquels se livre Jérôme renvoient directement à la littérature du 18ème siècle qu’il apprécie tant, et en particulier à l’esprit libertin de certaines œuvres telles que Les liaisons dangereuses. Le personnage auquel Jean-Claude Brialy prête ses trais (et ici surtout sa voix) est l’incarnation du séducteur qui aime à théoriser ses aventures amoureuses. Mais ce sont surtout les relations, qu’elles soient sincères ou non, qu’il entretient vis-à-vis des trois femmes avec lesquels il partage ses vacances au bord du lac d’Annecy, un cadre paradisiaque magnifiquement sublimé par la photographie, qui font de ce conte moral un film, que le peu d’intrigue n’aide pourtant pas à rendre captivant, un beau moment de cinéma.
Un film un peu bizarre, non dénué de qualités, mais aussi de gros défauts, qui pour moi l'emportent. Certains dialogues sont très intéressants, très justes, d'autres sont carrément dépassés. Le décor du Lac d'Annecy est beau, mais certaines scènes sont horriblement mal faites (la pluie au jet d'eau par exemple, trop voyant). Jean-Claude Brialy est vraiment bon, Lucchini s'en sort, mais alors les autres, une cata... C'est ça le pire je crois. Et puis c'est un peu long et ennuyeux quand même...
Comment résumer ce long dialogue..... j'ai trouvé..... une histoire à la limite de la pédophilie chez Boboland sur les rives du lac d'Annecy jouait par des pseudo comédiens qui ne jouent pas mais qui récitent leurs textes banals.............. irritant...... vous ne savez pas jouer ? Jouer dans un film de Rohmer.....
J'ai plutôt apprécié ce film même s'il est assez lent mais c'est l'esprit de Rohmer. J'ai été quand même déçu que Claire n'arrive pratiquement qu'une heure après le début du film.