Le Genou de Claire
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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2025
C'est un film de Rohmer, le 5eme chapitre de ces contes moraux. C'est l'histoire de la Seduction. Qui est représentée par des hommes dont le dandy à la quarantaine bien tassée, interprété par Brialy mais aussi le bellâtre qui fait du tennis. Et de l'autre côté on a la superbe Claire, amoureuse du bellâtre mais que le dnady va tenter de séduire. C'est donc le jeu de l'amour et de la séduction. Sous forme de dialogues. Avec quelques petites scènes de la vie de tous les jours, celle de l'été, dans une villa au bord du lac d'Annecy. Le dandy, qui habite en Suède, est revenu au pays pour revendre sa maison, une autre villa sur le lac, dont il semble ne pas vouloir s'en occuper tellement il passe de temps avec Aurora, une ancienne amie, qui loge dans la première villa. Il semble aussi vouloir la séduire, puis ensuite Laura, la fille des propriétaires et enfin Claire, la soeur de Laura. A noter qu'on voit aussi Lucchini en jeune acteur. Un film de dialogues amoureux pour résumer.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2025
Un marivaudage teinté d’intellectualisme en forme de bijou fin et délicat signé Éric Rohmer, cinéaste reconnaissable entre tous. La subtilité malicieuse de la narration et la précision (préciosité ?) des dialogues font qu’un rien devient important et savoureux, dans une ambigüité constante entre les attitudes forcées et les élans naturels. La mise en scène claire et nette, sans effet aucun, donne de l’importance et de la densité à chaque scène. Longtemps après la fin du film on se demande quelle a été la place et la force de l’influence de l’amie écrivaine manipulatrice Aurora sur les comportements de Jérôme. Cela pourra paraitre anodin et vain à certains, mais c’est véritablement délicieux !
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2025
Un jeune attaché d'ambassade revient vendre sa maison familiale près d'Annecy et se retrouve en compagnie d'amies avant de repartir se marier. Typique du style de Rohmer: beaucoup de bavardages autour des rencontres amoureuses, de la séduction et peu d'action. J'ai trouvé le film original et très plaisant, notamment par les très beaux cadres lumineux autour du lac d'Annecy, le charme des vielles maisons et des terrains de tennis en dalles... Intéressant aussi de voir un Jean-Claude Brialy jeune et ambigu, un Fabrice Luchini très jeune et une Claire assez magnétique....
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juillet 2025
Le résumé de ce film est blablabla blablabla. En bref, c’est très bavard et donc il est difficile de ne pas s’endormir. De plus, il y a certaines interprétations qui laissent vraiment à désirer. La magnifique photographie du lac d’Annecy est insuffisante à elle seule pour relever l’ennui provoqué par ce film.
helioo
helioo

7 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2025
Le genou de Claire peine à intéresser, notamment à cause de ses dialogues inhabituellement précieux et vides, si ce ne sont pas des synonymes. Malgré tout il faut reconnaître le talent des acteurs et la qualité de la construction des personnages, un peu comme dans La Collectionneuse : Jérôme est un chasseur qui prétend faire semblant de chasser, et son amoralité ne réside pas tant dans l'âge de ses proies que dans son mariage prochain avec une femme que l'on ne verra jamais qu'en photo, ce qui met ce Conte moral un peu à part : d'ordinaire l'amoralité du protagoniste rohmerien repose sur son hésitation à trahir sa première femme, ici elle repose plutôt sur son mariage avec une inconnue, qui est perçu par le spectateur comme la seule véritable trahison ; c'est là tout le talent de Rohmer.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2025
Les démons de Annecy

De nouveau, un très bon film de la part de Monsieur Éric Rohmer.

Cependant, je ne dirais pas que j'aime ce film, car j'ai été extrêmement mal à l'aise en le regardant, et Rohmer réussit parfaitement à le mettre en scène. Jean-Claude Brialy, formidable par ailleurs avec sa petite (grosse) barbe, se fait, je ne vais pas dire “manipuler“, mais un peu quand même, par Aurora, la romancière, qui parvient à exploiter, à réveiller les désirs cachés du monsieur. Ce dernier va commencer à être attiré par de très jeunes femmes, du moins il a le double de leur âge. Des situations assez inconfortables naissent avec notamment des plans rapprochés, du point de vue de Brialy, sur certaines parties du corps des jeunes femmes.

Ce personnage est tout autant plongé dans la solitude, il arrive au début du film seul et repart à la fin seul sur son bateau. De plus, il y a un plan très drôle mais en même temps assez terrible, c'est un plan moyen, Brialy au centre quand il comprend que sa future conquête a un petit copain. Ce champ contre champ entre les deux situations est terriblement drôle. Avant que Brialy part sur son bateau très loin tout ceci en plan séquence, il me semble, Rohmer fait souffrir jusqu'au bout son personnage.

J'ai eu cette impression d'être un peu un voyeur durant tout le récit avec tous ses mouvements de caméra assez lents comme si le spectateur était un espion au final et qui ne doit pas se faire remarquer ou bien nous sommes Aurora qui espionne pour prendre des notes pour son prochain ouvrage en plus des dires de Jérôme. De plus, il y a un plan subjectif d'Aurora lorsque Claire fait une mise au point avec son copain qui semble-t-il la trompe avec une autre.

J'aime bien cette idée qu'avec le choix du ratio, chaque journée ressemble à un tableau d'une scènette de vie quotidienne. De plus Rohmer coupe toujours ses journées au bon moment quand tout commence à s'exciter, quand il commence à se passer quelque chose entre les protagonistes, cela permet aux spectateurs de se demander ce qui aurait pu bien se passer entre les coupures de la journée. C'est un peu comme si on regardait une télé-réalité si vous voulez

Que dire de la photographie du film ? C'est sublime, la période estivale chez Rohmer comme dans Pauline à la Plage c'est toujours autant de toute beauté. Tout comme le travail sur le son, on est immergé à Annecy, avec les oiseaux, la pluie, le bruit des vaguelettes...

Bref, un très bon Rohmer même si de tout ce que j'ai vu jusqu'à présent c'est celui qui m'a le plus gêné, c'est pas celui que je reverrais en premier.

Par contre le jeu du gardien de camping bon il a une autorité tu as peur quoi mdrrr même un gamin de 3 ans a plus d'autorité.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juillet 2024
Quelques scènes et dialogues de ce film sont malaisants aujourd'hui à notre époque, et j'imagine qu'en 1970 cela devait l'être aussi mais d'une autre façon. Là on frôle le récit pédophile. Cela dit Brialy est classe, beau, excellent et malgré le côté ultra surjoué de l'ensemble, j'ai réussi à voir le film en entier...
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2024
L'intrigue de Rohmer s'inspire de la démarche licencieuse et amorale des "Liaisons dangereuses". Jérôme est Valmont et Aurora est Madame de Merteuil, initiatrice et spectatrice d'un jeu de séduction que Jérôme doit mener auprès d'adolescentes candides. C'est, de surcroît, un façon de mise à l'épreuve pour le personnage qu'incarne Jean-Claude Brialy, tout près de se marier et qui semble tester la valeur et la réalité de ses sentiments en les confrontant à l'attirance que lui inspirent les jeunes filles, notamment Claire dont le genou focalise son désir.
Pour autant, et en dépit que Rohmer insiste sur la beauté juvénile des ces jeunes filles en fleur, le film est une fantaisie sans cynisme, littéraire et cérébrale, où la diversité des attitudes amoureuses, illustrée par les différents protagonistes du film, s'exprime par des professions de foi et des échanges dialectiques très justes. L'intelligence du propos se manifeste alors tout à la fois sous une forme philosophique et ludique; elle est servie par une interprétation grâcieuse, naturelle et parfois sensuelle.
Xavier VIRELY
Xavier VIRELY

8 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2024
Un très beau film, à regarder bien sûr avec la conscience de son année de sortie, au risque de trouver certaines scènes dérangeantes voir malsaines.

Les jeunes actrices ne sont pas vraiment au niveau, mais c'est sans quand on les compare à Briali qui est exceptionnellement juste.

Malgré tout, le film semble manquer d'ambition dramatique.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2023
Il se passe pas grand chose et la différence d'âge entre les protagonistes est un peu choquante pour les mœurs actuelles. Reste des beaux décors, des dialogues surannés mais intéressants et bien interprétés.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2022
L'excitation par la distanciation et le fétichisme, tel est tout le propos du film.. La manipulation intellectuelle de ce protagoniste de 35 ans, sur des jeunes adolescentes dans le but de nouer une relation sexuelle acétique avec elles, est soutenue par un point de vue doublement distancié et doublement fétichiste sur la sexualisation du corps de ces adolescentes par Rohmer. L'auteur comme son personnage, fantasme (dans fantasme il y a distanciation) de très jeunes femmes, et manipulent le regard qu'elles ont sur elles même pour le détourner vers une liberté conforme au désire sexuel de ce dernier.

Comme ces relations sont purement intellectuelles et donc ascétique, elles se vivent dans la chasteté et par conséquent, sont conformes à la morale (chrétienne et individualiste) selon l'auteur. Tel est la grande justification que nous fait passer Rohmer sur ses sentiments érotiques à l'égard des adolescentes. C'est également la grande justification du mouvement pédophile (dénoncé par ailleurs dans le "salo" de Pasolini par un des derniers plans du film) du début du 20eme. Mais heureusement, Rohmer s'arrête avant, il ne va pas au dessous de 16 ans.

Mon point de vue est que la distanciation ne peut se justifier que lorsqu'elle est en parfaite adéquation avec la distanciation de l'objet (l'être humain) fantasmé. C'est à dire que lorsqu'il y a sexualité, il y a consentement et lucidité (définit par le rapport de maturité et d'expérience ainsi que par l'intérêt commun). Le consentement seul n'est pas valable, car sans lucidité, il est manipulable.. Mais ce n'est que mon avis.

La mise en scène est un peu plus audacieuse que ses précédents films. Notamment lorsqu'il s'agit d'érotiser ces adolescentes, avec des procédés fétichistes (d'où le titre du film) aussi bien formelle que narratifs. Le cadre très romantique du film joue parfaitement avec les propos scénaristiques et scéniques, et renforce le point de vue très critique, cynique, de l'auteur sur l'amour homo-générationnel.

Un film à regarder avec distance.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2022
« Le Genou de Claire » est le cinquième des Six contes moraux de Éric Rohmer. A sa sortie en 1970, adolescent, j’avais apprécié ces discussions subtiles entre l’amour, l’amitié, la camaraderie… Cinquante ans plus tard, je trouve qu’il y a beaucoup de verbiage un peu intello et que finalement – si on y réfléchit - ce sont les adultes qui sont « immoraux » ! C’est Aurora (Aurora Cornu), romancière roumaine, qui pousse Laura (Béatrice Romand), la jeune fille de 17 ans de son hôtesse à Annecy, vers Jérôme (Jean-Claude Brialy), attaché d’ambassade à Stockholm qui doit bientôt se marier… pour étudier leurs réactions et avoir des idées pour terminer son roman en cours. De même c’est Jérôme qui un peu vexé de ne pas attirer le regard de Claire (Laurence de Monaghan), la sœur ainée de Laura, et qui n’apprécie pas son fiancé, va en quelque sorte essayer de « torpiller » son couple lors de la scène où Jérôme raconte à Claire qu’il a vu à Annecy son fiancé embrasser une autre fille, Claire de pleurer et Jérôme de la consoler en lui caressant le genou. Et puis on arrive à la fin du mois de juillet et tout le monde repart de son côté et finalement rien n’a changé dans la vie de tous ces personnages.
De l’importance de l’âge et du vécu du spectateur qui visionne un film.
A noter la présence d’un jeune débutant de 19 ans qui fera parler beaucoup de lui : Fabrice Luchini dans le rôle de Vincent, le copain de Laura.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juin 2021
Comment Rohmer s'en sort il et je ne parle pas seulement de la réalisation des films mais aussi de la façon dont ils sont considérés comme des classiques. Le Genou de Claire n'a rien de significatif à dire sur quoi que ce soit. Non seulement ces personnages n'existent pas dans notre vie mais ils n'existent nulle part ailleurs. Comme souvent dans les films français le mot amour devient interchangeable avec passion ou le simple fait d'aimer quelqu'un au point qu'il devient inutile d'utiliser ce terme. La performance principale de Brialy dans le rôle de Jérôme donne l'impression que Rohmer lui a simplement crié les répliques avant de dire action. Nous sommes censé croire qu'il est attiré par tant de femmes y compris la belle écolière de 16 ans Laura. Si vous donniez une caméra une pellicule quelques lampes, un magnétophone, un stylo et du papier aux sept personnes qui passeraient devant votre porte même s'il s'agit d'une vieille femme avec un panier à provisions, de deux garçons de quatre ans, d'un clochard, de votre mère, du marchand de sable ou d'un détenu en fuite et que vous leur donniez deux semaines pour réaliser quelque chose. Ils reviendraient toujours avec quelque chose de plus intéressant, de plus engageant et surtout de plus significatif que ce film...
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2021
Cinquième conte moral de Rohmer. Un badinage sentimental amusant et un peu pervers, porté par un Jean-Claude Brialy très vicelard.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2021
Eric Rohmer nous transporte en plein milieu des vacances estivales avec en toile de fond les bords du lac d'Annecy. Le lieu enchanteur est parfaitement propice à la séduction mais aussi à des réflexions diverses sur l'amour sous toutes ses formes. Jérôme (Jean Claude Brialy), 35 ans, futur marié, rend visite à une amie roumaine Aurora qui est écrivain. Ensemble, ils vont disserter sur l'amour, donner leurs points de vue sur le sujet. Par amusement, Aurora décide de lancer un défi à Jérôme: séduire la jeune Laura, 15 ans, fille de Mme Walter, l'hôtesse qui les accueille. Ce jeu lui fera comprendre que Laura ne l'attire pas mais c'est sa soeur Claire qui lui plaît et notamment son genou. Rohmer distille tout ce verbiage amoureux et ce bavardage romantique en une toile d'araignées des chemins possibles amenant au bonheur conjugal. Le style ampoulé et emphasé, presque théâtral, des dialogues rend l'ensemble très intellectuel voire philosophique. Du très bon cinéma à la française.
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