Le Genou de Claire
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2013
Les premiers plans nous plongent dans un cadre particulier, le lac d'Annecy l'été. Tout se passe ici, et Rohmer va jouer, en plus de nous proposer ce décor aussi magnifique que surprenant, de l'endroit : bateau qui va d'un coin à un autre, je pense notamment vers la fin du film avec la pluie, cette balade qui en est à moitié une, c'est juste fantastique.
Comme d'habitude - via le titre - Rohmer installe une histoire, un début, puis vient cet élément qui change la donne, un élément banal - on est loin des éléments perturbateurs que l'on a l'habitude de voir - presque insignifiant pour un être héros que celui-là, et là c'est le genou de claire.

Rohmer a l'intelligence de se focaliser autant sur l'avant, le pendant que l'après. C'est ce qui fait que ses films sont comme des voyages. Chacun est pris en compte, l'histoire pourrait s'étendre encore plus loin, il prend les moments les plus importants et en constitue une histoire large, je trouve ça absolument magnifique.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2012
Une première partie longue à démarrer, Claire qui n'apparait qu'après une heure de film, des dialogues longuets et trop bavards, non vraiment je ne retrouve pas le charme fou de "Ma Nuit Chez Maud", je me suis à nouveau ennuyé par contre les acteurs sont au niveau, c'est toujours ça de pris ...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 décembre 2012
On pensait retrouver la qualité de "Ma Nuit chez Maud" du même réalisateur. Déception, c'est sans intérêt, mal joué, chiant, réac, et très con ! A obtenu le prix Louis Delluc en 1970 (mort de rire)
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2012
Cette œuvre est vivifiante, presque intolérante par son magnétisme.

Les paysages sont somptueux, l’air est bon, les promenades de Laura et Jérôme dans la montagne sont une cure de jouvence, la parole et la tendresse communie avec une nature offerte à la contemplation.

Les gestes contraints à la retenue valorisent les mots, la philosophie l’emporte sur la détermination d’un baiser furtif avorté.

Le contact des mains est une frontière délimitant le refus de l’autre. Impossible d'aller plus loin, les corps sont moraux et tremblent uniquement par le propos.

La lumière pureté première de ce site privilégié sublime la démarche somptueuse de Claire ondulant majestueusement le long du lac.

Claire est une œuvre d’art qu’il ne faut qu’effleurer. La possession de son corps ne sera que la longue caresse d’un genou offert temporairement sous une pluie de fin d’après-midi.

Jérôme satisfait s’en va. Les faiblesses sentimentales temporaires de Claire dues à son jeune age lui interdisent la perception d’un tel geste que seul Jérôme ressentira dans une plénitude apaisée
cmich
cmich

28 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2013
On retrouve dans ce film l'ambiance Rohmer. Le personnage principal, sur le point de se marier, rencontre une amie d'enfance. Est-il prêt à se marier ? C'est ce que l'amie va chercher à mettre en évidence à travers de multiples expériences...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2012
Mon premier Rohmer et j'en ai une drôle d'impression. Plusieurs aspects du film m'ont plutôt agacé mais en fin de compte j'en suis ressorti plutôt satisfait, j'ai relativement apprécié ce long-métrage malgré tout.
Sur un plan technique j'ai apprécié la sobriété de Rohmer, il n'en fait pas des tonnes, aucune effet de style, pas de musiques si je ne m'abuse, c'est calme, on se laisse balader, il y a des prises de vue sympathiques et il excelle dans les (rares) non-dits. Par contre c'est très bavard sans que ça n'ait forcément lieu d'être... Je m'explique, je trouve que les passages où Rohmer capte les émotions, les regards, les expressions beaucoup plus éloquents que la majorité des dialogues. D'ailleurs je ne suis vraiment pas fan de cette manière de déclamer un texte. les dialogues sont très bien écrits mais je les trouvais inappropriés, ça m'énervait un peu de voir une jeune ado s'exprimer comme Marguerite Duras. Je suis conscient que c'est un choix de la part du cinéaste mais ça ne m'emballe absolument pas. Ca embourbe le film dans un côté vieillot un peu déplaisant, c'est dommage car ça va à l'encontre de ce sentiment de fraîcheur que j'ai pu ressentir d'un côté. Ce film est léger, bien construit. Le fait que l'histoire soit découpée de manière chronologique m'a plutôt plu, c’est ultra linéaire mais ua moins on se repère facilement dans le temps.
Mais certains choix me laissent songeur. Le côté très théâtral du jeu des acteurs et l'aspect très littéraire des dialogues m'a refroidi. Mais Brialy est génial dans le film, j'aime sa présence, sa voix, son visage. Une très bonne performance qui, je dois l'avouer, a maintenu mon intérêt en partie. Après je m'attendais peut-être à moins sage car en effet le film est très sage, très pudique et j'aurais préféré plus de tension sexuelle avec un sujet pareil. Mais bon on fait avec ce qu'on a! Mon premier Rohmer ne m'a pas chamboulé mais j'en garde une impression assez positive, j'en verrais d'autres c'est certain et je n'exclus pas de revoir celui-là par la suite car même si les défauts sont là, il a un capital sympathie non négligeable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2012
Toujours cette grande fraicheur à la Rohmer. L'ensemble est très beau et très bien écris.
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2012
Comme les héros rohmériens, je suis partagé entre deux côtés. D'une part il y a l'ennui, de l'autre une joie intense. L'ennui vient du film - chiant comme un dimanche pluvieux -, la joie vient de ma relation au cinéma de Rohmer : nous venons de rompre, c'était mon dernier film avec lui ( pardon, j'ai utilisé le mot cinéma, il est en trop ici ). Je voulais voir plusieurs de ses films avant de juger définitivement. Je suis venu, j'ai vu, je suis déçu. Déçu parce qu'on m'avait dit que Rohmer était un des plus grands cinéastes français de l'Histoire. Pauvre cinéma français ! Etre associé à une telle absence de forme(s), de mise en scène, être confondu avec le théâtre ( non pas que je n'aime pas le théâtre...)...car au pire, Rohmer aurait mieux fait d'en faire, du théâtre. Il faut reconnaître que chez lui, il y a au moins quelque chose d'intéressant : la musique des dialogues. Il y a chez Rohmer un sens du rythme très intéressant, une manière qu'ont les mots de s'enchaîner qui s'avère agréable. Seulement, les mots ne sont pas intéressants. On parle beaucoup pour ne rien dire, ou alors pour dire des choses qui auraient très bien pu intéresser un public du 17ème siècle. Car c'est précisément ça le problème de Rohmer : il a trois cents ans de retard sur tout. Son cinéma est daté, et parfois je regrette que le septième art ait été inventé au 19ème siècle, me disant que s'il l'avait été en février 2010, Rohmer n'en aurait jamais fait et qu'il se serait concentré sur la littérature ou la scène donc. Mais il a choisi le cinéma et ça ne fonctionne pas, c'est plat, vain, c'est le degré zéro de la mise en scène. Loin de moi l'idée que le théâtre exclue la mise en scène évidemment, mais au cinéma le degré d'exigence est différent, et il me semle que Rohmer l'oublie un peu.

Il y a cette fameuse phrase d'Hitchcock sur le mauvais cinéma qui n'est que du théâtre filmé, qui fait inévitablement penser à Rohmer. On a l'impression que sa caméra fait dans le prêt-à-filmer, que ni l'espace ni les corps n'intéressent l'homme. Ce qui l'intéresse ce sont les états d'âme de ses pauvres personnages qui ne savent pas très bien où ils en sont dans leur vie sentimentale. Ils hésitent, c'est ça l'amour pour Rohmer : de l'insatisfaction permanente. C'est très bien mais le problème réside dans l'incapacité à créer de l'émotion et à toucher le spectateur dans la mesure où la forme ne développe rien. Comment s'intéresser à des personnages quand la matière qui les entoure est flasque et repoussante ? Comment se passionner pour ce qu'ils sont quand ce qu'ils disent est d'une affligeante monotonie ? Ils souffrent, mais on s'en fout. L'amour est certes universel et atemporel, mais ça n'est pas une raison pour traiter le sujet comme on le faisait il y a quelques siècles. Le cinéma de Rohmer manque d'idées - ce que ses défenseurs appelleront de la simplicité -, de modernité - " un charme désuet " -, c'est un cinéma qui au sein de la Nouvelle Vague aurait dû faire figure de paradoxe : ça sent trop la naphtaline, c'est à l'opposé d'une certaine idée de la fraîcheur que pouvait représenter A Bout de Souffle ( wahou, je défends ce film, c'est dire ), c'est encore pire que le cinéma " de papa " français, contre lequel s'établissaient les Cahiers et ses critiques de l'époque. Dans le film, même les jeunes de seize ans semblent en avoir soixante-dix. Le choix d'une diction théâtrale et l'incohérence des dialogues - surécrits, surpensés - enlèvent toute jeunesse au film. Il n'y a là aucune modernité, c'est un monde bourgeois fermé sur lui-même, sans aucun repère social. Ca n'est pas un hasard si Rohmer filme souvent des lieux où la modernité est absente : campagnes, plages, montagnes, forêts. Comme si le contemporain n'avait pas sa place ici.

Il y a cet examen que l'on fait chez le médecin, quand il nous tape le genou pour tester son réflexe. Si le film de Rohmer passait ce test, il ne bougerait pas, parce que le genou de Claire est inerte, vieux, déjà un peu mort.
J'ajoute que s'il vous venait à l'idée de me torturer, inutile d'appeler Jack Bauer, montrez-moi deux films de Rohmer d'affilée, je ne tiendrais pas longtemps.

Un des meilleurs films de son auteur.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2011
Que dire? Ou plutôt que reprocher? Rohmer est décidément un artiste, et par n'importe lequel! Car tout dans ce film, et comme tous les autres à vrai dire, est significatif de son cinéma, mais là c'est vraiment l'osmose parfaite ou presque. Entre les dialogues à la fois personnels, intimes et pertinents, ces amourettes ambiguës et aussi vaines que sincères, ces personnages tous plus réels les uns que les autres (et formidablement interprétés, grande performance de Jean-Claude Brialy notamment), cette ambiance légère, fraiche, et ces décors naturels qui ne font que magnifier l'ensemble, on ne peut être que touché par la grâce de ce "Genou de Claire". Assurément un grand film.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2011
Un tres tres bon Eric Rohmer. Même l'un de ses meilleurs... Film sans réelle intrigue, sans réelle histoire, seulement des personnages, d'un naturel touchant et d'une profonde sincérité (naturellement, c'est ca le cinéma de Rohmer). Un film d'une grande pureté, transmettant admirablement de nombreuses émotions diverses. "Le Genou De Claire" est un film sublime, tres tres émouvant.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2011
Luchini qui tient un petit rôle dans le film parlait (si je me souviens bien), de ce film, comme d'un jeu érotique pour savoir si oui ou non le personnage principal attiré par le genou de Claire, va la mettre dans son lit ou non. Alors j'ai été déçu, sans doute car je m'attendais à ça justement, voir un personnage masculin totalement tiraillé par ce genou et ce dilemme, tromper sa femme ou non. Alors qu'en fait Claire débarque très tard dans le film, et la question se règle assez "facilement". Il n'empêche qu' on a droit à des très belles pensées, par exemple le moment où le copain de Claire pose sa main sur ce fameux genou, le personnage principal, dont le nom m'échappe, arrive à nous faire sentir son agacement de voir un geste aussi banal et vulgaire sur un si beau genou. Et je trouve ça merveilleux, je dois le dire. Le côté jeu amoureux, on tente de séduire l'autre a lui aussi quelques petits côtés très jouissifs, ainsi que la scène clef du film, sous la pluie, tout à la fin, touchera, ou ne touchera pas le genou de Claire ?
Et ce que j'adore aussi chez Rohmer se sont les fins, très brutes j'ai l'impression. Ici je la trouve très bien choisi, elle dégage vraiment quelque chose, malgré que ça soit loin d'être mon Rohmer préféré.
Rohmer c'est pas quelqu'un qui raconte quelque chose d'inutile, j'aime ça aussi chez lui, ainsi on a que les scènes essentielles à la compréhension de l'histoire, pas de scènes où justement il ne se passe rien, du coup dans le découpage narratif de l'histoire on peut avoir avec une scène qui dure 10 secondes, on a vu ce qui se passait d'intéressant ce jour là, on passe à la suite, il ne va pas chercher à justifier cette scène en brodant, non directement à l'essence même. C'est une vision assez intéressante.
Du coup j'ai pas détesté, et j'ai plutôt aimé, malgré ma déception.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2009
Très agréable. Un film qui repose sur des dialogues intelligents mais aussi sur le timbre de voix de Jean-Claude Brialy. C'est assez envoûtant. En revanche, le style Bee Gees c'est pas classe. Heureusement que cette mode de la barbe Ben Laden et des habits moulants avec pattes d'ef pour les pantalons est passée. Merci maman de m'avoir conçu en 1979 et pas avant, promis je n'oublierai pas (pour une fois) de te souhaiter bonne fête dimanche...
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2009
Le Genou de Claire est une oeuvre troublante et d'une profonde beauté. Le récit de ce conte moral est celui d'un désir pratiquement platonique, d'un désir qui ne peut décidément se concrétiser qu'à travers la parole. Il n'est d'ailleurs pas nouveau chez Rohmer de voir des personnages ayant le verbe facile : les héros de son univers sont pour la plupart de grands enfants qui verbalisent, des êtres plein de contradictions et d'afféteries frisant l'incongruité. Mais ici, leur maladresse existentielle trouve toute sa raison d'être : le sujet du film de Rohmer est bel et bien l'importance du geste, celui qui fait charnière entre la volonté d'agir et l'acte en lui-même. Le genou de Claire, sorte de pôle magnétique inaccessible, fruit de l'obsession fétichiste du protagoniste ( surprenant Brialy ) est un punctum exemplaire, un de ces détails purement emblématiques du cinéma de l'affect. Nous ne sommes donc pas tout à fait dans l'intellect absolu : Rohmer parvient à créer un film sensible, un poème cinématographique visuellement proche d'un métrage de Ozu ( photographie magnifique, presque chatoyante ). La manière dont il utilise en permanence le panoramique est remarquable : les mouvements de caméra épousent les personnages, comme pour les toucher à distance. Tout est dans le titre : Le Genou de Claire, c'est le film d'un lien, d'une articulation entre deux mondes. Celui d'un geste décisif. Beau et profond.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2009
Un trentenaire aimant plaire aux femmes, est obsédé par le genou d'une jeune fille. Rohmer, cinéaste intellectualiste, à partir de cette histoire simple, va développer les méandres de l'âme humaine. Un film relevant du génie tout simplement !
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2008
Un marivaudage subtilement mené où le personnages décident de la finalité de l'intrigue et des rebondissements à venir : ils font l'histoire en même temps que nous voyons le film !
On peut reprocher un ton "trop" léger, mais le charme du genou de Claire vient principalement de cette atmosphère très détendue de vacanciers aisés.
Un des grands plaisirs du film est l'interprétation de Brialy, et les débuts de Luchini, qui est déjà "fidèle à lui-même" .
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